Revues de presse

13 mai 2002

Le 24 heures (1329246) a présenté le 12e Grand Prix Rétro de l'EPFL dans son édition du samedi. " Après deux ans de pause, une nouvelle équipe a mis sur pied l'édition 2002 de la manifestation " ; " près de 300 véhicules ont répondu présent à l'invitation des organisateurs ", précise le quotidien dans son compte-rendu du jour (1330249). La manifestation a la particularité d'être organisée par un petit groupe d'étudiants de l'EPFL ; la participation et l'entrée sont gratuites.

10 mai 2002

" Valorisation et transfert de technologies, cours de postformation, service de recrutement de personnel qualifié, assistance à la création d'entreprise forment, entre autres, les prestations proposées aux milieux économiques par l'institution lémanique ", soit par l'EPFL, recense Le Temps (1327773). Afin de faciliter l'accès à ces services, précise le quotidien, " l'EPFL vient de lancer un portait d'entreprise. " A qui s'adresse-t-il ? " Aussi bien aux PME de la région qu'aux multinationales et aux start-up, tous secteurs confondus. " " Nous avons ratissé large ", précise Elaine McMurray, responsable du projet e-pfl.

La publication dans Nature d'un article cosigné par deux chercheurs de l'EPFL, le professeur Giorgio Margaritondo et son assistante Amela Groso, a fait des bulles dans la presse. 24 Heures (1327831) annonce en titre " des prises de vues aux rayons X à la vitesse de l'éclair ", avant de préciser qu'un nouveau procédé de radiographie a permis notamment de " filmer ce qui se passe lors de la production d'un revêtement métallique. " Les images ont révélé un phénomène étonnant : le dégagement de minuscules bulles de gaz, dont le métal épouse la forme en se déposant. Ces bulles disparaissent presque instantanément, mais laissent une trace de leur fugitive existence : des défauts microscopiques, qui nuisent à la qualité du revêtement. " L'origine de ces défauts étant maintenant connue, il sera possible de les minimiser en modifiant les conditions de la métallisation ", précise le professeur Margaritondo. L'Agefi (1327912) évoque une " avancée majeure " dans le domaine de la radiologie, mettant également l'accent sur les " répercussions industrielles ". " L'EPFL filme la formation de bulles de métal en direct ", remarque Le Temps (1327602). Le site http://www.etudiants.ch/ reprend tel quel le communiqué de presse.

Un journaliste de La Liberté (1327147) a ramené de sa visite de l'arteplage de Neuchâtel un petit catalogue des expositions à y découvrir sur le thème des technologies du futur. Il avoue s'être senti " déstabilisé " par les robots de l'EPFL considérés comme les machines " les plus interactives du monde. " Selon lui, les visiteurs doivent apprendre un nouveau type de relation avec ces robots qui leur servent de guides. " Notre message central est de permettre aux visiteurs de faire l'expérience de ce rapprochement. Et c'est une affaire qui nous concerne tous ", confirme le professeur à l'EPFL Roland Siegwart.

08 mai 2002

" La révision de la loi sur les brevets est primordiale pour la biotechnologie ", affirment les représentants de l'industrie pharmaceutique dans un article publié par L'Agefi, L'Impartial et L'Express (1325989). Le projet de révision définit ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas : la découverte d'un gène ne suffit pas à motiver une demande de brevet, encore faut-il en déceler la fonction et proposer une application industrielle. Ce nouveau texte provoque un clivage net : soutien de la droite et des milieux proches de la recherche, opposition de la gauche et de l'écologie, explique L'Agefi. Le quotidien observe également que " la biotechnologie éclate ", soit qu'elle est en plein essor. Elle éclate et se querelle, déplore pour sa part Le Temps. " Comment reconquérir l'excellence perdue ", s'interroge le quotidien en commentaire à la décision de Novartis de transférer aux Etats-Unis son centre de décision en matière de recherche pharmaceutique. " En commençant peut-être, affirme-t-il, par faire tomber les querelles de clocher entre les pôles de biotechnologie situés à Bâle et autour des deux écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich. " Mais Le Temps déplore surtout le manque de moyens financiers alloués à la recherche en Suisse et en Europe : " C'est sur la côte est des Etats-Unis que naîtront les meilleurs médicaments de demain contre le cancer, le diabète ou les maladies cardio-vasculaires, dans un climat universitaire, technologique et financier nettement plus favorable qu'en Suisse. " " Un seul chiffre montre la différence d'état d'esprit entre les Etats-Unis et l'Europe, ajoute plus loin le quotidien : 23 milliards de dollars par an sont alloués, aux Etats-Unis, à la recherche en matière de santé dans les budgets universitaires. C'est cinquante fois le montant injecté par l'ensemble des pays de l'Union européenne. "

07 mai 2002

A huit jours de l'ouverture d'Expo.02, la presse suisse présente le contenu des différentes expositions : les robots de l'EPFL suscitent à nouveau l'enthousiasme. " Oubliez Robocop et laissez-vous séduire par ces bêtes étonnantes et pacifiques ", propose la Tribune de Genève (1324530). La Liberté (1322949) se prend d'affection pour ces robots," androïdes de l'EPFL entièrement autonomes, considérés comme les plus interactifs au monde ". Dans un article fouillé sur le fonctionnement, la conception des robots et sur le travail de l'équipe du professeur Roland Siegwart, la revue Technische Rundschau (1323171) se questionne sur la coopération future entre l'homme et la machine.

06 mai 2002

Les experts qui ont analysé la photo compromettante publiée par le SonntagsBlick n'étaient pas informés par le rédacteur que cette image avait été éclaircie à la reproduction, dévoile le SonntagsBlick etle Dimanche.ch qui reprend l'article (1322939). Selon ce quotidien, le professeur de l'EPFL Murat Kunt, qui avait dénoncé une falsification, aurait retiré son " analyse " suite à cette nouvelle information. Dans le Tages-Anzeiger (1322330) du lendemain, le professeur Kunt dément s'être rétracté et maintient ses conclusions.

Les sciences humaines accueillent plus de la moitié des étudiants, mais ne disposent que de 23% du budget ordinaire des Universités, constate un rapport de l'Office fédéral de l'éducation et de la science (OFES). Sa publication vendredi a été comprise tel un cri d'alarme, comme l'indiquent les titres de la NZZ (1322499), de la Basler Zeitung (1322026), de La Liberté (1324095) et de 24 Heures (1323123). Ce rapport, qualifié " d'ambitieux " par Antoine Maurice dans La Tribune de Genève (1322637), propose de créer 483 postes d'enseignants supplémentaires en économie, droit, lettres, etc. Pour atteindre ce but, " il faudrait injecter chaque année quelque 247 millions de francs ", précise Le Temps (1322014). " Les sciences humaines sont le parent pauvre de l'Uni ", constate L'Agefi (1322883) qui publie la dépêche de l'ATS. Le Tages-Anzeiger observe que le groupe de travail qui publie le rapport est " proche de Ruth Dreifuss ". Le quotidien zurichois (1322033) illustre le manque de professeur (1 professeur pour 180 étudiants en science des médias) dans les sciences humaines en publiant la photographie d'un auditoire bondé à craquer, avec pour légende : " Où les étudiants se rassemblent, il ne manque pas seulement d'oxygène pour le cerveau. "

03 mai 2002

Pour les mordus du BioWall, trois nouveaux sites à consulter : La Villa Reuge, entre automate et féerie : http://asp.ricochet-jeunes.org/ie/atelier/init.asp?inid=13 Le Biowall, un tissu électronique intelligent capable: d'autoréplication et d'autoréparation : http://www.automatesintelligents.com/actu/020314_actu.html#actu6 Derrière le mur, un coeur qui bat: http://www.sciencesetavenir.com/actus/p661/a9356.html

24 Heures a assisté hier à la remise des prix de la Fondation Leenaards sur le campus de l'EPFL. De fait, le quotidien a peu parlé de la cérémonie, pour se concentrer sur le message donné par le président de l'école. " Patrick Aebischer rêve de la Suisse du savoir ", titre ainsi 24 Heures avant de résumer plus bas sa pensée : " Il préconise trois pôles distincts : EPF pour les technologies de l'ingénieur, universités pour les sciences humaines et sociales et écoles de médecine autonomes (sur le modèle américain). Un seul organe national, représentatif de tous les milieux, devrait à la tête orchestrer dialogues et collaborations. "

Pour la Revue Automobile (1320458), " une chose est à peu près sûre, l'avenir de l'automobile s'éclairera au gaz ou à l'électricité ". Dans son dernier numéro, elle a décidé de faire " le point avec l'EPFL " sur la question, en se basant sur les propos tenus durant la " journée-conférence Voiture et cité de demain " qui s'est tenue le 24 avril dans les murs de l'EPFL.

02 mai 2002

Alors quoi ? La photographie qui a causé la chute de Thomas Borer est-elle bidouillée, oui ou non ? Les experts s'opposent dans Le Matin (1318987). D'un côté, les arguments du professeur à l'EPFL Murat Kunt, de l'autre, ceux du photographe Philippe Krauer, spécialiste du traitement d'image numérique. Pour ce dernier, il est toutefois certain que l'amante supposée de l'ancien diplomate suisse et le photographe étaient de mèche. " Affaire à suivre… ", conclut Le Matin. Vraiment ?

01 mai 2002

Chroniqueur scientifique réputé, Jean-Jacques Daetwyler publie dans 24 Heures (1318028) un fervent plaidoyer en faveur de Swissmetro. Après avoir estimé que " l'audace n'est pas, ou n'est plus, le fort des Helvètes ", le journaliste fait l'historique du projet qu'il juge " génial et indispensable ". Selon lui, Swissmetro concilie les " exigences en matière de mobilité et la nécessité de ménager les ressources énergétiques. "

C'est au tour du Temps (1317990) de citer largement les arguments du professeur Murat Kunt qui estime que le cliché qui a causé la chute de Thomas Borer a été bidouillée. Le quotidien cite les cinq " incohérences physiques " relevées par le chercheur de l'EPFL.

30 avril 2002

" Les hautes écoles doivent passer d'ici à 2010 au système américain du bachelor et master ", rappelle Le Temps (1316276) dans un éclairage sur ce processus dit " de Bologne ". " Lancée par les ministres de l'Education en 1999 en Italie (pour la Suisse, c'est le secrétaire d'Etat Charles Kleiber qui a signé la déclaration), cette réforme a pris de court le monde académique ", estime le quotidien. Entre divergences de vues des rectorats et oppositions de certains étudiants, Le Temps prévoit un débat vif.

Faisant allusion au professeur à l'EPFL Murat Kunt, la Tribune de Genève rapporte : " Selon un expert de l'EPFL interviewé par la Télévision suisse romande, une des photos publiées par le Sonntags-Blick et montrant la présumée maîtresse de Thomas Borer dans sa voiture serait un photo-montage. " Le quotidien genevois (1316531) relève également que le rédacteur en chef de l'hebdomadaire alémanique " a démenti " les propos du professeur Kunt. Le Tages-Anzeiger (1316419) publie sous le titre " Très vraisemblablement un faux ", un long article reprenant un à un les arguments du professeur Kunt et d'autres experts.

29 avril 2002

Traitée de " bible scientifique " par Bilan, l'étude publiée récemment par le professeur à l'EPFL Philippe Thalmann, " Locataire ou propriétaire ? Enjeux et mythes de l'accession à la propriété en Suisse ", continue à rencontrer un grand succès médiatique. Bon prétexte pour un dossier de quatre pages dans L'Hebdo (1311072), le livre publié par les PPUR sert de base à un dossier de onze pages à paraître demain dans Bilan (1313602 / 1313605 / 1313604), avec pour première vérité scientifique : " Acheter ou louer ? C'est prouvé : Achetez ! " Mais Bilan n'en a pas terminé à si bon compte avec l'EPFL : le mensuel économique publie également quatre pages sur le BioWall (1313597).

La recherche publiée il y a plus d'un mois, de l'équipe du Dr Patrick Höhener sur la menace que représente un additif de l'essence, le MTBE, pour les eaux souterraines, a donné lieu à un excellent article dans 24 Heures (1312485). Cet éclairage est complété par une interview de Daniel Hartmann, chef de la section protection des eaux souterraines à l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage. Selon ce dernier, " rien ne justifie pour l'heure " d'interdire l'emploi du MTBE, comme en Californie.

19 avril 2002

Les quotidiens évoquent largement des conclusions de l'enquête sur l'accident du tunnel routier du Gothard qui a provoqué la mort de 11 personnes en octobre dernier. " L'alcool, une fuite de carburant, un arc électrique et un chargement de pneus ont transformé une simple collision, survenue à faible vitesse, en catastrophe ", commente Le Temps (1303982). D'autres journaux qui rendent compte de la présentation faites hier par les experts, dont le professeur Jacques-André Hertig de l'EPFL, commencent par mettre l'accent sur le système de ventilation qui a attisé l'incendie, à l'image de 24 Heures (1304091) ou du Tages-Anzeiger (1303919). A lire aussi la dépêche ats dans la Zürichsee-Zeitung (1304169).

Ruth Dreifuss et Pascal Couchepin veulent augmenter la manne fédérale pour la formation et la recherche de 6,5% au cours des années 2004 à 2007. Les gazettes (Entreprise romande 1304106 / BaslerZeitung 1303655) sont nombreuses à répercuter aujourd'hui le message que les conseillers fédéraux ont délivré hier devant un parterre d'universitaires et de chercheurs. A propos, ces 6,5%, est-ce un but ou un minimum, a demandé Rémy Scheurer, ancien recteur de l'Université de Neuchâtel. Réponse de Ruth Dreifuss citée dans L'Agefi : " C'est un but, mais qui doit être pris très au sérieux. " Par son collègue aux Finances Kaspar Villiger, par exemple, lequel, rappelle Le Temps, est hostile aux 6,5%, " ses services tablant sur une base de 4%. " Pour Edgar Bloch, dans L'Agefi, 6,5% ne constituent pourtant pas grand-chose : " C'est l'extrême minimum… ". Le même journaliste demande également des réformes institutionnelles : " Pour que notre pays recolle au peloton de tête (en matière de formation et de recherche), il faut aussi se demander sérieusement, sans en faire un tabou, si la Confédération ne devrait pas devenir l'actionnaire et le pilote majeur de la recherche et de la formation. En effet, ajoute-t-il, le système des EPF, au bénéfice d'une structure et d'une gestion forte est plus performant et en définitive plus autonome que celui des universités. " Dans Le Temps, Nicolas Dufour rappelle qu'une commission du Conseil des Etats vient d'approuver à l'unanimité l'idée, lancée au Conseil national par le groupe libéral, " de regrouper les services qui traitent de la formation, la recherche et la technologie, le domaine dit FRT. " Et le journaliste de commenter les différents scénarios possibles : 1. le domaine FRT est regroupé au sein d'un département existant 1.a. au sein de l'Economie (Couchepin) 1.b. au sein de l'Intérieur (Dreifuss) 2. création de facto d'un Département de la formation et de la recherche Nicolas Dufour observe que l'hypothèse 1.a. provoquerait " un tollé à gauche et dans les académies ", tandis que la 1.b " ulcérerait les milieux patronaux ". Pour assurer la 2e hypothèse, " il faudrait regrouper deux dicastères actuels ", par exemple Economie et Finances. La création d'un huitième dicastère ne serait pas assurée de recevoir l'aval du peuple. A noter que la variante 2 a notamment été défendue à la tribune par Martine Brunschwig Graf, comme le rapporte 24 Heures (1303899). D'autres quotidiens ont mis en avant les résultats positifs de l'argent investi dans la recherche, en citant notamment l'exemple de la société fribourgeoise Dartfish qui développe une technologie née des labos de l'EPFL. Ainsi en va-t-il du Matin (1303751) et de 24 Heures (1304093)

S'ils font attendre les téléspectateurs, les robots de l'EPFL, vedettes de la future expo.02, continuent à se manifester ici et là dans la presse, comme aujourd'hui dans le journal Le Cafetier (1304120) et L'Express (1303304).