Revues de presse

04 juin 2002

Une brève dans La Liberté pour les 67 jeunes architectes qui exposent leurs travaux à l'EPFL ! Retrouvez le communiqué du mois de mai sous : http://www.epfl.ch/pressinfo/ .

Hier les journaux alémaniques s'étaient intéressés à la proposition de la commission scientifique du National d'un moratoire de cinq ans sur toute dissémination d'organismes génétiquement modifiés (OGM) en agriculture. Aujourd'hui, toute la presse suisse relate la prise de position des Verts qui réclament un moratoire sur dix ans. Ils refusent en outre d'entrer en matière sur la loi sur la recherche sur l'embryon et les cellules souches, actuellement en procédure de consultation. L'Impartial relate que le Fonds national a accepté, l'an dernier, de financer un projet de recherche sur des cellules souches d'embryon (importées des Etats-Unis). " Ceci sans un large et nécessaire débat éthique, sous la seule pression du lobby de la recherche, qui ne vise que des brevets sur ses découvertes, donc des avantages économiques ", dénonce l'écologiste Ruth Genner (ZH) dans le quotidien.

03 juin 2002

Suite à la procédure de consultation de l'article constitutionnel sur les hautes écoles, le Conseil fédéral, confronté à des opinions très divergentes, va modifier son projet pour janvier 2003. Trois journaux alémaniques consacrent un article sur ce sujet : la Basler Zeitung (2005075), le Bund (2005106) et la NZZ (2005342). Le Temps (2004908) se contente d'une brève de l'ATS qui souligne que c'est la question du poids à donner à la Confédération pour harmoniser les politiques universitaires qui pose problème. Les milieux consultés ont reconnu la nécessité de mener une politique globale des hautes écoles suisses afin d'augmenter la qualité de l'enseignement et de la recherche et de défendre la compétitivité de la place scientifique suisse, relève le Bund.

La presse du week-end a relaté la décision de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national d'établir un moratoire sur les organismes transgéniques. La commission propose un moratoire circonscrit sur cinq ans, ne touchant aucunement les activités de recherche. Il concerne la mise sur le marché de produits transgéniques dans des secteurs précis. La commercialisation de nouveaux médicaments, denrées alimentaires ou aliments transgéniques pour animaux restera possible.

" Seul candidat à sa succession, Jean-Marc Rapp a été réélu jeudi recteur de l'Université de Lausanne. La Haute Ecole, dont il est à la tête depuis quatre ans, s'achemine vers d'importantes restructurations ", rapporte le 24 Heures (2004801). Le quotidien mentionne notamment le développement d'un pôle de génomique, la fusion probable des Facultés de médecine et sciences et le rattachement de l'informatique à la Faculté des lettres. L'idée d'une éventuelle fusion avec l'EPFL ? : " Il n'y a pas eu de projet de fusion par absorption avec l'Ecole polytechnique fédérale. Nous avons énoncé une ambition et une hypothèse de travail à moyen et long terme consistant à réunir le campus lausannois (…). Nous continuons à travailler pour intensifier nos collaborations, non seulement avec l'EPFL, mais également avec nos autres partenaires en Suisse romande ", explique le recteur.

Le 24 Heures (2004802) s'est intéressé à la charte internationale concernant l'espace et les catastrophes majeures, présentée à l'EPFL, dans le cadre d'une conférence internationale organisée par l'Agence spatiale européenne (ESA) et le Bureau des affaires spatiales suisses (SSO). Cette charte permet de fournir aux Etats ou communautés frappés ou menacés par une catastrophe naturelle ou technologique les données et informations permettant d'anticiper ou de gérer la crise.

30 mai 2002

Autre quotidien, autre priorité : 24 Heures (2001905) et La Tribune de Genève (2001837) annoncent d'une même voix que " Le déménagement de l'Ecole de pharmacie est ´´un désastre´´ ". Un désastre selon la FAE et l'ALEP qui fustigent le déménagement en deux étapes que nécessitera le transfert à Genève de l'Ecole de pharmacie lausannoise ainsi que les dysfonctionnements du projet triangulaire. Le Temps (2001469) se contente de deux phrases pour faire part de la position des étudiants.

Le Conseil suisse de la science et de la technologie (CSST) a présenté hier " neuf propositions pour sauver la recherche suisse ", résume 24 Heures (2001911) en titre. Parmi ces mesures, l'augmentation d'au moins 10% des dépenses publiques pour la recherche ces quatre prochaines années. Nettement plus que les 6,5% défendus par Ruth Dreifuss et Pascal Couchepin et sans comparaison avec les quelque 4% voulu par Kaspar Villiger. Président du CSST, Gottfried Schatz avait déjà considéré à la mi-février que la volonté de Kaspar Villiger constituait " une catastrophe pour la Suisse. " " Dix pour cent, c'est ce qui permet vraiment à la recherche suisse de maintenir ses positions dans les nouveaux domaines ", commente Nicolas Henchoz. Selon le porte-parole de Patrick Aebischer : " L'augmentation du nombre d'étudiants à l'EPFL est de 47% sur dix ans. En budget, en francs constants, nous sommes à moins 1%. On a pu compenser avec des fonds extérieurs, mais désormais, nous ne tournons plus. " Parmi les autres propositions, il y a la volonté de faire des choix et d'éliminer les vaches sacrées, commente L'Agefi (2001854) qui a interviewé Jane Royston. La professeure à l'EPFL, qui siège au CSST, s'interroge : " Pourquoi, pour prendre un exemple frappant, y aurait-il cinq ou six écoles de médecine en Suisse ? " La NZZ (2001589) comme le Tages-Anzeiger (2001528) présentent les idées du CSST comme un moyen d'éviter le naufrage de la place scientifique suisse. La Basler Zeitung (2001501, 2001494, 2001481) publie tout un dossier sur le sujet, alors que Le Temps (2001446) estime qu'il s'agit surtout pour le CSST de remettre en question le statut cantonal des universités " pour leur éviter le provincialisme ". Pour le quotidien romand, " la proposition la plus audacieuse " est de réunir l'enseignement supérieur, unis, EPF et HES, ainsi que la formation professionnelle et la culture dans un seul département fédéral. " La balle, à présent, est dans le camp politique ", relève Nicolas Dufour dans son commentaire (2001446). Découvrez les neufs propositions en cliquant l'adresse : http://www.swtr.ch/swtr_fr/_neunpunkte.htm

28 mai 2002

Le 24 Heures (1347637) relance le débat sur les animaleries : un rapport commandé par le Conseil d'Etat vaudois réaffirme la nécessité de construire un centre d'expérimentation pouvant accueillir plus de 50'000 souris. Pour l'expert mandaté, Jacques Samarut, professeur à l'Ecole normale supérieure de Lyon, " sa fonction sera très différente de celle de l'EPFL et des animaleries existantes au CHUV, à l'ISEREC (Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer) ou dans d'autres instituts universitaires lausannois ". Le gouvernement vaudois devrait se prononcer sur ce projet de 18 millions de francs à la fin de l'été, le Grand Conseil début 2003. Le quotidien se demande si l'UNIL ne fait pas cavalier seul, l'Ecole de pharmacie ayant restauré sa propre animalerie pour l'agrandir. Nicolas Henchoz, porte-parole du président de l'EPFL, précise les rôles spécifiques des animaleries: " A l'UNIL, il s'agit de créer une animalerie centrale avec 50'000 rongeurs où on fait notamment de la reproduction. La nôtre est une animalerie de proximité spécialisée sur le comportement et l'imagerie médicale ".

Agacé par les rumeurs alarmistes parues il y a dix jours dans la NZZ du dimanche sur des craintes de coupes budgétaires drastiques dans la médecine universitaire, Mario Annoni, chef de l'instruction publique du canton de Berne, explique qu'il n'a jamais été question de fermer la faculté de médecine, relate l'Agefi. L'Université doit fournir au gouvernement " du matériel pour un scénario prévoyant des économies de 20 millions de francs ou de 40 millions. Nous devons présenter un rapport au Grand Conseil en septembre prochain ", explique-t-il.

La NZZ (1347350) mentionne la publication d'une étude comparative des coûts globaux d'enseignement universitaire par canton, financée par la convention universitaire intercantonale. La comparaison avec les dépenses réelles montre que les coûts d'enseignement des sciences humaines, sociales et naturelles devraient être couverts.

27 mai 2002

La NZZ s'est penchée sur une étude " SPINE " (Successful Practices in International Engineering Education) lancée pare le Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) et le groupe Engineers Shape our Future (un groupe d'entreprises). Menée auprès de dix hautes écoles techniques européennes et américaines, l'étude confirme le bon niveau de l'EPFL et de l'EPFZ dans le domaine de l'ingénierie. Elle révèle que l'EPFL obtient le pourcentage le plus élevé, à égalité avec l'Ecole centrale de Paris, du nombre d'étudiants ayant effectué un semestre ou plus à l'étranger (soit 30%).

Le Parc scientifique de l'EPFL (PSE) a accueilli sa centième entreprise, la jeune société Ayanda Biosystems, active dans le domaine de la biotechnologie. " En atteignant ce chiffre symbolique, le PSE prouve que la vitalité de l'arc lémanique en termes de création de start-up ne s'altère pas, malgré le ralentissement conjoncturel et l'explosion de la bulle boursière ", relève le Temps. L'Agefi souligne que " ces trente derniers mois, le nombre de locataires a doublé et depuis le début de l'année, neuf sociétés y ont élu domicile ". Dans ce contexte, la Fondation du Dr. Liechti a récompensé, de 50'000 francs, le projet " Solant " des chercheurs du Laboratoire d'électromagnétisme et d'acoustique de l'EPFL : Stefano Vaccaro et Ferdinando Tiezzi. " Ces derniers ont l'intention de créer une start-up, dont la technologie vise à intégrer dans un seul et même composant une antenne et une cellule solaire ".

Un projet d'écomusée se met en place à Avenches sous l'impulsion de l'Association René-Grandjean. Sorte de musée d'archéologie de l'aéronautique, le projet prévoit des expositions, des ateliers de rénovation de vieux avions, des activités enfantines, etc. Dans un article du 24 Heures, Antoine Wasserfallen, président de la commission " histoire des techniques " de l'Académie suisse des sciences de l'EPFL, explique qu'il " y a un créneau vide à occuper ". Il recherche des partenaires financiers pour ce projet.

23 mai 2002

" Double déménagement confirmé ", titre aujourd'hui 24 heures en tête d'un article rendant compte de la " réaction genevoise " suite à l'article que le quotidien vaudois a publié hier au sujet des conditions du transfert à Genève de la pharmacie lausannoise (lire revue de presse de hier et l'annexe No 1339939). Dans un communiqué envoyé hier après-midi à la presse, la cheffe de l'instruction publique genevoise Martine Brunschwig Graf écrivait : " A long terme, l'Ecole romande de pharmacie devrait être regroupée dans le cadre de la construction des étapes V et VI du Centre médical universitaire, ceci pour améliorer les synergies avec les recherches dans le domaine de la génétique/génomique. La construction de ces nouvelles étapes du CMU devrait intervenir à l'horizon 2008. " La conseillère d'Etat affirmait qu'ainsi les engagements genevois seraient tenus " à la lettre ", commente Le Temps (1341163). " A ce chapitre au moins (celui de l'application des conditions du projet triangulaire accepté le 10 juin dernier par les Vaudois), estime le quotidien genevois, les relations entre Genevois et Vaudois semblent donc plus sereines qu'on a pu le craindre. "

Avec un soutien de 1,5 à 2 millions, le Conseil fédéral a décidé hier de garantir la réalisation de HISTAR, soit le financement du banc d'essai Swissmetro à l'échelle réduite de l'EPFL, relèvent les agences de presse ATS et AP dont les dépêches émaillent les gazettes. " Avant toute considération, le Conseil fédéral veut prouver la faisabilité de Swissmetro ", commente 24 Heures (1341217). Le titre de l'article de la NZZ (1341257) traduit bien la prudence des autorités fédérales : " Bundesrat träumt bei der Swissmetro nicht mit " (Swissmetro ne fait pas rêver le Conseil fédéral).

22 mai 2002

24 Heures, sous la plume de Michel Pont, n'y va pas de main morte : " Genève trompe les Vaudois ", étale le quotidien à sa Une. Les conditions du transfert à Genève de l'Ecole de pharmacie lausannoise ne seraient pas réunies : " Un document datant du 15 mars, signé du directeur de l'Ecole romande de pharmacie (ERP) Richard Guy, évoque même un manque de locaux de 1500 à 2400 m2 à Genève ", précise 24 Heures. Pourtant, le 10 juin, avec le projet triangulaire, les Vaudois ont accepté le déménagement à Genève de la pharmacie lausannoise. Le quotidien publie un extrait éloquent de la lettre signée par Richard Guy et envoyée le 15 mars aux Conseils d'Etat vaudois et genevois. Après avoir constaté que " 1500 à 2400 m2 manquent toujours sur les plans ", Richard Guy déclare : " Dans ces conditions, nous ne voyons pas quand et comment la réunification pourrait avoir lieu. Il n'est pas question que la formation de nos étudiants et les conditions de travail de nos chercheurs aient à souffrir de locaux insuffisants. " " Il y a des engagements de la part des milieux politiques, mais dans les faits, pas de solution ", estime pour sa part le vice-recteur de l'UNIL Jacques Diezi.

21 mai 2002

La plupart des journaux du week-end ont repris le communiqué de presse de l'Office fédéral de la statistique (http://www.statistik.admin.ch/news/pm/0351-0205-00.pdf) qui prévoit pour 2010 une augmentation d'étudiants et de femmes dans les hautes écoles universitaires. Selon les projections, en 2010, quelque 113 000 personnes seront inscrites dans l'une des universités de Suisse, soit 17% de plus qu'en 2000. " Les femmes deviendront vers 2006 la majorité des étudiants de premier cycle ", reprend le 24 heures (1337833). Jean-Marc Rapp, président de la Conférence des recteurs des universités suisses, estime que la Suisse doit " à tout prix améliorer l'encadrement des étudiants ". " Durant la dernière décennie passée, nous avons enregistré 10 000 étudiants de plus alors que les moyens à disposition ont diminué de 700 millions de francs ". Il appelle la Suisse à " se réveiller de toute urgence ".

Le Tages Anzeiger (1337460) consacre deux colonnes à l'invention des chercheurs Pierre Fazan, et Serguei Okhonin, du Laboratoire d'électronique générale de l'EPFL, qui sont parvenus à réduire de moitié la taille d'une mémoire à puce. Le quotidien rappelle qu'ils ont obtenu de l'Association pour la promotion des liaisons EPFL-Economie (APLE) le prix APLE 2002. " Cette nouvelle méthode permettrait par exemple de multiplier les fonctions d'un téléphone portable tout en lui conservant sa petite taille : un seul appareil pour téléphoner, photographier, surfer sur Internet, écouter la radio ou regarder la télévision ", rapporte Entreprendre (1336498).

Dès cet automne les Universités de Lausanne et de Genève lancent un nouveau postgrade interdisciplinaire sur la mondialisation, en collaboration avec les organisations internationales de l'Arc lémanique. " Plus qu'un postgrade, le cours d'études supérieures (DESS) en globalisation et régulation sociale, qui s'inscrit dans le cadre du programme tripartie entre les deux Universités lémaniques et l'EPFL, se veut une plate-forme d'échanges entre le monde universitaire et les grandes organisations internationales ", relève le Courrier. Renseignements sur le site http://www.unil.ch/dess-grs.

La NZZ (1337613) (1337643) s'inquiète des restrictions budgétaires drastiques prévues par le gouvernement bernois dans le domaine universitaire. Le directeur des finances bernoises, Urs Gasche (UDC) envisage de couper dans le budget de l'Université, entre 20 et 40 millions de francs par année, révèle le quotidien. La Faculté de médecine serait dans le collimateur.

17 mai 2002

Comment sortir de la dépendance au travail ? En apprenant à s'aimer ou, du moins, à se reconnaître aimable. Car, observe le psychologue Christian Voirol, l'addiction au travail a souvent pour cause une défaillance narcissique, soit une incapacité à s'aimer soi-même. Si la boulomanie vous guette, vous pouvez revivre le débat que la Commission de santé et sécurité au travail de l'APC-EPFL a organisé le 27 mars dernier à l'EPFL en lisant le compte-rendu qu'en donne Barbara Fournier dans " Der PVB / Ihre Zeitung " (1334718). Plus d'informations sur le sujet sous : http://apcwww.epfl.ch

" Il faudrait sérieusement se poser la question si une partie de l'or de la BNS (Banque nationale suisse) ne devrait pas être utilisée pour la formation et la recherche, car c'est la meilleure façon d'assurer l'AVS de nos enfants et petits-enfants ", affirme Patrick Aebischer dans une interview publiée par Le Temps (1335301). Le quotidien a interrogé le président de l'EPFL sur sa vision de la promotion de la place scientifique suisse après la décision de Novartis de transférer à Boston la direction de la recherche du groupe. Le patron de l'EPFL a saisi cette occasion pour tirer la sonnette d'alarme : " Si la Suisse n'augmente pas ses dépenses de recherche, elle ne saura pas négocier le virage de la biotechnologie ", résume Le Temps. Charles Kleiber se plaint également de " l'immobilisme suisse ". Le secrétaire d'Etat regrette particulièrement qu'en Suisse, nous ne sachions pas " conclure des partenariats entre les universités et l'industrie ", relève encore Le Temps (1335298).

L'association Ingénieurs du monde sensibilise depuis quinze ans les étudiants de l'EPFL aux questions de l'environnement. " Mais la récolte est maigre, précise 24 Heures (1335897), et les ingénieurs peinent à se détacher des techniques de pointe. " " Contrairement à d'autres associations, on ne peut pas leur dire : on va t'apporter tel avantage, telle relation ", remarque Rémi Founou, président de l'association Ingénieurs du monde. Une quinzaine d'étudiants par année partent toutefois réaliser un stage d'au moins trois mois sur le terrain avec des projets multiples comme : " Projet d'étude et de réalisation d'habitat précaire dans les quartiers des barrios, à Caracas ", " Etude des boues de vidange dans la ville de Ouagadougou ", etc.

16 mai 2002

" Le Conseil fédéral ne voit aucun danger pour l'Université de Bâle d'être marginalisée en matière de politique des hautes écoles ", observe la Basler Zeitung (1333863). Le quotidien bâlois rend ainsi compte de la réponse des autorités fédérales à l'interpellation déposée le 4 mars par Gian-Reto Plattner, vice-président du Conseil des Etats et vice-recteur de l'Université de Bâle. Ce dernier avait exigé des éclaircissements sur la politique menée par Ruth Dreifuss et Charles Kleiber. Il avait en outre accusé la conseillère fédérale et le secrétaire d'Etat de favoriser l'arc lémanique et de dénigrer injustement l'Université bâloise ; il avait exigé dans la foulée des mesures pour éviter l'exclusion de la politique des hautes écoles de ce qui est la deuxième région économique de Suisse. Sur ce dernier point, le Conseil fédéral renvoie en partie la balle à Gian-Reto Plattner en lui faisant observer que " la responsabilité de la promotion des hautes écoles cantonales revient en premier lieu aux cantons universitaires, la Confédération ne jouant qu'un rôle subsidiaire ", rapporte la Basler Zeitung. Dans sa réponse, le Conseil fédéral précise également le sens de la phrase de Ruth Dreifuss (" Parmi toutes les hautes écoles, l'université de Bâle est la seule qui est à la peine et qui est plutôt sur le déclin que dans une phase ascendante. ") qui avait fait bondir Gian-Reto Plattner. La conseillère fédérale faisait allusion à l'évolution du nombre des étudiants qui avait diminué de 7958 à 7606 à Bâle entre 1996 et 2001, alors qu'il avait augmenté par exemple à Fribourg, passant durant la même période de 8581 à 8849.

15 mai 2002

Le succès médiatique de l'étude intitulée " Locataire ou propriétaire " et publiée par le professeur à l'EPFL Philippe Thalmann ne diminue pas. 24 Heures (1332912) en rend compte aujourd'hui en choisissant un angle nouveau : en tant que pays de locataires, la Suisse est-elle en avance sur ses voisins, s'interroge le quotidien.

14 mai 2002

Le professeur Murat Kunt, directeur du Laboratoire de traitement des signaux, intervient dans Le Temps (1331281) sur l'étendue des possibilités de retravailler les photos numériques. Sans revenir sur l'affaire Borer, il souligne la difficulté d'authentifier une photographie. " Peut-on retrouver son propriétaire ? Peut-on prouver qu'elle a été utilisée illégalement ? Les réponses sont nuancées ", explique le professeur qui regrette que les fabricants d'appareils n'ont rien fait pour décourager les tricheurs.

La société de capital risque NanoDimension Management SA, basée à Zurich a organisé à l'Institut de nanophysique de l'EPFL une journée d'information consacrée à l'investissement dans les nanotechnologies. Les liens entre NanoDimension et l'EPFL sont étroits, souligne le journaliste de l'Agefi dans son article (1331375). " L'EPFL est un des centres clés dans le domaine des nanotechnologies(…). De plus, sa philosophie repose sur le contenu de base des nanotechnologies et non sur le fait que ce secteur soit aujourd'hui à la mode ".

La presse nationale a largement relaté la prise de position du Parti radical suisse (PRD) qui réclame une ouverture contrôlée et responsable de la recherche sur l'embryon et les cellules-souches. Le parti refuse toute interdiction générale et tout moratoire. Cette prise de position intervient avant même que le Conseil fédéral n'ait adopté un avant-projet devant être mis en consultation ce mois. Le PRD demande un cadre juridique clair pour une " recherche responsable dans l'intérêt de la santé et de la science ". " Si le Parti radical peut compter sur l'appui des libéraux pour ouvrir la recherche sur l'embryon, les autres formations politiques sont, soit dans une prudente réserve (socialistes, démocrates du centre), soit carrément opposées (démocrates-chrétiens, verts). Le PDC a déjà fait savoir, il y a quelques semaines, qu'il considérait l'embryon comme un individu et qu'il n'admettrait pas que la recherche l'instrumentalise, même dans un but médical. ", relève le Courrier. Le Temps (1331193) rappelle que " le bassin lémanique est particulièrement concerné, avec son projet triangulaire entre l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et les Universités de Lausanne et de Genève, qui entend faire des sciences de la vie un pôle national et international ".