Revues de presse

05 juillet 2002

Le supplément Emploi du Temps dit sur une page comment les étudiants, en quête de nouvelles connaissances, passent leur temps en été. " Les cours d'été attirent plus de 2000 personnes sur les bancs des universités romandes ", précise en titre le quotidien romand (2041179). Parmi elles, des dizaines d'étudiants indiens des très réputées écoles polytechniques indiennes prennent chaque année le chemin de l'EPFL. Ils sont invités à faire un stage de deux à trois mois dans les laboratoires de l'EPFL. " Notre objectif est double, argumente Pramod Rastogi, responsable des échanges avec l'Inde. Faire connaître l'EPFL là-bas et présélectionner de futurs doctorants. Il y a encore quelques années, tous ces étudiants filaient aux Etats-Unis une fois leur diplôme en proche. Une bonne partie de la Silicon Valley s'est d'ailleurs montée grâce à eux. Nous espérons leur donner l'envie de venir ici pour faire leur thèse. "

Reprenant le communiqué distribué hier à la presse par le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales (CEPF), la NZZ (2040992) cite les professeurs ordinaires nommés, dont Albin Wrülich, nouveau professeur ordinaire en sciences des accélérateurs dans la Faculté des sciences de base de l'EPFL. Le quotidien ne dit en revanche rien de la nomination le même jour comme professeur assistant " tenure track " à l'EPFL d'Alexey Terskikh, chercheur d'origine russe spécialisé dans le domaine des cellules souches.

04 juillet 2002

Xavier Winterhalter, élève surdoué qui vient de passer son bac à 15 ans, viendra étudier la microtechnique à l'EPFL dès la rentrée. Il espère ne pas devoir subir la même incompréhension dont il a souffert au gymnase de Morges. Des maîtres avaient de la peine à " accepter que Xavier puisse aller plus vite ", déplore sa maman dans 24 Heures (2039529). Finalement, le seul domaine où Xavier avoue devoir travailler pour progresser, c'est la danse : " Parce que je réfléchis trop, je ne suis pas assez spontané. " Son but : améliorer le sort de l'humanité en développant du matériel médical de haute technologie.

03 juillet 2002

Conséquence du projet triangulaire de collaboration avec l'Université de Genève et l'EPFL, l'Université de Lausanne changera de visage à la rentrée 2003. Première étape, la création d'une Faculté de biologie-médecine, dont le projet vient d'être approuvé par le sénat de l'UNIL. " Cette faculté réunira la Faculté de médecine et ce qui restera des sciences (la biologie), une fois le transfert achevé des mathématiques et de la physique à l'EPFL ", précise 24 Heures. L'UNIL créera ensuite une nouvelle " Faculté des géosciences et de l'environnement, qui réunira les sciences de la terre et la géographie qui sera détachée de la Faculté des lettres. "

02 juillet 2002

Après les articles parus dans L'Agefi et L'Hebdo, le " Turing Day ", séminaire qui s'est déroulé vendredi pour rendre hommage au mathématicien et penseur britannique Alan Turing, continue à faire parler de lui. Mais, vous pouvez en être certain, il ne s'agit que d'un début. La journée fut en effet organisée par Christof Teuscher, habitué avec le professeur Daniel Mange, toute l'équipe du LSL et leur star, le BioWall, aux succès médiatiques. http://www.swissinfo.org/sfr/Swissinfo.html?siteSect=111&sid=1212642

01 juillet 2002

" Sans lui, les ordinateurs ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui ". Ainsi débute l'article de l'Hebdo (2034402) consacré au mathématicien britannique Alain Turing et au " Turing Day " organisé par l'EPFL le 28 juin. " Négligé par l'Histoire, ce logicien a peut-être changé le cours de la Seconde Guerre mondiale en décryptant le code de la machine Enigma de l'armée allemande ", reprend l'hebdomadaire. Après l'informatique, Alan Turing a conçu les principes de base des réseaux de neurones artificiels. " Il n'avait alors que du papier et des crayons mais il a tout calculé comme il le fallait. Christoph Teuscher, du Laboratoire Systèmes Logiques de l'EPFL, en est convaincu, lui qui a construit un réseau - le " Bio Wall " - sur le modèle de celui qu'avait imaginé le Maître, et qui constate que " cela marche ".

28 juin 2002

Le Conseil fédéral veut autoriser la recherche sur les cellules souches de l'embryon humain. Il a mis son avant-projet de loi en consultation jusqu'à fin août. Les opposants dénoncent une instrumentalisation de la vie humaine. Les partisans insistent sur la perspective de nouvelles thérapies pour de nombreuses maladies graves. Le Temps oppose dans un dossier de deux pages, l'opinion du professeur de bioéthique Alexandre Mauron (partisan) à celle de la directrice de l'Institut interdisciplinaire pour l'éthique dans le domaine de la santé Ruth Baumann-Hölzle (opposante). En encadré, le quotidien publie également une interview de Patrick Aebischer (2033372), le citant en titre : " Fermer la porte à la recherche représente toujours un danger. " Le Président de l'EPFL précise cependant au journaliste qui lui demande s'il va faire du lobbying : " Je n'aime guère le terme. Nous sommes disposés à répondre aux questions, à informer. Mais nous ne sommes pas " pro-actifs ". Ce n'est pas le devoir d'une institution comme la nôtre. Ce n'est pas à nous en tant qu'institution de prendre position sur un problème éthique. "

25 juin 2002

L'Agefi rend compte des critiques émises par des cercles parlementaires et des branches des arts et métiers à l'égard de la gestion du secteur de la formation professionnelle à l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT - 2029843). Le quotidien économique saisit également cette occasion pour réclamer dans un éditorial (2029715) une réorganisation gouvernementale dans le sens des appels lancés par le parti radical qui demande : " la mise en place d'un département fédéral spécifique pour la formation et la recherche. "

24 juin 2002

Après les articles du 20 juin, le Courrier (2028586) et la Tribune de Genève (2028333) consacrent chacun une pleine page au " Musée Bolo " qui expose des anciens ordinateurs à la Faculté informatique et communications de l'EPFL. Le Courrier montre l'intérêt de retracer l'histoire de l'informatique et reprend quelques anecdotes et innovations détonantes. " Dépaysement garanti pour le néophyte évoluant entre les vitrines de l'expo, où trônent des machines qui semblent parfois sorties tout droit d'un épisode de Star Trek ", relate le quotidien. " Informaticien, Yves Bolognini a accompli ses études à l'EPFL. C'est là qu'est née sa passion pour les vieux calculateurs ", reprend la Tribune de Genève. " J'ai bâti ma collection sur mon temps libre. Elle est constituée à 90% de dons de particuliers, de sociétés ou d'institutions. Je relance régulièrement les constructeurs pour qu'ils me cèdent les modèles anciens ou sortis du catalogue ", explique Yves Bolognini, qui a monté l'exposition avec Edouard Forler, assistant au laboratoire de systèmes périphériques de l'EPFL.

L'Agefi (2028158) s'intéresse à l'enseignement universitaire via Internet. A l'instar d'Universités telles que Oxford, Yale, Princeton ou Stanford, qui offrent déjà à leurs étudiants la possibilité de suivre des cours par Internet, le réseau universitaire suisse s'achemine petit à petit dans l'offre de cours virtuels. Plusieurs Facultés suisses ont déjà fait des propositions pour mettre des cours online. " Il y a également le programme Interstructures réunissant les départements de génie civil de l'EPFL et de l'EPFZ, les facultés d'architecture et de sciences de la communication de l'Université de la Suisse italienne ainsi que le département d'informatique de la HES du Tessin ", explique le quotidien.

21 juin 2002

" Si l'on comparait l'utilisation d'Internet avec l'évolution de l'homme à travers les temps, les entreprises romandes en seraient encore à l'âge de pierre ", avance la dernière étude de i-forum commentée par Le Temps (2026287). Les firmes romandes en sont encore pour beaucoup à se contenter d'une simple présentation de leurs activités sur leur site. Alors que l'arrivée de nouvelles technologies devrait les pousser à revoir profondément leur page web. Mais, précise Le Temps, " la gestion des sites web nécessite des compétences toujours plus pointues et difficiles à acquérir par les non-informaticiens. " Pour créer e-pfl, confirme la cheffe des services web de l'EPFL Elaine Mc Murray, nous avons constitué une équipe de personnes dont les compétences étaient très pointues : deux ingénieurs en développement, un graphiste et un journaliste. "

20 juin 2002

La majorité de la Commission nationale d'éthique se prononce en faveur de l'utilisation des embryons surnuméraires pour la recherche et les applications thérapeutiques. Elle pose toutefois dix conditions limitatives. Elle exige notamment que le couple concerné donne son accord libre et éclairé pour l'utilisation des embryons, explique L'Agefi dans un article aussi publié dans La Liberté. En outre, le développement de l'embryon utilisé pour la recherche ne doit être permis que jusqu'au stade du blastocyste, c'est à dire jusqu'à à peu près cinq jours après sa fécondation.

En pensant à l'intérêt journalistique qu'a suscité l'inauguration hier du Musée Bolo à l'EPFL, on peut imaginer que son fondateur Yves Bolognini n'est pas le seul informaticien passionné à collectionner les vieux ordinateurs et, comme le précise son épouse dans Le Temps (2024505), " à passer la plupart de son temps de loisir à chouchouter ses consoles. " Son musée, explique 24 Heures (2024904), a pour but de " retracer l'histoire de l'informatique et des outils qu'elle a générés. " Pour en savoir plus, rendez-vous au Musée Bolo, bâtiment INF (niveau 0) et INM (2e étage) ou sur le site : http://www.bolo.ch

L'Agefi accorde une page à " la 29e Conférence annuelle de la division physique des plasmas de la Société européenne de physique " organisée cette semaine à Montreux par l'EPFL. Le quotidien relève en titre que : " Les autorités européennes misent sur la fusion nucléaire. " La Commission européenne a ainsi annoncé son soutien à un nouveau programme de recherche Euratom. " Doté d'un budget de 1,23 milliard d'euros, il définira les grandes lignes de la recherche nucléaire européenne de 2002 à 2006 ", précise L'Agefi. 200 millions seront dévolus au projet ITER auquel la Suisse s'est jointe. Pour un compte-rendu de la Conférence qui réunit 700 scientifiques à Montreux, lire par exemple La Presse Riviera Chablais (2023699) ou se rapporter aux revues de presse des deux jours précédents.

19 juin 2002

" L'énergie du futur met les gaz ", annonce 24 Heures (2023479) en titre d'un article rendant compte de la 29e Conférence annuelle de la division physique des plasmas de la Société européenne de physique qui se déroule cette semaine à Montreux. Le quotidien relève qu'une décision pour la réalisation du projet international de réacteur à fusion expérimental ITER devrait tomber dans le courant de l'automne ou au début de 2003. ITER, explique le chroniqueur Jean-Jacques Daetwyler, " devrait permettre pour la première fois à des êtres humains de produire sur Terre l'équivalent d'un petit fragment du Soleil et d'en titrer de l'énergie. " Où se situe la Suisse, qui s'est jointe au projet ITER, dans la recherche sur la fusion, s'interroge 24 Heures. " Elle a les compétences nécessaires, tant scientifiques que technologiques, pou s'associer à la réalisation d'ITER ", répond Pierre Paris, membre de la direction du CRPP, unité de l'EPFL.

18 juin 2002

Le Centre d'évaluation des choix technologiques a réuni des représentants informels de la population dans le cadre de publifocus, permettant à des citoyens de débattre sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires. L'Agefi et la NZZ se sont intéressés aux résultats des discussions. " La plupart des participants étaient tiraillés et avançaient des arguments tant en faveur qu'à l'encontre du recours à ces cellules ", relève l'Agefi. Deux points ont recueilli une large majorité : la Suisse ne devrait pas importer des cellules souches embryonnaires puisqu'elle en interdit la production ; et la capacité concurrentielle du pays ne peut suffire à justifier une telle recherche.

Toute la presse nationale s'est penchée sur la publication d'un rapport évaluant la qualité des Hautes Ecoles spécialisées de Suisse. Réalisée par la Commission fédérale des Hautes Ecoles spécialisées, cette évaluation servira de base à l'homologation par la Confédération des filières HES reconnues en 2003. Des carences ont été relevées pour 67 filières sur 220, soit près d'un tiers. La HES de Suisse occidentale (HES-SO) est montrée du doigt : dans 18% des cas (15 filières) la reconnaissance est fortement remise en question. " Si l'école romande reçoit des louanges en matière de recherche et d'infrastructures, elle est en revanche sévèrement notée pour l'absence de volonté de concentrer ce qui doit l'être ", relève Le Temps. " Genève est particulièrement mal notée. Onze des ses filières sont en danger de mort et neuf autres en sursis. Seules quatre filières genevoises répondent aux critères de reconnaissances. "

La Presse riviera Chablais s'intéresse à son tour à la 29e Conférence annuelle de la division physique des plasmas de la Société européenne de physique qui se déroule cette semaine à Montreux. Le quotidien relève notamment au programme, des conférences sur le projet de réacteur expérimental international auquel participe la Suisse et sur les applications industrielles. " Les participants à cette conférence feront le point sur la recherche en matière de fusion thermonucléaire et les étapes qui restent à franchir avant de proposer la fusion au cœur d'une centrale électrique ". L'article explique que la Suisse participe au programme européen de recherche fusion thermonucléaire par le biais du Centre de recherche en physique des plasmas CRPP de l'EPFL.

A l'exposition " Robotics " d'Expo.02, les robots sont bousculés ! C'est ce que rapporte le 24 Heures qui s'inquiète des dégâts subis par les robots de l'EPFL, conséquence de leur interaction avec les humains. " Nous remplaçons jusqu'à deux ou trois paires de sourcils par jour ", rapporte au quotidien Laetitia Mayor, ingénieure à l'EPFL. Et de poursuivre : " Il existe une autre casse régulière, les gens leur donnent parfois de violents coups de pied (…). On assiste à un comportement agressif qu'on n'avait pas prévu. Et les enfants vont plus loin dans leurs tests ".