L'ancêtre commun de la souris et de l'homme, qui courrait la prairie il y a une centaine de millions d'années, ne pouvait évidemment pas deviner que parmi ses descendants, l'un deviendrait le cobaye de l'autre. Pourtant c'est bien cet ancêtre commun qui fait tout l'intérêt des souris pour les chercheurs. Presque tous les gènes des premières ont leur pendant chez l'homme. Dans une longue interview accordée au Temps, Stefan Catsicas explique toute l'importance du séquençage du génome de la souris, opération qui touche à son terme après trois ans d'efforts menés par vingt-six instituts de recherche dans sept pays. Les scientifiques " reçoivent un outil qui va leur permettre de faire des expériences avec de grands raccourcis ", précise le Vice-Président Recherche de l'EPFL. Mais pourquoi la souris plutôt qu'un autre parent proche, comme le porc, questionne le journaliste. Il n'est pas possible de faire des procs transgéniques, répond Stefan Catsicas. Avec la souris, la recherche transgénique est possible. " La souris, précise le Vice-Président de l'EPFL, est maintenant utilisée de manière systématique pour essayer de produire des modèles plus proches de la situation cellulaire et moléculaire humaine. "
Aujourd'hui, le prestigieux magazine scientifique Nature publie dans un numéro spécial le séquençage du génome de la souris. Parmi les 223 auteurs impliqués dans le dossier principal, 4 chercheurs sont issus du Laboratoire de génétique médicale du prof. Stylianos E. Antonarakis, collaborateur de l'Université de Genève et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). En marge de ce dossier, la même équipe scientifique publie deux articles importants, illustrant les premières applications liées au séquençage.
Pour en savoir plus :
http://www.unige.ch/presse/communique/02-03/1205souris.html