Revues de presse

03 mars 2003

Parler d'enthousiasme dans la presse du jour est un doux euphémisme. C'est une véritable ivresse d'enthousiasme qui s'est emparée des journalistes et qui a fait fondre jusqu'aux dernières traces du Röstigraben ! De la sage et austère NZZ au très populaire Blick, les Suisses alémaniques ne lésinent pas sur les titres : " Alinghi ! La Suisse doit de nouveau apprendre à gagner " s'exclame la Sonntags Zeitung, " Du vent frais pour l'économie ", renchéri le Sonntagsblick, alors que la NZZ salue la " constance, l'efficience et la fiabilité, les signes distinctifs d'Alinghi ". Dimanche.ch révèle les " secrets d'un tour de magie ". A souligner la parution dans Bilan, du 1er mars, d'un article consacré plus spécialement à l'EPFL., " vainqueur de la Coupe de l'America ". Interrogé sur la portée de cet événement sportif, Stefan Catsicas note : " Les hautes écoles du monde entier savent que c'est l'EPFL et personne d'autre qui est le conseiller scientifique d'Alinghi. ". Le prof. Manson, coordinateur du partenariat avec Alinghi souligne de son côté l'importance des résultats de recherches fondamentales qui ont pu s'appliquer au jour le jour. " Le sport, dit-il, est un moyen de faire avancer la technologie. ". Et Stefan Catsicas de renchérir : " S'il y a un Alinghi 2, nous sommes prêts à nous investir davantage encore. Ce projet s'insère parfaitement dans notre stratégie de développement de la recherche. C'est un projet de grande visibilité qui nous permet de mettre en valeur les technologies de pointe que nous développons tous les jours à l'EPFL. " Et ça repart ce matin avec le Temps ; " Un exploit qui époustoufle les Suisses et stupéfie le monde entier " et la Liberté constate : "Alinghi était tout simplement trop fort. " Le président de la Confédération, Pascal Couchepin, a salué l'exploit des Suisses mais aussi l'EPFL qui signe là une belle victoire, et Ernesto Bertarelli, l'homme du jour sinon de l'année, promet : " J'irai au Cervin " ! Dans ce concert de louanges, un seul commentaire acide, celui de Manuel Grandjean dans le Courrier: " Qu'un richissime patron s'offre un trophée nautique, cela devrait compenser le sport moins honorable pratiqué par d'autres, recordmen du licenciement collectif ou habitués des parachutes dorés. Prétendre comme l'a fait le président Couchepin que la victoire d'Alinghi est le symbole d'une Suisse " multiculturelle, ouverte et créative ", c'est vraiment prendre les enfants de Tell pour des pommes."

Le Temps se fait l'écho de l'étude publiée par l'OCDE intitulée " Regards sur l'éducation 2002 ". Premier constat : les diplômés du niveau tertiaire gagnent sensiblement plus que les autres. L'avantage salarial va de 33% ou moins en Italie, Norvège, Nouvelle Zélande, à 80% ou plus en Finalnde, en Hongrie,au Portugal et République tchèque. Une étude qui contraste avec l'une des rares analyses disponibles en Suisse, réalisée par un professeur d'économie de l'Université de Berne, Stefan Wolter, et Bernhard Weber, du Secrétariat à l'économie. Pour ces deux chercheurs, en effet, une des conclusions majeures repose sur une constatation inattendue qui a surpris le monde de l'éducation : : c'est le diplôme de maturité qui procurerait le surcroît de rendement le plus intéressant par rapport au niveau de formation inférieur. Le surcroît de rendement des filières de formation supérieure est, aux yeux des auteurs de l'étude, si faible qu'il ne justifie pas une participation financière accrue des personnes en formation aux coûts induits par celle-ci.. Une analyse qui devrait continuer d'apporter de l'eau au moulin à ceux qui se battent contre la non-augmentation des taxes universitaire. Une réalité plus vraie en Suisse alémanique, où le temps des études universitaires est plus long, qu'en Suisse romande. Les lecteurs intéressés par ce sujet se reporteront notamment au tableau publié dans l'article et qui présente, de manière très claire, les pourcentages de revenu en plus par rapport au niveau de formation.

28 février 2003

Sous la plume de Serge Bimpage, voici le premier portrait impressionniste du futur recteur de l'Université de Genève. On en apprend ainsi un peu plus sur celui que ses étudiants surnomment Professor Mortimer, un homme qui " bouillonne " selon l'expression de Bimpage et qui se dit " aussi soucieux de pédagogie que de recherche et de politique institutionnelle "

La professeur Ruth Freitag, qui dirige l'équipe du Laboratoire de biotechnologie chimique de l'EPFL, a décidé de créer, avec l'ancien Président de l'EPFL, Jean-Claude Badoux, et Frank Hilbrig, la start-up Polytag. Cette entreprise commercialisera une nouvelle technologie de purification des biomolécules. Créée en 2002 et totalement autofinancée, la société est déjà en contact avec l'industrie. " Par rapport à la chromatographie d'affinité, notre processus est beaucoup moins onéreux et peut être utilisé à grande échelle. C'est également, explique Ruth Freitag, une méthode beaucoup plus rapide et qui permet une manipulation beaucoup plus aisée. "

Les femmes professeurs d'université représentent à peine 7% de l'effectif sur le plan suisse. A Neuchâtel, on fait légèrement mieux : 9,8% alors les femmes sont majoritaires sur les bancs de l'Université. La Confédération a lancé en 2000 un programme de promotion d'égalité des chances entre femmes et hommes.dans les carrières universitaires. L'objectif avoué est de doubler la part des femmes professeurs pour passer à 14% d'ici 2006. Rappelons notamment que des aides sont octroyées aux universités qui engagent des professeurs au féminin et/ou qui mettent sur pied des actions de mentoring. A signaler la parution prochaine d'un guide à l'intention des universités, publié sous l'égide des bureaux de l'égalité qui présentera en particulier quelques idées concrètes pour permettre sur le lieu de travail, de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.

L'Université de Genève informe de la parution d'un recueil consacré au mensonge dans la Russie du 20e siècle. " A l'heure, dit le communiqué, où la notion de mensonge fait l'objet de nombreuses polémiques relatives à la situation en Irak, le Département de langue, littérature et civilisation russes de l'Université de Genève édite un ouvrage d'une actualité insolite : " Un mensonge déconcertant ? La Russie au XXe siècle ". Ce recueil réunit les articles de chercheurs, spécialistes de la Russie, issus des Universités de Genève, Lausanne et Fribourg. Fort de cette diversité des points de vue, le livre entame une réflexion profonde et stimulante sur certaines des caractéristiques propres au mensonge, tel qu'il s'est exprimé en Russie au 20ème siècle. Il porte à ce titre une attention particulière aux différences et aux similitudes qui existent entre le "mensonge totalitaire" et le "mensonge démocratique". Un parti pris fort qui devrait aider à mieux décrypter les spécificités d'un phénomène auquel nos sociétés sont quotidiennement confrontées ". Le recueil ainsi que des informations complémentaires sont disponibles auprès du Prof. Jean-Philippe Jaccard au 022 321 40 52

Visiowave est née en 1996 au PSE en 1996. 6 ans plus tard, l'entreprise, spécialisée dans la compression numérique d'images vidéo et qui conserve des liens forts avec l'EPFL, a réalisé en 2002 un chiffre d'affaires de plus de 10 millions de francs et compte 65 collaborateurs. L'entreprise vient de décrocher un très important contrat avec la RATP, entre autres contrats à l'étranger. Il y a deux ans, TF1 apportait une dizaine de millions d'euros au capital de Visiowave, très intéresséequ'elle était de pouvoir s'appuyer sur la jeune entreprise pour s'imposer dans le domaine de " la vidéo sur demande ".Et voilà qu'aujourd'hui, TF 1 remet ça et Visionwave devient une filiale de la société de télévision française. " Aucun problème pour nous, dit le directeur de l'entreprise vaudoise, car TF1 manifeste une réelle compréhension industrielle de notre projet. " En revanche, le directeur est très dur pour les entreprises de capital risque : " Les capital-risqueurs n'ont aucune vision de développement à long terme, dit-il, et leur niveau de compréhension est médiocre et constrernant".

27 février 2003

Les journaux romands consacrent plusieurs articles au futur recteur de l'Université de Genève, André Hurst, qui entrera en fonction, succédant à Maurice Bourquin, le 15 juillet prochain. Agé de 63ans, cet humaniste, grand spécialiste de la poésie épique et dramatique, est présenté comme un rassembleur et un communicateur. Dans une interview qu'il a accordée à l'Agefi, le futur recteur, issu d'une famille ouvrière, se définit comme " un miraculé de l'institution publique ". Dans son programme, André Hurst annonce, entre autres, la dynamisation de la mobilité intellectuelle, l'élaboration d'un site informatique dédié à tous les collaborateurs de l'Univesité qui pourront poser, à titre anonyme, leurs questions aux dirigeants de l'institution pour "décloisonner les secteurs et désinhiber les gens ", l'organisation d'un Forum international du savoir qui pourrait devenir le centre de rencontre entre les sciences humaines et les sciences exactes. Le nouveau recteur se dit absolument favorable au développement du projet de l'Arc Lémanique et souhaite ne pas perdre Stefan Catsicas comme allié. " D'après son nom, dit-il, il partage la même culture que moi ". Interrogé par 24 heures, le vice-président de l'EPFL, qui présente ses meilleurs vœux à André Hurst, précise que son objectif, en posant sa candidature, n'était pas de quitter l'Ecole mais d'assurer un meilleur dialogue entre l'EPFL et l'Université de Genève. Il dément aussi toute rivalité avec Patrick Aebischer : " Nous sommes très différents, admet-il. Mais on a plutôt misé sur la complémentarité que sur la rivalité. ".A la question de savoir si les projets de Stefan Catsicas sont de rester à la direction de l'Ecole polytechnique, la réponse est : " oui, absolument ". Dans son commentaire, Nicolas Dufour, journaliste spécialisé dans les affaires universitaires, s'interroge sur une nomination qui, une fois de plus dans le monde académique, pose une question lancinante : " Au fond personne ne sait exactement pour quelle raison et pour quelle mission, le nouveau recteur a été désiginé. Pour diriger la maison mère de la précision scientifique, écrit-il, les critères qui n'ont jamais été exprimés - relèvent d'une affligeante opacité. " Et de sedemander s'il ne s'agit pas d'une stratégie du monde politique pour mieux gouverner l'université.

A Gingins, la Fondation Neumann présente une cinquantaine de Salomé, variation sur le thème infini de la beauté et de la mort, de l'érotisme et du sacré, de la jeunesse et de la cruauté. La danseuse qui conquit le cœur d'Hérode et fit trancher la tête de St Jean Baptiste a inspiré tous les arts, de la littérature à la musique, de la peinture à la danse. Ainsi, tour à tour, Mallarmé, Gustave Moreau, Flaubert, Huysmans, Oscar Wilde et Richard Strauss, pour ne citer qu'eux, vont tomber sous le charme sulfureux de cette fatale bacchante. Envie d'être ensorcelés à votre tour sans perdre un seul cheveu sur la tête, alors rendez-vous au Château de Gingins où l'exposition " Salomé danse et décadence " est à voir jusqu'au 11 mai, tous les après-midi, sauf le lundi, entre 14 et 17 heures, le week-end entre 10 h30 et 17 h.

26 février 2003

Le projet " Sciences, vie, société " a le vent en poupe. Les 45 millions que le Conseil des Ecoles polytechniques vient d'accorder à l'Arclémanique permettront à l'EPFL d'intégrer, selon le programme pré-établi ; les mathématiques et la physique de l'université de Lausanne au 1er octobre 2003. Une décision qui intervient après plusieurs semaines d'incertitude, Initialement estimée à 50 millions, l'enveloppe définitive sera donc plus légère de 5 millions, 5 millions à trouver dans le budget de l'EPFL. Le montant accordé satisfait cependant Patrick Aebischer " dans le contexte globat "et le Président se réjouit de voir parallèlement la croissance annuelle s'élever à 4% pour les deux EPF.

Si le nombre des étudiants est en forte progression (plus de 40% en cinq ans, 20'000 en tout), tout n'est cependant pas rose au Pays des HES. Doublons, variabilité des salaires des professeurs qui peut selon les endroits atteindre jusqu'à 20'000 francs par an, corps intermédiaire insuffisant, le constat n'est guère radieux. A l'Office fédérale de la formation professionnelle et de la technologie, on tape du poing sur la table ! Blaise Roulet, son vice-directeur annonce que l'Etat va mettre la pression pour obliger les HES à augmenter la qualtié. Les subventions ne seront donc plus accordées en fonction du nombre d'étudiants mais des efforts consentis pour se réorganiser. Les écoles devront procéder à des regroupements de filières. Rappelons que l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les HES, enconsultation jusqu'à la fin mars,est prévue pour 2005.

A tous ceux qui s'intéressent aux liens qui peuvent se tisser dans l'ombre entre le journalisme et les représentants du pouvoir, voici la lecture incontournable du printemps. Signée par Pierre Péan, grand journaliste d'investigation et Philippe Cohen, journaliste à l'hebdomadaire Marianne, la charge contre le journal français de référence est dure et décortique, entre autres, quelques spectaculaires manipulations de l'opinion publique au nom d'intérêts peu avouables.. Le Monde réplique aujourd'hui dans ses colonnes avec virulence et annonce des poursuites contre les auteurs du livre et leur éditeur. Pour Pierre Péan et Philippe Cohen, le Monde nouveau a trahi l'ancien en abrogeant la distance nécessaire avec tous les pouvoirs. Ils concluent par cette phrase-choc : " Les pieuvres aussi ont une enfance ".

Les Hôpitaux universitaires de Genève et l'EPFL oeuvrent à l'élaboration d'un système capable de stimuler la rétine et offrir ainsi aux malvoyants une vision utile. L'astuce de l'implant rétinien mis au point par les médecins et les ingénieurs consiste à remplacer les photorécepteurs naturels défectueux par de minuscules cellules photoélectriques. Ces cellules sensibles à la lumière vont,à partir de l'image projetée sur la rétine, transformer l'information lumineuse en courant électrique. Au centrede cette aventure qui dans quelques années pourra changer la vie de nombreuses personnes,,les prof. EPFL Philippe Renaud du Centre de microtechnologie et Adrian Ionescu, de l'Institut de microélectronique et de microsystèmes, travaillent sur la micropuce qui sera au cœur de l'implant rétinien.

25 février 2003

La Presse Riviera Chablais (2251555) fait part de l'accord de collaboration signé par Nestlé et l'EPFL " pour la création et le cofinancement d'un groupe de recherche en neurosciences sensorielles. " Dans Le Temps (2252190), Stefan Catsicas précise l'ambition de l'EPFL qui entend " développer la science de la nutrition. Et dans cet effort, la génétique du comportement alimentaire aura une place importante ", ajoute le Vice-Président de l'Ecole en charge de la recherche et de la valorisation.

La faille trouvée par des chercheurs de l'EPFL dans le système le plus courant de sécurisation des transactions effectuées via Internet intéresse toujours les médias. Les quotidiens sont plusieurs à reprendre les dépêches d'agence sur le sujet, dont La Presse Riviera, La Presse Riviera Chablais, La Côte et la Berner Zeitung. Le quotidien bernois publie une dépêche (2252330) cosignée par l'ATS et l'agence allemande DPA.

Le Conseil d'Etat pourrait désigner ce mercredi déjà le futur recteur de l'Université de Genève, affirme Le Temps (2252251). A deux jours d'une nomination qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, on ne connaît pourtant que cinq candidats sur sept. Le quotidien publie leurs portraits. Selon Le Temps, tout nouveau recteur découvre vite que son plus grand défi sera les sciences exactes : celles-ci " se révèlent les plus exposées à la concurrence et leurs besoins en financement sont, de loin, les plus importants. "

24 février 2003

La collaboration entre l'EPFL et Nestlé dans le domaine de la perception du goût est annoncée dans 24 Heures (2250421) et L'Agefi (2251116). Le quotidien économique reprend le communiqué de presse. " Les deux institutions de recherche vont cofinancer leur collaboration et la création d'un groupe de recherche par le biais d'un pot commun, dont ils ne désirent pas révéler le montant ", relève 24 Heures.

Les reports à répétition de la 4ème régate de la Coupe de l'America ont au moins pour avantage de donner le temps aux journaux de publier des articles de fond. C'est le cas notamment de la Sonntags Zeitung (2250603, 2250880, 2250884) qui publie un grand dossier sur la préparation du Défi suisse. Ernesto Bertarelli s'y voit qualifier en tête du dossier de " Seigneur des vents ". La contribution scientifique de l'EPFL occupe une grande place. L'hebdomadaire a notamment interviewé Jan-Anders Manson, le coordinateur du partenariat pour l'EPFL. Le professeur Manson évoque sa volonté d'utiliser la dynamique qui s'est créée au sein de l'Ecole pour développer de nouvelles recherches liées au sport, notamment dans le domaine des sports pour personnes handicapées. Autre publication importante, Computerworld Schweiz (2249829, 2249727, 2249733) publie une série d'articles qui précisent également de manière très détaillée la contribution scientifique de l'EPFL au Défi suisse pour la Coupe de l'America.

Nathalie George, doctorante en biochimie de l'EPFL, vient de remporter le dernier Prix littéraire de la Sorge. Son cour récit " Couleurs de légende " " a plu par l'économie judicieuse des moyens, par la pertinence de chaque mot dans le foisonnement de l'œuvre ", précise 24 Heures (2251122). Pour lire la nouvelle : www.24heures.ch

21 février 2003

" Dernière ligne droite pour 50 millions. " Ce titre de 24 Heures (2249325) exprime ce que coûte le transfert de l'UNIL à l'EPFL de la chimie, de la physique et des mathématiques. " Mais pour l'instant, l'Ecole polytechnique n'a pas reçu de garantie formelle qu'elle disposerait de l'entier de cette somme ", ajoute le quotidien. Ce dernier croit savoir, selon " des sources non officielles ", qu'un " accord pourrait être trouvé d'ici à la fin du mois. " De son entrevue avec le Président du CEPF Francis Waldvogel, le journaliste retient que celui-ci " se veut rassurant face aux inquiétudes budgétaires de l'EPFL. " Dans L'Agefi (2249326), le Président du CEPF assure qu'il mettra à disposition de l'EPFL " tous les moyens à disposition pour " réaliser le projet SVS. Une déclaration ambiguë dont le journaliste précise le sens : " En fait, les trois quarts du financement (des 50 millions) proviendraient, selon le Conseil des EPF, du financement de base fixe. Le quart restant peut être prélevé de la part de financement complémentaire lié à la compétitivité et à la stratégie. " " Avec cet argent supplémentaire, déclare Francis Waldvogel, le président de l'EPFL peut faire ce qu'il veut. " La Basler Zeitung (2248970), qui a également rencontré Francis Waldvogel hier, s'intéresse plus à la question de l'installation d'un département de bioengineering à Bâle. La NZZ (2249005) évoque particulièrement la volonté du CEPF d'échapper à toute mesure d'économie fédérale par rapport à l'augmentation de 4% prévue pour le domaine des EPF.

Alinghi pourrait remporter ce week-end la Coupe de l'America. Il ne manque que deux points au Défi suisse. A quelques bouées du possible exploit, Arc Hebdo (2248660) juge qu'il " n'est pas inutile de rappeler que l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) est pour beaucoup dans le succès du voilier helvétique. " L'hebdomadaire explique comment l'Ecole et le Design Team d'Alinghi ont collaboré.

Le Temps (2249020) publie un petit rappel sous forme de brève, précisant que " sept personnes sont candidates au rectorat de l'Université de Genève. Le quotidien ne cite toutefois que trois noms : l'actuel recteur Maurice Bourquin, le vice-président Recherche de l'EPFL Stefan Catsicas (dont vous trouvez en annexe le portrait professionnel publié par l'Hebdo (2248584), Andreas Auer, doyen de la faculté de droit de l'UNIGE.

La découverte d'une faille dans le protocole SSL par des chercheurs de l'EPFL intéresse tous les médias, aussi bien romands, alémaniques qu'internationaux. Il faut dire que SSL constitue le système le plus répandu de sécurisation des transactions effectuées via Internet. Les journaux donnent en substance tous à peu près la même information, mais avec des émotions différentes. " Faille sur le Net ", titre 24 Heures (2249252), L'Agefi (2249320) estime qu'il y a : " Plus de peur que de mal ". Le Temps (2248913), comme la Tribune de Genève (2249301) ont lancé l'un de leur rédacteur sur le sujet alors que de nombreux autres journaux reprennent tout ou partie des dépêches d'agence. Ainsi en est-il de L'Express (2249358), qui publie la version ATS la plus complète, du Quotidien jurassien, de la Berner Zeitung, du Bund, du Tages-Anzeiger, de la Basler Zeitung, de La Liberté et de la Herald Tribune International (2248993) qui elle, publie l'AFP. En outre, le chef pirate, le professeur Serge Vaudenay, vient de passer deux fois à la RSR en moins de quinze heures. Il a en outre été contacté par Newsweek, France Info, Europe 1, la BBC et la TSR.

20 février 2003

La presse alémanique s'intéresse toujours plus aux travaux effectués par l'EPFL dans le cadre du partenariat scientifique avec le Défi suisse pour la Coupe de l'America. " C'est peut-être les chercheurs de l'EPF Lausanne qui ont eu la part la plus importante au succès d'Alinghi ", écrit ainsi le Bund (2247970). Des chercheurs qui, soulignent le quotidien bernois, sont également les plus grands fans de l'équipe courant sous pavillon suisse. C'est également ce que montrait un reportage radio diffusé ce matin sur les ondes de la Radio suisse romande. A l'heure des nouvelles, les auditeurs ont notamment pu entendre les commentaires du vice-président de l'EPFL Stefan Catsicas, du professeur Alfio Quarteroni et de l'ingénieur Pascal Vuilliomenet.

" Des chercheurs de l´Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont trouvé une faille dans le système le plus répandu de sécurisation des transactions effectuées via Internet ", indique aujourd'hui une dépêche de l'ATS. Leurs résultats ont permis une mise à jour du SSL (Secure Socket Layer), précise l'agence. Le reste demain dans la presse !

" Stefan Catsicas : les bonnes idées qui dérangent. " C'est par ce titre que L'Hebdo commence un portrait de deux pages consacré au Vice-Président de l'EPFL. L'hebdomadaire souligne que le responsable de la recherche de l'Ecole " a été fortement encouragé à se présenter comme candidat au poste de recteur " de l'Université de Genève par certains des membres de la commission de désignation. Il rend compte de l'émoi qu'a suscité l'annonce de sa candidature auprès de professeurs et étudiants genevois. Comme si le simple nom de Catsicas " mettait les nerfs à fleur de peau ". A qui le Vice-Président de l'Ecole fait-il peur ? L'hebdomadaire cite différentes catégories possibles de craintifs : " ceux qui craignent pour leur pré carré sur le mode touche pas à ma chaire, ceux qui redoutent un changement trop brutal ou qui, plus simplement, honnissent tout bouleversement et ceux, enfin, qui voient en Stefan Catsicas un homme qui conduirait leur uni comme un hors-bord… ". L'hebdomadaire s'attache à montrer tous les avantages de l'éventuelle nomination de Stefan Catsicas pour Genève, son Université et l'Arc lémanique. De fait, L'Hebdo soutient à fond la candidature de cet homme " inclassable parce qu'étant tout à la fois chercheur (il publie une moyenne de cinq articles dans les plus prestigieuses revues scientifiques) mais aussi gestionnaire, scientifique, mais connaisseur du monde industriel, homme de laboratoire mais aussi de médias…. "

19 février 2003

Programme Science, Vie, Société (SVS) : " le projet est bloqué, dans l'attente du financement de la Confédération ", affirme 24 Heures (2246948). Plus précisément, " le financement supplémentaire qui doit permettre à l'EPFL de reprendre les mathématiques et la physique de l'UNIL n'est pas acquis. " L'autorité de tutelle de l'EPFL, le Conseil des EPF, a reporté sa décision à la fin du mois. En attendant, son président déclare : " Pour l'EPFL, l'essentiel du financement est assuré. " " Des garanties que Patrick Aebischer juge insuffisantes ", affirme 24 Heures. Quel est le coût de la reprise par l'EPFL des mathématiques, de la physique et de la chimie (réalisé l'automne passé) ? Le Président de l'Ecole " explique que l'estimation faite par ATAG quand Ruth Dreifuss a signé sa déclaration d'intention (49,4 millions) a été confirmée récemment par KPMG qui aboutit au chiffre de 51 millions. " Pour 24 Heures, la question est dorénavant de " savoir si les pressions suffiront. Pascal Couchepin, nouveau ministre de la recherche, peut certes taper sur la table et exiger de Francis Waldvogel qu'il mette l'argent promis à disposition de l'EPFL, mais le Conseil des EPF dispose d'une marge d'autonomie. "

Recherche sur les cellules souches : la commission de la science du Conseil des Etats a renforcé le projet de loi du Conseil fédéral. " La recherche sur les embryons surnuméraires devrait rester interdite jusqu'à ce que la future loi concernant la recherche sur l'être humain entre en vigueur ", a indiqué mardi à la presse le président de la commission Peter Bieri (PDC/ZG). " Par 7 voix contre 1, la Commission a refusé de prolonger d'une année le délai pour utiliser les embryons surnuméraires, comme le proposait le Conseil fédéral, précise une dépêche de l'ATS reprise par de nombreuses gazettes.

18 février 2003

3 à 0 : Alinghi va remporter la Coupe de l'America! Si cette fanfaronnade vous donne envie de toucher du bois, arrêtez, malheureux ! vous risquez d'alourdir le navire ; saisissez-vous plutôt d'un " nid d'abeille en aluminium, pris en sandwich entre deux peaux en fibres de carbone ". Voici l'une des contributions EPFL au Défi suisse que Le Temps (2245732) dévoile dans une page consacrée au partenariat scientifique entre l'Ecole et Alinghi. Le quotidien explique qu'Ernesto Bertarelli a tenu à ce que la technologie mise en œuvre soit la plus sophistiquée possible. " L'EPFL à Lausanne lui a donné des outils d'une précision et d'une qualité inespérée ", résume le journal romand. Dans une petite interview, Stefan Catsicas relève que l'unique condition posée par l'EPFL pour sa participation au partenariat est de pouvoir publier les résultats des recherches. Ces derniers paraîtront dans un article scientifique en avril prochain dans le journal de la Society for the Advancement of Material and Process Engineering.

17 février 2003

Les deux victoires d'Alinghi dans la Coupe de l'America font la Une de tous les journaux. Il faut dire que le sujet est populaire comme l'a montré le succès rencontré par la " Nuit Alinghi " citée par 24 Heures (2243152) qui a réuni plus de 250 personnes à l'EPFL. A noter également que la correspondante de l'EPFL à Auckland a déjà livré deux articles. Grâce à elle, vous retrouvez tous les jours les dernières nouvelles de la compétition sur le site de l'EPFL. Quant au St. Galler Tagblatt, il profite du début de la compétition pour publier un immense article sur les résultats du partenariat scientifique entre l'EPFL et le Défi suisse (2244253).

" Au moins une classe enfantine sera ouverte pour l'Uni et l'EPFL ", nous apprend 24 Heures (2244130). C'est une école privée dirigée par des chanoines catholiques qui a reçu le mandat de l'EPFL et de l'UNIL pour tout le côté scolaire. Lors d'une réunion mercredi passé, les parents ont relevé un petit bémol : " cette nouvelle structure scolaire et d'accueil sera payante, sur la base d'un forfait annuel d'un peu plus de 13000 francs tout compris par enfant. " De fait, il ne s'agit pas seulement d'une école, mais aussi d'une garderie. " Les cours auront lieu tous les jours matin et soir (sauf un après-midi), il y a aura aussi le repas de midi et des activités encadrées par des éducatrices jusqu'à 18h30. "

Le Temps (2244640 + 2244594) aujourd'hui et La Tribune de Genève (2244125) samedi publient des interviews de Stefan Catsicas, candidat au poste de recteur de l'Université de Genève. Le Vice-Président Recherche de l'EPFL précise ses vues et son programme dans ses deux articles. " J'incarne une vision différente de ce qui est suggéré à Genève pour son Université ", affirme-t-il dans Le Temps. Le scientifique dit se représenter " l'université en deux niveaux : les missions de base, essentiellement la formation, sur lesquelles se greffent des collèges, des oasis de liberté absolue combinant recherche de pointe, cours finaux de mastère et école doctorale, et qui mêlent sciences et humanités. "