Revues de presse

11 mai 2004

L'arrivée prochaine de Thomas et Monika Henzinger n'a pas fini d'intéresser les médias. Swissinfo revient sur la nomination des "deux étoiles de la Silicon Valley" par le biais d'une interview de Thomas Henzinger, ce dernier étant déjà en fonction sur le site de l'EPFL. Le professeur y explique les raisons qui l'ont poussé à choisir l'EPFL pour son retour en Europe alors qu'il avait reçu une offre concurrente de l'ETHZ. En marge du rôle central joué par le doyen Willy Zwaenepoel, Thomas Henzinger cite la "philosophie de l'EPFL", en particulier l'introduction du "tenure track" et l'enseignement en anglais. Et espère réunir sous son égide la crème des étudiants, jeunes talents de demain.

Retour sur l'avion solaire de Bertrand Piccard et sur l'apport scientifique de l'EPFL. Plusieurs instituts et laboratoires sont à l'honneur dans la revue "Illustrierte Zeitschrift für Arbeitssicherheit" (IZA). Ainsi que le démontre le magazine, "l'exploit cumule les défis technologiques" et met en exergue l'expertise de la haute école en sciences de l'énergie et sciences des matériaux. A commencer par le Laboratoire d'actionneurs intégrés du professeur Yves Perriard, dont la tâche est d'améliorer le rendement énergétique du système électrique de l'avion, et du Laboratoire de technologie des composites et polymères, chargé de créer des matériaux ultralégers susceptibles de contenir les cellules solaires. Comme le souligne le vice-président à la recherche Stefan Catsicas, cité dans l'article, "Solar Impulse constitue un formidable laboratoire volant".

Bernard Soguel lance un cri du cœur dans l'édition du jour du "Temps". Le chef de l'Economie publique neuchâteloise soutient que les cantons romands, et notamment Neuchâtel, doivent se fédérer en une région de Suisse occidentale dont le centre de gravité serait l'arc lémanique. Le responsable affirme que les régions romandes ont tout à gagner à partager leur savoir académique, en particulier dans le domaine de la microtechnique. Bernard Soguel soutient que Neuchâtel peut tirer parti d'un rapprochement avec le canton de Vaud, du fait que l'EPFL renferme des compétences "qu'on ne trouve nulle part ailleurs".

Lorsque passé et avenir se conjuguent, cela donne un article de "l'agefi" consacré à High Tech Cars'Day, la conférence organisée le 27 mai prochain par l'association UniPoly en marge du prochain Grand Prix Rétro. Alors que le campus s'apprête à accueillir quelque 400 véhicules anciens, ce sont bel et bien les automobiles de demain, fonctionnant au gaz naturel ou au biogaz, qui sont placés sous le projecteur du quotidien économique.

10 mai 2004

Lorsque les étudiants conjuguent innovation et amusement, cela donne de beaux résultats. A l'image de Little Scientist, un jeu développé sur Java pour les téléphones mobiles et qui a permis à des étudiants de la Section d'informatique de remporter le deuxième prix de Logiquest 2004, ainsi que le raconte "Computerworld". En pianotant sur votre clavier, jouez au biologiste en herbe dont la mission est d'assembler des atomes afin de créer la plus parfaite molécule… Quarante niveaux et quelques heures de divertissement assurées pour parfaire ses aptitudes en sciences de la vie. A vos mobiles!

Les promesses du "village global" des technologies de l'information et de la communication (TIC) seraient-elles trompeuses? Jacques Grinevald, chargé de cours à l'EPFL, apporte dans "24 Heures" une réponse pour le moins critique sur l'intégration d'Internet dans les écoles et les universités. Mal implémentée, mal enseignée, l'utilisation du Réseau des réseaux devrait être mieux appréhendée par les hautes écoles, lesquelles ne devraient "pas seulement apprendre aux étudiants à utiliser ces techniques mais également à leur enseigner leur histoire afin qu'ils développent une position critique vis-à-vis d'elles". Une position d'autant plus intéressante que Jacques Grinevald avoue avoir accepté à contrecœur sa première adresse de courrier électronique

Un cursus académique peut mener à bien des directions, comme le prouve le parcours de Metin Arditi. Tour à tour étudiant à l'EPFL et à l'Université de Stanford, l'actuel président de l'Orchestre de la Suisse romande (OSR) conjugue avec talent carrière dans l'immobilier et activités culturelles, après avoir connu l'exil de son pays natal, la Turquie. Un portrait attachant mais un peu trop bref à découvrir dans le dernier numéro de "Trajectoire".

La nouvelle donne européenne en matière d'enseignement et de recherche n'a pas fini de faire couler de l'encre au sein des rédactions. Paru dans "l'Objectif", une longue interview de Jean-Etienne Berset, directeur général de la Haute Ecole fribourgeoise de technique et de gestion (HEF-TG), illustre les changements radicaux qui attendent les hautes écoles suisses. Si l'article ne concerne pas spécifiquement les Ecoles polytechniques fédérales, il livre toutefois les clés nécessaires pour comprendre les tenants et aboutissants du nouveau système Master-Bachelor, en particulier dans les filières techniques.

07 mai 2004

Swissinfo fait écho, sur sa plate-forme informative, au communiqué relatif à l'application de la radiologie synchrotron à l'étude des phénomènes vasculaires. Moins invasive pour les patients qu'une méthode de radiologie classique, la "radiologie synchrotron" permet de radiographier des veines avec une résolution de moins d'un micron. Le dispositif, ainsi que le travail qui vient d'être publié, résultent de la collaboration entre l'EPFL, l'Ecole Polytechnique POSTECH, en Corée du sud, et l'Academia Sinica de Taïwan.

Debiotech, société lausannoise spécialisée dans le développement de technologies médicales de pointe et de dispositifs servant à l'administration de médicaments, vient de s'allier à Baxter Healthcare Corporation, numéro un mondial de la dialyse. Le contrat de licence porte sur un dispositif servant à la dialyse péritonéale. Le professeur Quarteroni, du Département de mathématiques de l'Ecole, collabore depuis plusieurs années avec Debiotech afin d'améliorer ce traitement en l'optimisant sur un plan mathématique. Son optimisation mathématique permet de gagner 10 à 15 % d'efficacité thérapeutique sans changement de produit ni de traitement.

06 mai 2004

(Pas de fichier) La revue de l'investissement immobilier Tracés publie, ce mois-ci, une interview du professeur Laurent Vulliet, doyen de l'ENAC, consacrée à la formation au sein de la faculté. Celui-ci présente les différents axes de la formation pour les années 2004-2007 au sein de sa faculté. En transports par exemple - l'un des défis majeurs de l'ENAC pour cette période - un groupe de travail est chargé de proposer un concept général de fédération et d'augmentation de la visibilité, assortie de l'engagement d'un nouveau professeur. Dans le domaine de l'énergie, l'EPFL est à la recherche d'un directeur pour le nouveau Centre, trans-facultaire, de l'Energie, actuellement en voie de création. Une contribution de la part de l'ENAC à ce développement est prévue. Dans la planification stratégique 2004-2007 du CEPF, on peut relever le dessein de développer les dangers naturels et la gestion des risques, un des domaines de compétences de la faculté de l'ENAC. Au niveau des thèmes chers à cette faculté, on peut aussi lire l'intention de maintenir l'architecture, la recherche en énergie, les sciences de l'ingénieur au sens des macro-systèmes, ainsi que les sciences de l'environnement.

L'association d'étudiants Robopoly organise ce samedi à l'Ecole un concours de robots au profit de la Chaîne du Bonheur suisse. Les douze équipes en lice doivent concevoir un robot capable d'éteindre le plus de bougies déposées sur une table. Quant aux membres de l'assistance, ils pourront parier la somme désirée par chandelle mouchée au profit de l'association caritative.

05 mai 2004

Que ceux qui se trouveraient à l'aube de leur carrière universitaire s'arment de courage pour lire l'article de la "Neue Zurcher Zeitung" (NZZ) consacré aux embûches du cursus académique. Fidèle à l'adage "beaucoup d'appelés, peu d'élus", la situation décrite par le journal suisse-alémanique n'est pas rose. La formule magique pour réussir sa carrière se résumerait à peu près au titre de l'article: "publier beaucoup et se trouver à la bonne place et au bon moment". Selon les statistiques, seuls 3% des assistants auraient ainsi une chance d'accéder à une fonction professorale. Reste que toutes les disciplines ne sont pas logées à la même enseigne. L'articule souligne ainsi que les voies scientifiques fondamentales (chimie, physique…) sont davantage soutenues que les sciences humaines et met en exergue l'impact du modèle du "Tenure Track" dans la réussite académique, en citant en exemple les deux Ecoles polytechniques fédérales.

Quelles sont les implications, pour les sciences de l'ingénieur, des accords de Bologne? Pour répondre à cette question, Peter Ryser donnera demain une conférence publique au centre technologique de l'Université de Neuchâtel. Le responsable de la section de microtechnique de la Faculté STI s'exprimera en particulier sur les transformations attendues en termes de formation des ingénieurs.

04 mai 2004

Directrice du Centre national de calcul scientifique (CSCS) à Manno, Marie-Christine Sawley fait l'objet d'un article élogieux dans le dernier numéro de "Femina". On se souvient que la scientifique, docteur en physique des plasmas, avait joué un rôle prépondérant dans la modélisation de la coque des deux bateaux Alinghi. Le magazine féminin dresse le portrait de cette "Boss des maths", polyglotte et volontaire, plongée désormais au cœur de la thermodynamique et de la pharmacologie grâce à la modélisation par ordinateur. La directrice du CSCS lance en outre un plaidoyer pour le financement de la recherche fondamentale en Suisse. "La recherche et la formation des innovateurs de demain sont nos meilleurs atouts sur une scène mondiale très compétitive, qui demande passion, excellence et créativité", conclut-elle.

La formation postgrade en management de la technologie (Management of Technology, abrégé MOT) a le vent en poupe, estime "Bilan" dans sa dernière édition. Près de six ans après sa création, le cursus conjoint à l'EPFL et à l'Ecole des HEC de l'Université de Lausanne, est décrit comme "l'un des meilleurs mastères en la matière" par le magazine économique romand. Selon Bilan, outre la qualité de l'enseignement prodigué, deux atouts plaident pour le succès du postgrade: la crédibilité des deux grandes écoles partenaires et la collaboration avec la Mc Combs School of Management de l'Université d'Austin, au Texas. Un excellent battage pour la prochaine volée devant débuter en janvier 2005.

Objet de discussion principal de cette semaine au Parlement, la loi sur l'asile est traitée de manière originale par la "Mittelland Zeitung". Interviewé par le journal suisse-alémanique, Edgard Gnansounou, chargé de cours pour l'économie de l'énergie à l'EPFL décrit dans un article écrit à la première personne le parcours qui l'a mené, il y a 27 ans, du Bénin à cette Suisse qu'il n'a plus quitté depuis lors. En marge de ce qui ressort strictement de ce "Brain Drain inversé", Edgard Gnansounou explique l'importance, pour une institution comme l'EPFL, de pouvoir accueillir des chercheurs de qualité provenant de tout horizon et de prodiguer ainsi un savoir susceptible d'être implémenté hors de Suisse.

03 mai 2004

La Suisse romande peut faire autant que Zurich sur le plan économique et scientifique, pour autant que l'axe Vaud-Genève se renforce. Telle est la conviction de Francis Sermet, directeur du développement économique Western Switzerland (DEWS). Dans une chronique parue dans les colonnes du Temps, Francis Sermet estime qu'avec son tissu universitaire, l'EPFL et les instituts qui lui sont associés (ISREC, CERN…) ainsi que ses parcs scientifiques, la Suisse occidentale "offre un potentiel en matière de recherche et de développement équivalent, voire supérieur à celui de la région zurichoise". (Le Temps)

La manière dont l'homme communique avec les ordinateurs subit d'importants changements sous le coup des développements technologiques, estime Jean-Albert Ferrez, directeur adjoint de l'Institut Dalle Molle d'Intelligence Artificielle et Perceptive (IDIAP). Dans une interview parue dans l'agefi, le chercheur soutient que les dernières découvertes dans le domaine de la reconnaissance vocale et de l'apprentissage automatique (machine learning) convergent vers de nouvelles interfaces davantage en phase avec l'utilisateur. Et cite le pôle de recherche national IM2, auquel participe l'EPFL, comme moteur de l'innovation sur ce sujet. Une recherche de plus en plus portée par les hautes écoles et les instituts en lieu et place des grands laboratoires des firmes informatiques. (L'agefi)

Le célèbre moteur de recherche attire toutes les convoitises pour sa prochaine entrée en bourse sur le marché américain. L'entreprise californienne, dont la directrice de recherche, Monika Henzinger, va rejoindre les rangs de l'EPFL le 1er octobre prochain, compte lever quelque 2,7 milliards de dollars au vu de l'intérêt manifesté par les investisseurs et son succès commercial. Fondée en 1998, la société Google a révélé être bénéficiaire depuis 1998 et avoir généré près d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires l'année passée. (24Heures)

Membre du domaine des EPF, le Paul Scherrer Institute (PSI) participe à une expérience inédite sur la Jungfrau, révèle la Basler Zeitung: l'étude de l'influence des aérosols dans la formation des nuages. A quelque 3580 mètres d'altitude, les scientifiques "plongent leur nez dans de l'air pur", selon le bon mot d'Erwin Flückiger, responsable de la station de recherche alpine servant de base aux équipes du PSI, pour découvrir le pouvoir réel de ces mystérieuses particules sur le climat et l'environnement. (Basler Zeitung)

Le virus informatique Sasser n'en finit plus d'infecter les ordinateurs de l'ensemble du globe. Décelé le week-end dernier, le fléau se révèle particulièrement contagieux du fait de son mode opératoire pernicieux: contrairement à d'autres virus, il ne se répand pas via e-mail mais contamine automatiquement tout ordinateur connecté à Internet. Les différentes variantes du système d'exploitation Windows de Microsoft se révèlent très vulnérables, malgré la mise en ligne d'un patch sur le site de la firme de Redmond. (Le Matin)

21 avril 2004

Dans le cadre du programme triangulaire entre l'UNIL, l'EPFL et l'Université de Genève, l'UNIL doit développer les sciences de la vie dans le domaine de la génomique (recherche à grande échelle sur les gènes et leurs fonctions). Pour ce faire, une animalerie de 50 000 rongeurs était prévue à Dorigny. Mais son permis de construire est échu. Un nouveau projet, plus modeste, est actuellement sur la table du Gouvernement vaudois. L'EPFL, quant à elle, a construit sa propre animalerie pour sa nouvelle Faculté des sciences du vivant. Celle-ci comprend environ 4000 rongeurs.

20 avril 2004

Un long article de Laboroscope retrace les premières expériences biologiques menées dans l'espace par l'ETH Zurich. Aujourd'hui, le groupe "biologie spatiale" du Poly zurichois est reconnu sur un plan mondial en tant que Centre de compétences en la matière. Dans les mêmes pages, les expériences spatiales de l'EPFL sont mises en exergue ; Sky Sailor notamment, futur planeur solaire martien sans pilote, dont le contrat pour l'étude de faisabilité a été récemment décroché par le Laboratoire de systèmes autonomes.

(Article de la Basler Zeitung) Les cantons de Berne et Bâle ville viennent de conclure un accord tripartite entre leurs Universités et la Fondation de l'Hôpital de l'Ile, à Berne, ouvrant sur des collaborations en médecine humaine et dentaire. Les bénéficiaires souhaitent profiter des synergies, en particulier dans le domaine de la médecine de pointe. Une fusion éventuelle des deux facultés de médecine n'est pas à l'ordre du jour.

16 avril 2004

Les patrons des Universités et les présidents des EPF, légèrement excédés par les débats en cours à propos du paysage universitaire suisse, ont précisé leur position lors de la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS). Insistant sur l'importance de la qualité des formations, ils présentent les grandes lignes qui seront mises en consultation ces prochains mois dans les hautes écoles : un taux d'encadrement suffisant accordé à chaque étage de la formation et une révision du mode de financement des cantons avec, pour objectif, des masters de qualité "grâce à une masse critique suffisante". "Des programmes de doctorat orientés sur la recherche pour un cercles restreint de détenteurs de masters, et des projets d'élite pour d'excellents étudiants du monde entier" sont également prévus dans ces futures "règles du jeu".

La session internationale de conférences autour des projets d'étudiants de toute l'Europe mobilisés pour construire et lancer des microsatellites, la STEC (Space Technology Education Conference) se termine aujourd'hui à l'EPFL. Stefan Catsicas, vice-président pour la recherche, interrogé à cette occasion, annonce l'ambition de l'Ecole de devenir un pôle de compétences en matière spatiale aux niveaux suisse et international. En ce qui concernent les projets estudiantins, dix étudiants de l'EPFL et deux de l'Université de Genève s'essayeront à l'apesanteur en juillet à Bordeaux pour expérimenter leurs trois projets, sélectionnés par l'ESA (agence spatiale européenne) sur un total de trente. Pour 2005, un autre décollage est déjà prévu, destiné à envoyer dans l'espace, grâce à une fusée Ariane 5, un concept de contrôleur de propulseur.

A l'occasion du salon de l'étudiant, qui se tiendra à Genève du 28 avril au 2 mai prochains, l'Hebdo sort un cahier spécial qui brosse le portrait express des Universités, EPF et HES helvétiques. L'Ecole y est présentée comme disposant "d'une nouvelle structure qui favorise la flexibilité et stimule les projets transdisciplinaires", ce qui permet aux étudiants de "participer à des projets de recherche concrets au cours de leurs études, tels qu'Alinghi ou Solar Impulse".

"Daniel Borel, fondateur de Logitech, s'est beaucoup investi pour promouvoir la formation. Notamment en lançant le "ranking" (classement) swissUp des formations universitaires. Et un site du même nom, repris par l'Hebdo dès le 1er juin prochain". Paul Ackermann et Alain Jeannet, rédacteur en chef de l'hebdomadaire, l'ont interrogé.

La réforme de Bologne soulève craintes et espoirs. Pour Susanne Obermayer, membre de la coordination de Bologne de la CRUS (Conférence des recteurs des universités suisses), le master restera le diplôme de clôture d'études. Quant à Peter Streckeisen, membre du groupe d'action "Bologne" bâlois, il estime au contraire que seule une petite partie des étudiants auront accès au master. Enfin, l'Association des étudiants suisses (VSS) craint que le master soit en réalité un "numerus clausus caché".

Revue de presse du jour précédent : fichier joint. L'Hebdo propose un débat sur le thème du progrès, qui a fait l'objet du dernier Polyrama. A cette occasion, Michel Audetat interroge, tour à tour, Anne-Catherine Menétrey, conseillère nationale rattachée au parti des Verts, et Patrick Aebischer, président de l'Ecole, sur le référendum contre la loi relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Faut-il se méfier des recherches menées dans ce domaine ?, demande-t-il à ses invités. La conseillère nationale commence par reprocher la précipitation dans laquelle la loi sur les cellules souches embryonnaires a été élaborée et dit souhaiter amener quelques mises en garde "dans un concert d'incantation où il est toujours question d'être les meilleurs, de constituer les pôles d'excellence". Elle ajoute qu'il n'existe aucune preuve que ce type de recherche débouche sur des thérapies miraculeuses. Quant à Patrick Aebischer, il considère que cette loi "offre un compromis acceptable qui permet aux chercheurs de travailler sur l'essentiel : comprendre le processus de différenciation cellulaire…". Il met par ailleurs en avant la capacité des scientifiques à se poser des questions éthiques ainsi que l'existence, selon lui, d'une "autorégulation du monde de la recherche" en citant l'exemple du clonage reproductif, contre lequel la quasi totalité des scientifiques s'est élevée.

15 avril 2004

(Pas de fichier) L'Hebdo propose un débat sur le thème du progrès, qui a fait l'objet du dernier Polyrama. A cette occasion, Michel Audetat interroge, tour à tour, Anne-Catherine Menétrey, conseillère nationale rattachée au parti des Verts, et Patrick Aebischer, président de l'Ecole, sur le référendum contre la loi relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Faut-il se méfier des recherches menées dans ce domaine ?, demande-t-il à ses invités. La conseillère nationale commence par reprocher la précipitation dans laquelle la loi sur les cellules souches embryonnaires a été élaborée et dit souhaiter amener quelques mises en garde "dans un concert d'incantation où il est toujours question d'être les meilleurs, de constituer les pôles d'excellence". Elle ajoute qu'il n'existe aucune preuve que ce type de recherche débouche sur des thérapies miraculeuses. Quant à Patrick Aebischer, il considère que cette loi "offre un compromis acceptable qui permet aux chercheurs de travailler sur l'essentiel : comprendre le processus de différenciation cellulaire…". Il met par ailleurs en avant la capacité des scientifiques à se poser des questions éthiques ainsi que l'existence, selon lui, d'une "autorégulation du monde de la recherche" en citant l'exemple du clonage reproductif, contre lequel la quasi totalité des scientifiques s'est élevée.

Tele fait le point rapide de la recherche sur les thérapies géniques destinées à combattre les chutes de cheveux. Yann Barrandon, scientifique rattaché au Laboratoire de dynamique des cellules souches, a identifié pour la première fois, il y a trois ans, les cellules souches responsables de la reproduction de la peau et des cheveux. Son prochain objectif : découvrir le mode de fonctionnement de ces cellules. Des résultats plus récents devraient prochainement être publiés.

14 avril 2004

Dès aujourd'hui et jusqu'au 16 avril se tient à l'Ecole une session internationale de conférences autour des projets d'étudiants de toute d'Europe mobilisés pour construire et lancer des microsatellites, la STEC (Space Technology Education Conference). La première journée, ouverte au public, comprend, entre autres, des conférences de Claude Nicollier, astronaute et astrophysicien, premier Suisse dans l'espace, et Martin Sweeting, de l'Université de Surey, (GB), pionnier du concept de microsatellite. Cette conférence braque les projecteurs sur les activités spatiales de l'EPFL. L'Agefi, qui suit de près ce dossier, fait le portrait du Space center en cours de création, avec quelques uns de ses ténors, comme Claude Nicollier, Roland Siegwart, scientifique rattaché au Laboratoire de systèmes autonomes, Michel Declercq, doyen de la Faculté STI, Nico de Rooij, chercheur au Laboratoire de microsystèmes et bien évidemment le nouveau professeur en technologies spatiales, Herbert Shea, affilié pour moitié à l'Université de Neuchâtel. Le Space Center, qui bénéficie d'un soutien extérieur important, a pour objectif de fédérer la plupart des projets spatiaux en cours sur le campus afin de renforcer la position de l'EPFL et de ses partenaires dans ce domaine.

Aujourd'hui à 12h30, le tube côté lac du tunnel de Glion sera fermé à la circulation pour permettre sa réfection et sa mise aux normes de sécurité. Le chantier devrait durer jusqu'à fin novembre 2004. Dans ce domaine, "la mécanique des fluides est venue prêter main-forte à l'étude des déplacements routiers", une portion de réseau étant considérée dès lors comme un tuyau rempli de liquide. Dans ce domaine, André-Gilles Dumont, chercheur au Laboratoire des voies de circulation, estime que "l'on pourrait pousser encore plus loin l'application des principes de l'hydraulique à l'étude des bouchons routiers, dont les similitudes sont grandes et mériteraient d'être encore approfondies".

Le patron de Serono, vainqueur, avec son équipe et son bateau Alinghi, de la dernière Coupe de l'America, a été élu "l'homme de l'année 2004" par le quotidien économique, l'AGEFI. L'EPFL avait collaboré au projet en tant que conseillère scientifique. A l'occasion de cette reconnaissance, Ernesto Bertarelli est longuement interrogé dans les colonnes du quotidien. L'homme d'affaire et navigateur cite Patrick Aebischer au même titre que des personnalités suisses telles que Bertrand Piccard et Claude Nicollier. Selon lui, le président de l'EPFL, dont il a pleinement soutenu les choix et avec lequel il travaille beaucoup, "s'est manifestement engagé dans la bonne direction". Il le cite à nouveau en le félicitant d'améliorer un centre de compétences tel que l'Ecole.