Revues de presse

14 juin 2004

L'initiative "Campus sans fumée" n'est pas passée inaperçue des médias. Le "19:00 des régions" de la Télévision suisse romande consacre un sujet sur le ban des cigarettes des établissements publics, et en particulier les hautes écoles. Zoom avant sur "la croisade contre la fumée passive" et les travaux d'aménagements entamés par l'EPFL pour faire coexister fumeurs et non-fumeurs sur son site.

Se maintenir à mi-chemin du giron académique et du monde entrepreneurial est possible. La preuve par l'exemple avec Group8, un collectif d'architectes issus de hautes écoles suisses. Parmi eux figurent plusieurs assistants de la section d'architecture de l'ENAC. Portrait d'une nouvelle génération de créateurs désireux de "mettre l'architecture au service du grand public". A lire dans la "SonntagsZeitung".

"24 Heures" continue sa série consacrée au miracle économique chinois en citant le cas de deux grandes entreprises vaudoises qui tentent de profiter de ce nouvel eldorado: Bobst et Logitech. Brève rencontre avec Zhanbing Ren, directeur de Bobst Shanghai, ingénieur EPFL ayant vécu quatorze ans en Suisse avant de prendre ses fonctions actuelles.

Un petit sujet qui concerne nos voisins de l'Université de Lausanne. "Les étudiants ne savent plus écrire!", tonne "24 Heures" dans son édition de samedi. Les professeurs de la Faculté de Droit auraient lancé un cri d'alarme face à l'état catastrophique, du point de vue de l'orthographe et de la grammaire, des copies qui leur sont soumises. L'Université de Lausanne ne serait d'ailleurs pas la seule concernée, car le phénomène toucherait l'ensemble des hautes écoles suisses.

10 juin 2004

Pour Eric Fumeaux, directeur de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie, les HES "doivent faire mieux. Elles en ont les moyens." Dans une longue interview, le responsable déclare que les HES ont encore "une bonne marge de progression". Et de les encourager à quitter leur territoire local pour travailler de manière beaucoup plus intercantonale. (L'Hebdo du jeudi 10 juin)

L'EPFL a développé un logiciel qui permet de mieux zoomer dans le cerveau humain. Couplé à un IRM, cet outil informatique donne une image extrêmement détaillée des grandes connexions nerveuses. Cette découverte profitera à la recherche médicale et, plus tard, aux patients atteints de maladies cérébrales. (aussi dans La Presse du Nord vaudois)

Ingénieure chimiste formée à l'EPFL, Marie-Cécile Pibiri consacre sa thèse à l'action bactéricide des huiles essentielles. Elle est seule à mener ces recherches au sein du Laboratoire d'énergie solaire et physique de l'Ecole. (Horizons de juin)

Deux jeunes architectes, Nadia Carlevaro et Anne Dupraz, remportent le Prix du développement durable pour leur travail de diplôme réalisé à l'EPFL. Elles imaginent des maisons simples dans le principe, mais variées dans la réalisation, adaptées aux ressources économiques des habitants d'un bidonville indien.

Le projet de recherche Flindt, mis sur pied dans le contexte d'Eureka, et piloté par François Avellan, directeur du Laboratoire des machines hydrauliques à l'EPFL, a trouvé un épilogue heureux. Grâce à ces travaux, la performance des centrales hydro-électriques a augmenté.

La Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO) se réorganise. Elle a adopté une convention redéfinissant son fonctionnement et ses buts. L'EPFL a droit à un contrat de partenariat.

09 juin 2004

En 2002, en Suisse, 26 cyclistes sont morts et les statistiques du BPA (Bureau suisse de prévention des accidents) mentionnent 865 blessés graves. "La place du cycliste est marginale, voire absente", explique Dominique von der Mühl, du laboratoire Dynamiques territoriales de l'EPFL. Ce qu'il a constaté, en examinant les plans directeurs des villes, c'est que les cyclistes ne sont pas pris en compte.

Pépinières de talent, les start-up basées à l'EPFL mettent le high-tech au service de nombreux domaines. Même le sport en montagne avec la société Camptocamp SA. Son aventure n'est cependant pas unique. Au Parc scientifique de l'EPFL - dont le but est de favoriser le transfert de technologie des hautes écoles vers l'économie - plus de 100 start-up ont éclos depuis 1993.

C'est un vieux rêve d'établir un lien direct entre le cerveau et un ordinateur. Les personnes handicapées pourraient bénéficier tout particulièrement d'une telle technologie. Mais cela demeure encore un rêve. Le Laboratoire de traitement des signaux, à l'EPFL, fait le point sur ses travaux dans ce domaine.

Après le passage de Vénus devant le Soleil, c'est celui de Nuna 2 à l'EPFL qui a suscité l'intérêt de plusieurs journalistes. Mardi, dans son édition du 19:30, la TSR1 a relevé que la voiture solaire était un grand espoir pour l'écologie. Jean-Louis Scartezzini, directeur du Laboratoire solaire à l'EPFL, a notamment rappelé que la Suisse était une pionnière en ce qui concerne l'intégration de l'énergie solaire. De son côté, l'Agefi a rappelé les caractéristiques de Nuna 2.

En Suisse romande, il n'y a pas de tradition pharmaceutique comme à Bâle, mais malgré tout l'industrie de la santé y est en plein boom. Ce n'est pas par hasard. L'EPFL joue un rôle central dans cette évolution.

Tout va bien pour l'entreprise lausannoise Debiotech : elle vient de remporter un Prix de la conception médicale et elle a signé un partenariat avec la firme Baxter. Ce qui ne l'empêche pas de conserver des liens étroits avec le milieu académique, en particulier avec l'EPFL. Philippe Renaud, directeur du Laboratoire de microsystèmes, siège d'ailleurs au comité scientifique de la société.

En matière d'affichages à cristaux liquides, la difficulté réside à les doter d'une plus grande capacité lumineuse. Depuis plusieurs années, deux groupes de chercheurs collaborent pour remédier au problème. La solution pourrait passer par la constitution d'une nouvelle catégorie de cristaux. Claude Piguet, de l'Université de Genève, et Jean-Claude Bünzli, de l'EPFL, ont eu l'idée de synthétiser les substances qui sont, d'un côté, des cristaux liquides et, de l'autre, lumineux.

08 juin 2004

Directeur romand d'Avenir Suisse, le "think tank" émanant des plus grandes multinationales du pays, Xavier Comtesse tire la sonnette d'alarme au sujet des récentes décisions prises par l'administration fédérale. Entre la mise sur la touche de l'institut Create pour le programme national d'entrepreneuriat, le renvoi aux calendes grecques de la plate-forme internet Technovation et la mise au placard du Réseau suisse d'innovation, c'est la valorisation du savoir académique qui est contrariée, estime-t-il. "Les récents couacs démontrent que l'administration est manifestement incapable de réaliser une véritable mise en œuvre de l'innovation", assène l'ancien consul scientifique suisse à Boston. Quelle recette faudrait-il donc adopter? Réponse de Xavier Comtesse: détacher la Commission pour la technologie et l'innovation (CTI) de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) pour externaliser la valorisation des cellules grises helvétiques en dehors des structures étatiques. Un véritable pavé dans la mare à découvrir dans "l'agefi" du jour.

"Je suis parti car j'étais épuisé de me battre contre des moulins à vent". En contrepoint de l'opinion de Xavier Comtesse, l'interview de Yann Barrandon parue dans le dernier numéro de "Science & Vie" permet de conserver une part d'espoir. Spécialiste mondialement connu des cellules souches, ce scientifique n'a pas hésité à quitter la France et son poste de directeur de recherche pour rejoindre l'EPFL, il y a deux ans. "En France, je passais mon temps à chercher de l'argent pour faire fonctionner le laboratoire. Ici, j'ai les moyens de définir ma stratégie, et si je repère un post-doc intéressant, je peux l'embaucher rapidement […]. En Suisse, j'ai trouvé le bon compromis: l'excellence scientifique, et de ma fenêtre, je vois Evian et le lac Léman". (Science et Vie numéro 1041, juin 2004, p. 85)

La nouvelle loi sur l'Université de Lausanne ne fait décidément pas que des heureux. Certains professeurs membres du Sénat sont bien décidés à faire part de leurs craintes, à l'image de Silvio Munari, le président de cette instance. "Sur six ans, le budget de fonctionnement de ma faculté (HEC, ndlr) a été réduit de 50%. Quel est le secteur de l'enseignement qui a subi autant de pressions que l'Université?", s'interroge Silvio Munari dans "Le Temps". Toujours selon ce dernier, un renforcement de la direction de l'UNIL est souhaitable, mais à condition de savoir sous quelle forme. "Le modèle de l'Ecole polytechnique fédérale (EPFL), avec sa présidence forte, n'est pas reproductible au niveau de l'Université, tant les cultures de facultés sont autant de mondes différents".

Esprit de Steinbeck, es-tu là? L'heure de la revanche des souris a sonné lors du dernier Grand Prix Rétro. Paru dans "La Revue automobile", un article raconte les dessous du grand raout des voitures anciennes sur le site de l'EPFL. Alors que les bolides s'élançaient depuis plusieurs minutes sur un circuit surchauffé, la course a due être interrompue… car les souris logées dans l'animalerie attenante ne supportaient pas le tintamarre des grosses cylindrées. Devant les cris stridents lancés par les rongeurs, seul le défilé pour le prix d'élégance a pu se dérouler sans encombre.

Chargé de cours à l'EPFL et rattaché au Laboratoire des voies de circulation, Jean-Claude Turtschy deviendra, dès le 1er octobre, l'ingénieur communal attaché aux Travaux publics de la Chaux-de-Fonds. Il quittera donc l'EPFL, malgré une activité qu'il qualifie de "passionnante". Un portrait à lire dans "l'Impartial".

Fabuleuse exposition que celle à laquelle nous convie "La Liberté": l'histoire de la cartographie richement illustrée par les "images du monde" au Musée historique de Lausanne. Une expo qui s'apparente à la fameuse rencontre du parapluie et de la machine à coudre chère à Lautréamont: entre les cartes anciennes et la photo du Cervin prise par Bertrand Piccard à travers le hublot du Breitling Orbiter, la Terre semble avoir été formée par l'imaginaire de ceux qui cherchaient à en deviner et à en dessiner les contours. Le plus vieux métier du monde ne serait-il pas celui de géomètre ou de topographe, selon Hubert Dupraz, chargé de cours au Laboratoire de topométrie de l'EPFL cité dans l'article?

07 juin 2004

Le bien-être et l'épanouissement des collaborateurs ne concernent pas uniquement les entreprises. A l'EPFL aussi, la gestion des équipes de chercheurs et du personnel enseignant et estudiantin est devenue une priorité. "L'Ecole est passée du statut d'école d'ingénierie à celui de centre scientifique et technologique, c'est-à-dire à une plus grande diversité des compétences et des savoirs, donc à une plus grande interdisciplinarité", explique dans les colonnes de "l'agefi" Francis-Luc Perret, vice-président pour la planification et la logistique. Le journal économique, qui consacre un article à une conférence européenne de la Jeune chambre internationale, souligne que la très forte augmentation des étudiants en quelque 15 ans a imprimé un nouvel état d'esprit au sein de l'école. De 3600 en 1990, les étudiants sont aujourd'hui plus de 6000, avec une proportion de nationalités étrangères de plus de 30%.

A l'occasion du cinquantième anniversaire de Bonnard & Gardel, "Le Temps" de samedi revient sur la success story du plus important bureau d'ingénieurs conseils de Suisse romande. Fondée en 1954 par deux étudiants de l'EPUL, la vénérable ancêtre de l'EPFL, cette entreprise emploie aujourd'hui plus de 200 personnes. Flash-back sur une réussite qui n'a pas été sans heurts et malheurs, entre crise du pétrole du début des années septante et catastrophes, à l'image de l'accident du Tunnel du Mont-Blanc, en 1999.

Le sondage publié la semaine dernière par l'Association des étudiants des hautes écoles suisses (AES) n'a pas fini de faire du bruit dans la presse. Plusieurs journaux reviennent aujourd'hui sur les résultats de cette étude montrant que les étudiants sont en majorité favorables à un relèvement des taxes universitaires jusqu'à 2000 francs par an en moyenne. "L'AES a brisé un tabou", relève la "Berner Zeitung". De leur côté, "24 Heures" et le "Corriere del Ticino" mettent en exergue que la prochaine introduction des Accords de Bologne, censée favoriser les échanges interuniversitaires, butera sur les difficultés rencontrées par les étudiants. Un tiers des sondés estiment que des raisons financières freineront leur mobilité académique future.

Le laboratoire de recherche en orthopédie (LRO) de l'EPFL a les honneurs du magazine "Entreprise romande". Cette publication consacre un article à la déferlante de "systèmes intelligents" qui viennent soutenir et révolutionner la médecine réparatrice. Et en particulier à la voie de recherche suivie par le LRO, consistant à la mise au point d'un micro-implant permettant de diffuser une substance active capable de lutter contre la déperdition osseuse lors d'implantation de prothèses.

04 juin 2004

Rencontre avec Marcel Jufer, Vice-président de l'EPFL. Dans une longue interview, il explique les changements intervenus ces dernières années à l'école, les domaines phares et les projets de l'institution.

Le journaliste Bernard Debétaz rend un vibrant hommage à Julius Natterer, qui vient de mettre un terme à vingt-six ans d'enseignement. Selon lui, l'Institut du bois de l'EPFL a atteint grâce à ce Bavarois un niveau incomparable.

Après quatre ans de retard, le Conseil des Etats a mis sous toit la participation au programme cadre de l'Union européenne sur la coopération scientifique. Mais il a refusé par 19 voix contre 16 de dégager 40 millions de francs supplémentaires, enterrant ainsi une motion du National. Les sénateurs ont préféré l'option proposée par le Conseil fédéral d'un crédit de 22 millions. En outre, des problèmes de financement étant apparus avec le report de l'entrée en vigueur de l'accord de coopération, le crédit-cadre de 835 millions pour la participation suisse au 6e programme européen a été revu à la baisse et ne porte plus que sur 773 millions. (Le Temps du 4 juin 2004)

03 juin 2004

Une enquête effectuée par l'Association des étudiants des hautes écoles suisses sur les taxes universitaires et la mobilité révèle que la majorité des étudiants seraient prêts à payer des taxes universitaires allant en moyenne jusqu'à 2000 francs par an. A condition que cette hausse soit justifiée, qu'elle permette d'améliorer les conditions d'encadrement actuelles et que des bourses supplémentaires soient créées. L'enquête se base sur les résultats de questionnaires adressés aux 24000 étudiants des deux EPF et de l'Université de St-Gall. Autre constat : en ce qui concerne la mobilité, le pourcentage d'étudiants partant à l'étranger reste globalement élevé. L'attractivité de la mobilité actuelle reste inchangée malgré l'introduction de la réforme de Bologne.

Vivapoly, la grande fête interne de l'école se déroule ce jour. Cette année, la manifestation s'organise en thèmes, des espaces autour desquels on peut apprécier des ambiances très diverses. A découvrir : les stands des trente-six associations et services de l'EPFL.

Les porteurs d'une maturité professionnelle pourront entrer à l'université ou dans une EPF sous réserve de réussir un examen d'entrée. La Conférence des directeurs de l'Instruction publique vient de publier les règles de cette "nouvelle passerelle". (Le Temps du jeudi 3 juin)

Un "implant orthopédique actif" est en cours d'élaboration à l'EPFL. L'objectif est de mettre au point une prothèse de la hanche qui serait bien plus qu'un simple support. Car, par la même occasion, cet implant permettrait de se passer d'un médicament permettant de réduire la perte osseuse, souvent à l'origine de l'échec de l'implant. (L'Hebdo du jeudi 3 juin)

Baptisée "Ouvrez la fenêtre", une nouvelle compilation de logiciels libres, destinée à Windows, est née. Dans l'air du temps, ce genre de programmes alternatifs fait son nid. A noter que l'une des plus anciennes compilations de ce type (2001) est l'œuvre d'un collectif d'étudiants de l'EPFL et se nomme GnuWin.

Claude Nicollier enseigne ce semestre à l'EPFL. Une nouvelle activité qui lui vaut de fréquents allers retours Houston-Lausanne. Rencontre avec l'astronaute.

La technique, avec le soutien du consommateur et du citoyen, pourrait éliminer progressivement les problèmes de pollution engendrés par la voiture. Un symposium à l'EPFL à réuni le 31 mars plusieurs chercheurs pour faire le point sur la situation. Les perspectives d'améliorations sont nombreuses et prometteuses.

Dès le 1er octobre, fumer sera aussi interdit à l'Université de Fribourg. Des zones fumeurs seront cependant conservées dans les cafétérias. La tendance aux études saines dans un corps sain fait donc de plus en plus d'émules.

02 juin 2004

Les étudiants sortant d'universités ou de hautes écoles spécialisées se montrent moins gourmands en matière de salaire qu'auparavant et privilégient les emplois sûrs. De leur côté, les entreprises recherchent des battants capables de se surpasser dans leur activité professionnelle. A travers les témoignages de plusieurs d'entre elles, on constate encore que les jeunes ne sont plus particulièrement intéressés à aller à l'étranger pour un emploi, notamment en raison de la situation internationale instable.

L'Office fédéral de la statistique révèle que quatre ans après la fin de leur cursus, 92% des jeunes issus d'universités et 94% de ceux sortants de hautes écoles spécialisées ont trouvé un emploi. La même étude montre que la carrière des étudiants des hautes écoles décolle plus vite que celle des universitaires. Ainsi, quatre ans après l'obtention de leur diplôme, 36% des premiers ont une position élevée avec des responsabilités, contre 23% pour les seconds. En revanche, les hommes et les femmes ne sont toujours pas égaux devant la grille des salaires : les ex-étudiants gagnent en moyenne 96000 francs annuels, alors que leurs collègues féminines touchent 90000 francs.

Sans calcul, sans combinaison de 0 et de 1, les ordinateurs n'existeraient pas. Christian Piguet, chef de secteur au CSEM et professeur à l'EPFL, et Heinz Hügli, directeur de recherche et professeur à l'institut de microtechnique de l'Université de Neuchâtel, ont voulu le rappeler dans un livre. Car ce qui semble être une évidence ne l'est pas tant que cela : les deux scientifiques ont constaté chez leurs élèves de sérieuses lacunes en histoire des sciences. "Du zéro à l'ordinateur" est édité par les Presses polytechniques et universitaires romandes.

Le professeur à l'EPFL André-Gilles Dumont est un des experts qui vient d'être sollicité par la Confédération pour aider à choisir les priorités en matière de sécurité. Car plus de 500 personnes meurent encore chaque année sur les routes suisses. Et on peut faire beaucoup mieux, notamment par des mesures qui réduiraient les problèmes de l'alcool au volant, de l'inattention ou de la vitesse. Pas mal de préjugés et d'idées fausses circulent d'ailleurs encore sur cette dernière.

En deux générations, notre environnement est devenu un ensemble complexe de champs électromagnétiques, à tel point que l'on se préoccupe de plus en plus des éventuels dangers de cette pollution invisible. Jacques Neirynck, conseiller national et ancien professeur d'électricité à l'EPFL, explique que ces champs peuvent notamment perturber la production de mélatonine, d'où des insomnies, ou encore avoir des conséquences sur le système immunitaire. Pire, à Lyon, le centre international de recherche sur le cancer vient de publier un rapport sur les risques de leucémie liés aux champs magnétiques générés par le réseau électrique.

01 juin 2004

Alors qu'il quittera la présidence du Conseil des EPF à la fin juin, Francis Waldvogel, imagine ce que sera le paysage universitaire dans dix ans : selon lui, le pilotage de l'enseignement supérieur devra être centralisé, mais sous la forme de deux instances nationales, une politique et une stratégique. En outre, les sciences naturelles seront progressivement absorbées et transférées. L'accent mis par l'EPFL sur les sciences de la vie sera également un atout, surtout si elle crée des plates-formes en lien avec la nouvelle biologie. Enfin, Francis Waldvogel estime que la prochaine étape du rapprochement Lausanne-Genève sera la médecine.

Le 13e Grand Prix Rétro a réuni ce week-end quelque 200 voitures anciennes sur le site de l'EPFL. De toutes marques confondues, ces bijoux de 1922 à 1978 ont paradé sur un circuit de deux kilomètres. Des milliers de curieux sont venus admirer les élégantes machines.

L'équipe Team-ID, de l'EPFL, est parvenue en finale de la Coupe européenne de robotique Eurobot, qui s'est tenue la semaine dernière à La Ferté-Bernard, en France. Le concours a attiré une cinquantaine d'équipes, sur lesquelles 33 ont été homologuées pour participer aux marches. Il s'agissait pour des robots d'une quinzaine de kilos, de s'affronter dans une version réduite du rugby, sur de grandes tables. Un festival similaire à celui organisé en France aura lieu à Yverdon-les-Bains en 2005.

En matière de progrès scientifique, le transfert technologique est un argument de poids. En Suisse, où la recherche est meilleure que ne l'est sa réputation, il peut permettre à des institutions telles que les EPF de rivaliser avec les grandes écoles américaines. A titre de comparaison le nombre de spin-offs en 2002 a été de 10 à l'EPFZ et l'EPFL, de 23 au MIT de Cambridge, de trois à l'Université John Hopkins et de 13 à celle de Stanford.

Le parc automobile devrait atteindre le chiffre de 1,2 milliard en 2020. Ce qui sera écologiquement insoutenable. Pourtant, selon l'ingénieur Thomas Maillard, de l'EPFL, les technologies existent pour pallier les effets nocifs des carburants traditionnels sur notre écosystème. Encore faut-il les connaître et les utiliser. Mais cela demande de briser des tabous et de faire changer les mentalités. C'est dans ce sens que les étudiants de l'école ont organisé jeudi dernier une journée de conférences sur la voiture de demain, rassemblant industriels, financiers et public. Ce High Tech Cars Day a permis de sensibiliser les acteurs concernés sur le savoir-faire technologique de l'Arc lémanique en matière de technologies innovantes respectant l'environnement.

Le quotidien 24 Heures a inauguré le 28 mai le bureau de son correspondant Jérôme Ducret. Installé depuis le mois de février à l'école, le journaliste est un ancien étudiant de l'UNIL et rédacteur d'Uniscope et de l'Auditoire.

28 mai 2004

Le Temps propose un état des lieux de la mise en place du processus de Bologne dans les Universités romandes, EPFL comprise, à la rentrée 2004. L'EPFL et l'Université de Fribourg sont presque arrivés au terme de leur reconversion, tandis que Genève en est à ses débuts en introduisant la réforme à la rentrée dans les branches de sciences et de théologie. Rappelons que son principal objectif est de favoriser la mobilité des étudiants en assurant une uniformisation des titres. Il s'agit donc d'un remaniement coordonné de l'organisation des études, et non de leur contenu, tel que le précise André Hurst, recteur de l'Université de Genève. Les coûts induits par ce passage d'un système à l'autre sont assumés par la Confédération aux Universités suisses ; l'augmentation de la taxe universitaire à 5000 francs par an, proposée par economiesuisse, n'est, par conséquent, liée en rien à la réforme de Bologne.

Pierre Magistretti, codirecteur du département de physiologie de l'UNIL a largement participé à la mise sur pied, il y a deux ans, du Centre de neurosciences psychiatriques à l'Hôpital de Cery, qu'il dirige. Ayant, depuis, déjà enfourché un nouveau cheval de bataille, le professeur met toute son énergie pour soutenir un nouveau projet de création d'un centre d'excellence en neurosciences lémanique. A la manière des centres d'oncologie et de génie biomédical récemment créés, ce centre associerait les chercheurs de l'UNIL, de l'EPFL, du CHUV ainsi que, vraisemblablement, ceux de l'Université de Genève. L'objectif visé consisterait à rapprocher biologie, technologie et clinique.

Le prix de l'invention 2003 a été remis mercredi par l'Association pour la promotion des liaisons EFPL-Economie au professeur Kai Johnsson. Le chercheur a été récompensé pour sa mise au point d'un nouveau procédé permettant d'étudier des protéines à l'intérieur des cellules vivantes. La solution est désormais disponible sous forme de kits pour l'industrie pharmaceutique via la société Covalys, start-up issue de l'EPFL.

Face à la science, les Suisses se situent à mi-chemin entre la moyenne des pays européens, plus sceptiques, et les Américains, plus confiants. Ce domaine d'intérêt arrive en deuxième position parmi les thèmes proposés, après la culture et avant la politique, le sport ou l'économie. Voici quelques uns des résultats du sondage publié dans les Cahiers de l'Observatoire science, politique, société de l'EPFL. Dans ces données, on peut également lire qu'une importante majorité des sondés considère une découverte "ni bonne ni mauvaise en soi"…mais, attentifs aux règles éthiques, ils sont neuf sur dix à considérer que les autorités devraient "formellement obliger" les scientifiques à respecter les normes éthiques, et 80% à juger que les scientifiques ont une part de responsabilité dans l'usage de leurs travaux.

27 mai 2004

"Le jour d'après, premier film hollywodien consacré au réchauffement de la planète, vient de sortir. Le scénario expose l'hypothèse selon laquelle la fonte des glaces au pôle pourrait modifier les courants marins comme le Gulf Stream, qui tempère l'hémisphère Nord, et qu'à long terme, une nouvelle glaciation est possible. La Maison Blanche ne croit pas ces avertissements et c'est ce qui se produit en quelques jours dans le filme de Roland Emmerich.. Martine Rebetez, climatologue à l'antenne romande du WSL (Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage) basé à l'EPFL, est allée voir le film pour se forger une opinion. Son verdict, "Le film, avec ses catastrophes en accéléré, est une fiction totale, mais l'hypothèse du réchauffement, présentée avec les précautions s'usage, pourrait bien se produire, toutefois pas avant des décennies et des décennies". La scientifique est d'avis qu' "il vaut mieux exposer les faits avérés aux gens et les encourager à agir pendant qu'on peut encore faire quelque chose".

Chef de groupe au Laboratoire de recherche en orthopédie, Thomas Quinn fait l'objet d'une interview dans l'hebdomadaire "Lausanne Cités". Spécialisé en biomécanique du cartilage, le scientifique est le lauréat 2003 de la Fondation Naef pour ses travaux n'utilisant pas d'animaux vivants pour ses travaux. Sans plaider pour une recherche se passant d'expérimentation animale in vivo, Thomas Quinn soutient qu'il est possible de limiter le nombre de cas. Mais souligne que la simulation par ordinateur a ses limites, car "on n'est pas encore à même de simuler le corps humain à cent pour cent".

Ce weekend, l'EPFL accueillera, lors du Grand Prix Retro, deux cents voitures anciennes pour une course, doublée d'un concours d'élégance et d'une fête ; une manifestation organisée par une équipe d'étudiants de l'Ecole. Aujourd'hui-, les mêmes étudiants se tournent également vers le futur avec la mise sur pied du "High Tech Cars'Day", durant lequel des voitures de haute technologie seront présentées au public. Plus de 200 personnes, dont des invités du monde de l'industrie ou de la finance, assisteront à l'événement. Unipoly, l'association de l'EPFL et de l'UNIL qui promeut le développement durable, collabore en tant que partenaire de cette journée. Le thème sera omniprésentpar le biais de certains travaux de recherche accomplis à l'EPFL et aussi par les stands présents.

(pas de fichier) Une brève, dans la revue "elektronik journal", présente la venue du couple Henzinger, deux informaticiens renommées de la Silicon Valley, sur le campus de l'Ecole. Rappelons que Thomas Henzinger, qui travaillait en tant que professeur à Berkeley, est un pionnier de la vérification en informatique. Quant à Madame Henzinger, une spécialiste des algorithmes, elle a oeuvré comme directrice de la recherche chez Google et a été reconnue en 2001 comme l'une des 25 meilleurs spécialistes femmes du Web.

(pas de fichier) Cette même revue reprend une recherche effectuée par le professeur Touradj Ebrahimi, du Laboratoire de traitement des signaux. Les recherches portent la communication cerveau-ordinateur. Grâce à l'émission d'ondes alpha, émises par une personne et transmises via un bonnet à électrodes relié à un ordinateur, une image peut être mue sur son écran. Ces travaux sont notamment destinés à permettre, un jour, d'ouvrir un dossier informatique par la seule force de la pensée.

L'affaire "Venturelab" n'en finit plus de faire couler de l'encre dans les médias. "24 Heures" revient sur les raisons qui ont disqualifié l'institut Create auprès des autorités fédérales concernant le mandat du programme national d'entrepreneuriat destiné aux hautes écoles. Et souligne que Create a encore la possibilité de sauver quelques meubles en participant à la mise en place des différents cours, même si la plupart de ses collaborateurs voient leur place mises en danger. De son côté, "Swissinfo" choisit un angle différent en dévoilant le dessous des cartes sur les circonstances qui ont précédé le drame.

Hier, les gouvernements des cantons d'Argovie, Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Soleure ont présenté le modèle de la HES du nord-ouest suisse (FHNW), la future "Fachhoschule Nordwestschweiz", qui résulte de la fusion des Ecoles de ces cantons. Celui-ci est actuellement envoyé en consultation et devrait, idéalement, être soumis aux parlements cantonaux durant la première moitié de l'année 2005. Si le projet passe la rampe, le début de sa mise sur pied est prévu pour le 1er janvier 2006. Le budget de cette Haute école s'élèverait à 2 millions de francs par année.