Revues de presse

17 juin 2004

Un jour après avoir effleuré le sujet pour un article consacré aux Swiss Houses, "l'agefi" revient avec un article de fond et un éditorial sur le renouvellement du partenariat EPFL-Alinghi. Le quotidien souligne que si quatre laboratoires de l'Ecole ont participé à la conception du bateau lors de la Coupe de l'America 2003, le nombre de chercheurs et d'étudiants mobilisés par le projet devrait être doublé pour le trophée de Valence en 2007. "Ce qu'il y a de plus remarquable dans l'expérience des chercheurs de l'EPFL avec Alinghi, c'est son influence sur les étudiants. Les blasés deviennent enthousiastes et les enthousiastes doivent donner le meilleur d'eux-mêmes", affirme le journaliste.

Pas encore construit, le futur Learning Center suscite un intérêt marqué. "24 Heures" consacre un article à la "super-bibliothèque" qui devrait voir le voir d'ici à 2009. A la fois "bibliothèque centrale" et "salle de travail et de rencontre", ce bâtiment multifonctions a pour but de répondre à la fois à l'augmentation des effectifs estudiantins et au changement de paradigme dans l'apprentissage académique.

Si le projet a eu du mal à se concrétiser – on en parlait déjà en 2000 – sa réalisation n'a pris que vingt-quatre jours. Sept bâtiments sont ainsi sortis de terre au mois de mars. Proches du campus universitaire, ils vont accueillir 264 étudiants. Visite de chantier. (Bâtir, journal de la construction, juin 2004)

Ces derniers jours, les oreilles des Lucensois et des Lausannois ont bourdonné : un hélicoptère militaire a survolé la région pour mesurer les valeurs de radioactivité au sol. Mais que l'on se rassure, il n'y avait aucun soupçon de la part de la Centrale nationale d'alarme (CENAL), qui recueille l'ensemble des mesures sur le territoire helvétique. En effet, les derniers déchets issus de l'ancienne centrale nucléaire de Lucens ont été évacués en 2003. Quant à Lausanne, elle est la première grande ville contrôlée grâce à ce procédé aérien. Mais la présence du CHUV, de l'EPFL et de l'Uni de Lausanne – ils utilisent la radioactivité à des fins scientifiques et médicales - ont convaincu la CENAL de s'intéresser au chef-lieu vaudois. (La Liberté du jeudi 17 juin)

Le spectre de la catastrophe Erika hante les colonnes de l'édition alémanique de "Coopération". L'hebdomadaire place sous les projecteurs le Laboratoire de constructions hydrauliques, et en particulier un projet dirigé par Jean-Louis Boillat, adjoint scientifique rattaché à cette entité: une barrière anti-marée noire. Le système empêche les nappes de pétrole d'arriver près des côtes, même lorsque les vagues sont relativement hautes.

"Swissinfo" revient sur la mise au point du logiciel d'imagerie 3D conçu par l'équipe du professeur Jean-Philippe Thiran, de l'Institut du traitement des signaux, en collaboration avec le CHUV. En permettant de modéliser les faisceaux de fibres nerveuses et les connexions neuronales du cerveau – une gageure, puisque le cerveau compte quelque 100 milliards de neurones – ce logiciel permet "la dissection virtuelle in vivo", souligne le média en ligne.

La Déclaration de Bologne n'est pas une réforme "top-down". Au contraire, sa mise en place suit un processus tout à fait démocratique. C'est en ces termes que s'exprime le directeur de l'Office fédéral de l'éducation et de la science Gerhard Schuwey, dans une interview à ce sujet. La Mittelland Zeitung Gesamtausgabe saisit l'occasion de cet entretien pour rappeler exactement ce qu'est la Déclaration et ce qu'elle va changer pour les universités suisses.

16 juin 2004

Au Laboratoire d'énergie solaire et de physique du bâtiment, à l'EPFL, les chercheurs ont développé un système de commande automatique pour la gestion du chauffage, de l'éclairage de l'ouverture des stores. Ce mécanisme veille à réduire la consommation d'énergie tout en garantissant un confort maximal à l'utilisateur. Le professeur Jean-Louis Scartezzini, directeur du Laboratoire, explique le principe de cette réalisation.

Christiane Langenberger, présidente de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture au Conseil des Etats, reprend la présidence d'Euresearch, réseau chargé de favoriser la participation des chercheurs suisses au programme européen. La Vaudoise entend notamment se rapprocher de l'Association Swissmem, qui regroupe le secteur de l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux.

L'établissement dans la douleur du budget 2004 pourrait pousser Genève à revoir à la baisse son soutien à l'incubateur de start-up Eclosion. Verdict les 24 et 25 juin. Si certains affirment que le canton dispose déjà d'une multitude d'instruments d'aide à la création d'entreprises, d'autres soulignent qu'Eclosion regroupe un type de compagnies très différentes de celles soutenues par Genilem ou Start-PME. Leur horizon d'investissement est très long, explique notamment Vincent Ossipow, conseiller scientifique de Sectoral Asset Management. Pour rappel, Eclosion est aujourd'hui dirigée par Jesus Martin-Garcin, cofondateur de Le Shop, et Benoît Dubuis, doyen ad intérim de la Faculté des sciences de la vie à l'EPFL.

Un professeur voulait réaliser une université euro-suisse à Thoune. Son but : proposer une formation orientée vers la pratique pour des jeunes qui n'auraient pas eu la possibilité d'achever leurs études d'enseignement supérieur. L'initiateur imaginait que le programme permettrait d'obtenir aussi bien un master en relations publiques ou en économie qu'un diplôme de physiothérapeute. Mais le projet semble bien devoir être enterré faute d'accréditations.

15 juin 2004

Le succès du célèbre équipage ne connaît décidément pas de frontières. En marge de la régate UBS Trophy Rhode Island qui débutera samedi, la présentation du bateau aux ingénieurs du MIT et de Harvard, au cours d'une conférence organisée à la Swiss House, a déplacé les foules. "La salle est archicomble... pour faire taire le brouhaha ambiant, il faut taper dans les mains, un peu comme on frappe les trois coups au théâtre", note le correspondant de "l'agefi" aux Etats-Unis. Ce grand raout était l'occasion pour l'EPFL de signifier le renouvellement de son partenariat scientifique avec Alinghi. Exercice réussi, en grande partie grâce à la présence du professeur Jan Anders Manson et de l'architecte du bateau Dirk Kramers. Etrange, donc, que le journal prenne le prétexte de cette manifestation pour un article déclarant que "Les Swiss Houses n'ont pas les moyens de leurs ambitions…"

Certaines innovations mises au point à l'EPFL sont très volontiers répercutées dans les médias. La preuve pas l'exemple avec la trouvaille des membres du Laboratory for computer communications and applications, de la Faculté I&C. En découvrant le moyen de protéger les réseaux sans fil des détournements de bande passante, les chercheurs du laboratoire ont fait l'objet de nombreux articles parus dans la presse anglo-saxonne spécialisée. La nouvelle a en effet été répercutée dans de nombreux médias en ligne en quelques jours à peine. Quoi de plus normal, somme toute, pour un système baptisé Domino?

La formation, la recherche et la technologie avaient bien besoin de quelqu'un capable de sortir les griffes pour les défendre. C'est désormais chose faite avec "Löwin Fetz". Ce surnom, apposé par la "Berner Zeitung", va comme un gant à la conseillère aux Etats Anita Fetz. A ceux qui affirment qu'il "est possible d'économiser encore sur la formation", la politicienne bâloise rétorque: "Pour le futur de la Suisse, il serait catastrophique de mettre encore moins d'argent à disposition". Ce d'autant plus que l'argent public arrose non seulement les deux Ecoles polytechniques, mais aussi la constellation des universités cantonales et des HES, rappelle le journal.

On savait déjà que les étudiants de l'EPFL qui ont remporté la Coupe d'Europe de robotique se répartissaient entre la microtechnique, la mécanique et l'informatique. "La Liberté" du jour a trouvé une autre spécificité à cette équipe: elle est "à 70% fribourgeoise", claironne le quotidien. Le secret du succès de ce team de sept étudiants que l'on pourra bientôt voir sur la chaîne française M6? Le journal en est convaincu

14 juin 2004

L'initiative "Campus sans fumée" n'est pas passée inaperçue des médias. Le "19:00 des régions" de la Télévision suisse romande consacre un sujet sur le ban des cigarettes des établissements publics, et en particulier les hautes écoles. Zoom avant sur "la croisade contre la fumée passive" et les travaux d'aménagements entamés par l'EPFL pour faire coexister fumeurs et non-fumeurs sur son site.

Se maintenir à mi-chemin du giron académique et du monde entrepreneurial est possible. La preuve par l'exemple avec Group8, un collectif d'architectes issus de hautes écoles suisses. Parmi eux figurent plusieurs assistants de la section d'architecture de l'ENAC. Portrait d'une nouvelle génération de créateurs désireux de "mettre l'architecture au service du grand public". A lire dans la "SonntagsZeitung".

"24 Heures" continue sa série consacrée au miracle économique chinois en citant le cas de deux grandes entreprises vaudoises qui tentent de profiter de ce nouvel eldorado: Bobst et Logitech. Brève rencontre avec Zhanbing Ren, directeur de Bobst Shanghai, ingénieur EPFL ayant vécu quatorze ans en Suisse avant de prendre ses fonctions actuelles.

Un petit sujet qui concerne nos voisins de l'Université de Lausanne. "Les étudiants ne savent plus écrire!", tonne "24 Heures" dans son édition de samedi. Les professeurs de la Faculté de Droit auraient lancé un cri d'alarme face à l'état catastrophique, du point de vue de l'orthographe et de la grammaire, des copies qui leur sont soumises. L'Université de Lausanne ne serait d'ailleurs pas la seule concernée, car le phénomène toucherait l'ensemble des hautes écoles suisses.

10 juin 2004

Pour Eric Fumeaux, directeur de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie, les HES "doivent faire mieux. Elles en ont les moyens." Dans une longue interview, le responsable déclare que les HES ont encore "une bonne marge de progression". Et de les encourager à quitter leur territoire local pour travailler de manière beaucoup plus intercantonale. (L'Hebdo du jeudi 10 juin)

L'EPFL a développé un logiciel qui permet de mieux zoomer dans le cerveau humain. Couplé à un IRM, cet outil informatique donne une image extrêmement détaillée des grandes connexions nerveuses. Cette découverte profitera à la recherche médicale et, plus tard, aux patients atteints de maladies cérébrales. (aussi dans La Presse du Nord vaudois)

Ingénieure chimiste formée à l'EPFL, Marie-Cécile Pibiri consacre sa thèse à l'action bactéricide des huiles essentielles. Elle est seule à mener ces recherches au sein du Laboratoire d'énergie solaire et physique de l'Ecole. (Horizons de juin)

Deux jeunes architectes, Nadia Carlevaro et Anne Dupraz, remportent le Prix du développement durable pour leur travail de diplôme réalisé à l'EPFL. Elles imaginent des maisons simples dans le principe, mais variées dans la réalisation, adaptées aux ressources économiques des habitants d'un bidonville indien.

Le projet de recherche Flindt, mis sur pied dans le contexte d'Eureka, et piloté par François Avellan, directeur du Laboratoire des machines hydrauliques à l'EPFL, a trouvé un épilogue heureux. Grâce à ces travaux, la performance des centrales hydro-électriques a augmenté.

La Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO) se réorganise. Elle a adopté une convention redéfinissant son fonctionnement et ses buts. L'EPFL a droit à un contrat de partenariat.

09 juin 2004

En 2002, en Suisse, 26 cyclistes sont morts et les statistiques du BPA (Bureau suisse de prévention des accidents) mentionnent 865 blessés graves. "La place du cycliste est marginale, voire absente", explique Dominique von der Mühl, du laboratoire Dynamiques territoriales de l'EPFL. Ce qu'il a constaté, en examinant les plans directeurs des villes, c'est que les cyclistes ne sont pas pris en compte.

Pépinières de talent, les start-up basées à l'EPFL mettent le high-tech au service de nombreux domaines. Même le sport en montagne avec la société Camptocamp SA. Son aventure n'est cependant pas unique. Au Parc scientifique de l'EPFL - dont le but est de favoriser le transfert de technologie des hautes écoles vers l'économie - plus de 100 start-up ont éclos depuis 1993.

C'est un vieux rêve d'établir un lien direct entre le cerveau et un ordinateur. Les personnes handicapées pourraient bénéficier tout particulièrement d'une telle technologie. Mais cela demeure encore un rêve. Le Laboratoire de traitement des signaux, à l'EPFL, fait le point sur ses travaux dans ce domaine.

Après le passage de Vénus devant le Soleil, c'est celui de Nuna 2 à l'EPFL qui a suscité l'intérêt de plusieurs journalistes. Mardi, dans son édition du 19:30, la TSR1 a relevé que la voiture solaire était un grand espoir pour l'écologie. Jean-Louis Scartezzini, directeur du Laboratoire solaire à l'EPFL, a notamment rappelé que la Suisse était une pionnière en ce qui concerne l'intégration de l'énergie solaire. De son côté, l'Agefi a rappelé les caractéristiques de Nuna 2.

En Suisse romande, il n'y a pas de tradition pharmaceutique comme à Bâle, mais malgré tout l'industrie de la santé y est en plein boom. Ce n'est pas par hasard. L'EPFL joue un rôle central dans cette évolution.

Tout va bien pour l'entreprise lausannoise Debiotech : elle vient de remporter un Prix de la conception médicale et elle a signé un partenariat avec la firme Baxter. Ce qui ne l'empêche pas de conserver des liens étroits avec le milieu académique, en particulier avec l'EPFL. Philippe Renaud, directeur du Laboratoire de microsystèmes, siège d'ailleurs au comité scientifique de la société.

En matière d'affichages à cristaux liquides, la difficulté réside à les doter d'une plus grande capacité lumineuse. Depuis plusieurs années, deux groupes de chercheurs collaborent pour remédier au problème. La solution pourrait passer par la constitution d'une nouvelle catégorie de cristaux. Claude Piguet, de l'Université de Genève, et Jean-Claude Bünzli, de l'EPFL, ont eu l'idée de synthétiser les substances qui sont, d'un côté, des cristaux liquides et, de l'autre, lumineux.

08 juin 2004

Directeur romand d'Avenir Suisse, le "think tank" émanant des plus grandes multinationales du pays, Xavier Comtesse tire la sonnette d'alarme au sujet des récentes décisions prises par l'administration fédérale. Entre la mise sur la touche de l'institut Create pour le programme national d'entrepreneuriat, le renvoi aux calendes grecques de la plate-forme internet Technovation et la mise au placard du Réseau suisse d'innovation, c'est la valorisation du savoir académique qui est contrariée, estime-t-il. "Les récents couacs démontrent que l'administration est manifestement incapable de réaliser une véritable mise en œuvre de l'innovation", assène l'ancien consul scientifique suisse à Boston. Quelle recette faudrait-il donc adopter? Réponse de Xavier Comtesse: détacher la Commission pour la technologie et l'innovation (CTI) de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) pour externaliser la valorisation des cellules grises helvétiques en dehors des structures étatiques. Un véritable pavé dans la mare à découvrir dans "l'agefi" du jour.

"Je suis parti car j'étais épuisé de me battre contre des moulins à vent". En contrepoint de l'opinion de Xavier Comtesse, l'interview de Yann Barrandon parue dans le dernier numéro de "Science & Vie" permet de conserver une part d'espoir. Spécialiste mondialement connu des cellules souches, ce scientifique n'a pas hésité à quitter la France et son poste de directeur de recherche pour rejoindre l'EPFL, il y a deux ans. "En France, je passais mon temps à chercher de l'argent pour faire fonctionner le laboratoire. Ici, j'ai les moyens de définir ma stratégie, et si je repère un post-doc intéressant, je peux l'embaucher rapidement […]. En Suisse, j'ai trouvé le bon compromis: l'excellence scientifique, et de ma fenêtre, je vois Evian et le lac Léman". (Science et Vie numéro 1041, juin 2004, p. 85)

La nouvelle loi sur l'Université de Lausanne ne fait décidément pas que des heureux. Certains professeurs membres du Sénat sont bien décidés à faire part de leurs craintes, à l'image de Silvio Munari, le président de cette instance. "Sur six ans, le budget de fonctionnement de ma faculté (HEC, ndlr) a été réduit de 50%. Quel est le secteur de l'enseignement qui a subi autant de pressions que l'Université?", s'interroge Silvio Munari dans "Le Temps". Toujours selon ce dernier, un renforcement de la direction de l'UNIL est souhaitable, mais à condition de savoir sous quelle forme. "Le modèle de l'Ecole polytechnique fédérale (EPFL), avec sa présidence forte, n'est pas reproductible au niveau de l'Université, tant les cultures de facultés sont autant de mondes différents".

Esprit de Steinbeck, es-tu là? L'heure de la revanche des souris a sonné lors du dernier Grand Prix Rétro. Paru dans "La Revue automobile", un article raconte les dessous du grand raout des voitures anciennes sur le site de l'EPFL. Alors que les bolides s'élançaient depuis plusieurs minutes sur un circuit surchauffé, la course a due être interrompue… car les souris logées dans l'animalerie attenante ne supportaient pas le tintamarre des grosses cylindrées. Devant les cris stridents lancés par les rongeurs, seul le défilé pour le prix d'élégance a pu se dérouler sans encombre.

Chargé de cours à l'EPFL et rattaché au Laboratoire des voies de circulation, Jean-Claude Turtschy deviendra, dès le 1er octobre, l'ingénieur communal attaché aux Travaux publics de la Chaux-de-Fonds. Il quittera donc l'EPFL, malgré une activité qu'il qualifie de "passionnante". Un portrait à lire dans "l'Impartial".

Fabuleuse exposition que celle à laquelle nous convie "La Liberté": l'histoire de la cartographie richement illustrée par les "images du monde" au Musée historique de Lausanne. Une expo qui s'apparente à la fameuse rencontre du parapluie et de la machine à coudre chère à Lautréamont: entre les cartes anciennes et la photo du Cervin prise par Bertrand Piccard à travers le hublot du Breitling Orbiter, la Terre semble avoir été formée par l'imaginaire de ceux qui cherchaient à en deviner et à en dessiner les contours. Le plus vieux métier du monde ne serait-il pas celui de géomètre ou de topographe, selon Hubert Dupraz, chargé de cours au Laboratoire de topométrie de l'EPFL cité dans l'article?

07 juin 2004

Le bien-être et l'épanouissement des collaborateurs ne concernent pas uniquement les entreprises. A l'EPFL aussi, la gestion des équipes de chercheurs et du personnel enseignant et estudiantin est devenue une priorité. "L'Ecole est passée du statut d'école d'ingénierie à celui de centre scientifique et technologique, c'est-à-dire à une plus grande diversité des compétences et des savoirs, donc à une plus grande interdisciplinarité", explique dans les colonnes de "l'agefi" Francis-Luc Perret, vice-président pour la planification et la logistique. Le journal économique, qui consacre un article à une conférence européenne de la Jeune chambre internationale, souligne que la très forte augmentation des étudiants en quelque 15 ans a imprimé un nouvel état d'esprit au sein de l'école. De 3600 en 1990, les étudiants sont aujourd'hui plus de 6000, avec une proportion de nationalités étrangères de plus de 30%.

A l'occasion du cinquantième anniversaire de Bonnard & Gardel, "Le Temps" de samedi revient sur la success story du plus important bureau d'ingénieurs conseils de Suisse romande. Fondée en 1954 par deux étudiants de l'EPUL, la vénérable ancêtre de l'EPFL, cette entreprise emploie aujourd'hui plus de 200 personnes. Flash-back sur une réussite qui n'a pas été sans heurts et malheurs, entre crise du pétrole du début des années septante et catastrophes, à l'image de l'accident du Tunnel du Mont-Blanc, en 1999.

Le sondage publié la semaine dernière par l'Association des étudiants des hautes écoles suisses (AES) n'a pas fini de faire du bruit dans la presse. Plusieurs journaux reviennent aujourd'hui sur les résultats de cette étude montrant que les étudiants sont en majorité favorables à un relèvement des taxes universitaires jusqu'à 2000 francs par an en moyenne. "L'AES a brisé un tabou", relève la "Berner Zeitung". De leur côté, "24 Heures" et le "Corriere del Ticino" mettent en exergue que la prochaine introduction des Accords de Bologne, censée favoriser les échanges interuniversitaires, butera sur les difficultés rencontrées par les étudiants. Un tiers des sondés estiment que des raisons financières freineront leur mobilité académique future.

Le laboratoire de recherche en orthopédie (LRO) de l'EPFL a les honneurs du magazine "Entreprise romande". Cette publication consacre un article à la déferlante de "systèmes intelligents" qui viennent soutenir et révolutionner la médecine réparatrice. Et en particulier à la voie de recherche suivie par le LRO, consistant à la mise au point d'un micro-implant permettant de diffuser une substance active capable de lutter contre la déperdition osseuse lors d'implantation de prothèses.

04 juin 2004

Rencontre avec Marcel Jufer, Vice-président de l'EPFL. Dans une longue interview, il explique les changements intervenus ces dernières années à l'école, les domaines phares et les projets de l'institution.

Le journaliste Bernard Debétaz rend un vibrant hommage à Julius Natterer, qui vient de mettre un terme à vingt-six ans d'enseignement. Selon lui, l'Institut du bois de l'EPFL a atteint grâce à ce Bavarois un niveau incomparable.

Après quatre ans de retard, le Conseil des Etats a mis sous toit la participation au programme cadre de l'Union européenne sur la coopération scientifique. Mais il a refusé par 19 voix contre 16 de dégager 40 millions de francs supplémentaires, enterrant ainsi une motion du National. Les sénateurs ont préféré l'option proposée par le Conseil fédéral d'un crédit de 22 millions. En outre, des problèmes de financement étant apparus avec le report de l'entrée en vigueur de l'accord de coopération, le crédit-cadre de 835 millions pour la participation suisse au 6e programme européen a été revu à la baisse et ne porte plus que sur 773 millions. (Le Temps du 4 juin 2004)