Revues de presse

03 août 2004

Bonne nouvelle pour la recherche suisse, révèle "l'agefi" du jour: deux chercheurs helvétiques sont en lice pour le prestigieux Prix Descartes, décerné par la Communauté européenne. Nicolas Gisin est l'un d'eux. Le chercheur et son équipe ont été sélectionnés par le jury en raison de l'excellence de leurs travaux dans le domaine de la physique quantique. Nicolas Gisin dirige un des dix (et non neuf comme marqué dans l'article) projets chapeautés par le Pôle de recherche national en photonique quantique, dont l'EPFL est le chef de file. Le jury a toutes les raisons d'être séduit. Non seulement le chercheur s'est forgé une excellente réputation dans le domaine de la cryptographie quantique –il a d'ailleurs fondé la start-up genevoise Id Quantique – mais il peut se targuer d'avoir réussi la première téléportation de l'histoire, l'année dernière: le transfert direct des propriétés d'un photon sur une particule jumelle distante de deux kilomètres. Cela suffira-t-il pour faire la différence avec les autres candidats? Réponse le 2 décembre, lors de la remise du Prix Descartes à Prague.

Les fichiers PDF des deux articles de "PME Magazine" consacrés aux implants médicaux et aux technologies dédiées au sport (voir la revue de presse du 30 juillet) ont été rajoutés.

02 août 2004

"Où donc est l'investissement dans notre futur? Quelle est la proportion du budget fédéral dévolue au passé, et combien à l'avenir?". Dures questions posées par Beth Krasna dans "Le Temps" d'aujourd'hui. L'ex-entrepreneuse et actuel membre du Conseil des EPF signe un véritable plaidoyer pour que les coupes opérées dans les budgets d'enseignement et de recherche n'obèrent pas la qualité et l'innovation des hautes écoles suisses. Un vrai jeu d'équilibriste, vu que le Fonds national et les deux Ecoles polytechniques ont été particulièrement touchés par les mesures d'économies décidées par les autorités fédérales. Beth Krasna soutient également que l'aide aux start-up, par l'assouplissement des conditions-cadres en particulier, doit être considérablement améliorée.

Après une précédente émission consacrée aux robots intelligents, la "Radio Suisse romande" tente un nouveau chassé croisé entre le septième art et ce domaine scientifique. Cette fois, c'est Auke Ijspeert qui s'y colle. Professeur rattaché au Laboratoire de systèmes logiques et responsable du BIRG (Biologically Inspired Robotics Group), Auke Ijspeert disserte au micro de "La Première" sur ces robots qui s'éloignent toujours plus de l'image qui est véhiculée par le cinéma. Comme par exemple cette curieuse salamandre artificielle développée dans les laboratoires de l'EPFL, actuellement en phase de simulation

Le slogan "Education Country" utilisé par Patrick Aebischer dans sa dernière entrevue avec "L'Hebdo" (lire la revue de presse du 29 juillet) fait des heureux dans la presse romande. Peter Rothenbühler, rédacteur en chef du "Matin", trouve en tout cas que labelliser la Suisse comme le pays de l'éducation est une "excellente idée à réaliser tout de suite". Visiblement, le journaliste a été particulièrement séduit à l'idée d'apposer ce slogan sur les plaques minéralogiques

30 juillet 2004

La société Ilion Security propose un service, "audit by ethical hacking", dont le but est d'améliorer la sécurité informatique de ses clients en les mettant à l'épreuve des mêmes attaques que celles d'éventuels pirates et en décelant leurs faiblesses. La PME est née de l'initiative de trois ingénieurs EPFL – Cédric Renouard, Marco Ricca et Martin Vuagnoux - qui terminent actuellement leur diplôme en systèmes de communication. La start-up génère déjà un chiffre d'affaires d'un million de francs et compte des banques et des multinationales parmi ses clients. A lire dans "L'agefi" de ce jour.

Les implants électroniques sont en passe de révolutionner les traitements médicaux. "PME Magazine" fait le point sur le marché des neurotechnologies. Si, pour l'heure, les sociétés qui en tirent profit sont aux Etats-Unis, la Suisse a une carte à jouer. Ses institutions académiques, comme l'EPFL, sont à la pointe de la recherche dans ce domaine et un savoir-faire considérable existe dans la fabrication de microcircuits et d'appareils médicaux de haute précision. Seul problème : notre pays n'arrive pas assez à traduire ces connaissances en richesses et en emplois.

"PME Magazine" d'août consacre un dossier au sport et au laboratoire scientifique qu'il est devenu. Et de citer l'exemple de l'entreprise vaudoise Décision, qui a réussi le lancement d'une série de multicoques. Cet événement pourrait d'ailleurs être le début d'une nouvelle phase de développement pour le constructeur d'Alinghi. Mais les associés Bertrand Cardis (diplômé EPFL), Jean-Marie Fragnière et Claude-Alain Jacot devront encore attendre fin 2005 pour savoir s'ils obtiendront la prestigieuse commande d'Ernesto Bertarelli.

Basée à Sion, Mimotec produit des microcomposants destinés aux mouvements horlogers. La société utilise une technologie inédite pour la fabrication de micromoules et de microcomposants. Elle a le vent en poupe et l'année dernière, le magazine "Bilan", ainsi que les HEC de Lausanne lui ont décerné le Prix Stratégis. "Le Nouvelliste" de vendredi dresse le portrait de cette entreprise créée en 1998 par Nicolas Fahrni et Hubert Lorenz. Ce dernier était doctorant à l'EPFL quand le projet prit forme. Le futur produit de Mimotec a ainsi été conçu dans les murs de l'Ecole. (Pas d'article disponible).

Trois ans à peine après son inauguration, le bâtiment pharaonique des Sciences à l'Uni de Neuchâtel se dégrade dangereusement et risque de tomber sur la tête des étudiants. Avec un budget global de 111 millions de francs, l'édifice est le plus gros jamais construit par le canton et son architecture a fait tout particulièrement la fierté du Département de géologie. Cependant, les premières altérations – elles seraient dues à la structure de la pierre - ont été constatées avant même l'inauguration. Mais qui faut-il blâmer aujourd'hui ? Les différentes entreprises impliquées se renvoient la balle. Selon le chef de projet Eric Ryser, ce serait à Lausanne qu'il faudrait rechercher la responsabilité de toutes les complications. "Le Laboratoire des essais pierreux de l'EPFL avait étudié le projet. J'estime qu'il est responsable, puisqu'il a écrit que rien ne s'opposait à l'usage de cette pierre en façade ventilée", déclare-t-il dans "L'Hebdo" de cette semaine. L'affaire pourrait bien se terminer au tribunal.

Des fissures ont été découvertes la semaine passée dans le tunnel routier de Mitholz, dans le Kandertal. Leur origine demeure pour l'instant inconnue. Pour Emmanuel Denarié, du Laboratoire de maintenance, construction et sécurité des ouvrages à l'EPFL, "les explications sont multiples et il est difficile de s'exprimer rapidement sur une causalité exacte". La situation est si critique que le tunnel a dû être fermé à la circulation.

29 juillet 2004

Donner à la Suisse une identité basée sur la connaissance et son acquisition. Mieux, faire coller à ce pays le slogan "Switzerland, the education country". Tel est le credo de Patrick Aebischer, au moment où Berne songe à une refonte du système universitaire helvétique. Dans "L'Hebdo" de cette semaine, le président de l'EPFL souligne que la formation est un "un bien précieux". Qui demain sera également un business. Mais pour l'heure, le fossé entre le discours politique et l'action est trop grand. Patrick Aebischer prédit que la Suisse va payer cher les économies qu'elle fait aujourd'hui dans les secteurs de la formation et de la recherche. D'autres pays, comme Singapour, ont bien compris les enjeux de l'éducation. L'île-Etat se profile d'ailleurs, à toute allure, comme un hub de l'économie du savoir.

La sortie sur les écrans romands du blockbuster de l'été, "I, Robot", suscite une foule de questions à la "Radio Suisse romande". Où en est la recherche en robotique à l'heure actuelle? Les robots ressemblent-ils vraiment à des robots? Ont-ils moyen d'échapper à leur programmation initiale? Dario Floreano, professeur au Laboratoire des systèmes autonomes et spécialiste de la robotique bio-inspirée, répond au micro de l'émission "C'est déjà demain" du 28 juillet. Quant à savoir si les robots seront un jour capables de rêver… L'ombre d'Isaac Asimov plane sur les ondes.

Les travaux du tunnel de Glion ont-ils fait changer les habitudes des automobilistes ? Depuis la fin de la semaine dernière, les visiteurs de www.glion-fute.ch peuvent participer à un sondage mené par le Laboratoire de sociologie urbaine de l'EPFL. Son responsable, Vincent Kaufmann entend analyser le comportement des usagers de la route pendant et après le chantier. A lire dans "24 Heures" de ce jeudi.

28 juillet 2004

Deux dirigeables suisses se chargeront de la surveillance aérienne des Jeux Olympiques à Athènes. Pour la société Skycruise, de Buochs (NW), à qui appartient les engins, un tel mandat est une aubaine en termes de visibilité. Le premier dirigeable abritera des systèmes de surveillance électronique militaires. Le deuxième a été loué par la chaîne de télévision NBC. Après le crash du Zeppelin LZ Hindenburg en 1937, les "cigares volants" sont tombés dans l'oubli. Mais, depuis les années 1980, de nombreux projets ont vu le jour. A l'instar de l'AVEA, "l'aile volante épaisse aérostatique", qui reçut le soutien d'une équipe de l'EPFL. Dans des laboratoires de recherche, tels que celui des systèmes autonomes à l'EPFL, on recourt à des dirigeables modèles réduits pour effectuer diverses expérimentations. "L'agefi" a interviewé de l'un de ses spécialistes, Jean-Christophe Zufferey.

L'Ecole polytechnique de Lausanne analyse depuis longtemps l'urbanisme en sous-sol, cette dimension cachée de l'environnement, et Pierre von Meiss, après 33 ans d'enseignement de l'architecture, a réuni, avec son collègue Florinel Radu, une brochette de spécialistes dans un séduisant livre de synthèse sur les espaces publics souterrains. Ce qui frappe, outre la beauté de certaines photographies, c'est l'humanité de l'approche, écrit Bertil Galland dans "Coopération". Un ouvrage publié aux Presses polytechniques et universitaires romandes.

27 juillet 2004

Peut-être avez-vous déjà croisé, en vous promenant sur le campus, une ministation météo fixée sur un trépied? Ces engins, qui communiquent entre eux sans fil effectuent de nombreuses mesures météorologiques. Ils sont à la base d'un projet lancé par l'EPFL et le LUCE (Landuse Urban CAnopy Experiment) et dont parle le Nouvelliste dans son édition d'aujourd'hui. Le but de ce projet est d'identifier et de comprendre des microclimats allant d'une zone urbaine à une échelle locale.

Les médias romands de ce jour – la Radio Suisse romande, "Le Temps", "24 Heures" et "Le Matin" - ne manquent pas d'annoncer le divorce entre le Team Alinghi et Russell Coutts. Le skipper néo-zélandais a été licencié avec effet immédiat pour cause de "violations répétées de ses obligations contractuelles" a communiqué Alinghi Holdings. Pour rappel, le triple vainqueur de la Coupe de l'America avait notamment refusé de barrer Alinghi à Newport en juin lors de l'UBS Trophy. Autre élément de discorde : les déclarations de Coutts dans la presse début juillet, affirmant qu'il considérait ne plus faire partie du Team. Pour l'heure, aucun engagement n'est prévu pour remplacer le skipper.

Le pôle de recherche national (PRN) Finrisk, lequel a pour but de relier la recherche financière des universités suisses, esquisse ses premiers contours. "L'agefi" du 26 juillet décrit les objectifs premiers de ce programme visant à créer un centre d'excellence en finance par le biais d'une fondation financée par les autorités fédérales et cantonales, ainsi que par l'industrie des services financiers. Entretien avec Rajna Gibson, coordinatrice du PRN.

Le portrait que la NZZ a consacré à Claude Nicollier (lire la revue de presse d'hier) n'est pas resté lettre morte auprès des autres médias. Ainsi "La Liberté" et "Le Courrier" du jour reviennent sur le prochain départ à la retraite de l'astronaute et professeur à l'EPFL de l'Agence spatiale européenne (ESA). Si Claude Nicollier ne se reposera pas sur ses lauriers – l'augmentation de sa présence à l'EPFL et dans d'autres institutions de recherche en Europe et en Inde aura en effet de quoi l'occuper – son départ de l'ESA privera la Suisse d'une présence dans cette organisation. A moins qu'un ressortissant helvétique n'arrive à briguer un poste lors du recrutement qui aura lieu en 2006.

Le tabac a beau calmer les nerfs des adeptes de l'herbe à Nicot, il n'a aucun effet sur Chilka et Cytos, deux sociétés spécialisées dans le développement de médicaments. Au cœur de leur différent: un vaccin antitabac conçu dans les labos de l'institut de biochimie de l'Université de Lausanne est qui est actuellement en cours de phase préclinique, grâce à l'aide de chercheurs de l'ISREC et de l'EPFL. Les deux sociétés se disputent la haute main sur les droits de propriétés intellectuelles associés au produit, raconte "l'agefi".

26 juillet 2004

Pas besoin de se forcer pour se convaincre que Claude Nicollier est "un homme très occupé". C'est bien simple, l'astronaute et professeur à l'EPFL ne semble pas avoir une minute à lui, à lire le portrait qui lui est consacré dans la "NZZ" du jour. Pris sur le vif entre un cours d'instruction militaire au Tessin et son retour familial dans le canton de Vaud, Claude Nicollier est présenté par le journal alémanique comme un homme qui ne connaît décidément pas de frontières. A l'aube de ses 60 ans, en septembre prochain, l'astronaute continuera à œuvrer aux Etats-Unis auprès de la NASA tout en assurant ses cours à l'EPFL. Avant de passer un mois en Inde dans un institut de recherche à Bengalore, en 2005, et de rejoindre l'Allemagne et le Centre astronautique européen de Cologne, en 2006. Un parcours logique pour ce globe-trotter spatial qui se dit "suisse, européen et citoyen de cette planète".

L'utopie ultime de l'architecte? "Concilier les compétences architecturales et la demande des habitants". Tel est le mot d'ordre d'Adriana Rabinovich, chargée de cours au Laboratoire de sociologie urbaine de la Faculté ENAC. Coordinatrice de projets de réhabilitation urbaine en Amérique centrale dans le cadre du "Pôle de recherche Nord-Sud" mis sur pied par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, Adriana Rabinovich livre au "Courrier" ses réflexions sur le développement durable et la réhabilitation de quartiers privilégiant "l'autoconstruction", c'est-à-dire l'implication de la population et des autorités locales. L'architecte suit d'ailleurs ses préceptes à la lettre en collaborant avec l'Université de Las Villas, à Cuba, pour des projets concernant la province de Santa Clara.

Un vent d'air pur et de "politiquement correct" souffle sur les entreprises et les universités. "Le Matin Dimanche" revient sur le bannissement de la cigarette dans les grandes institutions, à l'image de La Poste, l'UBS, des CFF et de l'EPFL. Selon le journal, être fumeur se révèle de plus en plus un critère handicapant lors de la postulation pour un nouvel emploi. Quant aux modalités suivies par les employeurs pour lutter contre le tabagisme passif, les stratégies diffèrent. Alors que La Poste, par exemple, choisit de séparer le plus possible fumeurs et non-fumeurs, d'autres, comme l'EPFL et Kudelski, préfèrent compter sur la civilité des collaborateurs et l'aménagement de quelques zones spécialement dédiées aux adeptes de l'herbe à Nicot.

23 juillet 2004

L'atmosphère n'est pas la seule à perturber notre vision, l'univers crée aussi ses mirages. Dus à la gravitation, ils portent le nom de "lentilles gravitationnelles. L'étude et la connaissance de ces phénomènes sont à ce point avancées qu'elles font partie aujourd'hui des outils permettant de repousser les limites de l'observation de l'univers. Georges Meylan, professeur en astrophysique à la Faculté des sciences de base de l'EPFL, va d'ailleurs développer une antenne de recherche sur ces phénomènes à l'Observatoire de Genève. Et, en marge du symposium de l'Union astronomique internationale qui s'est tenu ces jours à l'Ecole, il donne ce vendredi soir une conférence grand public à Lausanne. "L'agefi" profite de cette manifestation pour se pencher sur cet aspect cosmologique. Le quotidien rappelle que si les astronomes du XVIIe et XVIIIe siècles recouraient aux transits de planètes et à la gravitation pour mesurer la taille de l'univers, les astrophysiciens utilisent maintenant les lentilles gravitationnelles. Ils peuvent ainsi déterminer notamment la masse totale de la galaxie lentille et les paramètres cosmologiques tels que l'âge de l'univers.

Bernard Decrauzat, directeur général des Hospices/CHUV, estime que notre société ne pourra pas échapper au vrai problème : l'augmentation constante des coûts de la santé. Et ce à cause des progrès des technologies médicales, du vieillissement démographique et des attentes croissantes de la population. Mais pas seulement, déclare le responsable dans "24 Heures". Il rappelle aussi que les législatifs – fédéral et cantonal – ont voté des dispositions en matière de personnel et de produits thérapeutiques qui ont représenté ces dernières années une charge de l'ordre de 47 millions de francs, pour les seuls hôpitaux universitaires lausannois. Enfin, le canton de Vaud n'a-t-il pas fait du biomédical un de ses atouts, avec un fort potentiel de développement lié aux efforts conjoints de l'Uni, de l'EPFL et du CHUV ? La solution qui permettra de freiner la hausse des coûts est donc encore loin d'être trouvée.

22 juillet 2004

Professeur assistant à la Faculté informatique et communications de l'EPFL, Matthias Grossglauser a développé un système anti-spam basé sur l'analyse des liens de confiance existant entre les correspondants. Il a mis en ligne et fait breveter "trustmymail.com", un service gratuit ouvert au public depuis le mois de février. "L'Hebdo" de ce jeudi en explique le principe, simple : quand une personne veut communiquer par courrier électronique avec un membre de trustmymail, elle doit répondre à une question-test. Seule une bonne réponse permet au message d'être acheminé à son destinataire. Et dès ce moment, l'expéditeur entre à son tour dans le réseau protégé. Ainsi se crée tout un petit monde d'échanges de courriels seulement entre amis et amis des amis des amis. ("L'Hebdo" du 22 juillet).

"Der Bund" et "Facts" profitent de l'été pour parler du coût des études en Suisse. Le premier rappelle que le nombre d'étudiants dans les hautes écoles a considérablement augmenté depuis vingt ans, alors que le financement étatique n'a pas suivi la même courbe ascendante. "Toujours plus de diplômes, de titres et d'études", lit-on dans "Facts" du 22 juillet. D'où l'explosion des coûts. Parallèlement, la concurrence européenne et internationale se fait toujours plus pressante. Pour relever les défis qui se posent à elles, les hautes écoles doivent passer par des réformes. Des réformes qui, en premier lieu, harmoniseront le système helvétique, comme le prévoient les accords de Bologne.

Réduire la pollution causée par les véhicules. Les constructeurs automobiles planchent depuis pas mal de temps sur des solutions qui permettraient d'atteindre cet objectif. Actuellement, c'est le véhicule hybride (essence-électricité) qui est à l'honneur. Honda, Nissan et autres Volkswagen se lancent dans l'aventure, chacun à leur manière. Mais les véhicules à pile à combustible font aussi office de porte-drapeaux de la voiture écologique. Sans oublier les autos propulsées au gaz naturel. Le point sur la situation dans ce domaine moteur dans "L'agefi" de jeudi.

21 juillet 2004

Acheter une maison, c'est se trouver confronté à toute une série de questions juridiques, pratiques et financières. D'où l'utilité de bien se renseigner avant de se lancer dans une telle entreprise. Mais où trouver les bonnes informations ? "24 Heures" de mardi suggère la Chambre immobilière cantonale, par exemple, ou encore, depuis peu, l'Ecole-Club Migros de Lausanne. Celle-ci propose un cours intitulé "Acheter, construire, rénover sans se tromper". A l'origine de cette formation, on trouve Pierre Salvat, ingénieur en agronomie, diplômé postgrade en énergétique du bâtiment et collaborateur scientifique à l'EPFL. Et sa proposition a fait mouche, puisque les participants viennent nombreux.

On découvre dans la "HandelsZeitung" de ce jour que les étudiants des hautes écoles suisses ont un bon esprit d'entreprise : deux tiers d'entre eux peuvent s'imaginer un jour créer leur propre société. C'est ce que révèle l'étude "Swiss survey on collegiate entrepreneurship 2004" réalisée par l'Institut suisse pour les petites et moyennes entreprises de l'Université de St-Gall. En revanche, les chiffres révèlent aussi qu'un quart des étudiants n'ont pas encore de plan concret pour une telle réalisation. Près de 70% d'entre eux disent vouloir y songer seulement après quelques années d'expérience professionnelle.

20 juillet 2004

Le nouvel espéranto sera peut-être le Globish, pour "global English". Cette langue de 1500 mots, aussi utile qu'utilitaire, pourrait être l'avenir de la Suisse, de l'Europe, du monde. A moins que ce ne soit une sérieuse régression. Alors que certains craignent que l'anglais mette notre culture en danger, d'autres y voient la possibilité de mieux se comprendre sur tout le territoire. La Radio suisse romande est allée du côté du laboratoire d'informatique à l'EPFL pour voir comment se côtoient 14 nationalités différentes. Là, tout se fait en anglais et sans que cela suscite de grands débats.

Purifier l'eau sans agents chimiques, c'est ce que permet Diacell, des électrodes de diamant sur silicium mis au point par le Centre suisse d'électronique et de microélectronique à Neuchâtel. Ce projet, auquel collabore aussi l'EPFL, ouvre des perspectives industrielles révolutionnaires et la commercialisation de ces électrodes est en passe de démarrer. Pour l'heure, lit-on dans "L'agefi" de lundi, un des premiers marchés prospectés est celui des piscines. La Diacell permet en effet de se passer du chlore et elle élimine aussi des substances comme les crèmes solaires. En attendant, la recherche sur ces électrodes diamantés se poursuit à l'EPFL, sous la direction du professeur Christos Comninellis.

"L'agefi" de mardi donne la parole à Charles Kleiber, secrétaire d'Etat à la science. Pour lui, la récente proposition de Pascal Couchepin – le rachat des universités par la Confédération – est une bonne idée, mais financièrement peu réalisable. Quant aux axes centraux du système revu pour 2008, Charles Kleiber annonce la restructuration de la Conférence universitaire suisse, qui sera présidée par un conseiller fédéral. La CUS définira alors les conditions cadres et approuvera un plan stratégique pour tous les développements communs des hautes écoles. Enfin, en ce qui concerne la médecine, la Confédération et les cantons discuteront dès la fin août de sa réorganisation.

Le professeur Jean-Louis Scartezzini et son équipe développent depuis 1986 dans le laboratoire d'énergie solaire, à l'EPFL, un système de commandes des bâtiments. Le but étant d'aboutir à un procédé qui réponde non seulement aux besoins des personnes, mais qui permette aussi des économies d'énergie. La revue "tec 21" du 16 juillet explique ce projet.

19 juillet 2004

La très pénible affaire touchant l'ancien responsable de l'Institut de chimie minérale et analytique de l'Université de Lausanne va déboucher prochainement sur un procès qui ne manquera pas de secouer le monde académique. Emplois fictifs, facturations bidon, mais aussi un mobbing érigé en système, le Professeur F. aura à répondre devant la justice de faits graves. Et une énigme demeure pour l'instant entière. Que sont devenus les deux millions de francs détournés, évaporés dans les comptes de l'institut ? C'est la question à laquelle tentent de répondre les enquêteurs du Contrôle cantonal des finances, de la Brigade financière et le service financier de l'Université. Le procès de ce Professeur reconnu comme une sommité mondiale dans son domaine devrait s'ouvrir début 2005 au Tribunal de la Côte.

L'Agefi dresse le portrait de Christof Holliger, professeur associé en biotechnologie environnementale. "Nous sommes loin d'exploiter tout le potentiel qu'offre ce domaine", explique le professeur. A titre d'exemple, l'azote et le phosphore présents dans les eaux usées sont aujourd'hui simplement éliminés. Or ces "déchets" constituent des ressources extrêmement précieuses. Je suis pour ma part convaincu que la sauvegarde et la restauration des ressources naturelles résident dans la mise au point de procédés biologiques intégrés, qui ne visent pas seulement à éliminer la pollution des effluents, mais également à les traiter de manière à récupérer toutes les ressources qu'ils renferment. Bref, l'avenir de notre planète réside sans conteste dans le recyclage de nos ressources naturelles et non dans leur élimination systématique".

Le Sonntags Blick s'entretient avec le nouveau professeur EPFL, Thomas Henzinger, un des meilleurs spécialistes de la sécurité des programmes informatiques. Il compare son travail à celui d'un ingénieur civil qui, avant de construire un pont, doit calculer la statique et établir un modèle mathématique. "Pour tester la sécurité d'un ascenseur, par exemple, avant qu'il soit construit, on doit vérifier les bases mathématiques de sa construction. Ainsi, nous simulons sur nos ordinateurs toute sa construction mécanique, incluant le logiciel de pilotage sous forme d'un modèle mathématique. La simulation nous permet de tester sans aucun danger si l'ascenseur fonctionnera sans défaillance. Et nous pensons déjà plus loin. Nos procédés permettront dans l'avenir de vérifier le programme en cours d'écriture dans l'ordinateur même du développeur". Les nouveaux langages de programmation sur lesquels travaille le Professeur Henzinger devraient rendre les ascenseurs et les avions plus sûrs, même si le professeur précise que le risque zéro n'existe pas et que la vie demeure toujours dangereuse, mais on a aujourd'hui les moyens intellectuels et techniques d'atteindre la plus haute qualité possible pour limiter les risques.

16 juillet 2004

Vingt étudiants suisses sur 120 jeunes Européens ont participé à la septième campagne de vols paraboliques de l'Agence spatiale européenne. Cette mission a permis de réaliser 30 expériences scientifiques en microgravité, donc en apesanteur, dans un Airbus A300. Elle s'est achevée jeudi a annoncé la Radio suisse romande. Les étudiants ont été sélectionnés par l'ESA et cette année, la Suisse a été représentée avec cinq équipes, trois de l'EPFL et deux de l'Université de Zurich.

"La Suisse est un des seuls pays industrialisés dans lequel les fonds pour la formation et la recherche diminuent", constate le nouveau président des EPF Alexander Zehnder, dans une interview accordée à "L'APC – votre journal". En revanche, il se félicite des processus de décision qui y sont transparents, de la qualité des infrastructures et de l'efficacité des voies de communication. Ses priorités en tant que tout nouveau président ? "Veiller à la compétitivité de la Suisse au plan international et créer un environnement offrant des perspectives d'avenir aux jeunes."

Un laboratoire de haute sécurité, destiné à des recherches sur des virus et des maladies bactériologiques touchant les végétaux, devrait bientôt voir le jour à Nyon. Le projet a été mis à l'enquête. Il est prévu que ce laboratoire soit hébergé par la Station fédérale de Changins, une première suisse pour un centre de recherche agronomique relevant de l'autorité fédérale. Il existe aujourd'hui deux sites de ce genre dans le canton de Vaud, un à l'EPFL et l'autre chez Nestlé.

André Merbach, professeur de chimie à l'EPFL, ne croit pas que les formations "dans lesquelles l'on apprend un peu de tout" puissent conduire à des succès. Selon lui, la recherche interdisciplinaire requiert des chercheurs qui sont des spécialistes bien formés, ayant appris à communiquer et à s'intéresser aux problèmes de collègues d'autres disciplines. "La clé du succès est donc le maintien de formations solides et approfondies. C'est là que je vois l'avenir des sciences de base", conclut-il dans une interview publiée dans la revue de l'Académie suisse des sciences naturelles.

"24 heures" présente les atouts du master en management of technogy. Ce programme de formation postgrade permet aux spécialistes des hautes écoles de commercialiser leurs découvertes scientifiques. Il est organisé conjointement par l'Ecole des HEC de l'Uni de Lausanne et l'EPFL.

Le Dr Christophe Ballif, collaborateur de l'EMPA, a été nommé à la tête de la chaire d'électronique physique de l'Institut de microélectronique de l'Université de Neuchâtel.

15 juillet 2004

Est-ce à cause du manque d'actualité ? "Le Matin" de ce jeudi découvre enfin Robota, la poupée-robot développée à l'EPFL. Le quotidien explique les bienfaits de ce petit humanoïde utilisé pour apprendre à des enfants autistes à jouer. Robota est actuellement exposée à la Cité de l'espace, à Toulouse.

"Les ingénieurs spécialisés en microélectronique sont concentrés entre l'arc neuchâtelois, l'Ecole d'ingénieurs à Yverdon et l'EPFL." Les propos sont de Lionel Portmann, lui-même ingénieur EPFL en microélectronique. Il n'est donc pas étonnant que la société taiwanaise Elan Microelectronics Corp. ait choisi Yverdon pour y implanter son centre de conception. "La presse du Nord vaudois" de mardi présente cette entreprise qui oeuvre entre Taiwan, Zurich et Yverdon, où un très important projet de circuits de télécommunication est en voie d'achèvement.

Histoire d'élargir l'horizon estival, la revue de presse du jour intègre une interview de Qidi Wu, Chinoise diplômée de l'EPFZ. La jeune femme y parle de son expérience en Suisse, mais aussi de la situation de la formation supérieure dans son pays. Elle estime qu'une école d'un niveau aussi élevé que celui d'Harvard ne verra pas le jour en Chine avant une vingtaine d'années, même si une douzaine d'établissements de qualité existent déjà. Qidi Wu explique encore que plus de 700 millions de ses compatriotes vivent de l'agriculture et n'ont pas été, ou peu, scolarisés.

14 juillet 2004

"24 heures" suit avec assiduité la manifestation maritime Brest 2004. Dans son édition de mercredi, le quotidien rapporte les commentaires faits à ce sujet par plusieurs personnalités. A noter les propos de François Nordmann, ambassadeur de Suisse en France : "Avec la présence de La Vaudoise, du folklore, du Musée du Léman et de l'EPFL, cela montre au public une Suisse sympathique, moderne, ouverte sur le monde et performante."

La collection d'ordinateurs exposée de manière permanente à l'EPFL fait l'objet d'un bref article dans le "Bulletin des SEV" du 8 juillet. Ce Musée Bolo compte plus de 450 machines, de la perforatrice à carte au Commodore 64, en passant par des productions plus locales comme les Smakys.

Le "Marché suisse des machines" du 8 juillet dresse le portrait de la firme tessinoise Agie, à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Ce fabricant de machines à électro-érosion réalise l'ensemble du hardware, câblage et circuits en SMD. Il est de fait fortement impliqué dans la recherche électronique et il collabore intensément avec l'EPFL, notamment dans le cadre d'un projet de nanotechnologie.