Revues de presse

23 août 2004

Les mémoires informatiques de demain ont un nom: les MRAM. Non volatiles, rapides, extrêmement puissantes, ces mémoires magnétiques semblent conjuguer tous les avantages pour remplacer les traditionnelles mémoires vives utilisées aujourd'hui dans les ordinateurs. A la base de cette innovation réside un concept des plus audacieux: l'utilisation de petites cellules dotées de propriétés magnétiques sur lesquelles chaque bit d'information (les fameux 0 et 1 qui forment le système binaire) est stocké par aimantation, suivant l'orientation de ces cellules. Ce système promet des ordinateurs quelque 60.000 fois plus rapides en termes d'accès aux données. Mais il reste encore de très nombreux problèmes en raison des limites liées à la miniaturisation des composants. Or des recherches menées par Jean-Philippe Ansermet, responsable du Laboratoire de physique des matériaux nanostructurés, pourraient lever certaines barrières encore infranchissables, annonce "l'agefi" du jour.

Les automobiles deviennent de plus en plus mal vues par les autorités des grandes villes. Et l'instauration d'un système à péage à Londres pourrait bien faire mouche dans certaines villes romandes, avertit "24 Heures". Car si les automobilistes sont encore rétifs au fait de payer pour circuler dans les centres-villes, l'idée fait son chemin, selon une étude du Centre de compétences en urbanistique (CREM), une entité née de la collaboration entre l'EPFL et la ville de Martigny. Explications et analyse de Christophe Matas, ingénieur en charge du dossier.

Dans le domaine de la création d'entreprises, Américains et Suisses sont aux antipodes les uns des autres. Alors que les entrepreneurs outre-Atlantique sont littéralement galvanisés par une mentalité de "gagnants", c'est souvent la peur de l'échec qui accompagne les patrons helvétiques, surtout dans le domaine de l'innovation technologique. Tel est en substance le message qui ressort du dernier Congrès des Suisses de l'étranger, qui s'est déroulé samedi dernier à Winterthur, rappelle "Der Landbote". Comment faire pour en finir avec ce cliché? La réponse de Bertand Piccard: "se laisser porter par le vent". En appuyant quelque peu la métaphore avec son expérience à bord de Breitling Orbiter, avant d'entamer celle de Solar Impulse, l'aéronaute-psychiatre rappelle qu'aventure ne rime pas avec impréparation et que l'appui de l'EPFL se révèle aujourd'hui indispensable pour la réussite de son futur exploit solaire.

20 août 2004

La "Weltwoche" pose une question très dérangeante dans l'édition de cette semaine: la Suisse a-t-elle encore les moyens de prétendre à la moindre compétitivité à l'échelle mondiale? En prenant comme point de départ le dernier rapport de l'IMD, lequel a été publié il y a plusieurs mois déjà, l'hebdomadaire dresse un constat plutôt alarmant. Les branches qui ont forgé l'âge d'or de l'économie suisse sont en perte de vitesse, et le pays a beaucoup de peine à se frayer une place dans les métiers à forte valeur ajoutée. Exception à cette règle: la recherche, dans laquelle la Suisse peut encore prétendre compter. Le journaliste cite en particulier l'émergence de la "Biovalley" lémanique comme pendant de poids à la région rhénane, en présentant Patrick Aebischer comme le rassembleur qui a donné l'impulsion nécessaire pour que les hautes écoles romandes travaillent main dans la main. Preuve à l'appui avec la bioinformatique qui représente, selon le média, le parfait exemple de la collaboration de deux sciences appelées à gagner encore plus de poids à l'avenir.

Passionnant voyage que celui auquel nous convie "Pole Position", la publication du pôle de recherche national (PRN) Frontiers in Genetics. C'est en effet au cœur de la thérapie génique que nous emmène l'article, afin d'explorer les tréfonds d'une voie encore émergente: les vecteurs lentivirus. Cet objet de recherche consiste à utiliser un type particulier de virus désactivés pour introduire des gènes dans l'organisme et ainsi réparer des dysfonctionnements ou guérir des maladies génétiques. Les différents membres du projet, dont l'EPFL et le Centre médical universitaire de l'Université de Genève, ont décidé de s'organiser en "thèmes de travail" pour coordonner leurs efforts, dont la plupart ont trait à l'utilisation des lentivirus.

Une fois n'est pas coutume, la concorde est de mise entre syndicat et patronat. Le motif de ce front commun? La prochaine votation sur la naturalisation facilitée qui sera soumise au peuple le 26 septembre. Comme le soulignent "l'agefi" et "Le Temps" d'aujourd'hui, les étrangers qui sont nés ou ont grandi en Suisse représentent un élément de richesse pour l'économie suisse. Alexander Zehnder, président du Conseil des EPF, souligne que la part des professeurs étrangers ne cesse d'augmenter dans les deux écoles polytechniques, passant de 39% pour l'année 1994 à 56% l'an dernier. Or ce chiffre, significatif de l'attractivité des deux institutions à l'aune internationale, risque de s'éroder. Comme le laisse supposer le tiers de doctorants étrangers obligés de quitter la Suisse après avoir été formés dans notre pays, faute de permis de séjour.

La rentrée va être un peu plus mouvementée que prévu pour les 12.000 employés du domaine des EPF. Le Conseil va introduire dans les deux écoles polytechniques fédérales et les quatre autres institutions de recherche un nouveau système de rémunération. Selon Alexander Zehnder, président du Conseil des EPF, ce changement vise à rompre avec la règle actuelle, qui accorde un avancement automatique dans l'échelle des salaires grâce à l'ancienneté et empêche la reconnaissance du mérite effectif des employés, à l'exception du versement de primes ponctuelles. Avec le nouveau système, les employés seront davantage évalués d'après le catalogue de prestations dont ils ont la charge, explique le président dans le "Journal de l'APC", l'organe de presse de l'Association du personnel de la Confédération. Les doctorants ne sont pas concernés par ce modèle de rémunération, au contraire des assistants.

19 août 2004

Les bacheliers d'aujourd'hui seraient-ils moins bons que ceux d'hier? Au moment où les statistiques sur les échecs aux examens de maturité font grand bruit dans le milieu scolaire, "L'Hebdo" lance l'enquête dans les hautes écoles suisses. Avec des taux de 40 à 70% d'étudiants qui "n'auraient pas vraiment le niveau ou la capacité de travail nécessaires pour suppléer leurs lacunes", la question mérite d'être posée. Mais les experts ne s'accordent pas sur la signification des statistiques disponibles. A l'EPFL, si le taux d'échecs lors des examens de première année a beau avoir augmenté en 1993 de 10% par rapport à l'année précédente, il reste difficile de confirmer l'amorce d'une tendance de long terme, estime Patrick Aebischer. Reste que l'avènement de la maturité "à la carte", permettant de panacher les branches, semble poser un réel problème dans les sciences exactes et techniques et pourrait décourager les bacheliers à choisir ce type d'études "au moment où l'on besoin de plus d'élèves", souligne Patrick Aebischer.

Suite (et fin?) de l'"affaire Karl Krey" entamée il y a deux jours par le "Tages Anzeiger". Le directeur de l'Institut des sciences du comportement de l'EPFZ a été mis sur la sellette par le quotidien alémanique pour ses différents mandats et activités se situant hors du giron de l'Ecole. Selon le journal, le Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) se penchera lors de sa prochaine réunion sur la question des activités accessoires du corps professoral. Dans une interview, Alexandre Zehnder, président du CEPF, précise que si les professeurs ont le droit de disposer de 20% de leur temps de travail pour leurs occupations en dehors de leur dicastère, ils doivent néanmoins veiller à ce que celles-ci soient en relation directe avec l'orientation de leurs recherches et de leur programme d'enseignement.

"Nouveau départ pour Swissmetro", titre la "Mittelland Zeitung" du jour. Le journal décrit la deuxième vie de ce projet de train souterrain ultrarapide, lequel avait été laissé quasiment pour mort aux yeux du grand public. C'était sans compter les possibilités offertes aujourd'hui par la simulation par ordinateur, qui laisse entrevoir la conception d'un tronçon de test à l'échelle 1:1 pour 2020, affirme le média en citant Marcel Jufer. La construction de ce tronçon d'au moins douze kilomètres pourrait débuter dans cinq ans et devrait coûter au moins un milliard de francs. Reste donc à lever les barrières financières et politiques pour que Swissmetro passe de l'état de projet à celui de réalisation concrète.

Que ceux qui se demandaient où était passé Charles Favre lisent "La Presse Riviera Chablais" de mardi. L'ancien ministre des finances du canton de Vaud a pris la présidence de l'entreprise Swortec, laquelle s'établit à Villeneuve. Cette jeune société désire commercialiser un dispositif mis au point au Laboratoire de systèmes robotiques 2 (LSRO2) de l'EPFL qui permet aux paraplégiques d'entraîner leurs muscles et leurs articulations en station couchée. Ce produit devrait être mis sur le marché en 2006. Reymond Clavel, responsable du LSRO2, participe également à la deuxième phase du projet, qui consiste en un système de marche alliant une orthèse et une électrosimulation neuromusculaire.

Déjà sous les feux des projecteurs du "Tages Anzeiger" la semaine dernière, Dartfish accède à une place de choix dans les colonnes de "La Liberté" et de "l'agefi". Ce spin-off de l'EPFL basé à Fribourg profite de la tenue des Jeux Olympiques pour mettre en avant sa technologie. Dartfish a en effet développé un logiciel de traitement vidéo de plus en plus utilisé non seulement par les chaînes de télévision mais aussi par les athlètes. Ce logiciel permet d'afficher, de comparer et d'analyser sur un même écran et en simultané les performances de deux sportifs. De quoi parfaire un entraînement et gagner les précieux centimètres ou dixièmes de secondes qui feront la différence

18 août 2004

Après la folie boursière des années internet, qui a favorisé la création de nombreuses jeunes sociétés, à quel niveau se montent encore les ambitions entrepreneuriales des étudiants? D'après la "Neue Zürcher Zeitung", près de la moitié des futurs diplômés des hautes écoles suisses rêvent de fonder leur propre affaire. Mais ils sont évidemment bien moins nombreux à passer de la théorie à la pratique. La NZZ remarque que de nombreux facteurs adverses, dont le manque de financement, sont responsables de cet état de fait. Le quotidien relève également que les initiatives en faveur de la création de jeunes pousses sont plus nombreuses en Suisse romande qu'en Suisse alémanique. Et cite le rôle prépondérant de l'EPFL, laquelle "se distingue en favorisant la création d'entreprises, notamment par le biais de spin-off".

Suite du réquisitoire du "Tages Anzeiger" contre Karl Frey, directeur de l'Institut des sciences du comportement de l'EPFZ. Cette fois, le journal alémanique s'attache aux activités que ce responsable a développées en-dehors de son dicastère. Bien que rattaché à plein temps à ses fonctions au sein de l'EPFZ, Karl Frey a fondé une entreprise à Zoug et plusieurs écoles privées en Suisse, en Allemagne et en Autriche, dont il fait partie du conseil d'administration, soutient le "Tages Anzeiger". En outre, certaines de ces académies emploieraient d'autres membres de l'EPFZ. Si le règlement autorise le professeur à disposer de 20% de son temps pour ce type d'activités, des zones d'ombre demeurent, affirme le quotidien.

Le moteur de recherche internet aurait dû vivre aujourd'hui son premier jour de cotation au Nasdaq. Aurait, car la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américaine, a décidé de surseoir à son autorisation dans le courant de la nuit. Au-delà du phénomène purement financier, "Le Temps" revient sur la technologie et le modèle d'affaires développés par Google. Et interroge au passage Touradj Ebrahimi, professeur au Laboratoire de traitement des signaux, sur la concurrence d'un challenger redouté: Microsoft.

Rationaliser. A l'heure des coupes budgétaires dans la formation et la recherche, les hautes écoles suisses se voient contraintes de concentrer leurs efforts et leurs ressources sur un nombre plus restreint de champs d'activité. La preuve par l'exemple avec l'Université de Bâle. Afin de conserver les langues slaves dans son giron, l'alma mater rhénane doit redimensionner d'autres disciplines. Tour guidé par la "Basler Zeitung" de la redistribution des cartes, en prélude à ce qui devrait se produire dans d'autres universités cantonales.

17 août 2004

Coup de froid chez les étudiants des hautes écoles suisses. Selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique, la conjoncture met à mal les jeunes diplômés en quête de leur premier job. Ainsi quelque 6% des représentants de la volée 2002 étaient sans emploi un an après l'obtention de leur titre universitaire. En ce qui concerne les HES, la situation est encore pire, puisque le taux atteint 8%. Des chiffres bien au-delà de ceux qui prévalaient en 2001 (2% de sans-emplois) et qui rappellent les sombres années 1993-1994. Les médias se sont emparés de ces statistiques avec beaucoup d'emphase, même si les chiffres ne concernent pratiquement que les sciences humaines. "Les études supérieures ne confèrent aucune garantie de carrière, même dans les sciences économiques", soulève le "Tages-Anzeiger". Quelle recette pour s'en tirer au mieux, alors? "L'expérience pratique acquise pendant les études", estime la "Neue Luzerner Zeitung". Une réponse qui ne semble pas aller de soi: "La Liberté" souligne que les patrons accordent aux bonnes notes pratiquement autant d'importance qu'aux stages pratiques.

Coup de grisou à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Karl Frey, directeur de l'Institut des sciences du comportement, est cloué au pilori à la une du "Tages Anzeiger". Le journal alémanique reproche à Karl Frey un mandat privé que ce dernier avait à l'égard du gestionnaire de fortune Dieter Behring. Selon le journal, il semble en effet que le directeur ait utilisé des ressources inhérentes à son poste à l'EPFZ pour remplir ce mandat.

Coup de starter pour le Master en e-Governance de l'EPFL. Ce programme dirigé par Matthias Finger, titulaire de la chaire de management des industries de réseau, est cité dans plusieurs coupures de presse, dont le magazine spécialisé "newsByte". Destiné aux futurs directeurs en administration et aux cadres de l'industrie et des ONG, ce Master se profile comme un des rares programmes éducatifs dans ce domaine au monde. Emanation lausannoise, ce cursus passera également par la HEC de Saint-Gall pour se diriger hors des frontières nationales et rejoindre l'Allemagne, la Belgique, la Finlande, le Canada et le Mexique. Mais la qualité a un prix: les prétendants devront débourser 29.000 euros pour tenter de décrocher le précieux titre.

16 août 2004

"Petit, pendant les Jeux, je dévorais les images et vivais au travers de l'émotion qu'elles m'apportaient. Force est d'admettre qu'aujourd'hui je me protège". C'est un Georges-André Carrel quelque peu désabusé qui s'exprime dans "La Gruyère" de samedi, dans une interview qui tombe bien à propos, Jeux Olympiques obligent. Entre affaires de dopage et "technosport"-roi, le directeur du service des sports de l'UNIL et de l'EPFL dresse un constat sans concession du sport de haut niveau, bien éloigné de l'idéal olympique d'antan. Et rappelle quelques vérités troublantes, comme le fait que l'espérance de vie moyenne est de 49 ans dans le football américain… Mais Georges-André Carrel conserve encore l'espoir et la conviction que tous les athlètes de haut niveau ne sont pas dopés et font honneur à l'esprit des Jeux.

Quel adepte des sports de glisse ne connaît pas le nom de Nidecker? Premier fabricant de snowboards de Suisse, cette société se vante de vendre plus de 100.000 planches par an. Mais qui donc sait que cette entreprise est une PME de 150 employés basée à Rolle? Ou que les ingénieurs de Nidecker collaborent avec l'EPFL dans le domaine des vibrations? Portrait d'une société qui allie artisanat et technologie de pointe, à lire dans "Le Temps" du jour.

Michaël Graetzel et ses cellules solaires refont parler d'eux. "Der Landbote" fait le point sur la recherche au sein du Laboratoire de photonique et interfaces et revient sur les dernières découvertes dans le domaine du photovoltaïque. Après plus de douze ans de développement, les cellules solaires ont réussi leur "baptême du feu" et à remplir trois conditions-clés pour passer à une phase industrielle: l'efficience énergétique, la modicité de prix relative et la résistance à la chaleur et au rayonnement solaires. Au-delà de l'aspect technologique, l'article démontre que l'intérêt des entreprises pour implémenter une solution photovoltaïque va grandissant.

13 août 2004

La torpeur estivale touche à sa fin et les sujets remisés le temps des vacances ressortent des tiroirs des rédactions romandes. "24 Heures" accorde une tribune à Jean Martin, député radical au Grand conseil vaudois, pour traiter d'un thème dont les journaux avaient déjà fait leurs choux gras au mois de juin: la nouvelle loi sur l'Université de Lausanne. En marge de la discussion sur l'autonomie de l'institution académique, c'est le modèle universel de l'UNIL qui est remis en cause, estime Jean Martin. Selon ce dernier, l'alma mater doit concentrer ses ressources sur des secteurs prioritaires. "Les Vaudois auront l'université qu'ils méritent. L'enseignement est un créneau dans lequel la Suisse occidentale doit miser pour l'avenir. Avec la remarquable concentration de compétences dans le triangle Lausanne (CHUV) - Dorigny (UNIL+EPFL) – Epalinges (Biopôle), le défi peut être relevé", estime le député.

Tout le personnel de l'EPFL a reçu la missive électronique du DIT concernant le Service Pack 2 de Windows XP, lequel ne se révèle pas une panacée. Grevé de bugs, long à télécharger et très encombrant sur les disques durs, ce correctif majeur au système d'exploitation le plus utilisé de la planète pose presque plus de problèmes qu'il n'en résout. Toutes les explications dans la "NZZ" du jour.

12 août 2004

Un tephraphile collectionne les cendriers, un molafabophile amasse les moulins à café… Quant au palatortaphile, ce sont évidemment les pelles à tarte qui l'intéresse. Mais comment diable s'appelle l'adepte des vieux ordinateurs? Réponse: Yves Bolognini! Le propriétaire de la plus grande collection privée d'ordinateurs anciens, dont une partie est exposée au fameux musée Bolo situé sur le campus de l'EPFL, fait l'objet d'un article dans "Le Temps". Ce "maniaco-collectionneur d'ordinateurs" parle de sa passion dévorante, incarnée par un millier d'objets allant du vieux Smaky à la console de jeu moderne. Pour s'y retrouver dans ce dédale de vitrines et de vestiges informatiques, suivez le guide!

"24 Heures" de ce jour annonce qu'un atelier d'écriture permet aux étudiants, chercheurs et employés de l'EPFL de s'essayer à la composition de récits fantastiques. Lancée en novembre 2003 par l'écrivaine Sylvie Poza, cette démarche s'insère dans contexte global d'ouverture vers les sciences humaines. Mais l'atelier se veut avant tout ludique et le plaisir d'écrire y est fondamental. Il n'est donc pas essentiel de viser à devenir le nouveau créateur d'Harry Potter.

Dartfish fait son joli petit bout de chemin. Cette entreprise fribourgeoise, qui s'était fait connaître grâce à une technologie vidéo novatrice développée à l'EPFL – celle utilisée par les chaînes de télévision pour afficher et comparer, en simultané, les performances de deux sportifs, comme des skieurs alpins par exemple – connaît un succès international. La société profite visiblement de "l'effet JO" pour tirer à elle la couverture médiatique. Même dans un article du "Tages-Anzeiger" consacré à l'équipe américaine de natation, laquelle utilise la technologie de Dartfish pour améliorer son programme d'entraînement.

Les Verts zurichois ont lancé une pétition contre le projet d'agrandissement de l'EPFZ dans le quartier du Hönggerberg. L'idée est en effet d'y réaliser une cité de la science, dans laquelle on pourrait non seulement étudier, mais aussi vivre. A lire dans le "Tages-Anzeiger" de jeudi. (Pas de fichier PDF disponible).

11 août 2004

"Le Temps" d'aujourd'hui convie ses lecteurs au "jeu de la science et du hasard" de Patrick Aebischer. Accompagné d'un journaliste de la rubrique scientifique du quotidien genevois, le président de l'EPFL se livre, le temps d'une promenade au bord du lac de Seedorf, dans son canton natal. Entre l'évocation de son père, de son adolescence dans le Vieux Fribourg et de ses années scolaires – où on apprend que son cursus de médecine est passé par la Carte du Tendre – Patrick Aebischer raconte ses passions et ses rêves, justifie ses choix de vie. Lorsque l'apparition d'un héron suffit à provoquer le souvenir, la fonction présidentielle disparaît pour laisser la place à l'homme, tout simplement.

Suite des aventures humanoïdo-robotiques de l'émission "C'est déjà demain" de la "Radio suisse romande". Cette fois, c'est à Roland Siegwart de livrer ses réflexions sur les rapports entre l'homme et la machine, à l'aide d'un exemple bien concret sous les yeux: Aibo, le petit prodige de Sony. Pour le chercheur au Laboratoire de systèmes autonomes, si le robot ne va pas remplacer l'humain, il n'en demeure pas moins que la machine est appelée à interagir de plus en plus avec son créateur et son environnement. Jusqu'à devenir aussi parfait qu'un être humain?

10 août 2004

27 chercheurs issus de l'industrie et du monde académique, 12 pays impliqués, un budget devisé à 26 millions d'euros… tout ceci pour un programme de recherche qui s'annonce comme le plus important projet en nanotechnologies financé à l'heure actuelle par l'Union européenne. Telle est la fiche signalétique de CellPROM. Ce programme a pour ambition de transformer des instruments médicaux utilisés dans le domaine de la thérapie tissulaire opérant à l'échelle du macroscope pour les faire entrer dans l'univers nanoscopique. Parmi les laboratoires impliqués figure un trio helvétique: deux sociétés privées (Sysmelec et Leister) et le Centre de micro-nanotechnologies de l'EPFL. "L'agefi" du jour explique les tenants et aboutissants de ce projet paneuropéen.

"24 Heures" revient sur une nouvelle qui avait fait l'actualité au début de la période estivale: l'étude des us et coutumes de la rainette verte de nos contrées. Mis sur pied par les biologistes de l'Université de Lausanne, en collaboration avec le Laboratoire d'électromagnétisme et d'acoustique de l'EPFL, ce programme de recherche consiste à équiper les batraciens de petites antennes qui permettent aux scientifiques de les suivre à la trace. Quand la prouesse technique vient à la rescousse de la nature

A l'heure de son entrée en bourse contrariée, l'entreprise américaine à la tête du plus célèbre moteur de recherche au monde ne cesse de capter l'attention des médias. Le téléjournal de la "Télévision suisse romande" revient sur Google et en vante les mérites par la bouche de Francis Lapique. Ce dernier se plie à l'exercice de tester, pour les journalistes de la TSR, la rapidité et la pertinence de ce moteur de recherche aux quatre milliards de pages indexées.

Les articles PDF manquants du 9 août ont été rajoutés à la revue de presse correspondante. A télécharger et visualiser sur la page du site Actualités.

09 août 2004

Selon "Le Temps" de lundi , l'inquiétude et l'incertitude règnent dans les écoles d'architecture de Suisse romande. A Genève comme à Lausanne, les rapprochements pressentis sont redoutés. Toujours selon le quotidien, à la Faculté de l'environnement naturel, architectural et construit (ENAC) de l'EPFL, même s'il n'y a rien à craindre pour l'institution, l'ambiance reste "plutôt médiocre". Certaines nominations tardent. Et une sous-information générale, alimentée par les rumeurs les plus hasardeuses, sape l'élan des uns et des autres.

La fin de sa carrière professionnelle a été annoncée à plusieurs reprises déjà, mais Claude Nicollier, le plus ancien astronaute de l'Agence spatiale européenne (ASE), restera en fonction ces deux prochaines années encore. Et peut-être pas seulement comme formateur au sol. Si les Russes entreprennent un vol spatial durant ce laps de temps, il pourrait bien être du voyage. La probabilité d'un tel vol est cependant faible, selon Claude Nicollier. Par ailleurs, dans "La Presse Nord Vaudois" de ce week-end, il déclare être convaincu que la Suisse peut jouer un rôle important dans le nouveau projet de l'ASE et de la NASA, qui consiste à retourner sur la Lune, puis sur Mars. "Le Centre de recherche en physique des plasmas de l'EPFL, par exemple, pourrait contribuer au succès de ce projet, de même que l'industrie spatiale helvétique", lance-t-il.

Les différents journaux suisses continuent à annoncer la démission de Stefan Catsicas à la vice-présidence de l'EPFL, de façon plus ou moins détaillée (voir déjà nos revues de presse de jeudi et vendredi). "La Liberté" de samedi pose cependant une nouvelle question : "Et si Stefan Catsicas faisait son retour à l'Unil ?" En effet, l'institution doit bientôt se trouver un nouveau recteur. Mais l'intéressé répond que "la question d'une candidature n'est pas à l'ordre du jour". Et d'ajouter que "ces allers-retours seraient difficiles à expliquer".

06 août 2004

Performante, la science helvétique ? "Le Temps" et "l'agefi" de vendredi reviennent sur l'étude publiée par "Nature" (notre revue de presse de jeudi), déjà contestée pour la méthodologie employée. En effet, le Centre d'étude de la science et de la technologie (CEST) a lui aussi publié récemment une étude sur la recherche et ses résultats sont plus nuancés. Celle-ci révèle qu'au top 50 des universités ou des hautes écoles mondiales, l'EPFL et l'ETH Zurich sauvent l'honneur de la recherche scientifique européenne : elles sont classées respectivement 35e et 14e. Par ailleurs, la Suisse occupe le 15e rang mondial en termes de volume de publications scientifiques. Elle révèle aussi qu'en matière de recherche, le pays brille dans les technologies de communication et l'informatique, la physique, la chimie et les sciences de la terre, ainsi que les sciences de la vie. Le domaine des EPF représente, quant à lui 22% des publications helvétiques. Plus précisément, en nombre de publications, l'EPFZ figure au 104e rang, l'EPFL au 288e. Conclusion : Quelles que soit les études ou les chiffres utilisés pour juger de la science en Suisse, on constate que l'amélioration est omniprésente.

Après l'annonce faite hier par "Le Temps" de la démission de Stefan Catsicas de son poste de vice-président pour la recherche et la valorisation à l'EPFL, les autres médias romands reprennent l'information ce jour. "24 Heures" rappelle notamment que le biologiste a fortement contribué à l'arrivée dans "le giron epfélien" des sciences du vivant comme nouvelle branche pour les ingénieurs. Dans un commentaire, le journaliste Michel Pont ne s'étonne cependant pas de cette décision, expliquant que "les relations entre le président Patrick Aebischer et Stefan Catsicas s'étaient dégradées ces derniers mois". De son côté, "l'agefi" publie une interview du professeur, dans laquelle celui-ci déclare être ravi de retrouver ses activités scientifiques au Laboratoire de neurobiologie cellulaire, convaincu qu'il recèle "un potentiel illimité de valorisation au travers de créations d'entreprises".

"24 Heures" se penche ce vendredi sur l'entrée en Bourse de Google. L'action de la société pourrait même être cotée dès mardi prochain sur le Nasdaq. Et ce n'est pas anodin, car cette entrée s'annonce comme le premier "gros coup" après des années de vaches maigres. Elle pourrait même être le détonateur d'une nouvelle explosion des entrées en bourse. L'occasion de rappeler que Monica Henzinger, directrice de recherche chez Google, rejoint l'EPFL le 1er octobre.

05 août 2004

Dans son édition du 3 août, "Le marché suisse des machines" présente le Parc scientifique de l'EPFL. Un site qui "devait être d'abord un terrain d'atterrissage pour les entreprises désirant collaborer avec l'EPFL et l'Uni, mais qui est en fait devenu une piste de décollage pour les start-up". En 2003, il a enregistré l'implantation record de 29 nouvelles entreprises, dont plusieurs ont été récompensées par des prix d'innovation et d'entrepreneuriat. Le magazine dresse le portrait de quatre de ces sociétés, FiveCo, Nrc tech, GESTE Engineering et IR microsystems. Le dossier du "Marché suisse des machines" est complété par une interview de Michel Declercq, doyen de la Faculté des sciences et techniques de l'ingénieur, à l'EPFL, sur la formation d'ingénieur.

Annoncé il y a près d'un mois à l'ensemble du personnel et des étudiants de l'EPFL, le choix de Stefan Catsicas de renoncer à son poste de vice-président trouve un écho dans la presse romande. Ainsi "Le Temps" consacre un article à ce "brillant biologiste et fin stratège, figure emblématique de la nouvelle direction de l'EPFL". Le quotidien souligne les mérites du scientifique, entre sa participation à la médiatisation de la collaboration avec Alinghi, son apport à la structure actuelle de l'EPFL et ses travaux dans le domaine des neurosciences. L'info a été reprise dans les journaux du matin de la "Radio suisse romande".

Dans le cadre de son émission "C'est déjà demain", la Radio suisse romande a invité jeudi matin Robota – et sa conceptrice, la professeure Aude Billard – dans ses studios. La plus célèbre des poupées-robots a fait encore une fois l'objet d'un intérêt tout particulier de la part d'humains-journalistes. Des extraits du film "La guerre des étoiles", de George Lukas, et quelques-uns des robots les plus célèbres de l'histoire du cinéma ont accompagné Robota dans sa visite à la RSR.

Spotme est un petit boîtier de plastique bleu destiné à faciliter la communication entre les participants à des congrès. Il donne ainsi accès à des données fournies par les congressistes eux-mêmes, à un agenda des séances ou il permet encore d'envoyer des messages à ses collègues. "L'Hebdo" de ce jeudi présente Shockfish, la société lausannoise qui a développé cet outil. Basée sur le Parc scientifique de l'EPFL, elle propose ce service aux organisateurs de congrès du monde entier.

"La Vaudoise" a retrouvé la douceur de son Léman. Elle a été accueillie en grande pompe mercredi à Ouchy après son périple breton. "24 Heures" de ce jeudi rappelle que grâce à la présence de l'embarcation à la fête de la mer et des marins, la Suisse a été en quelque sorte la star de Brest 2004. Le Musée du Léman, l'EPFL et les Paysannes vaudoises étaient aussi de l'aventure.

Menée par le Bureau de la science et de la technologie de Londres et parue dans "Nature", une étude comparant les 31 pays les plus productifs au niveau mondial aboutit à la conclusion que la recherche suisse est la plus performante au monde. Mais la méthodologie même utilisée est battue en brèche par certains observateurs. Ainsi la comparaison entre le produit intérieur brut et le nombre de citations des articles scientifiques rapporté au total mondial des publications suscite-t-elle quelques doutes. Dans "Le Temps", Xavier Comtesse, directeur romand du think tank Avenir Suisse, estime que le système scientifique suisse en fait se dégrade et que ces statistiques permettent d'affirmer que l'impact de la science sur la croissance économique est quasi nul. Quelle que soit l'opinion que l'on peut se faire de cette étude, une chose est par contre certaine: les hautes écoles suisses peuvent parfaitement jouer leur rôle de terreau fertile pour les start-up et de véhicule pour le transfert de technologies. La preuve par l'exemple avec un article extrait du "Reader's Digest" consacré au doublé gagnant universités/EPF.

04 août 2004

L'eau est sans conteste une des ressources naturelles les plus précieuses. Et si l'homme a appris à la canaliser et à l'utiliser à grands renforts de digues et de barrages, certaines régions du monde continuent à en être cruellement dépourvues, rappelle la "NZZ". Dans son édition d'aujourd'hui, le quotidien alémanique traite d'un programme original conduit par l'Institut d'hydromécanique et d'économie de l'eau de l'EPFZ: la cartographie dynamique du fleuve Okavango. Coulant de l'Angola au Botswana, en passant par la Namibie, ce fleuve se révèle vital pour les habitants et l'économie de ces régions. Or la moindre petite influence sur son cours peut développer des résultats catastrophiques. A l'aide de simulations par ordinateur, une équipe conduite par le professeur Peter Bauer a mis sur pied un modèle permettant de mesurer l'impact de différents facteurs humains et naturels dans cette région du sud-ouest africain.

Le toit de l'Europe a gagné 50 centimètres. C'est ce que viennent de révéler des mesures effectuées par le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement du CNRS, à Grenoble, en collaboration avec l'EPF de Zurich. En effet, le point le plus élevé du Mont-Blanc atteint désormais 4807,5 mètres. Il est situé à quelques pas de celui généralement considéré comme étant le sommet. A lire dans "Le Matin" de mardi (l'article n'est pas disponible en format PDF).

03 août 2004

Bonne nouvelle pour la recherche suisse, révèle "l'agefi" du jour: deux chercheurs helvétiques sont en lice pour le prestigieux Prix Descartes, décerné par la Communauté européenne. Nicolas Gisin est l'un d'eux. Le chercheur et son équipe ont été sélectionnés par le jury en raison de l'excellence de leurs travaux dans le domaine de la physique quantique. Nicolas Gisin dirige un des dix (et non neuf comme marqué dans l'article) projets chapeautés par le Pôle de recherche national en photonique quantique, dont l'EPFL est le chef de file. Le jury a toutes les raisons d'être séduit. Non seulement le chercheur s'est forgé une excellente réputation dans le domaine de la cryptographie quantique –il a d'ailleurs fondé la start-up genevoise Id Quantique – mais il peut se targuer d'avoir réussi la première téléportation de l'histoire, l'année dernière: le transfert direct des propriétés d'un photon sur une particule jumelle distante de deux kilomètres. Cela suffira-t-il pour faire la différence avec les autres candidats? Réponse le 2 décembre, lors de la remise du Prix Descartes à Prague.

Les fichiers PDF des deux articles de "PME Magazine" consacrés aux implants médicaux et aux technologies dédiées au sport (voir la revue de presse du 30 juillet) ont été rajoutés.