Revues de presse

31 août 2004

L'Opéra de Lausanne se porte bien. Merci pour lui. Mais il ne veut pas se reposer sur ses sièges de velours pour autant. D'où diverses actions entreprises récemment pour ouvrir l'institution sur d'autres milieux. Dans cette mouvance, l'EPFL a été sollicitée pour apporter des innovations technologiques, que ce soit pour des aspects techniques ou des productions artistiques, rappelle "24 Heures".

Réunies à Rapperswil, les associations suisses d'étudiants disent leur crainte quant à la place future de la formation dans notre pays, avance le magazine "Gaster + See". Elles dénoncent également, en ce qui concerne le système scolaire, le manque de séparation claire entre les compétences politiques et académiques. Enfin, les relations en matière d'enseignement et d'encadrement que certaines universités suisses entretiennent avec des institutions anglaises et américaines ne les emballent pas davantage.

30 août 2004

C'est un Hans Peter Hertig quelque peu "mélancolique" qui apparaît dans la dernière édition de la "NZZ am Sonntag". Hausse drastique des demandes de subvention, pression constante des universités sur les chercheurs, cahier des charges en constante augmentation, surcharge administrative… les onze années que le directeur du Fonds national suisse (FNS) a passées à la tête de son institution n'ont pas été de tout repos. Sur le départ, Hans Peter Hertig exhorte les scientifiques suisses à se mobiliser face au programme d'économies décidé par les autorités fédérales. "En termes de recherche, nous sommes encore dans le peloton de tête des nations les plus fortes. Mais cette position repose sur des efforts qui ont été consentis dans le passé. Les fautes que nous commettons aujourd'hui se verront dans dix ou quinze ans", prévient Hans Peter Hertig. Selon ce dernier, le lobby des chercheurs est bien trop discret pour être réellement efficace. Soumis à une forte réduction de son budget, le Fonds national se trouve d'ailleurs en pleine réforme, laquelle devrait entre autres modifier radicalement les procédures d'évaluation des dossiers de recherche.

Jusqu'alors directeur du Laboratoire du génie logiciel de l'EPFL, Alfred Strohmeier prendra ses fonctions de recteur de l'Université de Neuchâtel le 1er octobre. Soumis à l'interview dans "L'Express" et "l'agefi", le scientifique ne fait pas mystère des difficultés qui l'attendent. Entre l'introduction des accords de Bologne et l'instauration d'un système d'assurance qualité, de nombreuses questions devront être levées. En particulier en ce qui concerne le nouveau système de financement des universités, prévu pour 2007, qui devrait bouleverser le monde académique suisse. Une bonne occasion de rappeler, comme le fait Alfred Strohmeier, que les budgets des universités ont stagné en valeur réelle au cours des quinze dernières années alors que le nombre d'étudiants, lui, croissait de quelque 30%...

Présenté comme l'équivalent des licences actuelles, le master ne sera pas accordé aux anciens diplômés universitaires. Selon un article du "Temps", la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS) n'a pas retenu le principe de la transformation automatique des titres. "Les recteurs veulent ainsi souligner l'entrée dans un nouveau système, avec des cursus modifiés", précise "Le Temps". Pour obtenir un nouveau diplôme de master, les candidats intéressés devront effectuer des compléments de formation dont la forme n'a pas encore été définie. Affaire à suivre, donc.

27 août 2004

Avec la flambée actuelle du prix de l'or noir et des hydrocarbures dérivés, il fallait oser. Daniel Favrat l'a fait. Le directeur du Laboratoire d'énergétique industrielle et de l'Institut des sciences de l'énergie a accordé une interview pour le moins engagée à "Energie extra", le magazine de l'Office fédéral de l'énergie et du programme SuisseEnergie. Selon Daniel Favrat, il faudrait "créer un cadre propice à la libre concurrence des technologies, en internalisant les coûts écologiques et la précarité des ressources". En clair: relever le prix de l'énergie, car son niveau actuel favorise le gaspi et condamne une partie des technologies favorisant le développement durable. Car si la recherche énergétique suisse excelle, en particulier dans le domaine du solaire et de la biomasse, la mise en pratique des percées technologiques laisse à désirer. Or la promotion de systèmes "éco-efficients" est un des piliers de la "Société à 2000 watts", une vision qui implique d'abaisser la demande énergétique au tiers de la consommation actuelle, d'ici 2050.

Les médias font écho à la remise d'un European Young Investigators Award à Monika Henzinger. "24 Heures" salue cette "future professeure qui n'est pas encore là mais qui se distingue déjà" et relève que l'informaticienne est la seule personne rattachée à une haute école suisse à figurer parmi les vingt-cinq lauréats. Elle est également la seule représentante des technologies de l'information du panel. L'argent du prix servira à Monika Henzinger à monter sa structure de recherche au sein de la Faculté I&C. De son côté, "l'agefi" donne une place de choix à cette nouvelle, puisqu'il lui accorde le bandeau central de la page Savoirs, son espace consacré aux nouvelles technologies, avec une grande photo de la nominée.

"L'agefi" consacre sa chronique mensuelle sur les start-up logées au Parc scientifique d'Ecublens à la société Alpsens Technologies. Spin-off de l'EPFL, cette entreprise a été cofondée par Gérald Chambon, du Laboratoire de microsystèmes 2, lequel mène une thèse portant sur la détection d'OGM. Dans le cadre d'Alpsens, le chercheur a développé des systèmes utilisés pour contrôler la qualité de certains substrats alimentaires, en particulier les huiles de cuisson. Sous l'effet de la chaleur et du contact de l'air, les huiles se dégradent et s'oxydent, donnant naissance à des composés polaires, tels que radicaux libres et peroxydes. Les capteurs développés par Alpsens ont pour fonction de contrôler en permanence la qualité de ces huiles. La société espère enregistrer un chiffre d'affaires compris entre 9 et 11 millions de francs d'ici 2007.

Initiative originale du "Temps". En ouverture de son cahier Emploi et formation, le quotidien donne la parole à quatre étudiants sur les bienfaits ou méfaits de la nouvelle structure de formation qui s'impose aux hautes écoles suisses. La représentante de l'EPFL s'appelle Laetitia Henriot et est en deuxième année d'informatique. La jeune femme souligne que si harmonisation européenne est une bonne idée, un problème majeur se pose: "les moyens financiers mis à la disposition des étudiants pour partir à l'étranger". En outre, Laetitia Henriot craint l'imposition de l'anglais comme langue de référence dans les filières d'études.

26 août 2004

C'est un Alexander Zehnder visiblement en grande forme qui s'exprime aujourd'hui dans "L'Hebdo". Le président du Conseil des EPF ne cache pas sa volonté de réformer et bouleverser les institutions de recherche placées sous sa juridiction, à la manière d'un "conseil d'administration dans une entreprise privée". Au menu: meilleur contrôle de qualité sur l'enseignement prodigué et la recherche, focalisation sur l'utilisation des finances et définition d'une stratégie de développement générale axé sur le renforcement des liens avec le secteur privé. Selon Alexander Zehnder, la priorité est de "renforcer la crédibilité de la science" en mettant l'accent sur l'efficience scientifique. A cette aune, la mission des EPF est "de faire de la recherche de pointe et de former des élites".

Les grands projets concoctés par le Département fédéral de Moritz Leuenberger en matière de sécurité routière suscitent un écho auprès du magazine "Strasse und Verkehr". Le média spécialisé a invité des experts de choix pour débattre de ce sujet, puisqu'il s'agit de deux chercheurs issus des EPF: Kay Axhausen de l'EPFZ et André-Gilles Dumont, directeur du Laboratoire des voies de circulation de l'EPFL. Quelles solutions pour faire chuter le nombre de morts sur les routes suisses? La recherche peut-elle améliorer la sécurité des usagers? Peut-elle influencer également le débat politique? Telles sont quelques-unes des questions qui égrainent cette longue mais passionnante interview à trois voix.

Beau portrait que celui de Philippe Baud, exposé dans les colonnes du "Temps". L'écrivain et prêtre catholique vaudois est bien connu sur le campus, car il s'agit de l'ancien aumônier de l'EPFL. Depuis son départ, Philippe Baud n'est pas resté inactif, loin de là. L'homme d'Eglise a consacré un livre à un sujet qui n'est pas vraiment très terre à terre: les anges.

Pas d'idée cocernant votre programme du week-end prochain? Le supplément Sortir du "Temps" vous enjoint de partir "à la pêche aux bouquins rares". Dès demain se tient en effet la Fête du livre de Saint-Pierre-de-Clages, au cours de laquelle la Bibliothèque centrale de l'EPFL expose ses trésors. D'un exemplaire de L'Encyclopédie de Diderot au Systema cosmicus de Galilée, les bibliophiles avertis auront de quoi se divertir l'esprit.

25 août 2004

Condamnée un peu trop rapidement au bûcher par certains membres de la presse, GeneBio s'ancre durablement sur le marché de la spectrométrie de masse. La société genevoise a lancé aujourd'hui une nouvelle plate-forme informatique pour l'identification des protéines, annonce "l'agefi". Il s'agit en fait d'un logiciel, baptisé Phenyx, dont l'exploitation est réalisée en partenariat avec le Centre Vital-IT, lequel fournit puissance de calcul et capacité de stockage des données. La nouvelle est donc réjouissante pour l'EPFL et l'Institut Ludwig de recherche pour le cancer, puisque les deux institutions sont partenaires de Vital-IT.

Le 28 novembre prochain, le peuple suisse votera sur la loi relative aux cellules souches. De nombreux chercheurs montent au créneau pour défendre une recherche qui aura, disent-ils, "un intérêt thérapeutique majeur pour les malades futurs". Actuellement les cellules embryonnaires ne peuvent être qu'importées, ce qui freine le travail des scientifiques. Il faut une réglementation claire et rigoureuse, mais qui laisse aux chercheurs une marge de liberté essentielle à leur action, et surtout la possibilité de poursuivre leurs travaux dans des projets internationaux d'envergure. Les défenseurs de la loi craignent qu'un rejet entraîne l'exil de nombre de chercheurs et d'institutions de recherche de qualité. Une hypothèse qui ferait tache dans un environnement actuel particulièrement favorable à la Suisse, puisque notre pays compte le plus haut taux de publications scientifiques en comparaison mondiale, dont 70% proviennent du secteur universitaire.

Economie suisse et Swissmem préconisent un remède expéditif aux dépenses de l'Etat en matière de formation universitaire. Il s'agit simplement de réduire le temps des études pour alléger la charge du contribuable. Les partisans du sprint universitaire se disent même peu favorables aux stages en cours de formation, puisqu'ils peuvent avoir pour corollaire d'allonger le temps d'études. Mais il y a un couac. Dans la réalité, en effet, les entreprises ne sont pas spécialement séduites par l'engagement de diplômés qui n'ont aucune expérience pratique et qui sont encore très jeunes. Selon une étude de l'Université de Fribourg, l'âge et la durée des études sont des facteurs d'évaluation, au moment de l'engagement, mais ils sont loin d'être déterminants. Une enquête conduite auprès de 75 responsables des ressources humaines en Suisse alémanique démontre que l'expérience pratique et les bonnes notes sont de loin les critères qui font vraiment la différence.

Le professeur du laboratoire des voies de circulation à l'EPFL n'épargne pas les gendarmes couchés, obstacles "aberrants" qui peuvent mettre en danger des usagers de la route, à commencer par les agriculteurs, les transports publics, les poids lourds et les cyclistes. En un mot, le professeur Dumont plaide pour davantage de sécurité, d'esthétisme et de créativité de la part des communes.

24 août 2004

Le peuple suisse devra se prononcer le 28 novembre prochain sur la loi sur la recherche dans le domaine des cellules souches. La votation a trait à un enjeu de taille, véritable "nécessité médicale", comme le titre le quotidien "l'agefi": la définition d'un cadre législatif "clair et rigoureux" permettant aux équipes scientifiques des hautes écoles suisses de continuer à mener une recherche fondamentale de pointe dans un domaine qui représente un énorme potentiel thérapeutique. Pour soutenir cette loi, le comité "Oui à la recherche sur les cellules souches" s'est constitué. Il regroupe une soixantaine de chercheurs, dont le prix Nobel Rolf Zinkernagel, la présidente du Fonds national suisse Heidi Diggelmann, le recteur de l'EPFZ Konrad Osterwalder et Patrick Aebischer, président de l'EPFL. Au-delà des questions thérapeutiques, cette votation est aussi importante pour la Suisse en tant que centre de recherche. Un "non" pourrait couper notre pays d'une participation aux grands projets européens, selon les tenants du projet de loi.

Le sujet de la pollution des ondes électromagnétiques générées par les antennes de téléphone mobile revient sur le devant de la scène. L'Office fédéral de l'environnement , des forêts et du paysage (OFEFP) a édicté aujourd'hui même ses recommandations visant à unifier les mesures en matière de rayonnement non ionisant. "Swissinfo" traite le sujet en interrogeant Farhad Rachidi, maître de recherche sur la compatibilité électromagnétique au Laboratoire de réseaux électriques. Selon ce dernier, si le principe de précaution doit être respecté, il n'y pas de quoi s'inquiéter du "smog électrique", car l'effet des rayonnement sur les organismes vivants n'a pour l'heure pas pu être prouvé en laboratoire, que ce soit à l'EPFL ou dans d'autres institutions de recherche.

23 août 2004

Les mémoires informatiques de demain ont un nom: les MRAM. Non volatiles, rapides, extrêmement puissantes, ces mémoires magnétiques semblent conjuguer tous les avantages pour remplacer les traditionnelles mémoires vives utilisées aujourd'hui dans les ordinateurs. A la base de cette innovation réside un concept des plus audacieux: l'utilisation de petites cellules dotées de propriétés magnétiques sur lesquelles chaque bit d'information (les fameux 0 et 1 qui forment le système binaire) est stocké par aimantation, suivant l'orientation de ces cellules. Ce système promet des ordinateurs quelque 60.000 fois plus rapides en termes d'accès aux données. Mais il reste encore de très nombreux problèmes en raison des limites liées à la miniaturisation des composants. Or des recherches menées par Jean-Philippe Ansermet, responsable du Laboratoire de physique des matériaux nanostructurés, pourraient lever certaines barrières encore infranchissables, annonce "l'agefi" du jour.

Les automobiles deviennent de plus en plus mal vues par les autorités des grandes villes. Et l'instauration d'un système à péage à Londres pourrait bien faire mouche dans certaines villes romandes, avertit "24 Heures". Car si les automobilistes sont encore rétifs au fait de payer pour circuler dans les centres-villes, l'idée fait son chemin, selon une étude du Centre de compétences en urbanistique (CREM), une entité née de la collaboration entre l'EPFL et la ville de Martigny. Explications et analyse de Christophe Matas, ingénieur en charge du dossier.

Dans le domaine de la création d'entreprises, Américains et Suisses sont aux antipodes les uns des autres. Alors que les entrepreneurs outre-Atlantique sont littéralement galvanisés par une mentalité de "gagnants", c'est souvent la peur de l'échec qui accompagne les patrons helvétiques, surtout dans le domaine de l'innovation technologique. Tel est en substance le message qui ressort du dernier Congrès des Suisses de l'étranger, qui s'est déroulé samedi dernier à Winterthur, rappelle "Der Landbote". Comment faire pour en finir avec ce cliché? La réponse de Bertand Piccard: "se laisser porter par le vent". En appuyant quelque peu la métaphore avec son expérience à bord de Breitling Orbiter, avant d'entamer celle de Solar Impulse, l'aéronaute-psychiatre rappelle qu'aventure ne rime pas avec impréparation et que l'appui de l'EPFL se révèle aujourd'hui indispensable pour la réussite de son futur exploit solaire.

20 août 2004

La "Weltwoche" pose une question très dérangeante dans l'édition de cette semaine: la Suisse a-t-elle encore les moyens de prétendre à la moindre compétitivité à l'échelle mondiale? En prenant comme point de départ le dernier rapport de l'IMD, lequel a été publié il y a plusieurs mois déjà, l'hebdomadaire dresse un constat plutôt alarmant. Les branches qui ont forgé l'âge d'or de l'économie suisse sont en perte de vitesse, et le pays a beaucoup de peine à se frayer une place dans les métiers à forte valeur ajoutée. Exception à cette règle: la recherche, dans laquelle la Suisse peut encore prétendre compter. Le journaliste cite en particulier l'émergence de la "Biovalley" lémanique comme pendant de poids à la région rhénane, en présentant Patrick Aebischer comme le rassembleur qui a donné l'impulsion nécessaire pour que les hautes écoles romandes travaillent main dans la main. Preuve à l'appui avec la bioinformatique qui représente, selon le média, le parfait exemple de la collaboration de deux sciences appelées à gagner encore plus de poids à l'avenir.

Passionnant voyage que celui auquel nous convie "Pole Position", la publication du pôle de recherche national (PRN) Frontiers in Genetics. C'est en effet au cœur de la thérapie génique que nous emmène l'article, afin d'explorer les tréfonds d'une voie encore émergente: les vecteurs lentivirus. Cet objet de recherche consiste à utiliser un type particulier de virus désactivés pour introduire des gènes dans l'organisme et ainsi réparer des dysfonctionnements ou guérir des maladies génétiques. Les différents membres du projet, dont l'EPFL et le Centre médical universitaire de l'Université de Genève, ont décidé de s'organiser en "thèmes de travail" pour coordonner leurs efforts, dont la plupart ont trait à l'utilisation des lentivirus.

Une fois n'est pas coutume, la concorde est de mise entre syndicat et patronat. Le motif de ce front commun? La prochaine votation sur la naturalisation facilitée qui sera soumise au peuple le 26 septembre. Comme le soulignent "l'agefi" et "Le Temps" d'aujourd'hui, les étrangers qui sont nés ou ont grandi en Suisse représentent un élément de richesse pour l'économie suisse. Alexander Zehnder, président du Conseil des EPF, souligne que la part des professeurs étrangers ne cesse d'augmenter dans les deux écoles polytechniques, passant de 39% pour l'année 1994 à 56% l'an dernier. Or ce chiffre, significatif de l'attractivité des deux institutions à l'aune internationale, risque de s'éroder. Comme le laisse supposer le tiers de doctorants étrangers obligés de quitter la Suisse après avoir été formés dans notre pays, faute de permis de séjour.

La rentrée va être un peu plus mouvementée que prévu pour les 12.000 employés du domaine des EPF. Le Conseil va introduire dans les deux écoles polytechniques fédérales et les quatre autres institutions de recherche un nouveau système de rémunération. Selon Alexander Zehnder, président du Conseil des EPF, ce changement vise à rompre avec la règle actuelle, qui accorde un avancement automatique dans l'échelle des salaires grâce à l'ancienneté et empêche la reconnaissance du mérite effectif des employés, à l'exception du versement de primes ponctuelles. Avec le nouveau système, les employés seront davantage évalués d'après le catalogue de prestations dont ils ont la charge, explique le président dans le "Journal de l'APC", l'organe de presse de l'Association du personnel de la Confédération. Les doctorants ne sont pas concernés par ce modèle de rémunération, au contraire des assistants.

19 août 2004

Les bacheliers d'aujourd'hui seraient-ils moins bons que ceux d'hier? Au moment où les statistiques sur les échecs aux examens de maturité font grand bruit dans le milieu scolaire, "L'Hebdo" lance l'enquête dans les hautes écoles suisses. Avec des taux de 40 à 70% d'étudiants qui "n'auraient pas vraiment le niveau ou la capacité de travail nécessaires pour suppléer leurs lacunes", la question mérite d'être posée. Mais les experts ne s'accordent pas sur la signification des statistiques disponibles. A l'EPFL, si le taux d'échecs lors des examens de première année a beau avoir augmenté en 1993 de 10% par rapport à l'année précédente, il reste difficile de confirmer l'amorce d'une tendance de long terme, estime Patrick Aebischer. Reste que l'avènement de la maturité "à la carte", permettant de panacher les branches, semble poser un réel problème dans les sciences exactes et techniques et pourrait décourager les bacheliers à choisir ce type d'études "au moment où l'on besoin de plus d'élèves", souligne Patrick Aebischer.

Suite (et fin?) de l'"affaire Karl Krey" entamée il y a deux jours par le "Tages Anzeiger". Le directeur de l'Institut des sciences du comportement de l'EPFZ a été mis sur la sellette par le quotidien alémanique pour ses différents mandats et activités se situant hors du giron de l'Ecole. Selon le journal, le Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) se penchera lors de sa prochaine réunion sur la question des activités accessoires du corps professoral. Dans une interview, Alexandre Zehnder, président du CEPF, précise que si les professeurs ont le droit de disposer de 20% de leur temps de travail pour leurs occupations en dehors de leur dicastère, ils doivent néanmoins veiller à ce que celles-ci soient en relation directe avec l'orientation de leurs recherches et de leur programme d'enseignement.

"Nouveau départ pour Swissmetro", titre la "Mittelland Zeitung" du jour. Le journal décrit la deuxième vie de ce projet de train souterrain ultrarapide, lequel avait été laissé quasiment pour mort aux yeux du grand public. C'était sans compter les possibilités offertes aujourd'hui par la simulation par ordinateur, qui laisse entrevoir la conception d'un tronçon de test à l'échelle 1:1 pour 2020, affirme le média en citant Marcel Jufer. La construction de ce tronçon d'au moins douze kilomètres pourrait débuter dans cinq ans et devrait coûter au moins un milliard de francs. Reste donc à lever les barrières financières et politiques pour que Swissmetro passe de l'état de projet à celui de réalisation concrète.

Que ceux qui se demandaient où était passé Charles Favre lisent "La Presse Riviera Chablais" de mardi. L'ancien ministre des finances du canton de Vaud a pris la présidence de l'entreprise Swortec, laquelle s'établit à Villeneuve. Cette jeune société désire commercialiser un dispositif mis au point au Laboratoire de systèmes robotiques 2 (LSRO2) de l'EPFL qui permet aux paraplégiques d'entraîner leurs muscles et leurs articulations en station couchée. Ce produit devrait être mis sur le marché en 2006. Reymond Clavel, responsable du LSRO2, participe également à la deuxième phase du projet, qui consiste en un système de marche alliant une orthèse et une électrosimulation neuromusculaire.

Déjà sous les feux des projecteurs du "Tages Anzeiger" la semaine dernière, Dartfish accède à une place de choix dans les colonnes de "La Liberté" et de "l'agefi". Ce spin-off de l'EPFL basé à Fribourg profite de la tenue des Jeux Olympiques pour mettre en avant sa technologie. Dartfish a en effet développé un logiciel de traitement vidéo de plus en plus utilisé non seulement par les chaînes de télévision mais aussi par les athlètes. Ce logiciel permet d'afficher, de comparer et d'analyser sur un même écran et en simultané les performances de deux sportifs. De quoi parfaire un entraînement et gagner les précieux centimètres ou dixièmes de secondes qui feront la différence

18 août 2004

Après la folie boursière des années internet, qui a favorisé la création de nombreuses jeunes sociétés, à quel niveau se montent encore les ambitions entrepreneuriales des étudiants? D'après la "Neue Zürcher Zeitung", près de la moitié des futurs diplômés des hautes écoles suisses rêvent de fonder leur propre affaire. Mais ils sont évidemment bien moins nombreux à passer de la théorie à la pratique. La NZZ remarque que de nombreux facteurs adverses, dont le manque de financement, sont responsables de cet état de fait. Le quotidien relève également que les initiatives en faveur de la création de jeunes pousses sont plus nombreuses en Suisse romande qu'en Suisse alémanique. Et cite le rôle prépondérant de l'EPFL, laquelle "se distingue en favorisant la création d'entreprises, notamment par le biais de spin-off".

Suite du réquisitoire du "Tages Anzeiger" contre Karl Frey, directeur de l'Institut des sciences du comportement de l'EPFZ. Cette fois, le journal alémanique s'attache aux activités que ce responsable a développées en-dehors de son dicastère. Bien que rattaché à plein temps à ses fonctions au sein de l'EPFZ, Karl Frey a fondé une entreprise à Zoug et plusieurs écoles privées en Suisse, en Allemagne et en Autriche, dont il fait partie du conseil d'administration, soutient le "Tages Anzeiger". En outre, certaines de ces académies emploieraient d'autres membres de l'EPFZ. Si le règlement autorise le professeur à disposer de 20% de son temps pour ce type d'activités, des zones d'ombre demeurent, affirme le quotidien.

Le moteur de recherche internet aurait dû vivre aujourd'hui son premier jour de cotation au Nasdaq. Aurait, car la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américaine, a décidé de surseoir à son autorisation dans le courant de la nuit. Au-delà du phénomène purement financier, "Le Temps" revient sur la technologie et le modèle d'affaires développés par Google. Et interroge au passage Touradj Ebrahimi, professeur au Laboratoire de traitement des signaux, sur la concurrence d'un challenger redouté: Microsoft.

Rationaliser. A l'heure des coupes budgétaires dans la formation et la recherche, les hautes écoles suisses se voient contraintes de concentrer leurs efforts et leurs ressources sur un nombre plus restreint de champs d'activité. La preuve par l'exemple avec l'Université de Bâle. Afin de conserver les langues slaves dans son giron, l'alma mater rhénane doit redimensionner d'autres disciplines. Tour guidé par la "Basler Zeitung" de la redistribution des cartes, en prélude à ce qui devrait se produire dans d'autres universités cantonales.

17 août 2004

Coup de froid chez les étudiants des hautes écoles suisses. Selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique, la conjoncture met à mal les jeunes diplômés en quête de leur premier job. Ainsi quelque 6% des représentants de la volée 2002 étaient sans emploi un an après l'obtention de leur titre universitaire. En ce qui concerne les HES, la situation est encore pire, puisque le taux atteint 8%. Des chiffres bien au-delà de ceux qui prévalaient en 2001 (2% de sans-emplois) et qui rappellent les sombres années 1993-1994. Les médias se sont emparés de ces statistiques avec beaucoup d'emphase, même si les chiffres ne concernent pratiquement que les sciences humaines. "Les études supérieures ne confèrent aucune garantie de carrière, même dans les sciences économiques", soulève le "Tages-Anzeiger". Quelle recette pour s'en tirer au mieux, alors? "L'expérience pratique acquise pendant les études", estime la "Neue Luzerner Zeitung". Une réponse qui ne semble pas aller de soi: "La Liberté" souligne que les patrons accordent aux bonnes notes pratiquement autant d'importance qu'aux stages pratiques.

Coup de grisou à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Karl Frey, directeur de l'Institut des sciences du comportement, est cloué au pilori à la une du "Tages Anzeiger". Le journal alémanique reproche à Karl Frey un mandat privé que ce dernier avait à l'égard du gestionnaire de fortune Dieter Behring. Selon le journal, il semble en effet que le directeur ait utilisé des ressources inhérentes à son poste à l'EPFZ pour remplir ce mandat.

Coup de starter pour le Master en e-Governance de l'EPFL. Ce programme dirigé par Matthias Finger, titulaire de la chaire de management des industries de réseau, est cité dans plusieurs coupures de presse, dont le magazine spécialisé "newsByte". Destiné aux futurs directeurs en administration et aux cadres de l'industrie et des ONG, ce Master se profile comme un des rares programmes éducatifs dans ce domaine au monde. Emanation lausannoise, ce cursus passera également par la HEC de Saint-Gall pour se diriger hors des frontières nationales et rejoindre l'Allemagne, la Belgique, la Finlande, le Canada et le Mexique. Mais la qualité a un prix: les prétendants devront débourser 29.000 euros pour tenter de décrocher le précieux titre.

16 août 2004

"Petit, pendant les Jeux, je dévorais les images et vivais au travers de l'émotion qu'elles m'apportaient. Force est d'admettre qu'aujourd'hui je me protège". C'est un Georges-André Carrel quelque peu désabusé qui s'exprime dans "La Gruyère" de samedi, dans une interview qui tombe bien à propos, Jeux Olympiques obligent. Entre affaires de dopage et "technosport"-roi, le directeur du service des sports de l'UNIL et de l'EPFL dresse un constat sans concession du sport de haut niveau, bien éloigné de l'idéal olympique d'antan. Et rappelle quelques vérités troublantes, comme le fait que l'espérance de vie moyenne est de 49 ans dans le football américain… Mais Georges-André Carrel conserve encore l'espoir et la conviction que tous les athlètes de haut niveau ne sont pas dopés et font honneur à l'esprit des Jeux.

Quel adepte des sports de glisse ne connaît pas le nom de Nidecker? Premier fabricant de snowboards de Suisse, cette société se vante de vendre plus de 100.000 planches par an. Mais qui donc sait que cette entreprise est une PME de 150 employés basée à Rolle? Ou que les ingénieurs de Nidecker collaborent avec l'EPFL dans le domaine des vibrations? Portrait d'une société qui allie artisanat et technologie de pointe, à lire dans "Le Temps" du jour.

Michaël Graetzel et ses cellules solaires refont parler d'eux. "Der Landbote" fait le point sur la recherche au sein du Laboratoire de photonique et interfaces et revient sur les dernières découvertes dans le domaine du photovoltaïque. Après plus de douze ans de développement, les cellules solaires ont réussi leur "baptême du feu" et à remplir trois conditions-clés pour passer à une phase industrielle: l'efficience énergétique, la modicité de prix relative et la résistance à la chaleur et au rayonnement solaires. Au-delà de l'aspect technologique, l'article démontre que l'intérêt des entreprises pour implémenter une solution photovoltaïque va grandissant.

13 août 2004

La torpeur estivale touche à sa fin et les sujets remisés le temps des vacances ressortent des tiroirs des rédactions romandes. "24 Heures" accorde une tribune à Jean Martin, député radical au Grand conseil vaudois, pour traiter d'un thème dont les journaux avaient déjà fait leurs choux gras au mois de juin: la nouvelle loi sur l'Université de Lausanne. En marge de la discussion sur l'autonomie de l'institution académique, c'est le modèle universel de l'UNIL qui est remis en cause, estime Jean Martin. Selon ce dernier, l'alma mater doit concentrer ses ressources sur des secteurs prioritaires. "Les Vaudois auront l'université qu'ils méritent. L'enseignement est un créneau dans lequel la Suisse occidentale doit miser pour l'avenir. Avec la remarquable concentration de compétences dans le triangle Lausanne (CHUV) - Dorigny (UNIL+EPFL) – Epalinges (Biopôle), le défi peut être relevé", estime le député.

Tout le personnel de l'EPFL a reçu la missive électronique du DIT concernant le Service Pack 2 de Windows XP, lequel ne se révèle pas une panacée. Grevé de bugs, long à télécharger et très encombrant sur les disques durs, ce correctif majeur au système d'exploitation le plus utilisé de la planète pose presque plus de problèmes qu'il n'en résout. Toutes les explications dans la "NZZ" du jour.