Revues de presse

08 septembre 2004

La photothérapie dynamique, tel est le champ scientifique qu'a investi Photoderma. Spin-off de l'EPFL, cette société fait appel à un apport technologique développé par un de ses fondateurs, Thomas Glanzmann, lorsque ce dernier faisait partie du Laboratoire de pollution atmosphérique et du sol (LPAS). Utilisée pour le traitement de certains cancers et en ophtalmologie, la photothérapie dynamique trouve avec Photoderma un nouveau débouché, dans le domaine cosmétique: une méthode inédite pour l'épilation définitive. Une application permise grâce à cette technologique avec laquelle "l'arc lémanique et l'EPFL sont en train de devenir un véritable centre de compétence", souligne Thomas Glanzmann, sur les ondes de la "Radio suisse romande". Le "Journal de Cossonay" du 21 janvier a également consacré un article à cette start-up.

Les premières pré-régates de la Coupe de l'America qui se déroulent actuellement à Marseille donnent l'incontournable occasion aux médias de reparler d'Alinghi, et surtout de la tourmente engendrée par le départ du skipper Russel Coutts. Interview d'Ernesto Bertarelli à la télévision, débat public et matinal avec Michel Bonnefous (directeur d'America's Cup Management) sur la RSR, articles de presse. "Le Temps" de ce jour ne fait pas exception en revenant sur l'affaire Coutts et sur ses conséquences aussi bien contractuelles que structurelles. Le Suisse Patrick Magyar vient d'être engagé à la direction générale. Une démarche qui symbolise le renouveau du Défi suisse. Pour Ernesto Bertarelli, l'équipe doit se reconstruire. "Tout le monde est motivé et cet état d'esprit me réconforte", annonce-t-il, confiant.

"Domaine public" se penche sur les facteurs socio-économiques qui influencent les chances d'accès à une formation de haut niveau. Ainsi, pour les jeunes des classes défavorisées, les taxes d'études sont une barrière évidente aux études supérieures. Mais si des instruments d'aide financière tels que les bourses permettent à un étudiant de développer au mieux ses talents, le magazine souligne que ce soutien matériel ne saurait suffire à assurer "des chances d'accès égales pour tous".

07 septembre 2004

Vendredi dernier, une installation test d'évacuation des eaux de ruissellement a été inaugurée dans le Nord vaudois, entre Champagne et Grandson. "24 Heures" en fait la présentation dans son édition de mardi. Sur une centaine de mètres, les chercheurs du Laboratoire de géologie de l'ingénieur et de l'environnement (GEOLEP), à l'EPFL, ont truffé le tronçon routier de capteurs. Ces derniers doivent tester, en situation réelle, plusieurs systèmes de banquettes infiltrantes. L'idée étant, à terme, d'utiliser le sous-sol comme réservoir régulateur et de faire arriver l'eau dépolluée dans la nappe phréatique.

Le professeur Murat Kunt, du Laboratoire de traitement des signaux à l'EPFL, signe un commentaire dans "Le Temps" de ce jour. Il propose le sport comme école de vie professionnelle. En effet, par le sport on apprend à gagner et perdre ne coûte rien, on définit des stratégies, on vibre pour une équipe, on peut s'appuyer sur des repères. En bref, relève le professeur, "c'est par là que l'enfant découvre la compétition saine". Une méthode mille fois plus efficace qu'un séminaire pour apprendre à devenir "entrepreneurial" !

06 septembre 2004

"Il n'y a pas de recherche nationale, de la même manière qu'il n'existe pas de table de multiplication nationale". C'est par ces mots empruntés de façon quelque peu littérale à Tchekhov que le "Tages Anzeiger" débute un article consacré au financement de la recherche en Europe. Selon le journal, si le principe des échanges de professeurs et des programmes transnationaux est largement répandu, ce n'est pas le cas en ce qui concerne le financement de la recherche en Europe, lequel passe difficilement les frontières géographiques. Les choses sont toutefois en train de changer. Le Conseil de l'Europe a émis il y a quatre ans le vœu de favoriser l'émergence d'une "économie basée sur la recherche la plus dynamique au monde" à l'horizon 2010, à laquelle participeraient également les scientifiques suisses. Les vannes de financement devraient à se titre être plus généreuses. Mais quel modèle adopter? Le quotidien prêche pour une structure analogue au Fonds national suisse, dans lequel interviennent largement les chercheurs. Mais la tentation est grande de singer la National Science Foundation, l'instance de soutien à la recherche américaine, avec toute l'inefficience que suppose son gigantisme, estime le média.

"Je crois que l'EPFL fonce, tandis que l'Université de Lausanne, elle, ronronne. Moi, je ne suis pas un ronronneur. Je suis un ronchonneur". Nommé en mars dernier professeur titulaire à l'EPFL, Pierre Keller n'a pas la langue dans sa poche, comme à son habitude. "24 Heures" ne s'est donc pas fait prier pour consacrer son "grand entretien du samedi" à ce "trublion" qui se trouve à la tête de l'Ecole d'art de Lausanne depuis déjà neuf ans. Pierre Keller se déclare enchanté par sa nomination, estimant que "la collaboration entre l'art et la science est une initiative essentielle". Après toutes ces années, le directeur de l'ECAL ne se repose pas sur ses lauriers. De nombreux projets de partenariats dans le domaine du design sont en chantier, que ce soit dans le milieu académique que dans le monde industriel.

Un an après sa prise de fonction, Marie-Christine Sawley se sent visiblement à l'aise à la tête du Centre suisse de calcul scientifique, à Manno. La chercheuse, bien connue à l'EPFL depuis son passage sur le campus et son rôle marqué dans le succès de la coopération avec Alinghi, a tiré un premier bilan vendredi sur le nouveau plan de développement de son institution, lors d'une présentation à une délégation de parlementaires. Ainsi que le raconte "l'agefi", le centre – dépendant directement de l'EPF de Zurich - met l'accent sur la découverte et la recherche, avec succès semble-t-il. Le centre est en pleine expansion, et quelque 20 millions de francs devraient être injectés pour soutenir des projets de recherche dans le domaine de la simulation en sciences de la vie, de la physique des hautes énergies et de la modélisation des climats. Un programme qui passe par des collaborations, avec l'Institut Paul Scherrer et l'Institut suisse de bioinformatique en particulier.

Trois ans ont passé depuis que l'Université de Saint-Gall a introduit le système bachelor/master. En bien, à voir les résultats de cette première volée, tout semble bien se passer pour les nouveaux diplômés. Le "Tages Anzeiger" indique même que "leurs chances sur le marché du travail sont étonnamment bonnes". En faisant un sondage auprès des grands employeurs traditionnels dans le domaine du consulting et de la finance – voie de passage naturelle pour ces licenciés en sciences économiques – le journal souligne que l'adéquation entre les acquis universitaires et les attentes des employeurs est tout à fait correcte. Bémol toutefois: l'article ne parle évidemment pas des branches techniques et scientifiques et il est donc difficile d'extrapoler à partir de ce premier constat, très rassurant au demeurant.

03 septembre 2004

La "NZZ" de vendredi consacre tout un cahier à la recherche en Suisse. Ainsi, les nanotechnologies font l'objet d'un des articles. Les espoirs qu'elles suscitent sont à la hauteur des investissements consentis pour leur développement. Mais la palette de produits existants ne suffit pas encore à nourrir de grandes illusions. Néanmoins, certaines réalisations sont déjà très prometteuses, à l'instar de nouvelles piles solaires et d'un prototype de tube fluorescent développés à l'EPFL.

Toujours dans son cahier spécial recherche, la "NZZ" s'interroge sur le rôle des hautes écoles. Doivent-elles faire office de "supermarché" ou être des partenaires économiques à part entière? Reproche leur est souvent fait que les résultats de la recherche ne sont pas suffisamment exploités. Un autre article revient sur le salon de l'automation qui s'est tenu cette semaine à Bâle. Dans le cadre d'un cycle de conférences, le professeur de l'EPFL Roland Siegwart a abordé le thème des robots personnels. Ils seraient les dignes successeurs des ordinateurs personnels. Car ils existent déjà : il n'y a qu'à songer au chien robot de Sony ou encore à la machine à laver le corps de Sanyo.

L'ISREC, Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer, bénéficie d'une particulièrement bonne réputation auprès des scientifiques, lit-on dans la "NZZ" de ce jour. Selon son directeur Michel Aguet, une des raisons de cette popularité serait liée à la structure même du centre : les chercheurs travaillent par petits groupes, d'où une plus grande interaction entre les membres du personnel.

Leur entreprise s'appelle Skynight et ils s'occupent de la réalisation technique d'événements - éclairage, sonorisation, structures de scène - comme la Lake Parade ou les grands salons de Palexpo, à Genève. Nicolas Walser, ingénieur physicien diplômé EPFL, et Christian Kupferschmid, au bénéfice d'une formation en comptabilité et gestion, ont choisi la voie de la réussite. "PME Magazine" de septembre dresse le portrait de l'aventure dans laquelle se sont lancés ces deux amis d'enfance.

02 septembre 2004

"Le marché suisse des machines" du 26 août revient sur une rencontre du CAST - elle s'est tenue à l'EPFL ce printemps ! - sur le thème "Les technologies médicales à l'aube du XXIe siècle : vers des systèmes intelligents". D'un modèle virtuel du cœur pour le développement de thérapies au système de "canule intelligente" pour la chirurgie cardiaque, en passant par les implants orthopédiques : les applications de nouvelles techniques médicales devraient nous aider à mieux gérer notre capital santé. Dans ce contexte, le magazine rappelle l'importance de travaux tels que ceux réalisés par le professeur Kai Johnsson, du Laboratoire de protéines à l'EPFL, et récompensés par le Prix APLE de l'invention 2003.

L'événement date déjà de plusieurs mois. Souvenez-vous : en utilisant des filtres de couleurs différentes, des scientifiques de l'EPFL parvenaient pour la première fois à contrôler de manière précise la forme, triangulaire ou pyramidale, de nanoparticules d'argent. Cette expérience, menée au sein du groupe du professeur Majed Chergui (Laboratoire de spectroscopie ultrarapide), permettait également de maîtriser la croissance des particules. "Swiss Engineering" présente cette découverte à laquelle ont contribué Andrea Callegari et Dino Tonti.

"L'Hebdo" de cette semaine publie sur cinq pages les "révélations" du patron d'Alinghi sur les circonstances de la brouille avec Russell Coutts. Homme blessé par cette affaire, Ernesto Bertarelli a décidé de réagir (à la veille du premier acte de la Coupe de l'America, à Marseille), "parce qu'il en assez de prendre des coups". On y apprend comment le skipper a imposé une révision de son contrat, changé moult fois d'avis ou encore préparé un projet concurrent.

Monika Henzinger continue à faire parler d'elle. Ce jeudi, "L'Hebdo" présente la directrice de la recherche de Google à l'occasion du prix qu'elle vient de recevoir par le réseau Eurohorcs. Pour rappel, la brillante chercheuse allemande mettra bientôt ses neurones et son talent au service de l'EFPL.

Du 14 au 16 septembre, Saint-Gall accueillera pour la deuxième fois le salon Nanofair. Vitrine de l'état de l'art en matière de nanotechnologies, cette manifestation sera aussi l'occasion pour universités, EPF et autres hautes écoles de se présenter. Cette année, l'accent sera mis sur l'industrialisation et la réalisation de produits innovants. A lire dans "Le marché suisse des machines".

01 septembre 2004

Mario Broggi, directeur de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et les avalanches (WSL), a démissionné avec effet immédiat après sept ans passés à ce poste. La raison de ce départ ? Des "résistances internes", répond l'intéressé. La nouvelle est reprise par plusieurs journaux, dont la "NZZ". Le Conseil des EPF communique que l'intérim est assuré dès ce jour par Jakob Roost. Le WSL est l'une des six institutions du Domaine des EPF.

Les premières assises de la science européenne, qui viennent de se tenir à Stockholm, ont mis "des visages sur la division gauche droite qui empêche, depuis trois ans, qu'émerge une science de dimension européenne, au-delà des exceptions maintenant anciennes que sont le CERN, l'EMBL ou l'ESA", lit-on dans "l'agefi" de ce jour. Le quotidien constate cependant que les mentalités sont en train d'évoluer. Il n'empêche. La science est internationale alors que la technologie a des conséquences plus régionales avec les débouchés industriels. "Mais en Europe, nous nous sommes organisés à l'envers", estime le président de la fondation Euroscience Jean-Patrick Connerade. La création d'un Conseil européen de la science aurait alors pour but d'orienter plus de fonds (2 milliards d'euros par an) vers la recherche fondamentale et de résoudre ce problème structurel.

Avec plus de 17000 visiteurs et 120 exposants, la 12e édition de la Fête du livre, qui s'est déroulée le week-end dernier à Saint-Pierre-de-Clage, a été couronnée de succès. Et son invitée d'honneur, l'EPFL, y a fièrement exhibé des ouvrages du XVe siècle.

31 août 2004

L'Opéra de Lausanne se porte bien. Merci pour lui. Mais il ne veut pas se reposer sur ses sièges de velours pour autant. D'où diverses actions entreprises récemment pour ouvrir l'institution sur d'autres milieux. Dans cette mouvance, l'EPFL a été sollicitée pour apporter des innovations technologiques, que ce soit pour des aspects techniques ou des productions artistiques, rappelle "24 Heures".

Réunies à Rapperswil, les associations suisses d'étudiants disent leur crainte quant à la place future de la formation dans notre pays, avance le magazine "Gaster + See". Elles dénoncent également, en ce qui concerne le système scolaire, le manque de séparation claire entre les compétences politiques et académiques. Enfin, les relations en matière d'enseignement et d'encadrement que certaines universités suisses entretiennent avec des institutions anglaises et américaines ne les emballent pas davantage.

30 août 2004

C'est un Hans Peter Hertig quelque peu "mélancolique" qui apparaît dans la dernière édition de la "NZZ am Sonntag". Hausse drastique des demandes de subvention, pression constante des universités sur les chercheurs, cahier des charges en constante augmentation, surcharge administrative… les onze années que le directeur du Fonds national suisse (FNS) a passées à la tête de son institution n'ont pas été de tout repos. Sur le départ, Hans Peter Hertig exhorte les scientifiques suisses à se mobiliser face au programme d'économies décidé par les autorités fédérales. "En termes de recherche, nous sommes encore dans le peloton de tête des nations les plus fortes. Mais cette position repose sur des efforts qui ont été consentis dans le passé. Les fautes que nous commettons aujourd'hui se verront dans dix ou quinze ans", prévient Hans Peter Hertig. Selon ce dernier, le lobby des chercheurs est bien trop discret pour être réellement efficace. Soumis à une forte réduction de son budget, le Fonds national se trouve d'ailleurs en pleine réforme, laquelle devrait entre autres modifier radicalement les procédures d'évaluation des dossiers de recherche.

Jusqu'alors directeur du Laboratoire du génie logiciel de l'EPFL, Alfred Strohmeier prendra ses fonctions de recteur de l'Université de Neuchâtel le 1er octobre. Soumis à l'interview dans "L'Express" et "l'agefi", le scientifique ne fait pas mystère des difficultés qui l'attendent. Entre l'introduction des accords de Bologne et l'instauration d'un système d'assurance qualité, de nombreuses questions devront être levées. En particulier en ce qui concerne le nouveau système de financement des universités, prévu pour 2007, qui devrait bouleverser le monde académique suisse. Une bonne occasion de rappeler, comme le fait Alfred Strohmeier, que les budgets des universités ont stagné en valeur réelle au cours des quinze dernières années alors que le nombre d'étudiants, lui, croissait de quelque 30%...

Présenté comme l'équivalent des licences actuelles, le master ne sera pas accordé aux anciens diplômés universitaires. Selon un article du "Temps", la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS) n'a pas retenu le principe de la transformation automatique des titres. "Les recteurs veulent ainsi souligner l'entrée dans un nouveau système, avec des cursus modifiés", précise "Le Temps". Pour obtenir un nouveau diplôme de master, les candidats intéressés devront effectuer des compléments de formation dont la forme n'a pas encore été définie. Affaire à suivre, donc.

27 août 2004

Avec la flambée actuelle du prix de l'or noir et des hydrocarbures dérivés, il fallait oser. Daniel Favrat l'a fait. Le directeur du Laboratoire d'énergétique industrielle et de l'Institut des sciences de l'énergie a accordé une interview pour le moins engagée à "Energie extra", le magazine de l'Office fédéral de l'énergie et du programme SuisseEnergie. Selon Daniel Favrat, il faudrait "créer un cadre propice à la libre concurrence des technologies, en internalisant les coûts écologiques et la précarité des ressources". En clair: relever le prix de l'énergie, car son niveau actuel favorise le gaspi et condamne une partie des technologies favorisant le développement durable. Car si la recherche énergétique suisse excelle, en particulier dans le domaine du solaire et de la biomasse, la mise en pratique des percées technologiques laisse à désirer. Or la promotion de systèmes "éco-efficients" est un des piliers de la "Société à 2000 watts", une vision qui implique d'abaisser la demande énergétique au tiers de la consommation actuelle, d'ici 2050.

Les médias font écho à la remise d'un European Young Investigators Award à Monika Henzinger. "24 Heures" salue cette "future professeure qui n'est pas encore là mais qui se distingue déjà" et relève que l'informaticienne est la seule personne rattachée à une haute école suisse à figurer parmi les vingt-cinq lauréats. Elle est également la seule représentante des technologies de l'information du panel. L'argent du prix servira à Monika Henzinger à monter sa structure de recherche au sein de la Faculté I&C. De son côté, "l'agefi" donne une place de choix à cette nouvelle, puisqu'il lui accorde le bandeau central de la page Savoirs, son espace consacré aux nouvelles technologies, avec une grande photo de la nominée.

"L'agefi" consacre sa chronique mensuelle sur les start-up logées au Parc scientifique d'Ecublens à la société Alpsens Technologies. Spin-off de l'EPFL, cette entreprise a été cofondée par Gérald Chambon, du Laboratoire de microsystèmes 2, lequel mène une thèse portant sur la détection d'OGM. Dans le cadre d'Alpsens, le chercheur a développé des systèmes utilisés pour contrôler la qualité de certains substrats alimentaires, en particulier les huiles de cuisson. Sous l'effet de la chaleur et du contact de l'air, les huiles se dégradent et s'oxydent, donnant naissance à des composés polaires, tels que radicaux libres et peroxydes. Les capteurs développés par Alpsens ont pour fonction de contrôler en permanence la qualité de ces huiles. La société espère enregistrer un chiffre d'affaires compris entre 9 et 11 millions de francs d'ici 2007.

Initiative originale du "Temps". En ouverture de son cahier Emploi et formation, le quotidien donne la parole à quatre étudiants sur les bienfaits ou méfaits de la nouvelle structure de formation qui s'impose aux hautes écoles suisses. La représentante de l'EPFL s'appelle Laetitia Henriot et est en deuxième année d'informatique. La jeune femme souligne que si harmonisation européenne est une bonne idée, un problème majeur se pose: "les moyens financiers mis à la disposition des étudiants pour partir à l'étranger". En outre, Laetitia Henriot craint l'imposition de l'anglais comme langue de référence dans les filières d'études.

26 août 2004

C'est un Alexander Zehnder visiblement en grande forme qui s'exprime aujourd'hui dans "L'Hebdo". Le président du Conseil des EPF ne cache pas sa volonté de réformer et bouleverser les institutions de recherche placées sous sa juridiction, à la manière d'un "conseil d'administration dans une entreprise privée". Au menu: meilleur contrôle de qualité sur l'enseignement prodigué et la recherche, focalisation sur l'utilisation des finances et définition d'une stratégie de développement générale axé sur le renforcement des liens avec le secteur privé. Selon Alexander Zehnder, la priorité est de "renforcer la crédibilité de la science" en mettant l'accent sur l'efficience scientifique. A cette aune, la mission des EPF est "de faire de la recherche de pointe et de former des élites".

Les grands projets concoctés par le Département fédéral de Moritz Leuenberger en matière de sécurité routière suscitent un écho auprès du magazine "Strasse und Verkehr". Le média spécialisé a invité des experts de choix pour débattre de ce sujet, puisqu'il s'agit de deux chercheurs issus des EPF: Kay Axhausen de l'EPFZ et André-Gilles Dumont, directeur du Laboratoire des voies de circulation de l'EPFL. Quelles solutions pour faire chuter le nombre de morts sur les routes suisses? La recherche peut-elle améliorer la sécurité des usagers? Peut-elle influencer également le débat politique? Telles sont quelques-unes des questions qui égrainent cette longue mais passionnante interview à trois voix.

Beau portrait que celui de Philippe Baud, exposé dans les colonnes du "Temps". L'écrivain et prêtre catholique vaudois est bien connu sur le campus, car il s'agit de l'ancien aumônier de l'EPFL. Depuis son départ, Philippe Baud n'est pas resté inactif, loin de là. L'homme d'Eglise a consacré un livre à un sujet qui n'est pas vraiment très terre à terre: les anges.

Pas d'idée cocernant votre programme du week-end prochain? Le supplément Sortir du "Temps" vous enjoint de partir "à la pêche aux bouquins rares". Dès demain se tient en effet la Fête du livre de Saint-Pierre-de-Clages, au cours de laquelle la Bibliothèque centrale de l'EPFL expose ses trésors. D'un exemplaire de L'Encyclopédie de Diderot au Systema cosmicus de Galilée, les bibliophiles avertis auront de quoi se divertir l'esprit.

25 août 2004

Condamnée un peu trop rapidement au bûcher par certains membres de la presse, GeneBio s'ancre durablement sur le marché de la spectrométrie de masse. La société genevoise a lancé aujourd'hui une nouvelle plate-forme informatique pour l'identification des protéines, annonce "l'agefi". Il s'agit en fait d'un logiciel, baptisé Phenyx, dont l'exploitation est réalisée en partenariat avec le Centre Vital-IT, lequel fournit puissance de calcul et capacité de stockage des données. La nouvelle est donc réjouissante pour l'EPFL et l'Institut Ludwig de recherche pour le cancer, puisque les deux institutions sont partenaires de Vital-IT.

Le 28 novembre prochain, le peuple suisse votera sur la loi relative aux cellules souches. De nombreux chercheurs montent au créneau pour défendre une recherche qui aura, disent-ils, "un intérêt thérapeutique majeur pour les malades futurs". Actuellement les cellules embryonnaires ne peuvent être qu'importées, ce qui freine le travail des scientifiques. Il faut une réglementation claire et rigoureuse, mais qui laisse aux chercheurs une marge de liberté essentielle à leur action, et surtout la possibilité de poursuivre leurs travaux dans des projets internationaux d'envergure. Les défenseurs de la loi craignent qu'un rejet entraîne l'exil de nombre de chercheurs et d'institutions de recherche de qualité. Une hypothèse qui ferait tache dans un environnement actuel particulièrement favorable à la Suisse, puisque notre pays compte le plus haut taux de publications scientifiques en comparaison mondiale, dont 70% proviennent du secteur universitaire.

Economie suisse et Swissmem préconisent un remède expéditif aux dépenses de l'Etat en matière de formation universitaire. Il s'agit simplement de réduire le temps des études pour alléger la charge du contribuable. Les partisans du sprint universitaire se disent même peu favorables aux stages en cours de formation, puisqu'ils peuvent avoir pour corollaire d'allonger le temps d'études. Mais il y a un couac. Dans la réalité, en effet, les entreprises ne sont pas spécialement séduites par l'engagement de diplômés qui n'ont aucune expérience pratique et qui sont encore très jeunes. Selon une étude de l'Université de Fribourg, l'âge et la durée des études sont des facteurs d'évaluation, au moment de l'engagement, mais ils sont loin d'être déterminants. Une enquête conduite auprès de 75 responsables des ressources humaines en Suisse alémanique démontre que l'expérience pratique et les bonnes notes sont de loin les critères qui font vraiment la différence.

Le professeur du laboratoire des voies de circulation à l'EPFL n'épargne pas les gendarmes couchés, obstacles "aberrants" qui peuvent mettre en danger des usagers de la route, à commencer par les agriculteurs, les transports publics, les poids lourds et les cyclistes. En un mot, le professeur Dumont plaide pour davantage de sécurité, d'esthétisme et de créativité de la part des communes.

24 août 2004

Le peuple suisse devra se prononcer le 28 novembre prochain sur la loi sur la recherche dans le domaine des cellules souches. La votation a trait à un enjeu de taille, véritable "nécessité médicale", comme le titre le quotidien "l'agefi": la définition d'un cadre législatif "clair et rigoureux" permettant aux équipes scientifiques des hautes écoles suisses de continuer à mener une recherche fondamentale de pointe dans un domaine qui représente un énorme potentiel thérapeutique. Pour soutenir cette loi, le comité "Oui à la recherche sur les cellules souches" s'est constitué. Il regroupe une soixantaine de chercheurs, dont le prix Nobel Rolf Zinkernagel, la présidente du Fonds national suisse Heidi Diggelmann, le recteur de l'EPFZ Konrad Osterwalder et Patrick Aebischer, président de l'EPFL. Au-delà des questions thérapeutiques, cette votation est aussi importante pour la Suisse en tant que centre de recherche. Un "non" pourrait couper notre pays d'une participation aux grands projets européens, selon les tenants du projet de loi.

Le sujet de la pollution des ondes électromagnétiques générées par les antennes de téléphone mobile revient sur le devant de la scène. L'Office fédéral de l'environnement , des forêts et du paysage (OFEFP) a édicté aujourd'hui même ses recommandations visant à unifier les mesures en matière de rayonnement non ionisant. "Swissinfo" traite le sujet en interrogeant Farhad Rachidi, maître de recherche sur la compatibilité électromagnétique au Laboratoire de réseaux électriques. Selon ce dernier, si le principe de précaution doit être respecté, il n'y pas de quoi s'inquiéter du "smog électrique", car l'effet des rayonnement sur les organismes vivants n'a pour l'heure pas pu être prouvé en laboratoire, que ce soit à l'EPFL ou dans d'autres institutions de recherche.