Revues de presse

22 septembre 2004

Face à la multiplication des installations et antennes générant des champs électromagnétiques, la santé humaine est-elle en danger? Le magazine "Femina" a mené l'enquête, en interrogeant notamment Pierre Zweiacker, spécialiste de la question au sein du Laboratoire de réseaux électriques. Selon ce dernier, certains champs électromagnétiques ont bel et bien une influence sur le métabolisme humain, mais aucun effet pathologique n'a pu être prouvé de façon irréfutable par les scientifiques. Mais la suspicion demeure, et il semble que certains individus sont plus sensibles que d'autres au smog électromagnétique.

La prochaine votation populaire sur les naturalisations facilitées a conduit "Le Temps" à dresser le portrait de ceux qui ont choisi d'opter pour le passeport rouge à croix blanche. Le quotidien genevois s'arrête aujourd'hui sur Rachid Guerraoui, directeur du Laboratoire de programmation distribuée de la Faculté I&C. Né en 1967 à Rabat, au Maroc, Rachid Guerraoui est passé par Paris avant de s'installer en Suisse avec sa famille dès 1992, lorsqu'il décroche un place à l'EPFL. Et si sa demande a été examinée par la police de Nyon autour d'un verre de blanc, c'est au cours d'un voyage sabbatique aux Etats-Unis qu'il obtient la nationalité suisse.

Il y a très peu de chances pour que le logo rouge d'Alinghi orne la rade de Genève. "Le Matin" du jour révèle que la municipalité de la Cité de Calvin a refusé un projet de bassin dédié au Défi suisse et dont la conception était "made in EPFL". Cité par le quotidien, le politicien Nils de Dardel explique que le refus est motivé par le fait que la rade constitue un site protégé. Une solution pourrait toutefois être trouvée du côté du Club de la Nautique, mais rien n'est moins sûr.

Baisser la demande énergétique au tiers du niveau actuel d'ici 2050, tel est l'enjeu de la "Société à 2000 watts". Cette vision sera au cœur des préoccupations de l'Académie suisse des sciences techniques (SATW), qui tiendra ses assises à l'EPFL le 30 septembre prochain. Pour faire le point sur cette réunion et sur les buts poursuivis par la SATW, le magazine spécialisé "Wasser-Boden-Luft" soumet à la question Eduard Kiener, ancien directeur de l'Office fédéral de l'énergie.

21 septembre 2004

Remaniement en profondeur dans le domaine de l'éducation et de la recherche. Dès 2005, il n'existera plus qu'un seul organe fédéral chargé de ce domaine: le Secrétariat d'Etat à l'éduction et à la recherche (SER). L'entité, qui sera dirigée par Charles Kleiber, sera la résultante de la fusion entre le Groupement de la science et de la recherche (GSR) et l'Office fédéral de l'éducation et de la science (OFES) et sera dotée d'un budget initial de 1,7 milliard de francs. La presse suisse-alémanique revient sur la création de ce nouveau secrétariat qui sera chargé de soutenir les hautes écoles et les institutions d'encouragement à la recherche, dont le Fonds national de la recherche scientifique. Si le "Tages Anzeiger" reste plutôt factuel, en mentionnant que le SER collaborera avec le Conseil des EPF, le "Bund" met l'accent sur la "douce révolution" initiée par Pascal Couchepin. Et se demande pourquoi cette nouvelle structure prend la forme d'un secrétariat d'Etat en lieu et place d'un office fédéral en bonne et due forme.

Les classements se suivent et ne se ressemblent pas pour les hautes écoles suisses. Alors qu'une précédente étude publiée dans "Nature" au mois d'août annonçait que la recherche helvétique se situait parmi les meilleures du monde (voir notre revue de presse des 5 et 6 août), une évaluation chinoise concernant les grandes universités tend à prouver le contraire. En effet, le "Shanghai Ranking" publié par l'Université Jiao Tong place les hautes écoles suisses en mauvaise position. Si l'EPFZ arrive encore à se maintenir à la 27ème place mondiale, l'EPFL dégringole à la 66ème place européenne et au… 153 rang mondial. La faute à "une enquête plutôt sommaire" qui se base "sur un nombre restreint de critères", comme le nombre de Prix Nobel ou les citations dans les index spécialisés, souligne "Le Temps". Reprise par l'Agence télégraphique suisse, la nouvelle a fait les choux gras de la presse, alémanique essentiellement. Celle-ci a centré ses articles sur l'EPFZ, comme en témoignent la "Limmattaler Tagblatt" et la "NZZ".

"Qu'est ce qui freine l'innovation en Suisse?", titre la "Neue Zürcher Zeitung" dans son édition du week-end. Pour répondre à cette épineuse question, le quotidien zurichois donne la parole à deux experts. Gottfried Schatz, professeur de biochimie à l'Université de Bâle et ancien président du Conseil suisse de la science et de la technologie, estime que le fait que la Suisse soit de plus en plus à la traîne par rapport aux Etats-Unis n'est pas dû qu'à des éléments financiers. Idem pour Beat Kappeler, économiste-chroniqueur bien connu des lecteurs de la "NZZ". Quelles sont donc alors les raisons de la contre-performance? Les avis sont pour le moins tranchés. Pour Beat Kappeler, tout est une question de gaspi. "Peu de pays investissent à ce point dans la formation, mais l'argent est affecté davantage à des bâtiments onéreux qu'à l'enseignement", affirme-t-il notamment en citant les investissements opérés dans le domaine des EPF. Quant à Gottfried Schatz, les causes doivent plutôt être cherchées du côté de la trop forte centralisation de la recherche, laquelle enferme l'innovation dans un cadre trop rigide.

Infatigable, Jacques Piccard continue, à 82 ans, à tenir le même discours alarmiste au fil des années : l'état de santé du Léman est stagnant à cause des phosphates qui s'y déversent, le réchauffement climatique menace les océans et les mers et surtout, il faut sauver le mésoscaphe "Auguste-Piccard". L'homme n'en rêve pas moins de construire un nouveau sous-marin. Un rêve seulement. En attendant, il espère avoir trouvé une relève pour reprendre ses activités en la "personne" du Musée du Léman, à Nyon. Selon lui, l'institution pourrait gérer le sous-marin "F.A.-Forel" pour le mettre à disposition des universités et de l'EPFL. A lire dans "24 Heures" du 18 septembre.

Le "petit" VTX est devenu grand. Dix-huit ans après sa création, l'entreprise pulliéranne s'est hissée au 3e rang des opérateurs romands et elle emploie 200 collaborateurs. Cette semaine, le rachat de la filiale suisse du fournisseur d'accès à internet Tiscali va lui permettre de passer le cap des 100 millions de francs de chiffre d'affaires. A cette occasion, "Le Temps" du 18 septembre est allé à la rencontre des codirecteurs de VTX, Philippe Roditi et Francis Cobbi. Pour eux, le secret du succès réside dans la proximité avec la clientèle. Quant aux projets à venir, ils annoncent un service de téléphonie via internet pour début 2005 et la réalisation de réseaux wi-fi (internet sans fil) dans des hôtels coréens.

17 septembre 2004

La nomination de Jan-Anders Månson à la vice-présidence pour l'innovation et la valorisation est largement annoncée dans la presse de ce jour. La Radio Suisse romande s'en est aussi fait l'écho dans son émission "Forums" de jeudi soir. Interviewé, le président Patrick Aebischer a estimé avoir trouvé en la personne de M. Månson "la perle rare", louant sa grande expérience en matière de valorisation et ses nombreuses qualités. Il a également précisé que l'EPFL ne prenait pas un nouveau cap, mais qu'elle avait besoin de "diversité" au niveau de sa présidence. De son côté, "24 Heures" présente le nouveau vice-président comme "un homme discret, qu'on pourrait croire timide", mais que "cela n'a pas empêché de coordonner avec succès" des projets tels qu'Alinghi. Enfin, plusieurs journaux n'oublient pas de mentionner les autres nominations intervenues le 16 septembre, à savoir celles de Didier Trono, Pierre Magistretti et Hilal Lashuel à la Faculté des sciences de la vie, et de Giovanni De Micheli conjointement à la Faculté informatique et communications et à la Faculté sciences et techniques de l'ingénieur.

Seuls 35% des personnes sont propriétaires de leur logement en Suisse. Avec un tel pourcentage, notre pays se situe en queue de liste des pays occidentaux. Ce n'est pas faute d'envie pourtant. Au contraire. Quelque 80% des Helvètes rêvent d'avoir quatre murs à eux. C'est un sondage réalisé par l'EPFL qui le révèle. Mais le chemin entre le rêve et la réalité est long dans ce pays. Le "Tages Anzeiger" de ce vendredi montre comment la promotion de la propriété individuelle en Suisse ne suffit pas à convaincre les citoyens.

Le magazine "Batir" du 13 septembre revient sur un colloque organisé par l'EPFL fin mai, en collaboration avec la Chambre de commerce et d'industrie suisse pour les pays d'Afrique centrale. Son thème : le développement des infrastructures électriques en Afrique et les conditions-cadres en Suisse pour un transfert efficace de technologies. Dans ce contexte, Edgar Gnansounou, du Laboratoire des systèmes énergétiques, à l'EPFL, constate que le taux d'électrification sur le continent africain varie entre 15 et 20% pour descendre à 5% dans les zones rurales. De plus, le pétrole est largement utilisé alors qu'il n'en existe pas dans le sous-sol, mais le potentiel hydroélectrique n'est pas exploité. Le scientifique relève aussi les conséquences négatives de la privatisation des secteurs énergétiques encouragée par la Banque mondiale. L'Afrique, serait-elle un continent encore largement oublié ?

16 septembre 2004

Eclosion, c'est un incubateur qui va permettre, dès la fin de l'année, de transformer les avancées de la recherche en produit économique viable. Installé à Genève, il est piloté par Benoît Dubuis, actuel doyen de la Faculté des sciences de la vie, à l'EPFL, et Jesus Martin-Garcia, qui a lancé plusieurs start-up. En d'autres termes, Eclosion se propose d'être le chaînon manquant entre l'industrie et la recherche universitaire. "L'Hebdo" présente ce projet développé à l'intention des entreprises de biotechnologie.

Toujours dans "L'Hebdo", Jean-Louis Scartezzini, directeur du Laboratoire d'énergie solaire de l'EPFL, déclare être convaincu que la distribution d'électricité va connaître une évolution comparable à celle qu'a eu l'informatique. Il imagine que dans la ville du futur, les bâtiments seront à la fois consommateurs et fournisseurs d'énergie. Et si le réseau de distribution "classique" ne disparaît pas, les immeubles seront équipés de cellules solaires photovoltaïques ou de microturbines fonctionnant comme de petites éoliennes.

Mettez des pellets dans votre chaudière ! En effet, avec l'envolée des prix du mazout, celui-ci se fait détrôner par le bois, ou plutôt par les granulés de bois, pour les installations de chauffage domestiques. "Le Temps" de ce jeudi explique comment dans tous les cantons, des subventions ont été accordées aux particuliers, permettant de rendre le bois compétitif face au mazout. La filière bois suisse semble donc être enfin parvenue à s'organiser pour valoriser une production qui n'est utilisée qu'au quart de son potentiel. Et la filière est prometteuse. A tel point que l'EPFL travaille sur une installation permettant de produire de la chaleur et de l'électricité.

A l'occasion de ses 100 ans, la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS) lance un label "swiss university". Au-delà de l'aspect purement graphique, ce logo tout simple va fédérer les écoles helvétiques sous une seule étiquette et leur donner une image commune, même si les modalités exactes d'utilisation de cette marque sont encore à préciser. A découvrir dans "L'Hebdo".

"L'Hebdo" de ce jeudi n'oublie pas le brûlant sujet des naturalisations facilitées pour les jeunes de la deuxième et troisième générations. Il recense quelques acquéreurs célèbres du passeport rouge à croix blanche. Ainsi, parmi les scientifiques, on trouve les professeurs de l'EPFL Morat Kunt (Turquie), Michel Ianoz (Roumanie), Giorgio Margaritondo (Italie) ou encore Jacques Neirynck (Belgique). Cependant, constate le magazine, la plupart des professeurs étrangers renonce à entreprendre une procédure de naturalisation jugée "trop complexe et tatillonne".

15 septembre 2004

La dernière étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) concernant les dépenses gouvernementales consacrées à l'éducation fait grand bruit dans la presse. Selon cette étude, intitulée "Regards sur l'éducation", la Suisse dépense près de 11'000 francs suisses par élève ou étudiant, soit 5,3% de son PIB. En comparaison, la moyenne au sein des membres de l'OCDE est de 7800 francs suisses. La "NZZ" remarque ainsi très logiquement que la Suisse se trouve dans le peloton de tête des pays qui investissent le plus massivement dans ce domaine, aux côtés des Etats-Unis, du Danemark et de la Norvège. Par contre, "Swissinfo" note que "les dépenses helvétiques par élève en primaire et en secondaire sont restées stables durant la période 1995-2001, alors qu'elles ont augmenté dans la plupart des pays de l'OCDE". Le média en ligne souligne que le système de formation suisse se révèle onéreux à cause des charges salariales du personnel scolaire. Un élément qui pousse "24 Heures" à titrer sur le fait que "la Suisse, pays riche, couvre ses profs d'or" et le "Blick" à se demander "pourquoi sommes-nous si bêtes?", en reprenant les conclusions d'une précédente étude qui indiquait qu'un écolier sur cinq ne disposait pas d'un niveau de lecture suffisant à la fin de la scolarité.

"High tech thinking- low tech production". C'est avec ce mot d'ordre que trois jeunes architectes de l'EPFZ se sont attelés à la réalisation de Polynational. Ce bâtiment, qui devait à l'origine être construit sur la terrasse de l'Ecole à l'occasion de son 150ème anniversaire, aura une toute autre destinée: il servira de centre de rencontre à l'Université de Bamiyan, en Afghanistan. Les trois étudiants ont ainsi conçu une tour carrée de quatre étages "dont l'apparence est similaire aux bâtiments traditionnels de Kandahar, deuxième ville du pays, sise en zone désertique", relève "Swissinfo". La réalisation comprend des salles de travail, un espace informatique et internet et se révèle autonome sur le plan énergétique grâce au solaire. Visite guidée par ses concepteurs de cet ouvrage, combinaison "entre tradition afghane et architecture moderne suisse".

A Estavayer-le-Lac, comme dans nombre d'autres villes, le commerce s'essouffle. Dans la Cité à la Rose, on a donc décidé de réagir. Une commission de revalorisation du centre-ville a été nommée et Vincent Kaufmann, professeur de sociologie urbaine à l'EPFL, mandaté pour trouver des solutions. Il a ainsi proposé, dans un premier temps, d'analyser les pratiques d'achat de la population, puis d'identifier les forces et faiblesses de l'attractivité commerciale et touristique. Une méthode favorablement accueillie par les commerçants staviacois, qui vont se mettre au travail.

14 septembre 2004

L'émission Ecomatin de la "Radio suisse romande" se penche aujourd'hui sur Microgis, une société spécialisée dans le géomarketing. Mélange de géographie et de marketing, cette discipline devient pour cette société un parfait créneau économique. Microgis fournit des comparaisons visuelles, sur des cartes géographiques, pour optimiser des opérations commerciales, comme par exemple la tournée des représentants d'une entreprise. L'entreprise s'est aussi focalisée sur la géographie électorale, et réalise des cartes au lendemain des élections et des votations qui sont publiées dans les médias. Géographe de formation, Christophe Jemelin est un des fondateurs de Microgis. Ce chercheur rattaché au Laboratoire de sociologie urbaine revient sur les raisons du succès de sa société.

"L'Illustré" du 8 septembre a mené l'enquête sur la fuite des cerveaux suisses. Deux envoyés spéciaux se sont rendus en Amérique du Nord pour tenter de comprendre ce phénomène. Cinq scientifiques interrogés disent trouver sur le Nouveau continent davantage de liberté et d'indépendance, un encouragement à l'innovation et une valorisation de l'esprit de compétition. Ainsi, Alain Herz, un ancien maître de recherche à l'EPFL, est parti à Montréal. "Je cherchais une reconnaissance, l'EPFL ne me l'a pas donnée", déclare-t-il. Avant d'ajouter que le système suisse "ne favorise pas les carrières académiques et ne met pas en évidence la valeur de ses cerveaux". L'homme dit avoir trouvé son bonheur au Québec.

Nous en avions déjà parlé dans une revue de presse du mois de mai. Le magazine "Batir" de septembre s'enthousiasme à son tour pour un charmant pavillon de thé construit dans une propriété au bord du lac. Son architecte, le Japonais Yoshiaki Amino, était alors assistant en architecture à la chaire du bois de l'EPFL. Il a opté pour un petite construction avec des lignes pures, simples, qui conserve l'ambiance et la tradition des pavillons d'autrefois. L'article, richement illustré, raconte l'histoire de cette réalisation originale.

Le financement des hautes écoles et les stratégies les concernant doivent être uniformisés. Dans cette optique, la commission de l'éducation du Conseil des Etats propose de donner suite à l'initiative parlementaire déposée par l'ancien conseiller aux Etats Gian-Reto Plattner. Celle-ci réclame un article constitutionnel sur les hautes écoles. A lire dans "l'agefi" et le "Tages Anzeiger" de ce jour.

"24 Heures" de ce mardi prend de l'altitude en se perchant sur la tour de Sauvabelin, à Lausanne. L'ouvrage, rouvert depuis l'automne dernier, est le fruit de l'imagination de Julius Netterer, ex-professeur de l'EPFL et concepteur de cette tour dans les années 1980. Symbole du développement durable, la construction n'est faite que de bois issu des forêts lausannoises. Le quotidien propose une visite guidée des lieux.

13 septembre 2004

Les médias romands attendent avec impatience la liste des personnes qui seront nommées jeudi prochain par le CEPF. Alors que les journalistes s'étaient contentés jusqu'alors de lancer leurs filets par téléphone, "24 Heures" est le premier à se risquer au difficile jeu des pronostiques en ce qui concerne le feuteuil le plus en vue, celui du successeur de Stefan Catsicas au poste de vice-président pour l'innovation et la valorisation. "Quel homme pour charmer les entreprises?", se demande le quotidien vaudois. Le journal cite trois noms parmi les papables les plus sérieux: Jan-Anders Manson, Jean-Jacques Paltenghi et Roland Siegwart, avec une préférence pour le premier, grand coordinateur du partenariat scientifique avec Alinghi. Réponse finale à ce grand suspense médiatique le 16 septembre.

Les premiers tests de simulation par ordinateur ont débuté pour le train ultrarapide. Le quotidien "24 Heures" de samedi explique que la première "maquette numérique" de Swissmetro est désormais en lévitation virtuelle sur le site de l'EPFL – à défaut d'être sur les rails, puisque la technologie sur laquelle repose le projet est la susmentation magnétique. Ainsi que l'explique le professeur Rodolphe Nieth, père du projet et vice-président de la société Swissmetro SA, l'informatique permet de réaliser de substantielles économies par rapport à un banc d'essai classique. Et empêche le projet de tomber dans les oubliettes auxquelles il semblait promis, faute de moyens financiers. La Confédération doit encore se prononcer sur le financement de la deuxième période d'essais, prévue pour une durée de dix-huit mois, et qui doit permettre la mise au point de la géométrie et de l'aérodynamisme des rames.

Les pré-régates marseillaises de la Coupe de l'America ne se déroulent pas sous les meilleurs auspices pour Alinghi. Rien à redire sur le plan sportif: l'équipage helvétique a tenu la dragée haute face à son grand rival BMW Oracle, le week-end dernier. Mais des éléments adverses, quoique naturels, se sont ligués contre l'ensemble des participants. Une violente tempête a en effet soulevé les embarcations de leur support et les a sérieusement endommagées, révèle "Le Temps". Bilan: trois des six Class America (Alinghi, BMW Oracle et Emirates Team New Zealand) sont allés s'encastrer dans des containers. Si la situation devrait être surmontée pour Alinghi et Oracle, grâce à l'utilisation de bateaux de remplacement, le cas est plus sérieux en ce qui concerne Team New Zealand. L'équipage kiwi devra tout mettre en œuvre pour être présent dans trois semaines à Valence.

La start-up domiciliée au Parc scientifique d'Ecublens n'en finit plus de voguer vers le succès. "Le Temps" du jour revient sur cette aventure"made in EPFL" en mentionnant que la jeune entreprise a signé un important contrat avec le métro de New York. Spécialisée dans les systèmes de vidéosurveillance et de traitement numérique, grâce à une innovation technologique issue du Laboratoire de traitement de l'image de l'Ecole, cette société est en lice pour équiper le réseau souterrain de Big Apple de quelque 25.000 caméras, dans le but d'assurer la sécurité des usagers. Le fait que ce contrat soit signé en septembre n'est sans doute pas un hasard… A lire également dans "24 Heures" du 27 septembre.

"J'aime bien les maths parce que c'est facile!". François Bierlaire a beau n'être âgé que de neuf ans, il prouve à l'envi que la valeur n'attend pas le nombre des années. Le jeune garçon est parvenu en finale d'une compétition organisée par la Fédération française de jeux mathématiques et logiques, se classant quatrième de sa catégorie. "La Presse Nord Vaudois" revient sur cet exploit et mettant en lumière le goût et les aptitudes du jeune Ubrigène pour les jeux de logique et de déduction, auxquels François s'entraîne depuis tout petit. Quoi de plus normal, finalement, lorsqu'on sait que le père de François n'est autre que Michel Bierlaire, maître d'enseignement et de recherche à l'Institut des mathématiques de l'EPFL?

10 septembre 2004

Le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA) développe un filtre pour éliminer au moins la moitié de la pollution issue de la combustion du diesel ou du chauffage au bois. Une électrode engendre une haute pression dans la conduite d'évacuation des fumées, ce qui fixe les particules sur les parois. Le ramoneur n'a ensuite plus qu'à récupérer ces dépôts lors de l'entretien de la cheminée. A lire dans le magazine de l'environnement de l'OFEFP de ce mois.

Qu'il se penche sur les salades ou sur les crèmes solaires, le toxicologue est un auxiliaire précieux de la santé publique. Or, en Suisse, l'enseignement et la recherche dans ce domaine sont en voie d'extinction. Swissinfo aborde la problématique de cette profession qui tient à la fois de la biologie, de la chimie, de la médecine et des sciences de l'environnement. Depuis que l'Institut suisse de toxicologie a fermé ses portes en 2001, le Gouvernement traîne à trouver une solution. Faute de moyens.

09 septembre 2004

"Surf the video wave". Le slogan de la société VisioWave, créée en 1996 et dont le laboratoire de R&D est logé au Parc scientifique d'Ecublens, ne cesse de se confirmer au fil des ans. "Cash" revient sur la success story de cette entreprise, passée du statut de start-up à celui de poids lourds dans le domaine de la vidéosurveillance et du traitement des images numériques. D'origine française, VisioWave compte parmi ses clients des noms tels que le métro de Turin, les aéroports de Zurich, Stockholm et Ottawa ainsi que le port de Marseille et le CERN. Une performance qui n'aurait pas été possible sans la collaboration entre Yann Guyonvarc'h, fondateur de VisioWave, et le Laboratoire de traitement des signaux (LTS) du professeur Murat Kunt. Ainsi que l'explique "Cash", l'apport scientifique de l'EPFL s'est révélé indispensable. C'est en effet le procédé de numérisation et de compression d'image vidéo développé au sein du LTS, et qui est basé sur le concept mathématique des "ondelettes" ("Wavelets"), qui est au cœur de la technologie de VisioWave.

Le magazine "Tracés" du 8 septembre fait la part belle aux projets architecturaux de l'EPFL. Un premier article présente les travaux du Grison Dietrich Schwarz, qui compte parmi les rares professionnels de Suisse à s'investir dans l'architecture solaire. Il participe actuellement à une étude de l'EPFL et de l'EPFZ sur des éléments de façade avec circulation de liquide. Un deuxième papier concerne le Laboratoire d'énergie solaire et physique du bâtiment de l'EPFL. Son directeur Jean-Louis Scartezzini et son équipe travaillent sur des systèmes de gestion des installations techniques du bâtiment. Avec pour ultime but : répondre aux besoins de confort des utilisateurs tout en réduisant la consommation énergétique. Enfin, le magazine fait le point sur les travaux en cours au Laboratoire de la construction métallique. Celui-ci s'est lancé dans la recherche sur le verre en tant qu'élément structurel.

L'excellence du système de formation helvétique n'est décidément plus ce qu'elle était, estime "Swissinfo". Le média en ligne s'appuie sur les résultats du Programme national de recherche "Formation et emploi" qui ont été publiés hier par le Fonds national suisse, selon lequel le système de formation suisse devrait être mieux profilé. En effet, le système actuel, fortement orienté vers l'acquisition d'une profession, ne suffit plus à répondre complètement aux attentes des employeurs et devrait renforcer l'apprentissage de compétences complémentaires. Cité par Swissinfo, le professeur Karl Weber, directeur du comité de direction du programme, estime que "chaque jeune devrait avoir reçu au moins les connaissance de base nécessaires en informatique, en mathématiques et en langues étrangères". Le rôle de la formation continue devrait également être mis en avant, soutient encore l'intéressé.

"Nous n'avons pas besoin de l'argent de l'EPFL." Dans "Cash Invest" du 9 septembre, le professeur de l'EPFL Murat Kunt fait cette déclaration, en référence au Laboratoire de traitement des signaux. En d'autres termes, le professeur dit compter davantage sur l'intéraction recherche-économie et sur le transfert de technologie que sur un financement passif.