Revues de presse

28 septembre 2004

Deux magazines anglo-saxons "Electronics Weekly" et "Electronic News" annoncent la nomination de Mark-Eric Jones comme directeur de la start-up Innovative Silicon. La société installée au Parc scientifique d'Ecublens développe une mémoire dense de semi-conducteur, basée sur le travail effectué à l'EPFL par le professeur Pierre Fazan et le docteur Serguei Okhonin.

La photographe Christiane Grimm expose jusqu'au 30 octobre à Fribourg, à la Galerie Ollier. L'eau, la glace, la pierre, une pomme ou une feuille : l'artiste a choisi de présenter des œuvres relatives à la nature. Dans des compositions figuratives, symétriques. Par ailleurs, peut-on lire dans la "Berner Zeitung" de ce jour, la photographe, fascinée par la science, a entrepris une collaboration avec le professeur Libero Zuppiroli, du Laboratoire d'optoélectronique des matériaux moléculaire à l'EPFL. Une collaboration qui a débouché sur une publication scientifique sur les couleurs. Le même professeur sera d'ailleurs présent à Fribourg le 30 septembre pour une conférence sur le thème de "l'art et la science".

Dans "L'agefi" de ce mardi, Jacques Neirynck se déclare favorable à un réseau d'informatique médicale, qui "ne fait que transmettre l'information sans établir de contraintes". Selon le professeur honoraire à l'EPFL, l'outil informatique est le seul qui permette de rassembler des données éparses dans des cabinets médicaux, des hôpitaux, des pharmacies. Et "d'une façon ou d'une autre, il faudra bien y venir". Jacques Neirynck prend aussi la plume dans "Le Temps" pour commenter les données récemment publiées sur la consommation des ménages en 2002. Son constat : les citoyens remettent leur liberté d'acheter entre les mains des pouvoirs publics. Parce qu'ils s'infantilisent et parce que le rôle de l'Etat serait de redistribuer les revenus.

27 septembre 2004

L'idée était dans l'air depuis que Pascal Couchepin avait plaidé, au début de l'été, pour le placement de l'ensemble des hautes écoles (EPF, unis, HES…) suisses sous l'égide de l'autorité fédérale. Et si l'éducation et la formation, éclatées actuellement entre deux départements distincts (économie et intérieur) étaient l'apanage d'une seule entité? Cette option cadrerait bien avec la création du récent Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche (SER), lequel entrera en activité le 1er janvier prochain. Dans une interview accordée au "Temps", Joseph Deiss prouve en tout cas que l'idée n'est plus un tabou. Selon lui, ce sont surtout les universités, du ressort des cantons, qui doivent faire un effort d'adaptation. "Les universités doivent avoir le courage d'envisager leur restructuration", démarche qui passe par "des simplifications, voire l'élimination de certaines filières". Quant à savoir dans quel département doit être regroupée la formation académique, le sien ou celui de Pascal Couchepin… Dans un article paru vendredi, "Domaine Public" montre de son côté que tout n'est pas réglé du côté des Hautes écoles spécialisées (HES), en particulier en ce qui concerne leurs conditions d'accès pour les porteurs de maturités professionnelles.

Au lendemain de la votation populaire qui a sonné le glas – à une très faible majorité- de l'initiative "Offices postaux pour tous", qu'est-ce qui attend le géant jaune suisse? Les médias se sont tournés vers Matthias Finger, titulaire de la chaire de management des industries de réseau de l'EPFL, pour esquisser les premières réponses. Selon ce dernier, la Poste n'aura pas la tâche facile: cantonnée dans son marché national, trop légère face à des poids lourds européens, l'entreprise aura du mal à régater. Sauf si elle arrive à saisir les opportunités qui s'offrent à elle. Ainsi en est-il d'internet, lequel pourrait générer davantage de trafic postal, explique Matthias Finger sur les ondes de la "Radio suisse romande". Mais gare aux illusions. Des pistes comme l'encaissement de redevances sur les revenus générés par la concurrence, destinées à financer les coûts liés au monopole (service universel), mènent pour l'heure à une impasse, souligne-t-il dans la "Tribune de Genève".

Lorsque le stylisme s'invite au Musée de zoologie de Lausanne, cela donne forcément une étrange rencontre et un défilé de mode haut en couleur. "Robes arachnéennes, pulls aux manches chauve-souris et chemisiers aux reflets d'écailles nacrées" s'affichent dans les colonnes du "Matin Dimanche". La collection imaginée par deux stylistes lausannoises sera présentée le 1er octobre prochain. L'EPFL est associée à l'événement, puisqu'une trentaine d'étudiants exposeront, en marge du défilé, leurs sculptures dans le cadre du "Bestiaire improbable" du Musée de zoologie.

24 septembre 2004

"Tracés" de septembre présente le point de vue de Jan-Anders Månson, nouveau vice-président de l'EPFL pour l'innovation et la valorisation, sur l'apport de la discipline du design dans son domaine de recherche et d'enseignement. Car désormais, à performance égale entre plusieurs produits fournissant un service identique, le design devient l'élément prépondérant permettant une différentiation de la part de l'utilisateur et, partant, celui qui va orienter ses choix de consommation.

Le partenariat entre l'EPFL et l'Ecole cantonale d'art de Lausanne vise à créer de nouveaux modèles d'études face aux enjeux actuels et à mieux associer l'univers des arts appliqués à celui des sciences. Depuis le début de l'année, les deux écoles ont déjà commencé à coopérer. "Tracés" fait l'état des lieux à travers deux articles. Le premier présente le premier projet de recherche commun entre designers, groupes d'architectes et scientifiques. Le deuxième porte sur les premiers travaux pratiques de design réalisés par une trentaine d'étudiants en deuxième année de l'EPFL, toutes sections confondues. Dans le cadre du cours de design industriel et de produits proposé par l'Ecole cantonale d'art de Lausanne, ils ont fabriqué des savons, des lampes ou des objets de cuisine en fil de fer.

Une peinture qui élimine saletés, taches et pollution ? Oui, cela existe. Ce produit ingénieux a été créé par Famaflor. Cette société basée à Moudon a eu la bonne idée de contacter le Laboratoire de photonique et interfaces, à l'EPFL, pour le développer. "J'ai entendu parler de recherches concernant des pigments qui réagissent à la lumière et parviennent ainsi à dégrader les impuretés", explique le directeur Robin Schlaeppi dans "L'agefi". Et voilà. De cette collaboration est née une peinture photocatalytique, qui détruit grâce au rayonnement émanant de la lumière naturelle du jour, les saletés d'origine organique ou la pollution ambiante.

Jeudi était "Innovation Day" au Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), à Neuchâtel. Déjà cité dans notre revue de presse d'hier, Thomas Hinderling, directeur général de l'établissement, se confie, cette fois, au "Temps". Il se dit optimiste pour l'avenir, même si le financement du CSEM n'est pas formellement acquis après 2007. Selon lui, la meilleure option serait que le Centre rejoigne le domaine des EPF. Il espère d'ailleurs qu'une décision dans ce sens sera prise avant la fin de l'année. "L'agefi", quant à lui, dresse le bilan des vingt ans d'existence de l'institution : 600 brevets mis à disposition des industriels, 40 millions de revenus générés par des transferts de technologies ou encore 19 start-up lancées.

La société zurichoise Cytos va commencer des essais à grande échelle de son vaccin antinicotine. Les premiers résultats sur l'efficacité de son traitement de désintoxication seront connus l'an prochain. Si tout se passe bien, Cytos pourrait alors passer du stade de start-up à celui d'une petite entreprise pharmaceutique florissante. Mais - car il y a un mais - le brevet de ce vaccin fait l'objet d'un litige. Il aurait en effet été déposé en 1991 par Eric Cerny, un médecin et chercheur indépendant, associé à des chercheurs de l'EPFL.

Le dopage, c'est le dernier sujet à la mode. Il a aussi été le thème d'un récent symposium qui s'est tenu à l'EPFL. Sans doute à l'occasion de l'affaire Tyler Hamilton, "Le Temps" revient sur la lutte antidopage, mais surtout sur l'arrivée inquiétante du dopage génétique. Et la course continue

Des scientifiques de l'EPFZ ont développé un programme informatique qui permet d'identifier ce qui est susceptible d'attirer ou de repousser les touristes. Il pourrait ainsi être une aide précieuse aux professionnels du tourisme qui font souvent des choix intuitifs et difficiles à défendre. Mais cet outil pourrait aussi participer à la préservation du patrimoine alpin. A découvrir sur Swissinfo.

23 septembre 2004

La Suisse sera présente à la prochaine Exposition universelle, qui se tiendra en 2005 au Japon, avec… une montagne. Présence Suisse a décidé de partir de clichés pour présenter le pays avant de poursuivre vers des sentiers moins battus tels que ceux suivis par Bertrand Piccard et son ballon ou Ernesto Bertarelli et Alinghi. Ou encore vers les sommets de la science, que ce soit les débuts d'internet imaginés par des chercheurs du CERN ou le modèle informatique recréé par l'Institut de géodésie et informatique de l'EPF de Zurich, qui permettrait de reconstruire les deux célèbres bouddhas afghans de Bamiyan. "Le Temps" de ce jour rappelle que le parlement a accordé un crédit de 15 millions de francs pour cette participation helvétique.

Mercredi était la traditionnelle journée sans voiture. En Suisse romande, une cinquantaine de communes ont mis sur pied des actions de sensibilisation. Sur le site de Swissinfo, Vincent Kaufmann, directeur du Laboratoire de sociologie urbaine, à l'EPFL, se dit favorable à de telles journées : "Les citoyens peuvent ainsi mieux comprendre les mesures prises dans le cadre des politiques de transport." Avant d'apporter un bémol : "Ces journées présentent également un risque : elles pourraient donner bonne conscience aux autorités, sans que celles-ci engagent une politique de fond dans ce domaine."

Le nouveau Musée de la science, à Barcelone, ouvre ses quelque 50000 mètres carrés d'exposition au public le 26 septembre. L'une des pièces maîtresses de cet impressionnant site résulte de la collaboration entre le sculpteur Etienne Krähenbühl, de Romainmôtier, et le physicien Rolf Gotthardt, de l'EPFL. "24 Heures" annonce brièvement cette manifestation.

La manifestation de la fonction publique vaudoise fait l'objet d'un article dans "24 Heures" de jeudi. On y apprend que le cortège réunira cet après-midi les principaux syndicats et organes professionnels, mais aussi l'Association du personnel de la Confédération section EPFL. Parmi les participants se trouveront également des ministres de l'Eglise réformée vaudoise. Et, grande première, ces derniers défileront en robe

Le dynamisme du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), à Neuchâtel, est à nouveau mis en avant par la presse. "L'agefi" présente l'imposant projet qui devrait voir le jour sur le site en 2007, à savoir la création du premier centre de microsystèmes hétérogènes en Europe. Son objectif : rassembler sur une seule puce toutes les technologies utilisées actuellement dans le domaine de la microélectronique. Si ce "micro-CERN" peut se concrétiser, c'est en grande partie grâce aux liens étroits qu'entretient le CSEM avec de nombreux instituts technologiques en Europe et grâce à sa position géographique propice. Comme le souligne encore Thomas Hinderling, directeur général du CSEM, tout développement de nouveaux domaines est intimement lié aux collaborations, en Suisse et à l'étranger. Et de citer l'exemple de la téléphonie mobile pour laquelle le Centre a déjà "des idées assez claires avec l'EPFL".

La sixième édition de Biobusiness Network 2004 se tient depuis mardi à Genève. Ce lieu de rencontres entre financiers et entreprises de biotechnologie permet de faciliter la recherche d'appuis pour poursuivre ou étendre des développements. Parmi les participants : la société française de capital-risque Sofinnova Partners. "L'agefi" a rencontré l'un de ses responsables, Antoine Papiernik. Celui-ci dit son intérêt pour le marché helvétique. "La Suisse devrait bientôt jouer un rôle incontournable dans l'industrie du capital-risque. En termes d'innovation, il y a de très bons projets, aussi bien à l'EPFL, à l'EPFZ ou dans les hôpitaux universitaires", déclare-t-il. Néanmoins, en Europe, ce capital-risque est encore jugé insuffisant par les investisseurs américains. Florissantes aux Etats-Unis, les IPO de biotech restent rarissimes sur le Vieux continent.

Dans "24 Heures", la Chronique de Gilbert Salem porte ce jeudi sur Henri Bobst "grand industriel humaniste" et aussi "formateur d'hommes". En attestent ces employés qui, en 1978, lancèrent, en collaboration avec l'EPFL, le micro-ordinateur portatif et autonome Scrib, pour la création, la saisie et la transmission de textes. Car, écrit le journaliste, "l'entreprise prillérane était déjà grisée par le vertige de la rapidité"

22 septembre 2004

Face à la multiplication des installations et antennes générant des champs électromagnétiques, la santé humaine est-elle en danger? Le magazine "Femina" a mené l'enquête, en interrogeant notamment Pierre Zweiacker, spécialiste de la question au sein du Laboratoire de réseaux électriques. Selon ce dernier, certains champs électromagnétiques ont bel et bien une influence sur le métabolisme humain, mais aucun effet pathologique n'a pu être prouvé de façon irréfutable par les scientifiques. Mais la suspicion demeure, et il semble que certains individus sont plus sensibles que d'autres au smog électromagnétique.

La prochaine votation populaire sur les naturalisations facilitées a conduit "Le Temps" à dresser le portrait de ceux qui ont choisi d'opter pour le passeport rouge à croix blanche. Le quotidien genevois s'arrête aujourd'hui sur Rachid Guerraoui, directeur du Laboratoire de programmation distribuée de la Faculté I&C. Né en 1967 à Rabat, au Maroc, Rachid Guerraoui est passé par Paris avant de s'installer en Suisse avec sa famille dès 1992, lorsqu'il décroche un place à l'EPFL. Et si sa demande a été examinée par la police de Nyon autour d'un verre de blanc, c'est au cours d'un voyage sabbatique aux Etats-Unis qu'il obtient la nationalité suisse.

Il y a très peu de chances pour que le logo rouge d'Alinghi orne la rade de Genève. "Le Matin" du jour révèle que la municipalité de la Cité de Calvin a refusé un projet de bassin dédié au Défi suisse et dont la conception était "made in EPFL". Cité par le quotidien, le politicien Nils de Dardel explique que le refus est motivé par le fait que la rade constitue un site protégé. Une solution pourrait toutefois être trouvée du côté du Club de la Nautique, mais rien n'est moins sûr.

Baisser la demande énergétique au tiers du niveau actuel d'ici 2050, tel est l'enjeu de la "Société à 2000 watts". Cette vision sera au cœur des préoccupations de l'Académie suisse des sciences techniques (SATW), qui tiendra ses assises à l'EPFL le 30 septembre prochain. Pour faire le point sur cette réunion et sur les buts poursuivis par la SATW, le magazine spécialisé "Wasser-Boden-Luft" soumet à la question Eduard Kiener, ancien directeur de l'Office fédéral de l'énergie.

21 septembre 2004

Remaniement en profondeur dans le domaine de l'éducation et de la recherche. Dès 2005, il n'existera plus qu'un seul organe fédéral chargé de ce domaine: le Secrétariat d'Etat à l'éduction et à la recherche (SER). L'entité, qui sera dirigée par Charles Kleiber, sera la résultante de la fusion entre le Groupement de la science et de la recherche (GSR) et l'Office fédéral de l'éducation et de la science (OFES) et sera dotée d'un budget initial de 1,7 milliard de francs. La presse suisse-alémanique revient sur la création de ce nouveau secrétariat qui sera chargé de soutenir les hautes écoles et les institutions d'encouragement à la recherche, dont le Fonds national de la recherche scientifique. Si le "Tages Anzeiger" reste plutôt factuel, en mentionnant que le SER collaborera avec le Conseil des EPF, le "Bund" met l'accent sur la "douce révolution" initiée par Pascal Couchepin. Et se demande pourquoi cette nouvelle structure prend la forme d'un secrétariat d'Etat en lieu et place d'un office fédéral en bonne et due forme.

Les classements se suivent et ne se ressemblent pas pour les hautes écoles suisses. Alors qu'une précédente étude publiée dans "Nature" au mois d'août annonçait que la recherche helvétique se situait parmi les meilleures du monde (voir notre revue de presse des 5 et 6 août), une évaluation chinoise concernant les grandes universités tend à prouver le contraire. En effet, le "Shanghai Ranking" publié par l'Université Jiao Tong place les hautes écoles suisses en mauvaise position. Si l'EPFZ arrive encore à se maintenir à la 27ème place mondiale, l'EPFL dégringole à la 66ème place européenne et au… 153 rang mondial. La faute à "une enquête plutôt sommaire" qui se base "sur un nombre restreint de critères", comme le nombre de Prix Nobel ou les citations dans les index spécialisés, souligne "Le Temps". Reprise par l'Agence télégraphique suisse, la nouvelle a fait les choux gras de la presse, alémanique essentiellement. Celle-ci a centré ses articles sur l'EPFZ, comme en témoignent la "Limmattaler Tagblatt" et la "NZZ".

"Qu'est ce qui freine l'innovation en Suisse?", titre la "Neue Zürcher Zeitung" dans son édition du week-end. Pour répondre à cette épineuse question, le quotidien zurichois donne la parole à deux experts. Gottfried Schatz, professeur de biochimie à l'Université de Bâle et ancien président du Conseil suisse de la science et de la technologie, estime que le fait que la Suisse soit de plus en plus à la traîne par rapport aux Etats-Unis n'est pas dû qu'à des éléments financiers. Idem pour Beat Kappeler, économiste-chroniqueur bien connu des lecteurs de la "NZZ". Quelles sont donc alors les raisons de la contre-performance? Les avis sont pour le moins tranchés. Pour Beat Kappeler, tout est une question de gaspi. "Peu de pays investissent à ce point dans la formation, mais l'argent est affecté davantage à des bâtiments onéreux qu'à l'enseignement", affirme-t-il notamment en citant les investissements opérés dans le domaine des EPF. Quant à Gottfried Schatz, les causes doivent plutôt être cherchées du côté de la trop forte centralisation de la recherche, laquelle enferme l'innovation dans un cadre trop rigide.

Infatigable, Jacques Piccard continue, à 82 ans, à tenir le même discours alarmiste au fil des années : l'état de santé du Léman est stagnant à cause des phosphates qui s'y déversent, le réchauffement climatique menace les océans et les mers et surtout, il faut sauver le mésoscaphe "Auguste-Piccard". L'homme n'en rêve pas moins de construire un nouveau sous-marin. Un rêve seulement. En attendant, il espère avoir trouvé une relève pour reprendre ses activités en la "personne" du Musée du Léman, à Nyon. Selon lui, l'institution pourrait gérer le sous-marin "F.A.-Forel" pour le mettre à disposition des universités et de l'EPFL. A lire dans "24 Heures" du 18 septembre.

Le "petit" VTX est devenu grand. Dix-huit ans après sa création, l'entreprise pulliéranne s'est hissée au 3e rang des opérateurs romands et elle emploie 200 collaborateurs. Cette semaine, le rachat de la filiale suisse du fournisseur d'accès à internet Tiscali va lui permettre de passer le cap des 100 millions de francs de chiffre d'affaires. A cette occasion, "Le Temps" du 18 septembre est allé à la rencontre des codirecteurs de VTX, Philippe Roditi et Francis Cobbi. Pour eux, le secret du succès réside dans la proximité avec la clientèle. Quant aux projets à venir, ils annoncent un service de téléphonie via internet pour début 2005 et la réalisation de réseaux wi-fi (internet sans fil) dans des hôtels coréens.

17 septembre 2004

La nomination de Jan-Anders Månson à la vice-présidence pour l'innovation et la valorisation est largement annoncée dans la presse de ce jour. La Radio Suisse romande s'en est aussi fait l'écho dans son émission "Forums" de jeudi soir. Interviewé, le président Patrick Aebischer a estimé avoir trouvé en la personne de M. Månson "la perle rare", louant sa grande expérience en matière de valorisation et ses nombreuses qualités. Il a également précisé que l'EPFL ne prenait pas un nouveau cap, mais qu'elle avait besoin de "diversité" au niveau de sa présidence. De son côté, "24 Heures" présente le nouveau vice-président comme "un homme discret, qu'on pourrait croire timide", mais que "cela n'a pas empêché de coordonner avec succès" des projets tels qu'Alinghi. Enfin, plusieurs journaux n'oublient pas de mentionner les autres nominations intervenues le 16 septembre, à savoir celles de Didier Trono, Pierre Magistretti et Hilal Lashuel à la Faculté des sciences de la vie, et de Giovanni De Micheli conjointement à la Faculté informatique et communications et à la Faculté sciences et techniques de l'ingénieur.

Seuls 35% des personnes sont propriétaires de leur logement en Suisse. Avec un tel pourcentage, notre pays se situe en queue de liste des pays occidentaux. Ce n'est pas faute d'envie pourtant. Au contraire. Quelque 80% des Helvètes rêvent d'avoir quatre murs à eux. C'est un sondage réalisé par l'EPFL qui le révèle. Mais le chemin entre le rêve et la réalité est long dans ce pays. Le "Tages Anzeiger" de ce vendredi montre comment la promotion de la propriété individuelle en Suisse ne suffit pas à convaincre les citoyens.

Le magazine "Batir" du 13 septembre revient sur un colloque organisé par l'EPFL fin mai, en collaboration avec la Chambre de commerce et d'industrie suisse pour les pays d'Afrique centrale. Son thème : le développement des infrastructures électriques en Afrique et les conditions-cadres en Suisse pour un transfert efficace de technologies. Dans ce contexte, Edgar Gnansounou, du Laboratoire des systèmes énergétiques, à l'EPFL, constate que le taux d'électrification sur le continent africain varie entre 15 et 20% pour descendre à 5% dans les zones rurales. De plus, le pétrole est largement utilisé alors qu'il n'en existe pas dans le sous-sol, mais le potentiel hydroélectrique n'est pas exploité. Le scientifique relève aussi les conséquences négatives de la privatisation des secteurs énergétiques encouragée par la Banque mondiale. L'Afrique, serait-elle un continent encore largement oublié ?