Revues de presse

04 octobre 2004

Energie et durabilité étaient au cœur du congrès annuel de l'Académie suisse des sciences techniques, qui s'est tenu la semaine dernière à l'EPFL. Au-delà de la définition du processus évolutif qu'est le développement durable, se pose la question de sa mesure. Une des réponses, liées à l'approvisionnement énergétique, se nomme "Société 2000 watts", une vision développée à la fin des années 1990 par les EPF et dont l'étude préliminaire a été publiée ce printemps. Ce programme vise à définir les stratégies de recherche et de développement et à les appliquer afin de parvenir en 2050 à un mode de vie qui verrait chaque Suisse s'épanouir avec 2 kW. Aujourd'hui, un Helvète en consomme cinq. "L'agefi" de lundi présente les solutions concrètes que peut apporter la "Société 2000 watts".

Le projet Histar de l'EPFL a été lancé cet été. Ce banc d'essai à l'échelle 1/10 en tunnel de 500 m de long doit permettre de déterminer la faisabilité technique de Swissmetro. Il s'agit en effet de démontrer la maîtrise des aspects aérodynamiques liés au passage d'un véhicule à grande vitesse dans un tunnel de petit diamètre. Seule la presse alémanique se fait l'écho lundi de ce développement.

Une grande partie du "know-how" d'Elan, le groupe asiatique spécialisé dans les semi-conducteurs, repose sur des ingénieurs suisses. Le siège européen de la firme s'est s'installé il y a un peu plus d'un an à Rapperswil. A l'occasion de cet anniversaire, le "Tages Anzeiger" présente Elan, entreprise fondée en 1994 et qui emploie aujourd'hui 500 personnes.

Le premier de classe Konrad Osterwalder a étudié la physique mathématique. Aujourd'hui, à 62 ans, il est recteur de l'EPFZ. Il s'est prêté au jeu de l'interview pour la "NZZ". On y apprend que ses parents étaient enseignants, qu'il a séjourné aux Etats-Unis où il a été professeur assistant, puis professeur associé à Harvard. Il parle encore des activités qui jalonnent sa fonction actuelle et de ce qui différencie les étudiants de maintenant de ceux de "son époque". Tout un programme.

01 octobre 2004

Le choix du site pour ITER, le futur réacteur de fusion nucléaire international, est au cœur d'un intense débat qui agite actuellement la Commission européenne. Qui de Cadarache (France) ou du Japon accueillera la prochaine génération de Tokamak? Les négociateurs suisses, qui désirent faire pencher la balance pour l'implantation du réacteur en Europe, ne ménagent pas leurs efforts pour faire-valoir le savoir-faire national dans ce domaine, raconte "l'agefi". Directeur du Centre de recherche en physique des plasmas de l'EPFL, le professeur Minh Quang Tran porte le drapeau de la délégation helvétique et dévoile les enjeux technologiques et politiques qui soutiennent ce programme.

Souriez, vous êtes filmés! L'expression va prendre tout son sens pour les habitants de Vevey. Jacques Chappuis, élu libéral au conseil communal, a déposé une motion en faveur de l'installation de deux caméras "intelligentes", lesquelles utiliseraient un logiciel mis au point à l'EPFL. Intrusion de la télésurveillance dans l'espace public? Oui, mais avec des garde-fous: les images captant les faits et gestes des citoyens sont cryptées et ne font apparaître les visages ou les plaques minéralogiques passant dans le champ des caméras que si un juge en fait la demande. Explications à lire dans l'article de "24 Heures".

Déjà traité dans la revue de presse (voir notre édition du 6 juillet), le sujet BioArk retourne sur le devant de la scène, cette fois dans les colonnes de "PME Magazine". Le magazine revient sur le modèle économique choisi par la ville de Monthey pour surmonter le profond démantèlement industriel qu'a subi la région suite à la disparition de Ciba dans le Chablais, il y a huit ans. Depuis, un nouveau plan de promotion, basé entre autres sur l'accueil de start-up, a permis à Monthey de relever le défi. Conseiller national, Fernand Mariétan souligne que que la "proximité du Parc technologique (sic) d'Ecublens et de l'EPFL a plaidé en notre faveur". Une jeune entreprise issue du Laboratoire de biotechnologie cellulaire de l'EPFL, la société Excellgene, est d'ailleurs installée depuis trois mois dans "l'arche de la vie" valaisanne.

Grand "ouf" de soulagement pour l'EPFZ. L'atterrissage plutôt rude de la sonde Genesis avait fait craindre aux chimistes la perte des précieux échantillons de vents solaires que l'appareil était chargé de collecter. D'après "Swissinfo", tout crainte est désormais levée et le succès de la mission dépend maintenant de l'analyse des dizaines de microgrammes d'atomes tout droit venus de Phœbus. L'équipe du professeur Rainer Wieler concentrera ses recherches tout particulièrement sur les gaz nobles, comme l'hélium, le xénon ou le krypton. Décryptage des efforts qui attendent l'EPFZ.

30 septembre 2004

A Lausanne, dans le quartier de la Bourdonnette, un nouvel ensemble de 264 logements est prêt à accueillir les étudiants de l'Unil et de l'EPFL. Conçus pour être démontables, les bâtiments intègrent le bois comme matériau principal. Coût du chantier : quelque 18,8 millions de francs, dont un tiers provient de fonds propres de la Fondation maisons pour étudiants et le reste d'un emprunt bancaire. "24 Heures" de ce jour annonce que tous les logements sont déjà réservés. Les autres foyers pour personnes en formation de la région sont pleins aussi. La même problématique se retrouve à Genève, où, à trois semaines de la rentrée, l'Université part en campagne pour inciter les habitants du bout du lac à mettre des chambres à la disposition des nouveaux étudiants.

Après avoir rejoint l'EPFL cet été, le professeur Marc Parlange fait l'objet d'un article dans "l'agefi" de jeudi. Pour cet expert en science et ingénierie de l'environnement, l'un des plus importants défis actuels en matière de mécanismes environnementaux est la modélisation des turbulences atmosphériques au-dessus des villes et, par conséquent, de la pollution de l'air. Le scientifique explique comment la diversité morphologique du pollen permet de modéliser les flux chimiques. Enfin, Marc Parlange se réjouit de collaborer à l'EPFL, site où l'on pousse activement la recherche de très haut niveau.

Dès la fin de l'année prochaine, les Suisses devront se doter d'un passeport contenant des données biométriques, donc permettant d'identifier une personne à partir de l'un ou plusieurs de ses caractères biologiques ou comportementaux. Mais quel système choisir ? Alors que les Etats-Unis s'orientent vers l'empreinte digitale et la reconnaissance faciale, la Grande-Bretagne planche sur l'iris. La Suisse, elle, devra sans doute s'aligner sur l'Union européenne. Pour Christophe Champod, de l'Institut de police scientifique de l'Uni de Lausanne, et Andrzej Drygajlo, du Laboratoire de traitement des signaux à l'EPFL, chaque système présente actuellement des failles. Mais surtout, lit-on dans "l'agefi" de mardi, la vraie question est de savoir si la biométrie augmentera véritablement la sécurité intérieure et extérieure. Les experts ne semblent pas la considérer comme la panacée.

"Glion nous aura appris, grâce aux grosses têtes de l'EPFL, que le bouchon obéit aux lois de l'univers telles que les a étudiées la mécanique des fluides." La phrase est tirée de la chronique de Robert Nez dans "24 Heures". Le journaliste explique : "Un papillon traverse l'autoroute devant vous. Ecolo dans l'âme, vous ralentissez dix secondes. Par l'effet de la mécanique des fluides et du Saint-Esprit, à trois kilomètres de là, la file des autos s'arrête dix minutes"

"PME Magazine" donne des nouvelles de Fabio Cesa, homme qui "en 2000, errait encore au Parc scientifique d'Ecublens". On apprend qu'aujourd'hui, il est à la tête d'une entreprise, Silentoil, qui réalise 30 millions de francs de chiffre d'affaires en gérant à distance les cuves de combustible dans 11000 immeubles en Suisse et en Europe.

Le magazine "Popular Science" présente le projet Solar Impulse. "Après son tour du monde en ballon, Bertrand Piccard rêve d'un exploit aérien plus écolo et qui demande encore plus de tripes", peut-on lire dans l'article. L'auteur de celui-ci rappelle que le plus gros défi technique va consister à faire emmagasiner à l'engin suffisamment d'énergie le jour pour continuer à voler la nuit.

29 septembre 2004

L'Université de Genève et plus précisément MIRAlab , en partenariat avec l'EPFL, la société 2D3 et l'Université de Milan, a mis au point une visite de Pompéi en "réalité augmentée". Baptisé Lifeplus, un programme d'animation intègre en direct des images virtuelles à la réalité. Ainsi, le visiteur du site archéologique, une fois équipé d'un ordinateur portable et de lunettes spéciales, peut marcher dans les ruelles de la cité et admirer les ruines tout en profitant d'images reconstituant l'activité qui animait jadis Pompéi. A lire dans "Le Courrier" de ce jour.

"24 Heures" de mercredi lève un bout de voile sur le nouveau projet de Christian Denisart. L'ex-chanteur du groupe Sakaryn met sur pied une pièce qui regroupera un homme, une femme et trois robots de l'EPFL. L'œuvre est pressentie pour être montrée lors de l'Exposition universelle au Japon en 2005. Mais nous reviendrons sur ce sujet la semaine prochaine, après que les médias auront été conviés à une conférence de presse. Les robots de l'EPFL font aussi parler d'eux dans "La Presse Nord Vaudois" pour avoir participé à l'exposition Robot-CH.

Dans "Bilan" du mois d'octobre, Xavier Comtesse, directeur de l'antenne romande d'Avenir Suisse, reprend le slogan lancé cet été par Patrick Aebischer -"Switzerland, the education country" - pour parler de… l'éducation dans notre pays. Il estime que la formation de haut niveau est capitale pour une économie créative. D'accord avec le président de l'EPFL, il déclare que l'éducation peut être un secteur prioritaire. A condition de convaincre les politiques d'entreprendre les réformes ad hoc.

28 septembre 2004

Deux magazines anglo-saxons "Electronics Weekly" et "Electronic News" annoncent la nomination de Mark-Eric Jones comme directeur de la start-up Innovative Silicon. La société installée au Parc scientifique d'Ecublens développe une mémoire dense de semi-conducteur, basée sur le travail effectué à l'EPFL par le professeur Pierre Fazan et le docteur Serguei Okhonin.

La photographe Christiane Grimm expose jusqu'au 30 octobre à Fribourg, à la Galerie Ollier. L'eau, la glace, la pierre, une pomme ou une feuille : l'artiste a choisi de présenter des œuvres relatives à la nature. Dans des compositions figuratives, symétriques. Par ailleurs, peut-on lire dans la "Berner Zeitung" de ce jour, la photographe, fascinée par la science, a entrepris une collaboration avec le professeur Libero Zuppiroli, du Laboratoire d'optoélectronique des matériaux moléculaire à l'EPFL. Une collaboration qui a débouché sur une publication scientifique sur les couleurs. Le même professeur sera d'ailleurs présent à Fribourg le 30 septembre pour une conférence sur le thème de "l'art et la science".

Dans "L'agefi" de ce mardi, Jacques Neirynck se déclare favorable à un réseau d'informatique médicale, qui "ne fait que transmettre l'information sans établir de contraintes". Selon le professeur honoraire à l'EPFL, l'outil informatique est le seul qui permette de rassembler des données éparses dans des cabinets médicaux, des hôpitaux, des pharmacies. Et "d'une façon ou d'une autre, il faudra bien y venir". Jacques Neirynck prend aussi la plume dans "Le Temps" pour commenter les données récemment publiées sur la consommation des ménages en 2002. Son constat : les citoyens remettent leur liberté d'acheter entre les mains des pouvoirs publics. Parce qu'ils s'infantilisent et parce que le rôle de l'Etat serait de redistribuer les revenus.

27 septembre 2004

L'idée était dans l'air depuis que Pascal Couchepin avait plaidé, au début de l'été, pour le placement de l'ensemble des hautes écoles (EPF, unis, HES…) suisses sous l'égide de l'autorité fédérale. Et si l'éducation et la formation, éclatées actuellement entre deux départements distincts (économie et intérieur) étaient l'apanage d'une seule entité? Cette option cadrerait bien avec la création du récent Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche (SER), lequel entrera en activité le 1er janvier prochain. Dans une interview accordée au "Temps", Joseph Deiss prouve en tout cas que l'idée n'est plus un tabou. Selon lui, ce sont surtout les universités, du ressort des cantons, qui doivent faire un effort d'adaptation. "Les universités doivent avoir le courage d'envisager leur restructuration", démarche qui passe par "des simplifications, voire l'élimination de certaines filières". Quant à savoir dans quel département doit être regroupée la formation académique, le sien ou celui de Pascal Couchepin… Dans un article paru vendredi, "Domaine Public" montre de son côté que tout n'est pas réglé du côté des Hautes écoles spécialisées (HES), en particulier en ce qui concerne leurs conditions d'accès pour les porteurs de maturités professionnelles.

Au lendemain de la votation populaire qui a sonné le glas – à une très faible majorité- de l'initiative "Offices postaux pour tous", qu'est-ce qui attend le géant jaune suisse? Les médias se sont tournés vers Matthias Finger, titulaire de la chaire de management des industries de réseau de l'EPFL, pour esquisser les premières réponses. Selon ce dernier, la Poste n'aura pas la tâche facile: cantonnée dans son marché national, trop légère face à des poids lourds européens, l'entreprise aura du mal à régater. Sauf si elle arrive à saisir les opportunités qui s'offrent à elle. Ainsi en est-il d'internet, lequel pourrait générer davantage de trafic postal, explique Matthias Finger sur les ondes de la "Radio suisse romande". Mais gare aux illusions. Des pistes comme l'encaissement de redevances sur les revenus générés par la concurrence, destinées à financer les coûts liés au monopole (service universel), mènent pour l'heure à une impasse, souligne-t-il dans la "Tribune de Genève".

Lorsque le stylisme s'invite au Musée de zoologie de Lausanne, cela donne forcément une étrange rencontre et un défilé de mode haut en couleur. "Robes arachnéennes, pulls aux manches chauve-souris et chemisiers aux reflets d'écailles nacrées" s'affichent dans les colonnes du "Matin Dimanche". La collection imaginée par deux stylistes lausannoises sera présentée le 1er octobre prochain. L'EPFL est associée à l'événement, puisqu'une trentaine d'étudiants exposeront, en marge du défilé, leurs sculptures dans le cadre du "Bestiaire improbable" du Musée de zoologie.

24 septembre 2004

"Tracés" de septembre présente le point de vue de Jan-Anders Månson, nouveau vice-président de l'EPFL pour l'innovation et la valorisation, sur l'apport de la discipline du design dans son domaine de recherche et d'enseignement. Car désormais, à performance égale entre plusieurs produits fournissant un service identique, le design devient l'élément prépondérant permettant une différentiation de la part de l'utilisateur et, partant, celui qui va orienter ses choix de consommation.

Le partenariat entre l'EPFL et l'Ecole cantonale d'art de Lausanne vise à créer de nouveaux modèles d'études face aux enjeux actuels et à mieux associer l'univers des arts appliqués à celui des sciences. Depuis le début de l'année, les deux écoles ont déjà commencé à coopérer. "Tracés" fait l'état des lieux à travers deux articles. Le premier présente le premier projet de recherche commun entre designers, groupes d'architectes et scientifiques. Le deuxième porte sur les premiers travaux pratiques de design réalisés par une trentaine d'étudiants en deuxième année de l'EPFL, toutes sections confondues. Dans le cadre du cours de design industriel et de produits proposé par l'Ecole cantonale d'art de Lausanne, ils ont fabriqué des savons, des lampes ou des objets de cuisine en fil de fer.

Une peinture qui élimine saletés, taches et pollution ? Oui, cela existe. Ce produit ingénieux a été créé par Famaflor. Cette société basée à Moudon a eu la bonne idée de contacter le Laboratoire de photonique et interfaces, à l'EPFL, pour le développer. "J'ai entendu parler de recherches concernant des pigments qui réagissent à la lumière et parviennent ainsi à dégrader les impuretés", explique le directeur Robin Schlaeppi dans "L'agefi". Et voilà. De cette collaboration est née une peinture photocatalytique, qui détruit grâce au rayonnement émanant de la lumière naturelle du jour, les saletés d'origine organique ou la pollution ambiante.

Jeudi était "Innovation Day" au Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), à Neuchâtel. Déjà cité dans notre revue de presse d'hier, Thomas Hinderling, directeur général de l'établissement, se confie, cette fois, au "Temps". Il se dit optimiste pour l'avenir, même si le financement du CSEM n'est pas formellement acquis après 2007. Selon lui, la meilleure option serait que le Centre rejoigne le domaine des EPF. Il espère d'ailleurs qu'une décision dans ce sens sera prise avant la fin de l'année. "L'agefi", quant à lui, dresse le bilan des vingt ans d'existence de l'institution : 600 brevets mis à disposition des industriels, 40 millions de revenus générés par des transferts de technologies ou encore 19 start-up lancées.

La société zurichoise Cytos va commencer des essais à grande échelle de son vaccin antinicotine. Les premiers résultats sur l'efficacité de son traitement de désintoxication seront connus l'an prochain. Si tout se passe bien, Cytos pourrait alors passer du stade de start-up à celui d'une petite entreprise pharmaceutique florissante. Mais - car il y a un mais - le brevet de ce vaccin fait l'objet d'un litige. Il aurait en effet été déposé en 1991 par Eric Cerny, un médecin et chercheur indépendant, associé à des chercheurs de l'EPFL.

Le dopage, c'est le dernier sujet à la mode. Il a aussi été le thème d'un récent symposium qui s'est tenu à l'EPFL. Sans doute à l'occasion de l'affaire Tyler Hamilton, "Le Temps" revient sur la lutte antidopage, mais surtout sur l'arrivée inquiétante du dopage génétique. Et la course continue

Des scientifiques de l'EPFZ ont développé un programme informatique qui permet d'identifier ce qui est susceptible d'attirer ou de repousser les touristes. Il pourrait ainsi être une aide précieuse aux professionnels du tourisme qui font souvent des choix intuitifs et difficiles à défendre. Mais cet outil pourrait aussi participer à la préservation du patrimoine alpin. A découvrir sur Swissinfo.

23 septembre 2004

La Suisse sera présente à la prochaine Exposition universelle, qui se tiendra en 2005 au Japon, avec… une montagne. Présence Suisse a décidé de partir de clichés pour présenter le pays avant de poursuivre vers des sentiers moins battus tels que ceux suivis par Bertrand Piccard et son ballon ou Ernesto Bertarelli et Alinghi. Ou encore vers les sommets de la science, que ce soit les débuts d'internet imaginés par des chercheurs du CERN ou le modèle informatique recréé par l'Institut de géodésie et informatique de l'EPF de Zurich, qui permettrait de reconstruire les deux célèbres bouddhas afghans de Bamiyan. "Le Temps" de ce jour rappelle que le parlement a accordé un crédit de 15 millions de francs pour cette participation helvétique.

Mercredi était la traditionnelle journée sans voiture. En Suisse romande, une cinquantaine de communes ont mis sur pied des actions de sensibilisation. Sur le site de Swissinfo, Vincent Kaufmann, directeur du Laboratoire de sociologie urbaine, à l'EPFL, se dit favorable à de telles journées : "Les citoyens peuvent ainsi mieux comprendre les mesures prises dans le cadre des politiques de transport." Avant d'apporter un bémol : "Ces journées présentent également un risque : elles pourraient donner bonne conscience aux autorités, sans que celles-ci engagent une politique de fond dans ce domaine."

Le nouveau Musée de la science, à Barcelone, ouvre ses quelque 50000 mètres carrés d'exposition au public le 26 septembre. L'une des pièces maîtresses de cet impressionnant site résulte de la collaboration entre le sculpteur Etienne Krähenbühl, de Romainmôtier, et le physicien Rolf Gotthardt, de l'EPFL. "24 Heures" annonce brièvement cette manifestation.

La manifestation de la fonction publique vaudoise fait l'objet d'un article dans "24 Heures" de jeudi. On y apprend que le cortège réunira cet après-midi les principaux syndicats et organes professionnels, mais aussi l'Association du personnel de la Confédération section EPFL. Parmi les participants se trouveront également des ministres de l'Eglise réformée vaudoise. Et, grande première, ces derniers défileront en robe

Le dynamisme du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), à Neuchâtel, est à nouveau mis en avant par la presse. "L'agefi" présente l'imposant projet qui devrait voir le jour sur le site en 2007, à savoir la création du premier centre de microsystèmes hétérogènes en Europe. Son objectif : rassembler sur une seule puce toutes les technologies utilisées actuellement dans le domaine de la microélectronique. Si ce "micro-CERN" peut se concrétiser, c'est en grande partie grâce aux liens étroits qu'entretient le CSEM avec de nombreux instituts technologiques en Europe et grâce à sa position géographique propice. Comme le souligne encore Thomas Hinderling, directeur général du CSEM, tout développement de nouveaux domaines est intimement lié aux collaborations, en Suisse et à l'étranger. Et de citer l'exemple de la téléphonie mobile pour laquelle le Centre a déjà "des idées assez claires avec l'EPFL".

La sixième édition de Biobusiness Network 2004 se tient depuis mardi à Genève. Ce lieu de rencontres entre financiers et entreprises de biotechnologie permet de faciliter la recherche d'appuis pour poursuivre ou étendre des développements. Parmi les participants : la société française de capital-risque Sofinnova Partners. "L'agefi" a rencontré l'un de ses responsables, Antoine Papiernik. Celui-ci dit son intérêt pour le marché helvétique. "La Suisse devrait bientôt jouer un rôle incontournable dans l'industrie du capital-risque. En termes d'innovation, il y a de très bons projets, aussi bien à l'EPFL, à l'EPFZ ou dans les hôpitaux universitaires", déclare-t-il. Néanmoins, en Europe, ce capital-risque est encore jugé insuffisant par les investisseurs américains. Florissantes aux Etats-Unis, les IPO de biotech restent rarissimes sur le Vieux continent.

Dans "24 Heures", la Chronique de Gilbert Salem porte ce jeudi sur Henri Bobst "grand industriel humaniste" et aussi "formateur d'hommes". En attestent ces employés qui, en 1978, lancèrent, en collaboration avec l'EPFL, le micro-ordinateur portatif et autonome Scrib, pour la création, la saisie et la transmission de textes. Car, écrit le journaliste, "l'entreprise prillérane était déjà grisée par le vertige de la rapidité"

22 septembre 2004

Face à la multiplication des installations et antennes générant des champs électromagnétiques, la santé humaine est-elle en danger? Le magazine "Femina" a mené l'enquête, en interrogeant notamment Pierre Zweiacker, spécialiste de la question au sein du Laboratoire de réseaux électriques. Selon ce dernier, certains champs électromagnétiques ont bel et bien une influence sur le métabolisme humain, mais aucun effet pathologique n'a pu être prouvé de façon irréfutable par les scientifiques. Mais la suspicion demeure, et il semble que certains individus sont plus sensibles que d'autres au smog électromagnétique.

La prochaine votation populaire sur les naturalisations facilitées a conduit "Le Temps" à dresser le portrait de ceux qui ont choisi d'opter pour le passeport rouge à croix blanche. Le quotidien genevois s'arrête aujourd'hui sur Rachid Guerraoui, directeur du Laboratoire de programmation distribuée de la Faculté I&C. Né en 1967 à Rabat, au Maroc, Rachid Guerraoui est passé par Paris avant de s'installer en Suisse avec sa famille dès 1992, lorsqu'il décroche un place à l'EPFL. Et si sa demande a été examinée par la police de Nyon autour d'un verre de blanc, c'est au cours d'un voyage sabbatique aux Etats-Unis qu'il obtient la nationalité suisse.

Il y a très peu de chances pour que le logo rouge d'Alinghi orne la rade de Genève. "Le Matin" du jour révèle que la municipalité de la Cité de Calvin a refusé un projet de bassin dédié au Défi suisse et dont la conception était "made in EPFL". Cité par le quotidien, le politicien Nils de Dardel explique que le refus est motivé par le fait que la rade constitue un site protégé. Une solution pourrait toutefois être trouvée du côté du Club de la Nautique, mais rien n'est moins sûr.

Baisser la demande énergétique au tiers du niveau actuel d'ici 2050, tel est l'enjeu de la "Société à 2000 watts". Cette vision sera au cœur des préoccupations de l'Académie suisse des sciences techniques (SATW), qui tiendra ses assises à l'EPFL le 30 septembre prochain. Pour faire le point sur cette réunion et sur les buts poursuivis par la SATW, le magazine spécialisé "Wasser-Boden-Luft" soumet à la question Eduard Kiener, ancien directeur de l'Office fédéral de l'énergie.