Revues de presse

09 janvier 2002

Plusieurs quotidiens publient une dépêche de l'ATS qui rend compte de l'évolution du nombre d'étudiants dans les hautes écoles et universités helvétiques. Le nombre des étudiants a progressé de quelque 3%, pour s'établir à 99 000. Il n'a pas explosé, malgré le doublement des maturités délivrées en 2001 dans les cantons de Berne et Zurich. L'EPFL a enregistré une hausse plus forte que la moyenne. " A l'EPFL, qui compte 5412 étudiants contre 5140 lors du semestre d'hiver 2000-2001, la hausse concerne notamment les départements de chimie - après l'intégration des structures de l'Université - des systèmes de communication et d'informatique ", précise l'ATS. A lire dans La Liberté en cliquant l'annexe ci-dessous !

" L'avenir des universités romandes - Faut-il les maintenir cantonales ou les remettre à la Confédération ? " C'est le thème du Forum interparlementaire romand (FIR) qui invite aujourd'hui à Lausanne Francine Jeanprêtre et son homologue neuchâtelois Thierry Béguin à s'exprimer dans le cadre d'une des séances d'information. Une soirée qui pourrait être instructive à quelques jours de la publication du rapport du Conseil d'Etat de Vaud sur l'avenir de l'UNIL.

Pierre Fazan, qui vient de mettre au point avec son équipe du Laboratoire d'électronique générale un concept permettant de réduire de moitié la taille des cellules de base d'une mémoire DRAM, fait aujourd'hui la Une de 24 Heures, après s'être exprimé hier aussi bien à la radio qu'à la télévision. Le quotidien lausannois parle de " percée spectaculaire à l'EPFL ", mais les autres journaux ne sont pas en reste et réservent également une bonne place à la découverte du professeur. Même le Blick en parle. L'Agefi la cite deux fois, en publiant in extenso le communiqué de l'EPFL et en s'y référant dans un article sur les nanotechnologies. " Chacun sait, écrit le quotidien économique, que le secteur des semi-conducteurs fonctionne selon la logique de l'intégration croissante des transistors sur une même surface. Certes, il y a des limites physiques à cette intégration. Toutefois, outre qu'elles sont régulièrement repoussées, il arrive aussi que des innovations, non plus seulement dans la fabrication des puces mais dans leur conception même, affectent cette logique. C'est apparemment le cas avec une découverte des chercheurs de l'EPFL, rendue publique hier, qui permettrait de supprimer les condensateurs dans un circuit et de dégager de la place pour doubler le nombre de transistors. " Cliquez sur les premières coupures de presse disponibles, soit dans l'ordre celle du Temps et de La Tribune de Genève. Suivent PME Magazine (1200596) et Bilan (1200957)

Les 22 et 23 janvier se tiendra, pour la première fois, à Genève, un symposium destiné à mettre en relation scientifiques, chercheurs en biotechnologies, entreprises et investisseurs. Ce salon biotech s'appelle BioData. Selon Le Temps, " le réseau scientifique et industriel de l'Arc lémanique, axé sur l'EPFL, les Universités de Genève et Lausanne, Serono et quelques petites sœurs déjà cotées en bourse comme Modex, s'affirme face aux pôles de Bâle et Zurich… "

08 janvier 2002

Le nombre d'étudiants a augmenté de 30% en dix ans dans le canton de Vaud, soit entre 1990 et 2000. C'est une hausse beaucoup plus forte que la moyenne nationale (12,5%). C'est moins que la progression enregistrée par l'EPFL (+35%), précise 24 Heures. Les trois hautes écoles ayant connu les plus fortes croissances en dix ans sont : l'Université de Fribourg (+40%), l'EPFL et l'UNIL (+34%).

Le CEST (Centre d'études de la science et de la technologie), placé sous l'autorité des départements fédéraux de l'Economie et de l'Intérieur, vient d'annoncer une nouvelle publication stimulante, qui peut être consultée en cliquant : http://www.cest.ch Elle traite de : La place scientifique suisse entre compétition et coopération 1994-1999. Une contribution à l'" Etat de la recherche suisse " et à la " Topographie de la place scientifique suisse "

07 janvier 2002

Les cellules Grätzel ont un potentiel de plusieurs centaines de milliards de francs, affirme Dimanche.ch. L'hebdomadaire estime que l'invention du professeur Michael Grätzel, brevetée en 1993 déjà, fera surtout " la fortune des fabricants étrangers ". Et de citer la société australienne Sustainable Technologies, " qui collabore avec le géant Du Pont et l'Académie chinoise des sciences ", l'Institut für Angewandte Photovoltaik à Gelsenkirchen et un " partenaire japonais qui a obtenu une licence ", dont l'hebdomadaire Cash assure " qu'il s'agit d'une filiale de Hitachi-Maxell ". " Bonne affaire pour l'EPFL qui engrange au total plus de 10 millions de francs ", précise Dimanche.ch.

01 janvier 2002

Il n'y aura donc pas de revue de presse durant cette période. Nous vous présentons nos voeux pour une superbe année 2002. Groupe média et communication

21 décembre 2001

L'Agefi publie une excellente rétrospective 2001 et d'excellentes perspectives 2002 pour les sciences de la vie et l'EPFL. Après une année 2001 marquée par le décryptage du génome humain, l'an prochain verra s'ouvrir l'ère de la postgénomique: "Si l'année 2001 aura été celle de la première ébauche du génome humain, 2002 sera celle de sa mise en application. Génomique fonctionnelle, protéomique, transcriptomique, sont autant de termes qui reflètent cette nouvelle ère", annonce L'Agefi. Une nouvelle ère à laquelle participera pleinement l'EPFL, très bien placée dans la course qui s'annonce, ajoute le quotidien. L'EPFL voit toutefois encore plus large, ne voulant pas "se limiter aux seuls aspects de la génomique et de la protéomique. Ses perspectives dans le secteur des sciences de la vie sont bien plus larges: la haute école a décidé d'investir le domaine en pleine ébullition des neurosciences. Un domaine où la frontière entre monde du vivant et monde de l'ingénieur se fait de plus en plus ténue."

20 décembre 2001

En l'an 2000, la Suisse a dépensé 4,1 milliards de francs pour ses hautes écoles, soit 17% de plus qu'en 1999, précise l'Office fédéral de la statistique. La part de la Confédération dans ces dépenses atteint 46%, précise une dépêche de l'ats publiée par les journaux alémaniques Basler Zeitung, Schaffhauser Nachrichten et Basellandschaftliche Zeitung (articles qui se cachent dans le même ordre derrière les " pdf " ci-dessous). Pour l'EPFL et l'EPFZ, la part des fonds provenant de la Confédération est respectivement de 93 et de 94%. " Le reste vient essentiellement du secteur privé en paiement de recherches effectuées sur commandes ou de prestations de service. " Les EPF sont avantagées par rapport aux universités cantonales, affirme le dernier numéro de Facts en légende d'une photo illustrant une interview du président du Conseil suisse de la science et de la technologie Gottfried Schatz. Ce dernier réaffirme, quelques semaines après la parution du Manifeste, à quel point la situation des universités suisses est alarmante. Pourtant, l'interroge le journaliste, " toutes les analyses montrent que la recherche menée en Suisse est au top dans plusieurs domaines : faites-vous du bruit seulement pour obtenir plus d'argent ? " " C'est vrai, admet Gottfried Schatz, les analyses sont positives - pour l'instant encore. Pourtant, les indicateurs sont à la baisse pour nous chercheurs : l'infrastructure des universités n'est plus compétitive, et il sera toujours plus difficile de gagner pour nos universités des chercheurs top à l'étranger. "

Axel Kahn, chef du département de génétique à l'Institut Cochin de Paris, préside aussi le groupe chargé de conseiller la Commission européenne sur les recherches génétiques. " Je crois que le clonage thérapeutique n'est pas réaliste ", dit-il dans une interview publiée par L'Agefi. Où en est l'Europe en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires, lui demande le quotidien des affaires : " Plusieurs laboratoires y travaillent, principalement au Royaume-Uni (…) Je ne crois pas qu'il y ait de laboratoire suisse qui travaille dans ce domaine, mais vous avez Modex, créé par M. Aebischer, très poussé dans les travaux de thérapie génique et cellulaire. "

Vittorio Esposito est devenu docteur ès sciences de l'Université de Lausanne mardi soir. " Victime avérée de mobbing, le jeune docteur italien est l'homme qui, seul, a dénoncé l'affaire des emplois fictifs et les conditions de travail dignes des esclavagistes au sein de l'Institut de chimie de l'UNIL ", écrit 24 Heures. Selon la déléguée du corps intermédiaire de l'Université de Lausanne, " les conditions restent idéales pour que le mobbing persiste à l'UNIL. Le budget est insuffisant pour les assistants et les professeurs ont trop de pouvoir. Des assistants travaillent encore à 100% payés 50%. "

19 décembre 2001

Yverdon-les-Bains, l'une des capitales d'expo.02, se lance dans un deuxième projet d'envergure : la création d'ici 2006, sur le site d'Y-Parc, d'un centre mondial inédit dans le domaine de l'environnement. " Parc à thèmes tourné vers l'économie et la technologie ainsi que la formation et la recherche, ce futur centre mondial, baptisé Escolandia, s'annonce comme un lieu d'échanges attractif pour sensibiliser le public aux enjeux du développement durable sur la planète ", résume Le Matin. Membre du conseil de fondation et professeur à l'EPFL, Jean-Daniel Marchand précise que cette réalisation " permettra de mettre en œuvre une collaboration avec les universités et les hautes écoles, tout en soulignant le rôle de l'économie dans le développement durable. "

En matière de promotion économique, le nouveau conseiller d'Etat neuchâtelois Bernard Soguel est à l'origine d'un grand coup de balai. Le conseil d'Etat neuchâtelois supprime tous les organismes paraétatiques jugés obsolètes pour regrouper l'ensemble des activités sous la houlette du Service économique, explique L'Agefi. En parallèle, les autorités neuchâteloises veulent créer un parc scientifique et technologique. Et souhaitent vivement la participation de l'EPFL. Bernard Soguel relève en effet " l'émergence de deux pôles économiques en Suisse, à partir des écoles polytechniques fédérales de Zurich et Lausanne qui ont développé une politique efficace de recherche, ce qui a conduit à l'émergence de nombreux spin-off et start-up. " A terme, précise L'Agefi, le canton de Neuchâtel souhaite même obtenir un label EPFL dans son parc technologique.

18 décembre 2001

L'Académie suisse des sciences techniques (SATW) plaide dans une vaste étude documentée par quatre exemples concrets en faveur d'un " véritable partenariat de recherche entre l'industrie et les hautes écoles ", révèle la NZZ. Parmi les quatre exemples, la SATW ne peut manquer de citer l'accord-cadre que Medtronic a conclu avec le CHUV et l'EPFL, accord "qui facilite l'exécution de projets de coopération." L'entreprise américaine spécialisée dans la technique médicale et qui a déplacé en 1997 son siège européen à Tolochenaz a notamment annoncé cet automne dans les locaux de l'école la venue à l'EPFL et à l'IMD du président du groupe Bill George en tant que professeur invité en management.

17 décembre 2001

Genilem, organisme spécialisé dans l'aide à la création d'entreprises, a présenté à l'EPFL les quatre sociétés qui bénéficieront gratuitement et pendant trois ans de ses services. Parmi ce carré d'as, Optima, société créée par quatre entrepreneurs sensibilisés au problème d'approvisionnement en eau potable. " L'entreprise, précise L'Agefi, a développé une gamme de produits dérivés du moringa, un arbre qui prospère dans les régions arides. Le coagulant naturel extrait des graines peut être introduit dans les processus de traitement de l'eau. Le phytofloc, la marque déposée par Optima, est un dérivé des graines de cet arbre. Il se compose en grande partie de protéines à faible densité moléculaire qui permettent d'éliminer les particules en suspensions. " Mais le directeur d'Optima, Yann Poirier, étudie aussi les possibilités de diversification de l'entreprise avec les experts de l'EPFL : " Nous travaillons également avec l'EPFL pour savoir si ces protéines peuvent s'appliquer à d'autres domaines d'application que le traitement de l'eau. On songe notamment à la pharmacie et à la cosmétique. "

Palexpo fête ses vingt ans. Son directeur général Bruno Lurati, interviewé pour l'occasion par La Tribune de Genève, explique les efforts qui sont faits pour conserver Telecom à Genève. Le désembouteillement constitue l'une des priorités : " Quant à la gestion du trafic, explique Bruno Lurati, j'ai créé un groupe pour résoudre les problèmes concrets et j'ai fait appel à un expert, le professeur Bovy, de l'EPFL qui est en train d'analyser nos besoins, tant pour Telecom que p pour le Salon de l'auto. Les priorités sont la gestion du trafic et la signalisation. Jusqu'à ce jour nous n'avons fait que bricoler ! "

14 décembre 2001

Le statut de professeur assistant tenure-track a été inventé par l'institut bâlois de biologie moléculaire Biozentrum (Biocentre). A l'occasion de ses trente ans, le Tages-Anzeiger publie une interview de Gottfried Schatz, qui y a enseigné durant 25 ans. Le président du Conseil suisse de la science et de la technologie précise qu'en introduisant ce nouveau statut, le centre bâlois avait enfreint consciemment la loir sur l'Université bâloise. " Les autorités avaient toutefois toléré cet écart, parce qu'elles étaient persuadées que notre système était une bonne chose. "

Intelliact, spin-off de l'EPFZ créé en 1998 " est vite devenu le roi de la Foire de Hanovre ", annonce L'Agefi. La jeune pousse a développé un marché électronique pour les constructeurs de machines qui a convaincu de grandes entreprises telles que Siemens Suisse, Sulzer Turbo, Pilatus, IWC, Komax etc… Rentable dès le début, Intelliact est un modèle de business, s'enthousiasme le quotidien des affaires. Son CEO, Ekkerhard Zwicker, travaille à 50% pour le spin-off et à 50% pour l'EPFZ. " En ce sens, Intelliact bénéficie d'un soutien total de l'EPFZ, tandis que la start-up peut faire valoir de son expérience sur le terrain et indiquer à l'EPFZ dans quels domaines il faut intensifier la recherche. "

Les paysans et les consommateurs ne veulent pas de blé génétiquement modifié. Ils s'opposent notamment à la dissémination de blé transgénique résistant aux antibiotiques et l'ont fait savoir le 29 novembre au Palais fédéral, relate Agri. Par la voix de son président Melchior Ehrler, l'Union suisse des paysans (USP) a exprimé sa volonté d'obtenir un moratoire jusqu'en 2010. Simonetta Sommaruga, présidente de la Fondation pour la protection des consommateurs, estime que la crainte liée aux OGM est d'autant plus justifiée " qu'au Mexique, très loin des champs de blé modifiés génétiquement qui existent aux Etats-Unis, on a découvert du maïs modifié génétiquement. " Selon elle, il faut ainsi interdire toute expérience conduisant à la dissémination de blé transgénique en plein air. L'hebdomadaire agricole rappelle également que la décision de l'Office de l'environnement de refuser d'autoriser l'EPFZ à expérimenter des OGM en plein air se fondait sur l'Ordonnance sur la dissémination dans l'environnement, " qui prévoit qu'il faut refuser l'autorisation si les disséminations expérimentales peuvent entraîner la disparition d'une espèce, perturber de manière importante et durable l'équilibre des composants de l'environnement ou de l'écosystème, ou encore entraîner la propagation permanente de propriétés indésirables dans d'autres organismes. " Le recours de l'EPFZ, déposé auprès du Département fédéral dirigé par Moritz Leuenberger est toujours pendant.