Revues de presse

18 octobre 2004

Une Esplanade noire de monde à huit heures du matin, un TSOL bondé, des cafétérias surchargées… les signes ne trompent pas: c'est la rentrée! Pour marquer le coup, "24 Heures" consacre un reportage sur les sites de l'EPFL et de l'UNIL pour la traditionnelle journée d'accueil. Comme le souligne le quotidien vaudois, si l'Université de Lausanne intègre les accords de Bologne dans cinq de ses facultés, l'EPFL entame sa deuxième année à ce régime et accueille à bras ouverts le Master pour cette rentrée 2004. A noter que "les bleus" seront un peu moins nombreux cette année et que le nombre d'inscriptions féminines bat tous les records, les étudiantes représentant 26% des effectifs en première année.

Le cœur du "Matin" bat pour l'EPFL. Dans son édition du dimanche, le journal consacre un édito et un long article à un entretien avec Patrick Aebischer. Le média fournit la question et la réponse au prétexte de cette attention: "Pourquoi Patrick Aebischer, lui de nouveau? Après tout, l'EPFL n'est pas le seul institut universitaire suisse, ni même romand. Mais tous ces recteurs à barbe blanche sauront-ils défendre avec autant de simplicité et d'enthousiasme leur vision de la place universitaire suisse du futur? Pas si sûr!", avance Michel Danthe, rédacteur en chef de la publication. Dans l'interview, Patrick Aebischer répond à certaines critiques qui reviennent souvent sur le devant de la scène. Les collaborations très médiatisées avec Alinghi et Bertrand Piccard? La nomination de sommités internationales parmi les professeurs? "Elles servent à rendre la science excitante", souligne le président de l'EPFL, pour qui le mot d'ordre doit être de faire venir les meilleurs chercheurs sur le campus, quelle que soit la couleur de leur passeport, afin de viser l'excellence.

"24 Heures" consacre un nouvel article au Musée Bolo, haut lieu s'il en est de l'histoire de l'informatique, en adoptant l'angle du portrait. Celui d'Yves Bolognini, collectionneur infatigable et désormais conservateur de cet assemblage impressionnant des vieilles gloires de plastique et de silicium. Car la cinquantaine de machines exposées dans le bâtiment IN ne doivent pas faire oublier les quelque 2000 bécanes, consoles de jeux et gros calculateurs qui dorment dans deux grands entrepôts. Le Musée Bolo est aujourd'hui à la recherche de financement pour pouvoir conserver ce précieux trésor.

Intéressant article que celui consacré par la "Neue Zürcher Zeitung" au salaire des jeunes diplômés… rentrée académique oblige. En partant de statistiques se rapportant à la volée 2002 de l'Université de Zurich, la "NZZ" esquisse une véritable cartographie nationale des rémunérations à la sortie des études. La filière de formation, mais aussi l'expérience acquise durant les études, jouent un rôle certain pour les conditions salariales lors de la première embauche. Tour d'horizon des domaines les plus porteurs en termes pécuniaires.

PCRD. Derrière cet acronyme de quatre lettres se cache le futur programme cadre en recherche et développement de l'Union européenne, qui doit débuter en 2007. La Commission entend donner une grande impulsion à la recherche européenne en doublant le budget consacré à la R&D à environ 30 milliards d'euros. Mais ce programme suscite questions et inquiétudes. "La définition et l'application des instruments destinés à promouvoir des projets intégrés et des programmes transnationaux suscite le mécontentement d'une partie de la communauté des chercheurs", indique "l'agefi" dans son édition du jour. Cité dans l'article, Adrien Ionescu, directeur du Laboratoire d'électronique générale 2, est d'avis que le changement proposé est nécessaire, bien que bien le mécanisme projeté ne soit pas parfait.

15 octobre 2004

Dès 2006, l'Université de Genève créera une nouvelle Faculté, la faculté des sciences de l'environnement et du développement durable avec un budget annuel de dix millions de francs, projets de recherche compris. Au carrefour des sciences humaines et des sciences de la nature, la faculté permettra à des spécialistes venus de tous les horizons d'approfondir leurs connaissances et leur réflexion en matière d'environnement. Cette initiative genevoise succède au lancement de la Faculté des geosciences et de l'environnement en s'appuyant sur deux branches fondamentales, la géographie et la géologie, tandis qu'à l'ENAC, et en particulier en section des sciences et ingénierie de l'environnement, on veut surtout former des ingénieurs capables de développer des procédés technologiques pour répondre aux nombreux défis posés par le développement durable. Entre ces différentes approches proposées par les trois hautes écoles lémaniques sont promises déjà de nombreuses synergies. Deux articles sont à lire dans "Le Temps", ainsi que dans la "Tribune de Genève" du 21 octobre.

Le Neuchâtelois David Maurer, ancien participant au cours de Create, fondateur de la start-up Colorix, vient de recevoir le prix "NETS Entrepreneur et développement 2004". Le lauréat a développé un colorimètre permettant plusieurs applications dans le domaine de la couleur.

14 octobre 2004

Faire plus avec moins, tel est le credo désormais des acteurs de la santé en Suisse. "Swiss Engineering" rappelle que la technologie peut aider à transformer cette contrainte en réalité, même si rien n'est évident. Entre des micro-capteurs capables de renseigner les médecins en un éclair sur l'état de santé d'un patient ou des pansements high-tech pour blessures chroniques, les solutions sont là. Ainsi en est-il avec Iglus. Ce capteur de glucose implantable, développé par les chercheurs Sigfrid Straessler et Peter Ryser, du Laboratoire de production microtechnique, représente un espoir pour les diabétiques, puisqu'il contrôle en continu la concentration de glucose dans le corps des patients. Costaud, mais tout petit, car Iglus se présente sous la forme d'une capsule de titane de 8 millimètres sur 2 qui s'injecte sous la peau dans la région ventrale.

L'ordinateur portable est de rigueur cette rentrée pour les étudiants en chimie à l'EPFL. Il sera désormais leur outil de base. "La chimie est une science complexe qui fait notamment appel à la géométrie en trois dimensions, explique le professeur Hubert Girault. Pour comprendre l'architecture moléculaire, il existe des programmes gratuits, simples d'emploi. D'où l'idée de changer le contenu des études de première année, de permettre aux étudiants de tout de suite comprendre de manière plus intuitive, moins abstraite, comment cela fonctionne." Pour s'équiper, les étudiants ont le choix entre se débrouiller seuls, bénéficier des rabais de l'Ecole ou emprunter l'une des 25 machines achetées par la Section de chimie et de génie chimique.

"En arrivant ici, j'avais envie d'avoir une vie associative et sociale très dynamique. Je me suis fait piéger : c'est bien d'être actif, mais il ne faut pas oublier que nous sommes là avant tout pour étudier !" Les mots sont d'un étudiant qui commence sa deuxième année à l'EPFL en génie mécanique. Ils illustrent aussi un article de "L'Hebdo" sur les pièges que rencontrent les étudiants en première année de faculté. En effet, le taux d'échec élevé et les nombreux abandons témoignent des difficultés que doivent surmonter les nouveaux universitaires. Chevauchement des cours obligatoires, vastes auditoires, solitude, organisation du temps et du travail sont autant d'éléments qui doivent être bien gérés pour augmenter ses chances de réussite.

Les développements industriels induits par la recherche en énergie en Suisse sont nombreux. La revue "Swiss Engineering" de ce mois se penche sur les projets soutenus par la CTI, l'agence pour la promotion de l'innovation, pour le démontrer. Dans cet article, deux institutions en particulier sont mises en valeur: l'Institut de microtechnique (IMT) de l'Université de Neuchâtel, dans le domaine des cellules solaires, et le Centre de recherche en physique des plasmas de l'EPFL. Mais si ces deux entités sont connues au niveau international, des moyens financiers supplémentaires sont nécessaires pour transformer cette recherche académique de pointe en véritable moteur de croissance industrielle. "La concurrence ne dort pas, en particulier en ce qui concerne les Etats-Unis, le Japon et la Corée, rappelle le professeur Arvind Shah, de l'IMT. Si la Suisse veut rester dans le peloton de tête à l'horizon 2010, un développement intensif tant académique qu'économique est nécessaire".

Jacques Neyrinck, professeur honoraire de l'EPFL, est bien connu pour ses positions tranchées lorsqu'il défend le potentiel de l'enseignement et de la recherche en Suisse. Dans le numéro de "Swiss Engineering" d'octobre, il se fend d'un long et passionnant article sur le "pari de l'innovation" suisse. Selon Jacques Neyrinck, les indicateurs économiques concernant notre pays sont alarmants et seule une recherche dans les domaines de pointe sera capable de générer un apport significatif en termes industriels. Gros problème, puisque "la science et la technique ne sont plus une priorité en Suisse". "Le Parlement ne veut ni de Swissmetro, ni des OGM en agriculture, ni des cellules souches embryonnaires ou de l'analyse génétique en médecine. Que s'est-il donc passé depuis dix ou vingt ans pour que cette défaveur se marque et s'accentue à ce point dans notre pays?" s'interroge l'ancien conseiller national. Une analyse à suivre dans le magazine spécialisé.

2005 sera Année scientifique pour Yverdon-les-Bains. Et pour cause : la cité thermale va organiser les Coupes suisse et européenne de robotique. Elle va également participer pour la première fois au Festival science et cité, qui se déroulera en mai également à Lausanne et à Vevey. C'est dans ce cadre que le spectacle "Robots" de Christian Denisart devrait être présenté.

13 octobre 2004

Après l'abondance d'articles hier saluant l'envol du Space Center, l'EPFL fait moins parler d'elle aujourd'hui. C'est une "voiture à eau" qui attire l'attention de plusieurs journaux ce mercredi. L'Institut Paul-Scherrer, à Villigen (AG), et le Centre suisse de recherches de Michelin, à Givisiez, viennent en effet de présenter en Chine le prototype d'une voiture de tourisme aux caractéristiques révolutionnaires. Ce véhicule de quatre places dispose d'une motorisation entièrement électrique à haut rendement, sous forme d'une pile à combustible oxygène-hydrogène, d'une part, et d'autre part de moteurs électriques compacts dans chacune des roues avant. Grâce à un système de récupération, l'énergie cinétique au freinage est transformée en courant électrique, courant qui est stocké dans des supercondensateurs. A découvrir dans "La Liberté" et "24 Heures".

Le temps existe-t-il ? Le professeur de physique à l'EPFL Willy Benoit tente de répondre à cette question dans "Coopération" de cette semaine. Comme saint Augustin, le scientifique le croit. Il explique pourquoi sons, lumière et matière sont du temps. Donc que ce dernier n'est pas une pure invention de l'homme.

"Coopération" découvre le projet Solar Impulse. L'hebdomadaire présente le futur avion solaire et ses caractéristiques techniques, ainsi que l'apport de l'EPFL à cette réalisation. Le nouveau vice-président pour l'innovation et la valorisation Jan-Anders Månson dit aussi tout son enthousiasme pour cette aventure : "De nombreux laboratoires de l'EPFL sont impliqués. Cela nous permet de travailler de manière transdisciplinaire, ce qui est particulièrement favorable à l'innovation." Enfin, dans un autre article, Bertrand Piccard s'étonne de la frilosité de la Suisse en matière de sponsoring pour un tel projet, alors qu'il s'apprête à signer des contrats avec des sociétés étrangères. Quant à sa famille – ses trois filles et sa femme - elle semble ravie que l'aérostier relève un nouveau défi. Et comment l'homme, également psychiatre à la ville, parvient-il à conjuguer toutes ses activités ? "Je fais ce qu'il faut quand il faut le faire. Ce qui donne parfois des journées chargées", répond-il simplement.

12 octobre 2004

Les médias sont très nombreux à se faire l'écho de la signature, hier, de la convention entre l'EPFL et le Swiss Space Office pour le lancement du Space Center, en multipliant les angles et les intervenants. A commencer par la radio et la télévision. Ainsi la "Radio suisse romande" a-t-elle traité cette info dans tous ses journaux du matin, avec en particulier l'interview du directeur du Groupement de la science et de la recherche Charles Kleiber dans le journal de 7 heures et celle d'Herbert Shea, titulaire de la Chaire de microsystèmes pour les applications spatiales à 7h30. La veille, l'émission Forum, sur la même chaîne, avait interrogé Claude Nicollier sur le rôle du Space Center dans le domaine de l'enseignement et la recherche. Du côté de la télévision, la "TSR" a consacré une brève au téléjournal et Nicolas Henchoz, adjoint du président Aebischer pour les affaires de communication, s'est prêté au jeu de l'interview pour "TVRL", la chaîne lausannoise. Les autres partenaires du projet ne sont pas oubliés. Maurice Borgeaud, directeur opérationnel du Space Center, s'exprime dans la "Tribune de Genève" au sujet du retour sur investissement généré dans le domaine spatial en Suisse, et Roland Siegwart, responsable scientifique de l'entité, rappelle dans "24 Heures" que "l'espace est une tradition à l'EPFL". Enfin, la "NZZ" s'intéresse à un autre protagoniste: Toni Wicki, directeur exécutif de l'entreprise Ruag, dont la filiale aéronautique est membre fondateur du Space Center.

Si les chercheurs suisses sont bien cotés, le transfert de technologie n'avance pas. Cette observation émane du deuxième Swiss science forum, qui se tenait lundi à Berne. Pire, selon le secrétaire d'Etat à la science Charles Kleiber, le système helvétique d'innovation est "en panne". Pour y remédier, il annonce une refonte de la législation sur la recherche. Le texte devrait être présenté au deuxième semestre de 2005, lit-on dans "Le Temps" de ce jour. La formation d'un espace national de l'enseignement et de la recherche, piloté par une conférence unique présidée par un conseiller fédéral, fait partie de cet effort.

Bien que la mode des forums d'entreprises soit en perte de vitesse, celui qui s'est tenu la semaine dernière à Fribourg a connu un joli succès. Il était organisé par l'Ecole d'ingénieurs et d'architectes et devait permettre aux étudiants de "tremper l'orteil dans le marché du travail pour que, le moment venu, se mettre dans le bain ne soit pas un choc". Selon "La Liberté" de mardi, la tendance 2004 confirme l'attrait dont jouissent les technologies de l'information et de la communication. Toutefois, l'ingénierie civile semble promise à un retour en force. Le quotidien rappelle que les cinq écoles d'ingénieurs romandes organisent un forum annuel entre leurs étudiants et des entreprises de tailles diverses. Certaines demandent la création d'une manifestation unique. Mais "l'éventualité d'un redéploiement des forums ne rencontre pas d'écho à l'EPFL". Début novembre, en effet, 110 entreprises s'y retrouveront. Elles étaient 60 de plus en 2001.

11 octobre 2004

Qu'est-ce qui est capable de pomper 7000 à 8000 litres par jour, de fonctionner quelque 4 milliards de fois durant sa durée de vie et de ne tomber que rarement en panne? Le cœur, bien sûr! Une technologie aussi perfectionnée valait bien une exposition au Kulturama de Zurich. A la fois "organe vital, siège de l'âme et symbole de vie", comme le présente la "NZZ" du jour, le cœur dévoile ses secrets aux visiteurs du Musée de l'homme. Et c'est grâce à une simulation par ordinateur développée à l'EPFL que le quidam peut voyager au… cœur même du corps humain.

Après le cœur, c'est dans le domaine de l'étude du cerveau que s'expriment les compétences de recherche de l'EPFL. Et plus particulièrement dans le domaine des nouvelles interfaces hommes-machines. Le magazine "Bio World" consacre un article à un système développé par le Laboratoire de traitement des signaux qui permet de jouer sur un ordinateur… sans clavier ni souris! C'est en effet par la pensée que l'individu peut désormais donner ses instructions à la machine, grâce à des électrodes apposées directement sur la tête et qui interprètent les ondes alpha. Pour l'heure, le système est testé avec une application ludique. Mais il ouvre un champ de possibilités évidemment bien plus large. Explications et décryptage par Touradj Ebrahimi.

La Commission suisse de recherche polaire (CSP) peut sabrer le champagne. Pour son vingtième anniversaire, elle a reçu un beau cadeau: l'adhésion de la Suisse à la Commission scientifique de recherche antarctique, l'autorité qui chapeaute la plupart des projets de recherche internationaux dans cette partie du globe. Un sacré coup de pouce en perspective pour les unités de recherche suisses concernées, en particulier l'Université de Berne et l'EPFZ.

Si les sciences exactes et certains domaines porteurs – biotechs, nanotechnologies, médecine – sont bien placés en termes de transfert de technologie, cela n'est pas le cas des sciences sociales. Philipp Egger, directeur de la Fondation Gerbert Rüf, affirme au "Temps" que ces dernières sont clairement "sous-développées" en matière de transfert du savoir. Une situation que le responsable attribue non seulement au manque de ressources mais également à l'attitude plutôt conservatrice du monde académique lorsqu'il s'agit de "flirter avec le marché".

08 octobre 2004

Un nouvel article de la Constitution pourrait régler les compétences de la Confédération et des cantons dans le domaine des hautes écoles. Le Conseil des Etats a donné suite tacitement jeudi à une initiative parlementaire de son ex-collègue Gian-Reto Plattner (PS/BS). La solution qui se dessine est celle d'un pilotage en double de la formation supérieure avec, aux commandes, la Confédération et les cantons. Ce nouvel article prévoit notamment le financement minimum de chacun des établissements via une caisse commune des hautes écoles. L'initiative prévoit aussi que l'Etat et les cantons unifient universités, EPF et HES. A lire dans "l'agefi", la "NZZ" ou encore la "Basler Zeitung".

L'Université de Genève veut se doter d'une Faculté des sciences de l'environnement et du développement durable. Si tout va bien, donc si le projet est approuvé par le Conseil d'Etat, il pourrait se concrétiser d'ici à 2006. Un demi-million de francs a été prévu pour la réunion de centres actuellement dispersés (écologie humaine et sciences de l'environnement, étude des problèmes de l'énergie, architecture) en une structure unique. Il sera alors possible de faire un doctorat d'urbanisme ou d'architecture, tout en suivant des disciplines diversifiées. A terme, cette Faculté devrait permettre une collaboration entre l'ensemble des programmes de coopération lémanique, à savoir UniGe, Unil et EPFL.

Les puces en polymère : la technologie est particulièrement prometteuse. Elle permet d'imprimer des circuits électroniques sans salle blanche et avec pour seul polluant, de l'eau. Malgré tout, le plastique n'a pas encore détrôné le silicium dans l'industrie des semi-conducteurs. D'ailleurs, il n'existe pas d'application commerciale à ce jour. "L'agefi" présente les avantages des puces polymères, que ce soit leur coût ou encore leur potentiel d'application - par exemple, le papier électronique. Quant au problème de l'alimentation électrique, il est en train d'être réglé. Ainsi, la start-up Power Solution a développé un procédé de dépôt de couche mince d'un film de lithium sur une fibre polymère qui capte et stocke l'électricité. Ou encore, l'entreprise Konarka tente d'intégrer les colorants transformateurs de photons en électrons du professeur Graetzl, de l'EPFL, avec les polymères semi-conducteurs d'Alan Heeger pour créer des cellules solaires souples et imprimables comme du film photo.

Qu'est-ce que le karst ? Les ingénieurs méconnaissent trop souvent ce type de terrain. De fait, les travaux de génie civil dans les paysages karstiques rencontrent fréquemment des surprises, dues à la présence de vides ou d'arrivées d'eau à fort débit. Mais surtout, explique le magazine "Tracés", l'absence de formation sur la gestion du karst conduit parfois à des solutions inadéquates. D'où la nécessité d'une meilleure connaissance en la matière et de phases préparatoires minutieuses avant d'entreprendre des travaux. En outre, des recherches menées avec l'EPFL (Geolep) devraient permettre à l'avenir de mieux prévoir les occurrences de conduits karstiques.

Les inondations sont responsables d'environ un tiers des dégâts socio-économiques dus à des catastrophes naturelles dans le monde. Pire, ces dernières décennies, plus de la moitié des victimes de ces catastrophes sont mortes dans des inondations. Le professeur Anton Schleiss, du Laboratoire de constructions hydrauliques à l'EPFL, traite de ce sujet dans un article rédigé pour "Tracés" d'octobre. Il y présente la nouvelle stratégie d'aménagement des cours d'eau en Suisse, en prenant pour exemple la zone ouest de Lausanne, drainée par la Mèbre et la Sorge.

07 octobre 2004

Jean-Marc Rapp, président de la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS), se dit prêt à réformer le paysage universitaire. Dans une interview accordée à "L'Hebdo", il déclare cependant que fermer une université serait une aberration. Il préfère miser sur d'autres mesures : le renforcement de la coopération entre Confédération et cantons pour le pilotage des hautes écoles, l'optimisation de l'allocation des ressources, le renforcement de l'autonomie des hautes écoles ou encore une meilleure répartition des tâches dans les domaines coûteux. Quant à la montée en force de l'UDC, elle ne fait pas peur à Jean-Marc Rapp, qui estime que la formation et la recherche "éveille des sympathies et le soutien de différentes sensibilités politiques".

Ce soir, HTceramix se parera de ses plus beaux atours dans l'espoir de décrocher un prix. La société yverdonnoise issue du Laboratoire de photonique et interface de l'EPFL est en effet l'une des trois entreprises sélectionnées pour se présenter dans le cadre de la Soirée des partenaires de l'association Capitalproximité. Spécialisée dans les piles à combustible en céramique, elle a développé et patenté un système d'interface qui simplifie l'assemblage et améliore la durée de vie des piles. Ses produits sont utilisés soit par l'EPFL, soit par des clients dans un but de recherche, explique "l'agefi" de ce jeudi.

Le forum Urbistique 2005 se tiendra en mai 2005 à Montréal. Une manifestation qui, comme le rappelle le "Nouvelliste" de ce jour, est l'aboutissement d'un long processus d'activités et d'efforts menés par le Crem, Centre de compétences en urbistique. Issu d'un partenariat entre la ville de Martigny et l'EPFL, le Crem développe et promeut depuis 1986 une approche systémique et intégrée de génie urbain. Le quotidien explique encore que l'urbistique a commencé à émerger en tant que discipline en Amérique du Nord, grâce à un projet de gestion des eaux usées mené à Montréal. Intéressée par cette approche novatrice, la ville québécoise, a donc relevé le pari d'organiser la 21e édition du forum international.

L'Université de Lausanne a décidé de réformer la cérémonie d'ouverture de l'année académique, ou Dies academicus. Et, révèle "24 Heures", les changements sont importants : nouveau lieu, jour de semaine et non plus samedi et contenu différent. Par ailleurs, la Faculté des lettres de l'Unil offre, dès cet automne, des cours spécifiques pour les thésards, avec un programme interdisciplinaire. Car l'un des problèmes les plus souvent rencontrés par les doctorants est la solitude dans laquelle se trouve souvent le chercheur en lettres. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'Iris 4, financé conjointement par l'Unil, l'Uni de Genève et l'EPFL, par le biais de l'argent libéré par le transfert des maths, de la chimie et de la physique de l'Unil à l'EPFL, ainsi que par le regroupement de la pharmacie à Genève.

06 octobre 2004

A la suite de la conférence de presse organisée à l'EPFL ce mardi, "24 Heures" consacre une pleine page au futur spectacle de Christian Denisart. Cette pièce muette avec orchestre mettra en scène deux comédiens, trois robots et huit musiciens. Pour mener à bien ce projet, l'artiste vaudois va s'entourer de plusieurs partenaires : l'EPFL pour la conception des robots, l'Ecole cantonale d'art de Lausanne pour la réalisation de leur carrosserie et l'automatier François Junod. Placer la technique au service du spectacle ne sera pas une mince affaire et elle va mettre les scientifiques au défi. Au final, "Robots" devrait susciter "le trouble, l'émotion et la réflexion". Mieux, selon "La Presse Nord Vaudois", la pièce posera des questions "qui dérangent". En effet, l'homme en viendra-t-il à développer des émotions envers ses machines ? Réponse lors de la première, d'ores et déjà prévue les 21 et 22 mai 2005 à Yverdon.

L'EPFL signera lundi 11 octobre une convention avec le Bureau suisse des affaires spatiales, propulsant le Space Center dans l'orbite des grandes institutions, dont l'Agence spatiale européenne. "24 Heures" profite de cet événement à venir pour annoncer la nomination de Maurice Borgeaud à la direction du Space Center (depuis le 1er septembre). La responsabilité scientifique du Centre est, elle, assumée par Roland Siegwart, directeur du Laboratoire des systèmes autonomes.

Le traditionnel supplément de la "NZZ" est dédié ce mois aux étudiants. Rentrée oblige. Une université peut-elle renvoyer des étudiants ? Pourquoi tant d'enseignants sont-ils mauvais ? Un premier article tente de répondre à ces questions. Un deuxième anticipe un avenir peu prometteur à l'université en Europe. Le "NZZ Folio" aborde encore des thèmes tels que la répartition hommes-femmes dans les unis, les difficultés rencontrées par les professeurs dans l'évaluation des performances ou encore le coût des étudiants.

Dans quelques jours, Genève rejoindra les universités européennes qui appliquent la réforme de Bologne. Pourtant, au départ, le DIP s'était refusé à déposer un projet de loi allant dans ce sens. Bernard Lescaze, ancien président du Grand Conseil genevois, explique dans "Le Genevois" comment, après moult discussions, alliances politiques, efforts parlementaires et autres bisbilles, le Département a finalement plié.

05 octobre 2004

SpaceShipOne, le premier aéronef privé à avoir atteint la frontière de l'espace, à 100 km d'altitude, a réussi lundi un second vol suborbital en cinq jours. Ce succès permet aux concepteurs du projet de remporter l'Ansari X Prize doté de 10 millions de dollars, pour encourager le tourisme de l'espace. Pour Maurice Borgeaud, directeur du Space Center de l'EPFL, ces vols représentent "un exploit fantastique". Lundi, dans le journal de 12h30 sur La Première, il a déclaré que ceux-ci étaient un premier pas vers de nouveaux débouchés commerciaux. Les charters de l'espace devraient être pour (presque) bientôt.

Dès janvier prochain, l'EPFL ouvrira aux dirigeants des secteurs public et privé un master dédié à la gouvernance électronique. Nous en avions déjà parlé dans une précédente revue de presse et voici que l'information paraît ce mardi sur le site NetEconomie.com. Matthias Finger, directeur de ce programme, y explique que "les technologies influencent de plus en plus les interactions entre les sphères politique, administrative, industrielle et civile". En outre, le responsable estime que cette formation est l'une des seules au niveau mondial à préparer la voie pour une gouvernance électronique globale.

Le tunnel de Glion n'a pas fini de faire parler de lui. "La Presse Riviera Chablais" revient sur l'étude menée par l'EPFL sur l'évolution du comportement des automobilistes depuis les débuts du chantier. Mais pour l'heure, si les comptages effectués permettent de quantifier des changements, ils ne précisent pas le pourquoi du comment. Ainsi, nombre de questions restent encore en suspens, notamment celle de savoir comment redimensionner l'offre des transports publics en 2005. Les premiers résultats ne tomberont pas avant la fin du mois de novembre. Ensuite, il restera à s'attaquer à un autre enjeu : celui de l'après-Glion. Les gens qui ont fait l'effort de prendre le train durant les travaux vont-ils continuer après ?

L'association estudiantine Anima-L milite contre l'expérimentation animale, mais son combat n'est reconnu ni par l'Unil, ni par le Département cantonal vaudois de la formation et de la jeunesse (DFJ). Une reconnaissance formelle du rectorat lui aurait permis notamment de bénéficier gratuitement des locaux universitaires pour des conférences. Mais la DFJ estime que les buts d'Anima-L "ne s'inscrivent pas dans le cadre de la vie universitaire", parce que ses membres demandent la mise en place de méthodes pédagogiques différentes pour les étudiants qui refusent, par conviction éthique, de disséquer un rat ou une grenouille, même morts. "24 Heures" de ce jour révèle que du coup, en guise de protestation, le président de l'association a quitté la Faculté de médecine où il était inscrit.