Revues de presse

16 novembre 2004

Seulement évoqué à l'automne 2003, le projet de centre de biologie des systèmes de l'EPFZ à Bâle a déjà obtenu les autorisations nécessaires et assuré son financement jusqu'en 2007. Rare initiative aura soulevé autant d'enthousiasme de la part de communauté scientifique. En regroupant les Universités de Bâle, Zurich et l'EPFZ, elle place la Suisse dans un rôle de pionnier dans un secteur d'avenir, notent "Le Temps" et la "NZZ" de mardi. Ce dynamisme incite même d'autres institutions à s'y joindre, comme l'Université de Constance. La Suisse romande pourrait aussi s'y intégrer. Les quatre premiers professorats à entrer en fonction d'ici à la fin 2005 concernent la nanobiologie, la "computational biology", la biologie des systèmes I et II. A terme, une dizaine de professorats seront constitués pour une centaine d'étudiants. En attendant, il reste encore à trouver un emplacement à la future institution.

"Science City" suscite l'intérêt du "Temps" de ce mardi. Il consacre un article à ce nouveau quartier zurichois que l'EPFZ souhaite dédier à la "culture de la pensée". Le lancement des constructions est prévu pour 2005, mais, apprend-on, la sélection des premières propositions d'architecte anime déjà les débats. De ce fait, les promoteurs du site se sont lancés dans une grande campagne de communication. Quant au financement, hormis la participation de la Confédération, les espoirs sont placés du côté de généreux donateurs pour 250 millions de francs. Du côté de l'EPFL, on juge cette concurrence "saine" et si "Science City permet à Zurich de se renforcer, c'est au bénéfice de la Suisse et donc de nous-mêmes", déclare Nicolas Henchoz, Monsieur Communication de l'Ecole.

Lignum Fribourg ne cesse de le dire : construire avec le bois n'est plus aussi cher qu'il y a vingt ans. L'organisation faîtière du secteur forestier organisait la semaine dernière un débat pour inciter particuliers et collectivités à utiliser davantage ce noble matériau. Participant à la manifestation, Jean-Luc Sandoz, chargé de cours à l'EPFL, a apporté de l'eau à son moulin en précisant que le bois pouvait même être meilleur marché que le métal. "C'est le cas des constructions agricoles." A lire dans "La Gruyère" du 13 novembre.

15 novembre 2004

Que faire des téléphones mobiles lorsque ceux-ci s'alanguissent sur la table de chevet? Smartdata leur a trouvé une occupation astucieuse: les transformer en passerelles multimédias! Logée au Parc scientifique d'Ecublens, cette start-up a créé un prototype, baptisé Zukero, qui permet de diffuser des données multimédias sur une chaîne hi-fi ou un poste de télévision via les mobiles. Pour l'heure essentiellement réservé à des fichiers musicaux de qualité moyenne, ce service dévoilera son potentiel avec l'entrée en vigueur de la téléphonie de troisième génération. Dans "Le Nouvelliste" de samedi, Jean-Pierre Buttet, directeur de Smartdata, affirme que sa technologie a près de deux ans d'avance par rapport à des groupes tels que Sony ou Apple. La start-up a établi des contacts avec des opérateurs de téléphonie pour commercialiser son système.

La Suisse n'est pas bien placée en termes de valorisation du savoir. Tel est du moins l'avis de Beth Krasna, ex-directrice de Sécheron et actuel membre du Conseil des EPF. Dans une chronique signée dans les colonnes du "Temps", cette femme de tête soutient que si la Suisse excelle d'après des critères purement académiques, ce n'est plus le cas lorsqu'on parle de transfert de technologie. Pour preuve, le nombre de brevets accordés était il y a quelques années encore en chute libre. Selon Beth Krasna, il s'agirait d'introduire "une plus grande professionnalisation des centres de transfert", ainsi qu'une "concentration de ces centres" pour atteindre une masse critique qui soit suffisante à susciter l'efficience. Elle estime en outre qu'il faudrait améliorer l'aide aux PME, afin que ces dernières puissent exploiter les bienfaits technologiques issus des hautes écoles helvétiques.

Le projet tripartite, qui établit une collaboration étroite entre l'EPFL et les universités de Lausanne et de Genève, serait-il source de bisbilles entre ces deux dernières institutions? "Le Temps" du jour l'affirme. Selon le quotidien, la dissolution en catimini de l'Institut romand d'histoire de la médecine serait un symptôme des rivalités entre l'UNIL et l'UNIGE, alors que l'EPFL n'est pas prise à partie. Toujours d'après l'analyse du journal, le rapprochement des hautes écoles lémaniques se réaliserait concrètement surtout à Lausanne. Avec logique, semble-t-il, puisque comme le fait remarquer le média, le poids de chaque institution est proportionnel à sa participation financière dans le projet.

Depuis que le débat fait rage en Suisse sur les cellules souches, Yann Barrandon est sur tous les fronts. Le directeur du Laboratoire de dynamique des cellules souches de l'EPFL était récemment à la Swiss House de Boston pour une discussion sur son thème de prédilection. Et il semble que ce domaine de recherche, contrairement à ce que l'on pense généralement, ne suscite pas les faveurs financières de nombreux mécènes et investisseurs, en raison des incertitudes liées à l'évolution de la législation dans de nombreux pays. Même aux Etats-Unis, pays réputé pourtant libéral en matière de recherche, l'utilisation des cellules souches provenant d'embryons surnuméraires est combattue par une frange d'idéologues.

12 novembre 2004

L'industrie n'est plus la voie toute tracée des jeunes diplômés de l'EPFL. Nombre d'entre eux s'orientent désormais vers le conseil et les banques. La forte présence de sociétés du tertiaire au Forum des entreprises, qui vient d'avoir lieu sur le campus, en témoigne. "Le Temps" de ce vendredi prend l'exemple de deux ingénieurs, l'un en aérodynamique, l'autre en mécanique. Le premier travaille aujourd'hui dans une société qui fournit des équipements pour l'impression de billets de banque. Le deuxième œuvre chez Edipresse pour la gestion des projets spéciaux et le "business development".

"L'Hebdo" de ce jeudi revient sur un article paru la semaine précédente. Intitulé "La Suisse préfère le béton à la matière grise", celui-ci indiquait que les EPF dépensaient 14% de leur budget pour des investissements dans des constructions. Or, si l'on tient compte des contributions privées, qui représentent environ un quart du budget de l'EPFL, ce ratio tombe à 9% en 2004. Le magazine rappelle également qu'en valeur relative, l'EPFL décroche deux fois plus de fonds externes que l'EPFZ. De plus "depuis plusieurs années, l'EPFL s'est attachée à réduire la part qu'elle investit dans les bâtiments afin de s'approcher des standards européens et de libérer des fonds pour l'enseignement".

Après avoir fait un tour du côté de Fribourg, le "bestiaire improbable" est de retour en terre vaudoise. En effet, ces animaux étranges - connaissez-vous la murielle ou la couleuvre pet-ovore ? – s'exposent jusqu'au 5 décembre au Musée de zoologie, à Lausanne. A l'origine de ces créatures étonnantes : une trentaine d'étudiants de l'EPFL qui ont planché sur des animaux écologiques, altruistes, domestiques, légendaires ou capables d'évoluer dans le temps. A lire dans le supplément week-end de "24 Heures".

11 novembre 2004

"Le Temps" et "24 Heures" de ce jeudi sont allés à la rencontre d'Alfred Strohmeier, le nouveau recteur de l'Université de Neuchâtel. L'homme, qui vient de l'EPFL, compte concentrer l'institution sur quelques pôles privilégiés, dont la microtechnique et l'étude des migrations. Mais aussi entretenir des liens forts avec Lausanne pour les sciences économiques. Plus globalement, en ce qui concerne les sciences sociales et les lettres, il envisage mettre sur pied un seul pôle interdisciplinaire. Quant à l'idée d'une université romande ? Il n'y croit pas une seconde. "Si c'est pour ajouter un étage administratif, à quoi bon ?" interroge-t-il.

Tout roule pour la start-up genevoise A4Vision, qui vient de boucler un nouveau tour de table de 22 millions de francs. L'obligation, dès le 26 octobre 2005, pour les passagers à destination des Etats-Unis d'avoir un passeport biométrique va être synonyme de l'ouverture d'un marché formidable pour la jeune société spécialisée dans les systèmes de reconnaissance faciale en trois dimensions.

Dans son guide de l'innovation "Cash" se penche sur la réussite de l'entreprise lausannoise Debiotech. Une réussite qu'elle doit à ses micropompes à insuline. Le jour de gloire vint en 2000, quand elle signa un accord stratégique important concernant le développement d'une nouvelle pompe médicale destinée au traitement du diabète avec la société américaine Inverness Medical Technology de Boston, cotée au Nasdaq et leader dans le domaine de la mesure de la glycémie. Cette année encore, Debiotech s'est alliée au géant américain Baxter. Sans oublier qu'elle entretient depuis toujours des liens étroits avec les chercheurs de l'EPFL.

Les Romands n'attendent plus rien de Zurich. C'est Jacques Pilet qui le dit dans la "NZZ" de ce jour. Il fut un temps où ils comptaient, pour leur développement, sur les filiales des grandes sociétés suisses, sur les investissements dans le domaine immobilier à travers les fonds de pension. C'est fini. L'espoir, réside désormais plutôt du côté des pionniers du lieu, les Kudelski, les Borel, les Bertarelli. Et le journaliste d'estimer que l'essor de l'EPFL est devenu un sujet de fierté populaire. Avant de conclure que, depuis belle lurette, les investissements étrangers en Suisse romande pèsent plus lourds que ceux de la Bahnhofstrasse.

Le Réseau universitaire de Genève dévoilait mercredi sa sélection de projets de recherche pour 2005. "Le Courrier" cite notamment celui sur le thème "Violence urbaine et politiques de sécurité" que coordonne Yves Pedrazzini, chercheur à l'EPFL. Pendant deux ans, une équipe analysera les rapports entre la politique d'aménagement urbain et les phénomènes de violence ou le sentiment d'insécurité dans des quartiers populaires de Barcelone et Bogota.

En exclusivité pour "L'Hebdo", l'ancien président du Conseil des EPFL Francis Waldvogel détaille son projet de réforme du financement des études de médecine. Selon lui, les 40000 francs par an que coûte la formation d'un médecin ne doivent pas être payés par le praticien lui-même. Mais ce financement variant d'un canton à l'autre, il faut uniformiser le processus. Le Genevois suggère qu'en fonction de la future modification de la loi sur le travail, l'hôpital compense les heures supplémentaires liées à la réduction du temps de travail par une formation de première qualité.

Le leader mondial de l'instrumentation dentaire, l'Américain Dentsply, va s'installer à Yverdon. Une dizaine d'emplois seront créés dès l'année prochaine. Une cinquantaine de personnes devrait travailler par la suite sur ce site qui hébergera le centre européen de services financiers de l'entreprise. "Cela renforce le sentiment que la Suisse romande est très forte dans le domaine médical et biomédical, grâce à ses compétences en micromécanique et en recherche, avec des institutions comme l'EPFL, bien sûr, mais aussi avec le Centre suisse d'électronique et de microtechnique", a déclaré Jean-Luc Maillefer, directeur de Maillefer Instruments, à "24 Heures" de ce jour.

10 novembre 2004

Pour le BAK, institut bâlois de prévisions, la Suisse doit miser sur l'économie du savoir et réformer son système universitaire. C'est en bref ce que déclare son directeur Christoph Koellreuter au "Temps", ce jour. Favorable à une hausse du coût des études, il estime que les étudiants les prendraient ainsi davantage au sérieux. Quant à l'intégration de la Suisse romande dans une Suisse du savoir, il croit en la concurrence pour définir les meilleures universités, "lesquelles seront celles qui s'ouvriront au monde".

Après avoir brillé à la Coupe européenne de robotique en mai dernier, deux équipes vaudoises viennent d'être récompensées au Parlement européen, à Bruxelles. A l'occasion de ces "Eurobot Awards", ID Team, une équipe de l'EPFL, a décroché le deuxième prix. L'Ecole d'ingénieurs du canton de Vaud a, elle, a obtenu le prix du fair-play. Cette récompense augure particulièrement bien des événements à venir au printemps prochain : c'est en effet la ville d'Yverdon qui accueillera la huitième édition de la finale Eurobot. Elle formera un tout avec le Festival science et cité et la pièce "Robots" de Christian Denisart, qui sera jouée à la même période. A lire dans plusieurs quotidiens dont "24 Heures".

Tanya Meredith anime pour la seconde année une émission sur Fréquence Banane. Cette étudiante à l'EPFL fait l'objet d'un portrait dans "La Côte" de mardi. On y apprend tout ou presque sur la musique gothique, son dada. Le créneau de cette jeune femme de 22 ans reste cependant underground : le death rock, "sombre, mélancolique, nostalgique, mais rythmé". Son émission reste confidentielle ? Qu'importe, "elle va jusqu'au bout de sa passion".

La Suisse romande aura sa première journée des utilisateurs Cadfem, le 17 novembre à l'EPFL. "Marché suisse des machines" du 4 novembre présente cette manifestation, la plus grande du genre au niveau européen. Depuis plus de vingt ans, Cadfem commercialise des solutions de calcul numérique permettant de réduire les temps et coûts de développement. Au programme de la journée : un sujet révolutionnaire en génie civil par Airlight, une présentation sur les matériaux par DuPont de Nemours, un exposé sur le calcul de grandes structures du CERN et diverses contributions de l'EPFL dans les domaines de la piézoélectricité, la robotique et la biologie.

09 novembre 2004

"J'aimerais créer un vrai campus à l'américaine sur le site de Dorigny-Ecublens", déclare le président de l'EPFL Patrick Aebischer à "Migros Magazine" du 9 novembre. Interrogé à l'occasion de la prochaine votation sur les cellules souches, il répond aussi à diverses questions. Il donne ainsi les ingrédients du succès pour l'Ecole : stimulation, compétition, ouverture et multiculturalisme. Ou cite encore le téléphone portable du futur parmi les projets à venir. Parmi les priorités du patron de l'EPFL? L'innovation et la valorisation, bien sûr. Quant à la "guerre des cerveaux", selon lui, elle a et aura bel et bien lieu.

Les deux EPF, ainsi que cinq autres écoles spécialisées ont reçu vendredi le prix Rail d'or 2004, une distinction créée en 1985 par l'Association des ingénieurs en transports publics pour saluer l'innovation dans ce domaine. Dans "La Presse Nord Vaudois" de samedi dernier.

En 2003-2003, 22% des postes de professeur dans les universités cantonales ont été attribués à des femmes. En revanche, dans les écoles polytechniques, il y a eu deux titularisations de femmes pour 47 postes (4%), note la Conférence universitaire suisse (CUS). Par ailleurs, 20 postes de professeur assistant ont été repourvus à des femmes (30%) dans les unis et trois dans les EPF (13%). Quant aux étudiantes, relève "Le Temps" de ce jour, elles sont depuis des années présentes en nombre dans les universités suisses (48%). Dans les hautes écoles spécialisées, ce pourcentage baisse cependant à 39%.

Depuis le début des années nonante, les régions rurales ont perdu du terrain en matière d'emploi et de population par rapport aux agglomérations. Ce constat est issu d'une étude de l'EPFL, publiée par l'Office fédéral du développement territorial. Cette tendance est liée à la récession économique des années 1991-1995. Le passage de la production industrielle de masse à la société de services a en outre modifié la politique régionale, l'évolution n'étant plus à un développement spatial égal, mais à une forte différentiation des régions, explique "L'Express" de samedi 6 novembre.

08 novembre 2004

La presse du week-end et de ce début de semaine traite abondamment de la loi sur les cellules souches, qui sera soumise au peuple le 28 novembre. C'est bien évidemment les conséquences d'un "oui" ou d'un "non" sur le milieu de la recherche qui préoccupent les médias. La "Neue Zürcher Zeitung" se range du côté des défenseurs de la loi avec deux articles. Le premier, publié samedi, revient sur le contenu de la loi et insiste sur le fait que seules les cellules souches provenant d'embryons surnuméraires (200 par année environ) sont concernées. Quant au deuxième article, il dresse une cartographie des pratiques en vigueur dans les pays européens. On y apprend ainsi que la Belgique et la Grande-Bretagne sont les plus libéraux sur ce sujet, alors que le débat fait encore rage en Allemagne. De son côté, "Le Temps" choisit de donner la parole aux scientifiques, dont Patrick Aebischer, et relève que la recherche sur les prélèvements sur les embryons est irremplaçable, même si l'utilisation des cellules souches a ses limites. Le quotidien se penche sur les thérapies qui pourraient être rendues possibles en cas d'acceptation de la loi. Enfin, le "Bund", choisit la forme du débat entre deux personnalités pour faire le point sur la question, en faisant entrer dans l'arène Felix Gutzwiller (pro-cellules souches) et l'évangéliste Heiner Studer, lequel se range du côté du "non".

Déjà traités en juin dernier dans les colonnes de "Bilanz", les robots-jockeys de l'entreprise romande K-Team sont en bonne place dans celles du "Matin". Il faut dire que l'initiative de cette société, fondée en 1995 par des étudiants de l'ancien Laboratoire de microinformatique de l'EPFL, est tout à fait originale. K-Team fabrique des androïdes susceptibles de remplacer les enfants qui chevauchent habituellement les dromadaires au Qatar, véritable sport national dans cette monarchie du Golfe. Avec un avantage certain, puisque ce jockey robotique ne risque pas de souffrir de la chaleur ou de la déshydratation… les camélidés sont battus!

Construire ses propres capteurs thermiques pour se chauffer à l'énergie solaire? Ce n'est plus une illusion, estime "Le Matin Dimanche". Le journal dominical l'affirme par la voix d'Isabelle Morier, biologiste et chargée de cours au sein de la Faculté ENAC. "A moins d'avoir deux mains gauches, c'est à la portée de tout le monde. C'est essentiellement de la soudure et ce n'est pas très compliqué. Avec mon père, on a construit nos 15m2 en deux jours", explique la scientifique. Révélez le MacGyver qui est en vous

05 novembre 2004

Le pont sur la Morge, entre Châteauneuf/Conthey et Sion, se met ces jours en habit d'hiver. En effet, du béton fibré ultraperformant va remplacer l'ancien béton contaminé par les sels antiverglas. Ce nouveau matériau offre une meilleure étanchéité et résistance. Il permet aussi de raccourcir le nombre d'étapes nécessaires lors d'un chantier. "24 Heures" présente cette première en matière de réhabilitation d'ouvrages routiers. Une réalisation rendue possible grâce à une collaboration entre le Laboratoire de maintenance, construction et sécurité (EPFL) et le Service valaisan des routes et des cours d'eau.

Dans la série "classements", une nouvelle mouture vient de paraître. Cette fois, elle est signée "Times". Selon le magazine britannique, l'EPFZ figure à la dixième place d'un classement sur les meilleures universités du monde. L'EPFL se situe, elle, à la 32e position. A l'exception des universités d'Oxford et de Cambridge, les neuf premières places sont occupées par des institutions américaines. Celle d'Harvard est en tête. A lire dans "l'agefi".

Dans son édition de jeudi, "L'Hebdo" s'attaque aux cellules souches, afin d'informer le bon peuple appelé à voter le 28 novembre prochain. Si le magazine annonce leurs potentialités immenses – exemples d'application à l'appui - il rappelle aussi que dans les faits, rien de très concret n'est encore venu étayer les espoirs. "Les chercheurs n'ont parcouru que le début du chemin et même les plus optimistes prédisent déjà que la route sera longue." Yann Barrandon, titulaire de la chaire de biologie commune à l'EPFL, le CHUV et l'Unil, estime quant à lui qu'avant de songer à des applications thérapeutiques, il faudra passer par "beaucoup de travail et beaucoup d'échecs". Tel l'ouvrage de Pénélope.

Regarder l'intégralité des épisodes de "Friends" sur un seul DVD ? Cette perspective, totalement hors de portée aujourd'hui, pourrait devenir réalité d'ici à 2010, annonce "l'agefi" de vendredi. Les scientifiques travaillent sur une nouvelle génération de DVD et l'Institut de microtechnique de l'Uni de Neuchâtel se trouve impliquée dans cette recherche. C'est l'emploi de lumière polarisée qui permettrait de stocker jusqu'à dix fois plus de données numériques qu'il n'est possible maintenant.

04 novembre 2004

L'an prochain, les locaux de l'ancienne Ecole d'architecture de l'EPFL se transformeront en chambres, studios et lofts. C'est "24 Heures" qui l'annonce ce matin. En effet, d'ici à l'automne 2005, les numéros 10 à 14 de l'avenue de l'Eglise-Anglaise changeront de fonction et accueilleront plusieurs logements. Une vingtaine pour les hôtes académiques de l'Ecole, puis, dès la rentrée 2006, environ 240 unités pour les étudiants. La caisse de pension fédérale Publica apporte le financement estimé à 24 millions de francs. Le projet a été concocté par le bureau d'architectes nyonnais de Vincent Mangeat et l'entreprise Losinger se chargera de la réalisation. La gestion de la nouvelle résidence universitaire incombera à la société Gestrim, qui s'occupe déjà d'un immeuble pour étudiants à Ecublens.

Dans une brève, "24 Heures" annonce la présence du Forum étudiants-entreprises sur le campus, qui se déroule du 2 au 10 novembre. Au programme de jeudi et vendredi : des présentations d'entreprises, accompagnées de simulations d'entretiens d'embauche.

Sur la base d'une expertise réalisée il y a un peu plus de deux ans par l'EPFL, le nouveau collège de Cortaillod, dont la construction remonte à 1970, doit impérativement être rénové. Il pourrait aussi être agrandi. Mais cette deuxième solution, qui entraînerait le dézonage de plusieurs parcelles de vigne, fait déjà réagir les concernés. Dans "L'Express" de ce jeudi.

03 novembre 2004

Forte de ses mésaventures en matière d'OGM, l'Union européenne n'a pas attendu les premiers accidents pour analyser les risques potentiels des nanotechnologies. Elle a donc lancé un vaste programme d'évaluation et de communication. Ainsi, à chaque projet de recherche financé correspond une évaluation de ses risques potentiels. Parallèlement, tous les trois mois, un panel d'experts évalue les retombées des recherches sur les plans social, économique et environnemental. A lire dans "l'agefi" de ce mercredi.

L'Institut Paul Scherrer a signé une lettre d'intention en vue d'une collaboration avec l'Institut des sciences appliquées de Shanghai. "Les Chinois veulent copier la Source de lumière suisse (SLS). Ils veulent construire le même microscope géant que nous avons à Villigen", explique le directeur Ralph Eichler dans "Le Temps" de ce jour. Ce que la Suisse aurait à gagner de ce genre d'échange ? Réponse de l'intéressé : "La Suisse offre sa technologie et la Chine fournit des étudiants brillants."

02 novembre 2004

La sclérose latérale amyotrophique est une maladie dégénérative, qui paralyse ses victimes en endommageant les cellules nerveuses contrôlant les muscles. Selon le "Science Daily" de ce jour, quelque 5000 nouveaux cas se déclarent chaque année aux USA. La recherche est active pour lutter contre cette maladie. Ainsi, certains scientifiques misent sur l'implantation de cellules pour compenser les neurones mis hors d'usage. D'autres ont trouvé qu'un certain facteur "sauve" les neurones moteurs. Dans le troisième groupe de chercheurs, on trouve Patrick Aebischer et Cédric Raoul, de l'EPFL. Ils ont développé une technique pour "désactiver" le gène mutant responsable du mal. En injectant le virus directement dans la moelle épinière, les deux scientifiques ont dirigé leur arme vers la région malade. C'est l'une des premières études dans laquelle l'acide ribonucléique est utilisée comme thérapie contre une maladie neurodégénérative.

En achevant sa thèse en 2000 à l'EPFL, Etienne Cuche espérait que ses travaux trouveraient une application industrielle. Son ambition : moderniser l'holographie classique en s'appuyant sur la caméra vidéo et la puissance des ordinateurs. Résultat : le rêve est devenu réalité avec la création de la start-up Lyncée Tec en mai 2003, avec à la clé, la mise au point d'un microscope extrêmement précis. A lire dans "PME Magazine".

Le bestiaire improbable est arrivé à Fribourg. Le Musée cantonal de zoologie donne dans la science-fiction grâce au concours des étudiants de l'ENAC. "Fruit d'un atelier dont la finalité était de mettre en œuvre une réflexion sur les procédures d'invention qui sous-tendent tout projet, le résultat est surprenant", lit-on dans "La Liberté" de ce mardi. Entre murielles et autres geckos des villes, la visite s'annonce plutôt inédite

La loi sur les brevets biotechnologiques essuie des tirs croisés, annonce "Le Temps" du jour. Alors que la consultation se termine ces jours, le texte est en effet fustigé par la gauche aussi bien que par les entreprises pharmaceutiques. La première redoute le brevetage du vivant et elle estime que le projet bafoue la dignité de l'homme et de la créature. Les seconds craignent que la réglementation devienne trop tatillonne. Pour rappel : le texte proposé précise de quelle manière les chercheurs et les industries peuvent demander la protection d'une invention.

Le projet lancé en 1997 n'en finit pas de provoquer des réactions. Oui, il s'agit bien du feuilleton des éoliennes de Sainte-Croix. La levée des oppositions par l'Etat de Vaud n'aura pas été le dernier épisode. Les recourants - qui veulent sauvegarder le site - pourraient aller jusqu'au Tribunal fédéral. L'association créée pour l'occasion a d'ailleurs des arguments à faire valoir. Parmi eux, une étude de l'EPFL, qui "prouve que le projet ne tient pas route sur le plan technique, mais aussi financier". La roue tourne, mais les éoliennes pas encore. Dans "La Presse du Nord Vaudois" de ce mardi.