La presse du week-end et de ce début de semaine traite abondamment de la loi sur les cellules souches, qui sera soumise au peuple le 28 novembre. C'est bien évidemment les conséquences d'un "oui" ou d'un "non" sur le milieu de la recherche qui préoccupent les médias. La "Neue Zürcher Zeitung" se range du côté des défenseurs de la loi avec deux articles. Le premier, publié samedi, revient sur le contenu de la loi et insiste sur le fait que seules les cellules souches provenant d'embryons surnuméraires (200 par année environ) sont concernées. Quant au deuxième article, il dresse une cartographie des pratiques en vigueur dans les pays européens. On y apprend ainsi que la Belgique et la Grande-Bretagne sont les plus libéraux sur ce sujet, alors que le débat fait encore rage en Allemagne. De son côté, "Le Temps" choisit de donner la parole aux scientifiques, dont Patrick Aebischer, et relève que la recherche sur les prélèvements sur les embryons est irremplaçable, même si l'utilisation des cellules souches a ses limites. Le quotidien se penche sur les thérapies qui pourraient être rendues possibles en cas d'acceptation de la loi. Enfin, le "Bund", choisit la forme du débat entre deux personnalités pour faire le point sur la question, en faisant entrer dans l'arène Felix Gutzwiller (pro-cellules souches) et l'évangéliste Heiner Studer, lequel se range du côté du "non".