Revues de presse

15 décembre 2004

L'EPFZ a des ambition mondiales, annonce le "Solothurner Zeitung" de ce jour. Le quotidien revient sur l'ambitieux projet Science City que concocte l'institution. Le professeur Gerhard Schmitt, vice-président de l'EPFZ, explique pourquoi une telle évolution vers des infrastructures ultramodernes est nécessaire. Avec ses outils technologiques, le futur campus zurichois deviendra ainsi l'un des principaux maillons du réseau mondial de la science et de la recherche.

Elu président de l'Association internationale des ponts et charpentes (AIPC) en août 2003, Manfred Hirt a pris ses fonctions le 1er novembre. Le journal de la construction "Schweizer Baujournal" révèle que le professeur de l'EPFL – il est directeur du Laboratoire de construction métallique - succède ainsi au Japonais Manabu Ito. L'AIPC comprend 4200 membres dans plus de 100 pays. Fondée en 1929, elle traite des questions de conception, projet, exécution et maintenance des structures de génie civil.

Pierre Frey, conservateur des Archives de la construction moderne, à l'EPFL, donne une conférence ce mercredi soir à Bienne, dans le cadre d'une exposition au Musée Neuhaus sur l'histoire et l'architecture de la ville. Son exposé évoquera les archives d'architecture et leur importance pour la compréhension et l'appréciation de notre environnement construit. Cette annonce est parue dans le "Journal du Jura" de ce jour.

14 décembre 2004

Les Archives de la construction moderne – une section de l'ENAC – vient de publier un Guide des sources d'archives d'architecture et des bureaux techniques de Suisse romande. Accessible sous la forme d'un site internet (http://archisources.epfl.ch), il liste, par canton, les lieux dans lesquels dorment des archives documentant notre environnement bâti. Le site a été officiellement présenté lors des assises des Archives, qui se sont déroulées au début du mois de décembre. A lire dans "La Liberté" de ce jour.

Selon "Le Temps" de mardi, capter les pensées pour les traduire en actions ne relève plus de la science-fiction. En effet, deux méthodes de détection des signaux neuronaux pourraient permettre aux personnes gravement handicapées d'interagir avec leur environnement uniquement par la pensée. Selon le professeur Touradj Ebrahimi, du Laboratoire de traitement des signaux de l'EPFL, les premiers résultats sont encourageants. Un spécialiste américain explique, quant à lui, que ces avancées sont le fruit d'améliorations dans les algorithmes et dans la capacité des patients à contrôler leurs pensées.

Le magazine du Fonds national suisse de la recherche scientifique "Horizons" publie les résultats de travaux effectués par Andreas Trumpp et son équipe de l'ISREC. En collaboration avec l'Institut Ludwig de recherche sur le cancer et l'EPFL, ils ont découvert qu'un gène connu du cancer régule l'équilibre entre l'autoreproduction et la spécialisation. Dans ce processus, l'interaction entre les cellules souches et leur environnement tridimensionnel dans la moelle osseuse joue un rôle décisif.

13 décembre 2004

Trois ans après la pose de sa première pierre, le viaduc de Millau s'élève enfin de terre. Cette réalisation, qui sera inaugurée demain, compte parmi les plus impressionnante de ces dernières années. Comme en témoigne la fiche signalétique de son tablier, suspendu à 270 mètres au-dessus du Tarn et mesurant 2460 mètres pour un poids plume de 36.000 tonnes… Le Laboratoire de construction métallique a participé à l'élaboration de ce géant de béton et d'acier. Alain Nussbaumer, ingénieur rattaché à cette entité, explique dans "Le Temps" en quoi a consisté l'apport de l'EPFL: l'expertise en matière de durabilité des structures soudées et dans la technique utilisée pour "pousser le tablier métallique de part et d'autre du vide". Un travail de titan, comme l'explique un sujet de la chaîne "France 2", puisqu'il a fallu utiliser le guidage par satellite pour que les deux tronçons puissent se rencontrer avec une précision au millimètre près. La nouvelle a été reprise par la "Tribune de Genève", la "Liberté", "24 Heures" et la "Télévision suisse romande".

Lorsque la technologie vient en aide aux naufragés… Sise au Parc scientifique d'Ecublens, la société Wavemind commercialise un système de sauvetage autonome basée sur la téléphonie mobile. L'invention, qui est intégrée directement dans les gilets de sauvetage, a été développée au sein du Laboratoire d'électronique. Quant à la spin-off, elle a été co-fondée par Michel Declercq, doyen de la Faculté STI. A lire aujourd'hui dans "l'agefi".

Comme dit l'adage, la valeur n'attend pas le nombre des années. "24 heures" dresse le portrait, dans son édition du week-end, d'Alexis Georgacopoulos. Ce jeune homme de vingt-huit ans est depuis quatre ans à la tête du département de design industriel de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne. Sa position se révèle centrale pour l'EPFL, puisque, comme le dit le quotidien vaudois, "ses préoccupations vont surtout vers les collaborations multipliées avec l'EPFL, une des écoles devenues les plus célèbres au monde, et où l'Ecal va jouer un rôle de plus en plus important".

Entamée depuis plusieurs années déjà, la collaboration entre l'EPFL et l'entreprise Debiotech continue à un rythme soutenu. "24 Heures" révèle que les "méthodes de calcul mises au point à l'EPFL pour faire triompher les bateaux d'Alinghi lors de la Coupe de l'America" ont servi de base pour une application adaptée au modèle d'affaire de la société: l'optimisation des dialyses des reins par le péritoine. En ligne de mire: la "mise sur la marché d'appareils miniatures qui adapteront le mécanisme de dialyse" selon le profil de chaque patient.

"Le Temps" du jour rappelle que le calendrier de l'année prochaine sera chargé pour les hautes écoles helvétiques, avec une nouvelle loi sur l'aide aux universités, un article constitutionnel sur la formation et le remodelage des facultés de médecine. Le média a soumis à la question Charles Kleiber, secrétaire d'Etat à la science et à la recherche. Interview à bâtons rompus, en particulier sur les raisons du maintien de certaines structures existantes, comme le Conseil des EPF...

10 décembre 2004

Les expériences laissent des traces dans notre cerveau. Grâce à la plasticité neuronale. Celle-ci est active tout au long de notre vie et détermine le devenir de chaque individu. Conséquence: le cerveau n'est pas figé, il est ouvert aux changements et peut se modifier. Aujourd'hui ce concept surprenant est au cœur d'un livre écrit à quatre mains par le psychanalyste François Ansermet et le neurobiologiste Pierre Magistretti. "Coopération" de cette semaine s'est plongée dans la lecture de "A chacun son cerveau".

A l'issue d'une étude sur le développement régional des sciences de la vie, le BAK, institut de conjoncture bâlois, vient d'attribuer la palme mondiale du dynamisme à l'arc lémanique. C'est ce que révèle "l'agefi" de ce jour. La qualité des universités ou encore le nombre de publications scientifiques figurent parmi les facteurs qui expliquent cette percée. En outre, dans la région, le secteur des biotechnologies a cru au rythme asiatique de 9% par an entre 1995 et 2003. Mais, avertit le quotidien, ce dynamisme "n'invite pourtant pas à se reposer sur ses lauriers", car il reste bien "des choses à faire". A commencer par susciter l'intérêt des autorités elles-mêmes.

09 décembre 2004

Après une première vague d'articles présentant le futur learning center de l'EPFL (voir la revue de presse du 2 décembre), une deuxième suit ce matin, à la suite de la conférence de presse organisée mercredi. Avec le titre "le gratin de l'architecture mondiale au rendez-vous de l'EPFL", "Le Temps" propose une double page sur le sujet. Le bureau SANAA, qui a remporté le concours d'architecture, en est la vedette. Cependant, le quotidien aborde aussi la question du financement du centre, "encore floue". En effet, l'Ecole voudrait que le nouveau bâtiment soit payé par les crédits fédéraux de construction et par des dons de toutes sortes. Dans son édition du jour, "24 Heures" fait la part belle aux "perdants magnifiques" du concours, dont les projets font l'objet d'une exposition visible jusqu'au 19 janvier. Pour "Le Matin", l'EPFL "s'offre un écrin de lumière", photos à l'appui, alors que "L'Hebdo" qualifie le projet de Kazuyo Sejima de "déroutant" avec sa façon de réinventer l'horizon. De son côté, la radio "Espace 2" donne la parole aux différents protagonistes du projet: Kazuyo Sejima, bien sûr, mais aussi David Aymonin et Francis-Luc Perret. Enfin "Tec 21" et la revue "Tracés"s'attachent aux détails architecturaux du projet.

L'EPFL, le CHUV et la société Medtronic fêtent dix ans de collaboration dans l'analyse des phénomènes cardiovasculaires avec une première mondiale. Fruit du Service de cardiologie du CHUV et du Laboratoire du traitement des signaux de l'EPFL, un nouveau modèle mathématique permettant de simuler par ordinateur l'activité électrique cardiaque lors de cas d'arythmie a été présenté à la presse. Ce modèle permet de raffiner considérablement les opérations chirurgicales et d'éviter certaines expérimentations sur l'homme et l'animal. Le sujet est traité au téléjournal de la "Télévision suisse romande" et dans la presse écrite par "24 Heures", "Le Temps" et "l'agefi".

Alexander Zehnder, président du Conseil des EPF, s'explique dans "Cash". Ses propos avaient en effet provoqué des remous il y a quelques semaines… Selon lui, la sélection des étudiants pour l' entrée à l'université ne devrait pas se faire par le biais d'un examen, mais plutôt d'un entretien avec le corps professoral. Celui-ci permettrait en outre d'aider le jeune dans son orientation et de réduire le taux d'échec à la fin de la première année. Par ailleurs, Alexander Zehnder plaide en faveur d'une augmentation des taxes universitaires pour certains étudiants seulement. Il retient la situation financière et la performance comme critères pour appliquer ou non cette mesure.

08 décembre 2004

Le 7 décembre, le conseiller fédéral Joseph Deiss a donné le coup d'envoi de l'Année nationale de la technique 2005. La "NZZ" de ce mercredi présente cette initiative soutenue par de plus de 40 associations professionnelles, hautes écoles, offices fédéraux et entreprises. Lors de la manifestation de lancement, l'accent a été mis sur l'importance de la technique pour la société et sur la capacité d'innovation de la Suisse. Le président de la Confédération a plaidé en faveur d'une approche pragmatique de la technique, qui doit être au service de l'humanité et non l'inverse. Le grand public doit en effet pouvoir davantage comprendre ce domaine et son impact sur la vie quotidienne.

Le cycle postgrade interdisciplinaire "projets territoriaux et mutations spatiales" est né au sein de la Faculté ENAC, en partenariat avec l'IDHEAP, annonce "Anthos Freiraumgestaltung" du 1er décembre. La revue explique le contenu de cette formation, fondée sur des compétences d'enseignement et de recherche présentes au sein de l'EPFL (sociologie urbaine, géomatique, mobilité, transports, etc.).

07 décembre 2004

L'Institut universitaire d'études du développement a un nouveau capitaine à son bord: Michel Carton. Lequel promet de faire mouche avec son programme pour repositionner l'IUED sur la scène européenne. Ainsi l'Institut se positionne comme une des pièces maîtresses du Pôle académique en relations internationales qui devrait être concrétisé dans le cadre de la Loi sur l'aide aux universités 2008-2011, estime "Le Courrier". Michel Carton a indiqué qu'il allait collaborer davantage sur le plan régional, en particulier par le biais d'un "Réseau romand d'études du développement" auquel collaboreront les universités romandes et l'EPFL.

"La Liberté" de mardi revient sur le forum PME organisé vendredi, à Fribourg, par la Bâloise Assurances sur le thème "du coup d'éclat à la stratégie du succès". Parmi les conférenciers invités, Stefan Catsicas, professeur à l'EPFL: "La Suisse n'est pas un pays, mais le cœur de l'Europe, qui a les atouts pour faire venir chez elle les meilleurs chercheurs du monde." Ces atouts? Une nature magnifique, des universités performantes, etc. Par ailleurs, pour l'ex-vice-président pour la recherche et la valorisation, il n'existe pas une bonne recherche fondamentale et une mauvaise recherche appliquée. Les chercheurs spécialisés dans différents domaines doivent travailler ensemble pour faire évoluer de grands projets.

Comment redorer le blason de deux villes réputées pour leur austérité? Le groupe IDRegion, qui réunit des architectes et des journalistes, s'est penché sur le cas du Locle et de la Chaux-de-Fonds. Professeur à l'Institut du développement territorial, Jacques Macquat fait partie de ce groupement. En vrai Chaux-de-Fonnier, il s'exprime dans les colonnes du "Courrier" sur sa cité natale, cette "ville-jardin où des immeubles locatifs et des villas partagent sans rupture leur espace engazonné-fleuri"

A l'occasion de la première édition du collège de transfert mis au point par l'Académie suisse des sciences techniques et la CTI, l'agence pour la promotion de l'innovation, scientifiques et représentants de l'industrie se sont penchés sur les développements en nanobiotechnologie susceptibles de connaître un succès économique. "L'agefi" de mardi explique encore que la protection par brevet est une question qui est revenue souvent. Les scientifiques devraient y songer de façon précoce. D'un autre côté, la connaissance des brevets existants est tout aussi importante.

La Galerie Mackintosh est inaugurée ce vendredi à Lausanne. Cet espace dédié à l'art contemporain s'ouvre dans les anciens locaux du Département d'architecture de l'EPFL, au 7 de l'avenue des Acacias. "La Liberté" de mardi explique la démarche des architectes dans la réalisation du site, à savoir "travailler sur des notions de température, dans le but de structurer le vide de la galerie en fonction des besoins des visiteurs et des employés".

06 décembre 2004

L'arrivée des frimas hivernaux donne des idées de sujets aux médias. Après "Le Temps" (voir la revue de presse du 16 août), "24 Heures" et "PME Magazine"consacrent un article à Nidecker, premier fabricant de snowboards de Suisse. Une PME à la fois centenaire, familiale et à la pointe en matière de recherche sur les matériaux. Grâce à la collaboration étroite avec le Laboratoire de mécanique appliquée et d'analyse de fiabilité de l'EPFL et avec DuPont de Nemours, la société peut produire chaque année quelque 110.000 planches, réputées pour leur qualité de glisse et qui ont la cote auprès des jeunes. Une bonne idée pour un cadeau de Noël

Après avoir défrayé la chronique, le niveau scolaire des petits Suisses revient sur le devant de la scène. Révélé par des fuites, la dernière mouture de l'étude Pisa, qui réalise une comparaison internationale du savoir-faire des élèves au sein de l'OCDE, se révèle plus favorable pour les Helvètes. Ce second test montre que le niveau général de ces derniers est en hausse par rapport au précédent pointage, notamment en mathématiques. Mais les élèves suisses restent encore bien loin des premiers de classe, les Finlandais.

03 décembre 2004

Nous en avions déjà parlé lors d'une précédente revue de presse, mais cette fois c'est fait: l'incubateur Eclosion a été inauguré jeudi en grande pompe. Le site genevois vient ainsi combler la lacune qui existait entre la recherche universitaire genevoise et lausannoise dans le secteur des science de la vie et le monde des affaires. Pour rappel, Eclosion offre à des projets prometteurs l'accompagnement, le capital de démarrage et les services spécialisés indispensables à leur développement. "L'agefi", "Le Temps" et "La Tribune de Genève" se font l'écho de la naissance officielle de cette structure co-dirigée par Benoit Dubuis, ancien doyen de la Faculté des sciences de la vie de l'EPFL.

L'espoir de thérapie génique engendré par la recherche de l'équipe de Patrick Aebischer a fait l'objet d'un reportage diffusé au TJ de la TSR1, jeudi. La presse avait déjà relaté les travaux qui ont permis de découvrir qu'il était possible d'empêcher la dégénérescence des cellules nerveuses atteintes lors de la maladie de Parkinson (voir la revue de presse du 30 novembre). La TV a, elle, choisi d'illustrer son sujet avec le Pape, parkinsonien depuis de nombreuses années. Alors que le doctorant Christophe Lo Bianco a expliqué le principe de la recherche réalisée à l'EPFL, Patrick Aebischer en a évoqué les perspectives. Selon lui, une société de biotechnologie devra prendre le relais pour permettre aux résultats obtenus en laboratoire de se concrétiser. Mais, la mise au point d'une thérapie prendra sans doute encore quelques années.Le reportage est visible sur le site tsr.ch.