Revues de presse

04 janvier 2005

On le sait déjà, l'EPFZ veut créer "le premier campus de Suisse". Plusieurs journaux de ce jour, dont "Le Temps", "L'agefi" et "La Liberté", reprennent une dépêche de l'ATS, qui annonce qu'une exposition montre à quoi ressemblera cette "Science City" et explique pourquoi les hautes écoles doivent devenir de vrais lieux de vie. A découvrir à l'EPFZ Hönggerberg jusqu'au 3 février. De son côté, comme le rappelle notamment "La Liberté", l'EPFL veut aussi devenir "un campus vivant", mais elle va procéder par étapes, en veillant à ne pas déconnecter l'Ecole de la ville. Lire aussi une précédente revue de presse.

03 janvier 2005

Dernier coup de gueule de l'année 2004: le secrétaire d'Etat à la science Charles Kleiber affirme que les étudiants "votent avec les pieds" en privilégiant les EPF plutôt que les facultés des universités pour étudier les sciences naturelles. "Le Temps" du 31 décembre revient sur la polémique que suscite actuellement l'avenir des facultés des sciences. Le quotidien fait aussi part de la réaction du recteur genevois André Hurst, pour qui le système de financement est injuste et entretient une "guerre de frontières menée avec l'argent des contribuables".

Est-ce par manque d'actualité helvétique que "Le Nouvelliste" du 31 décembre propose à nouveau un article sur l'appareil qui va combler les lacunes du GPS? Baptisé CNM (pour Core Navigation Module), il a été conçu par Quentin Ladetto, un ingénieur sédunois qui s'est vu décerner le prix de l'EPFL en novembre dernier pour sa thèse "Capteurs et algorithmes pour la localisation autonome en mode pédestre". Lire le premier article paru dans la revue de presse.

Réalisé par l'EPFZ, un atlas interactif de la Suisse offre une nouvelle dimension à la cartographie moderne. Il s'agit, comme le précise "L'Hebdo" du 30 décembre, d'une seconde édition totalement remaniée et mise à jour du CD-Rom paru pour la première fois en 2000. Plus de 1000 cartes thématiques sont désormais disponibles dans le module en deux dimensions. Mais surtout, cet outil offre une foison de données récoltées aussi bien par l'Office fédéral de la statistique que par de nombreuses autres institutions. Le tout totalement paramétrable. Infos supplémentaires sur le site de l'atlas.

23 décembre 2004

Cyberbotics franchit une étape importante de son développement. Cette spin-off de l'EPFL a en effet vendu une première licence code source de son logiciel de simulation robotique Webots au Stanford Research Institute, situé en Californie. A la suite d'un communiqué publié par la société, "l'agefi" explique comment ce contrat représente une avancée stratégique pour Cyberbotics. "Il renforce la position de l'entreprise sur le marché émergent de la robotique mobile et lui donne accès à un large portefeuille de clients industriels aux Etats-Unis, une zone géographique clé pour ce champ technologique."

Cette fois, Marie Curie est battue. Comme l'explique l'émission "Territoires 21" de la "Télévision suisse romande", l'imagerie médicale traditionnelle a définitivement laissé la place à des approches beaucoup plus dynamiques: tomographie par émission de positrons, radiographie fonctionnelle… à mi-chemin entre les sciences de la vie et l'informatique, l'exploration scientifique est vouée à percer les secrets du corps et du cerveau à l'échelle cellulaire, voire moléculaire. Ainsi que l'explique Patrick Aebischer dans le sujet, "nous sommes en train de vivre une vraie révolution. On peut désormais voir les gènes, leur activation dans la cellule et pourquoi pas les fonctions des protéines". Jusqu'à faire de l'imagerie médicale une aide personnalisée pour le diagnostic et le suivi thérapeutique des patients. L'émission s'arrête un instant également sur l'équipe du professeur Christian Morel, du Laboratoire de physique des hautes énergies 1, laquelle travaille sur des isotopes radioactifs qui sont de plus en plus utilisés dans ce domaine.

La fin d'année est toujours propice aux bilans. Ainsi "L'agefi" se penche sur la finance genevoise et ses résultats. Conclusion du journal: la performance n'apporte pas beaucoup de croissance. Les revenus des banques de gestion restent très fortement corrélés à l'évolution des marchés. Surtout, le défaut d'innovation qui caractérise les institutions genevoises n'est pas dû au manque de compétences. "Prise en tenaille entre plusieurs facultés économiques et l'EPFL, co-initiatrice du programme d'enseignement et de recherche de haut niveau Fame, la place financière jouit de larges poches de recrutements de talents." Mais l'innovation exige de franchir un certain seuil d'audace que nombre de banquiers ne semble pas disposés à franchir, en premier lieu pour des questions de prudence.

Sion inaugure ces jours la première étape de son projet son et lumière. La rue des Châteaux a reçu son équipement technique. Un matériel hallucinant, comme l'écrit le "Nouvelliste" de ce jour. Notamment grâce à l'EPFL, qui a développé spécialement les enveloppes des beamers pour intégrer toute la technologie prévue. Et que la lumière soit

"L'Hebdo" de cette semaine propose une interview de Verena Diener. Phénomène politique, cette directrice de la santé zurichoise ferme des hôpitaux, propose d'introduire la médecine à deux vitesses et veut fusionner les hôpitaux universitaires, comme ceux de Genève et Lausanne. Selon elle, "plus il y a de lits, plus il y a de médecins et plus de prestations seront fournies. L'infrastructure hospitalière doit toujours être un peu juste et rester à la limite inférieure." Enfin, elle estime qu'à terme, un seul centre de cœur suffira en Suisse, et qu'il devrait être à Lausanne, leader dans ce domaine.

Les 25 et 26 janvier prochain, le forum Biodata se tiendra à Genève. "Le Temps" de jeudi profite de ce rendez-vous annuel des sciences de la vie pour aborder le problème du refinancement des projets qui souffre encore des affres de l'après-bulle internet. "Aujourd'hui, les fonds de private equity biotech ont des difficultés à se refinancer, la question principale étant de savoir lesquels survivront." Si les grands noms – Sofinova et autres Apax – vont subsister, un nouvel apport de capital n'est pas garanti pour de nombreux participants, prédit le quotidien.

22 décembre 2004

Swissinfo de mardi aborde le sujet des pôles d'excellence, un concept des années 1980 et qui, selon l'économiste genevois Paul Dembinski, n'est pas encore stabilisé sur le plan théorique. Si les exemples les plus connus sont la Silicon Valley, en Californie, et la région de Bangalore, en Inde, en Suisse on peut déjà compter sur le secteur biotechnologique et pharmaceutique avec BioValley, dans la région de Bâle, et BioAlps, sur les bord du Léman. En outre, l'objectif du Gouvernement est de mettre en place en 2008 "un espace de la formation, de la recherche et de l'innovation ouvert sur le monde", un projet qui vise à transformer des lieux de l'enseignement supérieur en "entreprises publiques du savoir". Dans ce contexte, et pour faire face à la concurrence asiatique, les EPF de Zurich et de Lausanne ont développé des partenariats scientifiques respectivement avec la Chine et l'Inde. Le "HandelsZeitung" de ce jour explique comment la Suisse veut tirer parti du boom économique de ces deux pays.

"Neue Produkte" revient sur un séminaire organisé par l'Académie suisse des sciences techniques et la Commission pour la technologie et l'innovation sur le thème des nanotechnologies. Les participants y ont découvert la douzaine de projets qui ont été retenus par les deux institutions pour concrétisation. Ces projets seront conjointement menés par les scientifiques d'établissements tels que le CSEM, les EPF, les universités de Bêle et Berne, et des partenaires industriels.

2005-2014 a été déclarée décennie du développement durable par l'Unesco. Pour marquer l'événement, l'association genevoise Geduc organise un forum sur l'éducation. Selon elle, l'Université porte une grande responsabilité en termes de promotion du développement durable. Responsabilité, qui comme le relève "Le Courrier" de mardi, ne saurait être assumée par la seule création d'une nouvelle Faculté des sciences de l'environnement et du développement durable.

21 décembre 2004

Patrick Aebischer a l'ambition de "hisser l'EPFL parmi les meilleurs instituts de technologie de la planète", révèle "Trajectoire Magazine" du 17 décembre. Dans une interview, le président de l'Ecole estime que l'obtention d'un prix Nobel par un chercheur ou une institution lémanique serait "comme une cerise sur le gâteau". A quoi ressemblera l'EPFL en 2010? "Elle sera un campus vivant, qui formera des ingénieurs capables de répondre aux problèmes de la société et qui devra être l'un des meilleurs instituts de technologie au monde", prédit l'intéressé.

Une nouvelle volée internationale de diplômés termine aujourd'hui le programme EPFL-UNIL de management de la technologie. Ils sont 33 à avoir reçu officiellement leur master, annonce "24 Heures" de ce jour. Qui rappelle que 2004 aura été une année faste pour le Collège de management de la technologie: neuf entreprises misant sur l'innovation technologique et auxquelles ont participé des étudiants ont en effet reçu un prix, qu'il s'agisse du McKinsey Venture, du trophée Eco Conscience ou du Swiss Technology Award.

"Energie Panorama" prend de l'avance en déclinant le programme du prochain Festival international du film sur l'énergie, qui se déroulera les 16 et 17 mars à l'EPFL, ainsi qu'aux cinémas EuroPlex Flon. Symposium, forum-débat et courts métrages sont à l'affiche. Pour s'inscrire: www.fifel.ch ou par e-mail à info@fifel.ch.

A l'occasion de l'arrivée d'un nouveau directeur - Michel Carton - à l'Institut d'étude du développement de Genève, Swissinfo dresse le portrait de ce centre. Une entité qui souhaite désormais multiplier les collaborations en Suisse et dans le monde, notamment avec l'EPFL. L'institution créée en 1961 veut construire avec ses partenaires "un pôle d'excellence sur les relations internationales et le développement. Un objectif qui s'inscrit dans la politique définie par le secrétaire d'Etat à la science, Charles Kleiber."

Le Japon n'a aucune intention de céder face aux tactiques "hautaines" de l'Union européenne visant à imposer à ses partenaires la France comme pays d'accueil du futur réacteur nucléaire expérimental Iter, a affirmé à l'AFP un des négociateurs nippons à Tokyo. La dépêche est reprise par "l'agefi" de ce mardi. La saga de cette âpre compétition est donc loin d'être finie.

20 décembre 2004

L'arnaque est bien connue, son nom un peu moins. Le "phishing" consiste à détourner les internautes, les clients d'une banque par exemple, sur un site internet qui ressemble en tout point à celui qui est piraté. Le but est évidemment de pousser les individus à dévoiler des données confidentielles, comme leur mot de passe ou leur numéro de compte. Si le phénomène semble être contenu en Suisse, gérer son compte bancaire via internet est-il sans danger? Soumis à la question par "Le Temps", Philippe Oechslin, chercheur au Laboratoire de sécurité et de cryptographie et cofondateur de la société de consulting informatique Objectif Sécurité, n'est pas rassurant. Selon lui, le maillon faible restera toujours l'utilisateur. "Même si l'internaute utilise un identifiant unique sécurisé, il peut être dirigé vers un faux site où un pirate exploitera immédiatement ses données", estime-t-il.

Il ne s'agit que d'une brève, mais son existence est déjà un signe. La nomination des cinq professeurs de l'ISREC à l'EPFL est reprise dans la "Neue Zürcher Zeitung". Le média souligne que cette action représente une étape dans l'intégration de l'institut de recherche sur le cancer au sein de sa grande sœur lausannoise.

17 décembre 2004

"24 Heures" et "l'agefi" se font l'écho des nominations annoncées jeudi par le Conseil des EPF. Cinq scientifiques de l'ISREC deviennent professeurs à l'EPFL. Parmi elles figurent Michel Aguet, actuel directeur de l'Institut. Les autres nouveaux membres de l'Ecole sont Pierre Gönczy et Joachim Lingner (professeurs associés), Daniel Constam et Andreas Trumpp (professeurs assistants tenure track). Tous intègrent la Faculté des sciences de la vie. Ces changements représentent un pas de plus dans le rapprochement prévu entre l'EPFL et l'ISREC. A noter que d'autres nominations sont intervenues hier, à savoir celles d'Hervé Bourlard, actuel directeur de l'IDIAP à Martigny, et Dario Floreano, en tant que professeurs ordinaires à la Faculté des sciences et techniques de l'ingénieur. Enfin, Roberto Gargiani devient professeur ordinaire à l'ENAC.

16 décembre 2004

Les élus veveysans ne veulent pas d'un dispositif de caméras intelligentes qui renforcerait la sécurité dans certains quartiers de la ville. Ils craignent que ce système entraîne une déshumanisation et une perte des liens sociaux. "Le Régional" de mercredi révèle ce débat autour du spectre de Big brother. Pourtant, mis au point par l'EPFL, le dispositif proposé a la particularité de ne réagir qu'aux scènes suspectes et d'effectuer automatiquement un brouillage des visages et des numéros de plaques de voitures. Mais, à Vevey, on préfère les policiers aux caméras.

Le Conseil des Etats a donné suite mercredi aux initiatives des cantons de Bâle-Campagne et de Soleure demandant une harmonisation des systèmes éducatifs cantonaux. Les sénateurs veulent ainsi garantir une meilleure qualité de la formation. "L'agefi" de ce jeudi (même texte dans "L'Express") annonce que la Chambre des cantons a adopté sans autre la motion de l'UDC thurgovien Hermann Bürgi, demandant que l'octroi de contributions dans les universités et les EPF soit subordonné à une collaboration matérielle renforcée entre ces dernières. Par ailleurs, une rationalisation financière comme celle d'une planification en vue d'un partage des tâches plus performant a également été exigé par Hansruedi Stalder (pdc, UR). Une motion avec laquelle le Conseil fédéral est pleinement d'accord.

"L'Hebdo" de cette semaine aborde le sujet du mécénat. Les noms des individus fortunés qui soutiennent les bonnes causes s'étalent sur deux pages, de Léonard Gianadda à Konrad Hummler. La Fondation Leenaards est aussi présentée comme étant l'une des plus riches de Suisse. Pour rappel, elle a notamment récompensé cette année une équipe de chercheurs animée par le professeur Jean-Paul Vallée, les doctoresses Marisa Jaconi et Prisca Zammaretti (biochimiste à l'EPFL).

Alors que le No 121 de "Polyrama" vient de paraître, "Port@il", la publication annuelle du Département de l'éducation, de la culture et du sport du Valais, présente l'édition de juin sur "les nouveaux visages du savoir". Et l'article de conclure: "Il n'est pas possible de donner ici le sommaire de cette revue d'exception; chacun trouvera assurément un ou plusieurs articles qui deviendront pour lui des textes de réflexion." De son côté, la "Tribune de Genève" du 18 décembre consacre une brève sur la particularité du dernier numéro, lequel donne la plume à six écrivains, invités à entrer dans les laboratoires de l'EPFL.