Revues de presse

03 mars 2005

La distribution de l'eau attise les convoitises des grandes multinationales. Depuis trois ans, la Suisse a rejoint le projet Euromarket de libéralisation de l'eau. C'est l'EPFL qui est chargée d'étudier les possibilités d'ouverture du marché dans notre pays. "24 Heures" de ce jour a interrogé le professeur Matthias Finger, responsable du projet, sur les scénarios de privatisation envisagés pour la Suisse. Selon l'expert, les lois cantonales, la complexité du réseau, le rôle important joué par les communes et le morcellement des infrastructures offrent relativement peu d'ouverture aux investissements privés. Une solution pour ces derniers serait de s'intéresser aux sociétés anonymes, de droit privé. A moins que la porte d'entrée vers la privatisation ne se trouve du côté de la séparation des secteurs eau et énergie.

La revue "Tracés" consacre son édition du 2 mars aux sciences de la vie. Un éditorial rappelle l'arrivée de cette discipline sur le campusde l'EPFL il y a tout juste cinq ans. Cette petite révolution n'avait pas fait l'unanimité et pourtant, aujourd'hui, cette intégration est devenue un acte naturel, "au fur et à mesure que les sciences se parlent avec franchise". Un premier article donne la parole à Didier Trono, doyen de la Faculté des sciences de la vie. Selon lui, le degré d'implication des SV dans le tissu économique et industriel régional est bon. Et de donner l'exemple d'une collaboration avec Nestlé. La firme participe à des travaux de recherche fondamentale sur les bases neurologiques de l'olfaction. Enfin sept projets de l'EPFL sont présentés "en guise d'introduction aux sciences de la vie": des images de fluorescence pour dépister des cancers à la mécanique du cartilage, en passant par un implant bioartificiel pour guérir la maladie de Parkinson ou encore la mécanique des maladies cardiovasculaires.

Le quotidien "24 Heures" de jeudi donne les résultats de la dernière enquête menée par le Centre de recherches conjoncturelles de l'EPFZ: les entreprises, encouragées par l'embellie conjoncturelle de 2004 et l'amélioration de leur rentabilité, sont prêtes à investir davantage cette année. Cependant, la situation générale souffre toujours de l'évolution dans la branche des transports.

Les "tiraillements" concernant le possible transfert de l'EMPA de Dübendorf à l'EPFL n'ont pas échappé au journal de l'Association du personnel de la Confédération. Celui-ci présente les deux scénarios à l'étude actuellement. L'un prévoit le déménagement total ou partiel de l'EMPA à Lausanne, l'autre vise à intensifier la collaboration entre chercheurs sous la forme d'un réseau. Comme on pourrait s'en douter, le premier est soutenu par le président de l'EPFL Patrick Aebischer, alors que le deuxième a la préférence du directeur de l'EMPA Louis Schlapbach. Lire aussi les précédentes revues de presse.

A l'automne dernier, l'élaboration d'un matériau composite aux propriétés proches de celles de l'os avait beaucoup fait parler d'elle dans la presse. Ce projet, issu d'une collaboration entre l'EPFL et le CHUV, réapparaît dans la "Revue polytechnique" du 28 février. Voir aussi la revue de presse du 20 octobre 2004.

02 mars 2005

"Le Temps" de ce jour s'interroge: "la Faculté des sciences de l'environnement et du développement durable de l'Uni de Genève est-elle mort-née?" Voici deux semaines, les professeurs de la Faculté des sciences économiques et sociales votaient contre la création de cette huitième faculté. Bien que lancé par le rectorat de l'Université, le projet fait l'objet de critiques tous azimuts. La Faculté des sciences, par le biais de son doyen, n'est pas en reste. Au centre du débat: le risque de couper le lien entre les sciences naturelles et la recherche fondamentale, les ressources financières ou encore la valeur d'une formation de base dans le domaine de l'environnement. Toujours est-il que le projet soulève des questions de fond. Et le quotidien se conclure par plusieurs interrogations, dont la suivante: "Pourquoi la collaboration avec l'EPFL et l'Uni de Lausanne n'est-elle pas plus intense pour mieux répartir les compétences respectives?". La "Tribune de Genève" du 16 mars revient également sur le problème.

01 mars 2005

Est-ce le froid hivernal qui a donné de bonnes idées au jury du Swiss Technology Award? Parmi les projets nominés figure Neurobat, un "chauffage intelligent" dont on parle depuis longtemps sur le campus. Mis au point par le CSEM et le Laboratoire d'énergie solaire et physique du bâtiment de l'EPFL, ce système étudie son environnement pour déterminer l'effort thermique à fournir. Son réseau de neurones lui permet même d'apprendre et d'anticiper la demande en chauffage. "L'Express" résume l'essentiel de cette innovation appelée à être commercialisée prochainement.

Des spécialistes de la nutrition sportive réunis la semaine dernière par l'EPFZ ont souligné les effets positifs des boissons spéciales pour les athlètes de haut niveau. En revanche, ces fluides ne sont pas forcément d'utilité pour les sportifs du dimanche. De plus, "L'agefi" de ce jour souligne qu'il n'est pas nécessaire d'acheter un produit commercial. Il suffit de concocter un mélange d'eau, de sucre, de poudre de maltodextrine, de sel et de jus de citron pour obtenir une potion presque aussi magique que celle d'un certain village d'irréductibles Gaulois

28 février 2005

Le symposium Latsis s'ouvre aujourd'hui à l'EPFL. L'occasion pour la presse de présenter les enjeux de ce grand événement rassemblant une centaine de chercheurs de renom spécialisés en science des matériaux avec les deux organisateurs: Juan Mosig et Olivier Martin, de l'Institut de transmissions, ondes et photonique. "24 Heures" ouvre les feux avec les hôtes d'honneur de cette édition: les métamatériaux. Aussi appelés "matériaux main gauche", ces objets artificiels ont la propriété de pouvoir agir sur les ondes en leur faisant subir des déformations. Une qualité qui confère à ces matériaux un intérêt marqué non seulement chez les scientifiques, mais également chez les industriels, en aéronautique en particulier.

Le duo Geneviève Bonnard et Denis Woeffray, du bureau d'architectes éponyme, expose prochainement à l'EPFL. Une bonne raison pour "Le Nouvelliste" de consacrer un article à ce temdem, installé depuis 15 ans à Monthey, qui se démarque dans le petit monde de l'architecture en ne considérant pas uniquement l'aspect artistique, mais également le contexte économique voire écologique de ses ouvrages.

Mystère à la Faculté IC: des données d'examens ont disparu quelques jours avant l'épreuve. Un étudiant est-il à l'origine de ce vol supposé? Devant le doute, l'examen a dû être repoussé et les 167 étudiants concernés devront ronger leur frein pendant encore quelques jours.

25 février 2005

Le dernier (entendez par "final") numéro de "La Presse Riviera Chablais" se penche sur les pendulaires qui vivent dans le Chablais. Ils seraient près de 7000 à faire la sacrifice des trajets pour profiter, notamment, d'une meilleure qualité de vie. Christophe Jemelin, du Laboratoire de sociologie urbaine, à l'EPFL, estime d'ailleurs que le phénomène va s'amplifier. Surtout dès que la technologie Wifi sera disponible dans les trains.

"L'agefi" aurait-il un penchant pour la société TouchMind? Après un article présentant la start-up et son produit phare ClientFidelity (voir la revue de presse du 6 janvier), le quotidien remet la compresse dans son édition de vendredi. On lit à nouveau que TouchMind, qui collabore avec l'EPFL, est active dans le marketing internet et la gestion de la relation client. Grâce à l'outil qu'elle a développé, l'opérateur d'un site web peut, en temps réel, aider ou répondre aux questions des visiteurs.

Le recteur de l'Uni de Neuchâtel Alfred Strohmeier explique dans "Le Temps" de ce jour la logique qui l'a amené à la suppression des filières d'italien et de grec. Et de rappeler qu'en contrepartie, huit chaires sont créées, notamment en sciences humaines. Le recteur énumère aussi les diverses actions de l'institution: soutien au pôle de recherche en biologie végétale, renforcement des moyens de la micro- et nanotechnologie, un pôle de recherche d'envergure internationale (en partenariat avec l'EPFL), ou encore création de la Maison d'analyse des processus sociaux, un projet d'étude de la circulation des personnes, des biens, des services et des connaissances.

24 février 2005

"Swissinfo" revient sur l'étude commanditée par l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) sur l'esprit d'entreprise des diplômés EPF et HES, déjà traitée dans une précédente revue de presse. Avec cette fois des chiffres sur le nombre d'emplois créés par ces start-up et spin-off. Au cours des dix dernières années, les hautes écoles techniques ont permis à l'économie de générer entre 19'000 et 24'000 emplois, ce qui correspond à quelque 230 à 290 nouvelles entreprises par an. Ces sociétés ont une espérance de vie plus longue que la moyenne. Si généralement 85% des start-up mettent la clé sous le paillasson après quatre ans, près de la moitié des entreprises issues des EPF et des HES sont dans les chiffres noirs après deux ans déjà.

C'est le "Bund" de ce jour qui l'annonce: la haute école spécialisée de Berne va augmenter ses taxes dès la rentrée académique 2006-2007. Une hausse qualifiée de "modérée" par les responsables, puisqu'elle ne sera "que" de 50%... Les étudiants devront ainsi débourser 900 francs par semestre.

La revue "IB Com" présente les résultats financiers (positifs) de Siemens. Avec un bénéfice en hausse, Siemens Suisse dirige l'activité d'Electrowatt et joue la carte des synergies. Parmi les commandes importantes de l'année écoulée, l'entreprise cite celle du Centre d'imagerie biomédicale, qui a acquis un système de recherche à résonance magnétique de 7 Tesla. Le magazine rappelle que le CIBM est "la communauté de recherche de Suisse occidentale englobant les cinq institutions publiques des deux universités de Genève et Lausanne, des deux hôpitaux cantonaux, ainsi que de l'EPFL".

23 février 2005

L'avion solaire de Bertrand Piccard a trouvé un gros sponsor. Son identité? Mystère! Le magazine "Bilan" de ce jour précise qu'il s'agit d'un "important groupe européen", sans plus de précision. Toujours est-il que cet investisseur a financé un quart du budget global du projet, lequel occupe plus de 50 personnes au Parc scientifique d'Ecublens et à l'EPFL. Reste à trouver trois autres sponsors pour boucler le "premier étage" du plan de financement de la"fusée" Solar Impulse.

Les sept hautes écoles spécialisées de Suisse mettent leurs forces en commun pour lancer un nouveau diplôme postgrade en nano- et microtechnologie. C'est la première fois qu'elles s'unissent pour mettre sur pied une formation de ce niveau dans notre pays. Celle-ci verra le jour en mars 2005 et sera donnée en anglais. Quatre des écoles de la HES-SO participent à ce projet: l'Ecole d'ingénieurs de Genève et du Locle, la Haute école valaisanne et la Haute école d'ingénieurs et de gestion du canton de Vaud.

Communes et cantons veulent s'allier contre le déménagement possible de l'EMPA de Dübendorf à Lausanne. La "NZZ" et le "Tages Anzeiger" reviennent sur cette affaire. Lire aussi les revues de presse précédentes.

22 février 2005

"Retourné, coupé, stratifié, enduit et peint, le bateau lièvre de la dernière Coupe de l'America a retrouvé une nouvelle jeunesse." Par ces mots, le quotidien "24 Heures" annonce aujourd'hui qu'Alinghi est fin prêt pour Valence. Le bateau a subi un sérieux lifting au chantier naval de Fenil-sur-Vevey. Il prend la route demain pour naviguer dans les eaux espagnoles. Mais on n'en saura pas plus sur les transformations effectuées: "Les responsables ne répondent pas à toutes les questions... Ils travaillent dans des domaines technologiques pointus en collaboration étroite avec l'EPFL à Lausanne."

Le programme d'allègement budgétaire annoncé en 2004 prévoit que les EPF deviennent propriétaires de leurs bâtiments et qu'elles gèrent leur financement. La "NZZ" de mardi anticipe ce que signifiera cette future situation.

La "NZZ" de ce jour revient sur les différentes réactions liées à un possible déménagement de l'EMPA de Düdendorf à l'EPFL. Voir aussi la revue de presse de lundi.

"L'agefi" de ce mardi se penche sur quelques-uns des défis "titanesques" que l'EPFL a l'ambition de relever. Dans ce contexte, on apprend que, pour le président Patrick Aebischer, 2005 sera l'année de la Faculté de l'environnement naturel, architectural et construit. A cette occasion, le doyen de l'ENAC Laurent Vuillet explique que l'un des défis du XXIe siècle sera la gestion des changements provoqués par l'augmentation de la population mondiale, la croissance économique exponentielle de pays émergents ou encore la diminution des réserves d'énergies non renouvelables. D'où la mise en place à l'ENAC de projets de recherche transversaux dans une interaction créative entre science et ingénierie environnementale.

21 février 2005

Les plans du Conseil des EPF concernant l'EMPA n'ont pas fini de faire du bruit dans la presse, surtout outre-Sarine. Après une première salve, les médias s'interrogent sur le devenir de cette institution. Et surtout sur les conséquences en termes de pertes d'emplois pour les deux communes concernées, dans le cas où les activités de l'EMPA seraient transférées à Lausanne. Le "Bund" et le "Glattaler" indiquent que les autorités de Thoune et de Dübendorf feront tout que l'institution reste dans ses murs actuels. A l'opposé, Pierre Emery, représentant de la banque privée LODH, plaide pour la création sur le site de l'EPFL d'un pôle de compétence fort en sciences des matériaux, au nom de l'esprit d'entreprise. "Le projet n'aurait jamais vu le jour sans la victoire d'Alinghi, et cette formidable opportunité de constituer un centre de niveau international se heurte à des considérations régionalistes qui risquent de nous faire manquer le train", soutient le banquier dans "24 Heures".

La revue "Tracés" a désormais pignon sur rue en pleine ville de Lausanne. Le magazine dédié au génie civil et à l'architecture est disponible dans les librairies Basta, annonce "24 Heures". Un élément qui souligne la bonne santé de cette revue qui entretient des liens étroits avec les alumni de l'EPFL, les huit cents exemplaires distribués hors des frontières nationales étant adressés aux anciens polytechniciens lausannois.

18 février 2005

Les universités romandes se sentent pénalisées par la présélection faite par le Fonds national de la recherche scientifique en matière de pôles de recherche nationaux spécialisés en sciences humaines et sociales. En effet, sur les six projets retenus, un seul est piloté par une institution romande (Genève). Dans "Le Temps" de ce jour, les recteurs de ce côté de la Sarine disent leur déception face à la situation, qu'ils jugent "inexplicable", "déconcertante" ou encore "pas correcte". De son côté, le FNS déclare ne pas faire de politique régionale, mais s'appuyer sur des critères strictement scientifiques. C'est le 22 mars que Pascal Couchepin annoncera quels seront les nouveaux pôles de recherche nationaux.

Le Fonds national de la recherche scientifique a un nouveau directeur, Daniel Höchli. Ce docteur en histoire de la pensée politique, âgé de 42 ans, devrait reprendre la direction du secrétariat de l'institution en août. Daniel Höchli travaille dans l'administration fédérale depuis 1996 et à l'Office fédéral de la police depuis 2001.

17 février 2005

Le Swiss Technology Award 2005 a été décerné mercredi à Molecular Partners, un spin-off de l'Institut de biochimie de l'Université de Zurich. Les jeunes chercheurs de Molecular ont développé une technologie pour le design et la production de biomolécules. Parmi les autres nominés, se trouve le projet à tête tridimensionnelle de résolution nanométrique, fruit d'une coopération entre la société Mercatex au Tessin, le Laboratoire des systèmes robotiques de l'EPFL et l'Office fédéral de métrologie et d'accréditation. "L'agefi" de ce jour note également la consécration de l'Institut Paul Scherrer et de l'EPFZ pour leurs études sur le moteur diesel propre. Enfin, le quotidien relève la participation de Swiss Medical Care, à Lausanne (spin-off de Debiotech) et d'Extractif, à Ecublens. La revue spécialisée "Technische Rundschau" du 25 février a également consacré un article à cette innovation.

Le Laboratoire de technologie des composites et polymères (LTC) de la Faculté STI signe un important partenariat avec Konarka, une entreprise américaine spécialisée dans les polymères dédiés à la conversion de l'énergie solaire. Les deux entités vont développer un matériau photovoltaïque destiné à être intégré dans des fibres textiles. Le projet est dirigé par Jan-Anders Månson et financé par la CTI, l'agence de promotion de la technologie. La nouvelle a fait le tour des médias électroniques américains, dont "cnet", "Mass High Tech" et "zdnet".

"Coopération" s'envole cette semaine pour le Cambodge. On y découvre que la Suisse et l'EPFL sont impliquées dans un programme de rénovation d'un temple à Angkor. Sur place, deux étudiantes en architecture coordonnent le travail de 36 ouvrier locaux. Après une phase consacrée surtout à l'archéologie, les travaux sont maintenant concentrés sur l'aménagement du sol, qui présente d'importants affaissements à cause des infiltrations d'eau de pluie. Pour rappel, Angkor a été déclaré Patrimoine de l'humanité par l'Unesco en 1992. Son site archéologique s'étend sur une zone de 40 km2.

A Lausanne, le projet de salle démontable, qui aurait permis d'accueillir les représentations de l'Opéra pendant les travaux de rénovation en 2007, ne verra pas le jour. Son financement n'a pas été trouvé. L'idée était pourtant soutenue par le président de l'EPFL Patrick Aebischer et le directeur de l'Opéra. Une préétude de faisabilité avait même été lancée sous la direction de Pierre Frey, conservateur aux Archives de la construction moderne, à l'EPFL. Mais, comme l'explique "24 Heures" de jeudi, ni l'Ecole ni la Ville de Lausanne ne peuvent apporter les fonds nécessaires à cette réalisation.

16 février 2005

La société vaudoise Gazobois devrait produire dès 2010 du gaz naturel à partir de la forêt. L'idée étant d'introduire directement dans le réseau de gaz naturel du méthane issu de la combustion du bois. Jusqu'à présent, la grosse difficulté du projet a été de mettre au point le processus complexe qui permet de transformer le bois en méthane. Pour cela, l'entreprise a collaboré avec l'EPFL et l'Institut Paul Scherrer. Les deux institutions soutiennent d'ailleurs Gazobois, tout comme le font Romande Energie, Cosvegaz, et l'Office fédéral de l'énergie. L'usine pilote qui assurera la production devrait voir le jour dans la zone industrielle d'Eclépens.

Une équipe de l'Institut de physique de la matière complexe, à l'EPFL, fait parler d'elle en ce moment. Conduite par Patrick Mayor, elle a en effet découvert une méthode pour mesurer une "température" des milieux complexes que sont les systèmes granulaires en vibration. Ces travaux ont fait l'objet d'articles parus dans plusieurs revues scientifiques américaines, ainsi que dans "l'agefi" de ce jour. C'est en 2003 déjà que les physiciens avaient abouti à ces conclusions. Depuis, ils sont allés plus loin dans leurs recherches et ont constaté que la matière granulaire n'est pas homogène. La méthode qu'ils ont développée pourrait permettre de mieux comprendre comment les particules de glace et de neige glissent durant une avalanche.

Dans une interview accordée au "Temps" de ce mercredi, le président de l'EPFZ Olaf Kübler estime que son institution doit être promue sur la scène internationale. Quant aux débats actuels sur les réformes du paysage universitaire, il les trouve "un peu trop axés sur l'espace national". Selon lui, il faut replacer la discussion dans le contexte européen et aussi "avoir le courage de miser sur quelques institutions d'élite". Car sur la scène globale, la Suisse ne peut espérer placer qu'une ou deux hautes écoles au rang mondial. D'où l'intérêt de maintenir l'EPFZ à la pointe en collaboration avec l'EPFL et les universités, "très performantes dans les sciences naturelles, ainsi que les sciences humaines et sociales, et les facultés de médecine". Par ailleurs, Olaf Kübler admet que l'Ecole cherche des financements tous azimuts, jusqu'aux Emirats où une fondation de collecte de fonds a été créée.

Yverdon cherche à séduire des entreprises à haute valeur ajoutée et cela marche! Micro-Beam, un bureau d'études appliquées en microtechnique vient d'emménager dans la zone industrielle de Champs-Lovats. Fondée par cinq ingénieurs issus de l'EPFL, la société est spécialisée dans les technologies "sensorless" – son produit phare – qui permettent de commander des moteurs sans recourir à des capteurs. "La Presse Nord vaudois"  de ce jour explique qu'en quittant ses locaux de Neuchâtel pour s'installer à Yverdon, Micro-Beam souhaitait se rapprocher de l'EPFL, où continuent de travailler trois de ses cinq employés.

15 février 2005

Migros Magazine du 15 février s'entretient avec Bruno Pellaud, actuel président du Forum nucléaire suisse. Selon lui, en 2020, notre pays aura besoin d'une centrale nucléaire pour remplacer celles de Mühleberg et de Beznau. Car même à cette période le solaire ne suffira pas à répondre à nos besoins en énergie et ne sera pas non assez concurrentiel. L'énergie éolienne ne semble pas plus prometteuse, ni celle géothermique. Et la fusion nucléaire? L'ancien directeur général adjoint de l'Agence internationale de l'énergie atomique y croit. Il estime qu'elle est d'ores et déjà scientifiquement faisable. Pour preuve, le Japon et la France se battent pour obtenir le site d'ITER, le projet de prototype de centrale électrique à fusion auquel l'EPFL est associée de près.