Revues de presse

15 juin 2005

Est-ce le retour du beau temps qui a attiré un journaliste de "La Liberté" sur la terrasse du BC? Toujours est-il que le quotidien fribourgeois consacre un article au "premier édifice à double peau de Suisse", laquelle se révèle "la figure emblématique de l'entrée ouest du site". Le média invite ses lecteurs à visiter la réalisation en compagnie de son créateur, Rodolphe Luscher. Sous la plume d'un journaliste visiblement conquis par la beauté de l'ouvrage, le bâtiment des communications apparaît comme un "espace vivant" qui "unit l'environnement construit et la nature".

On le sait mais "Bilan" le répète dans son numéro de cette semaine: les Ecoles polytechniques fédérales ne sont pas propriétaires de leurs murs. Conférer à ces dernières un patrimoine immobilier estimé entre 5 et 7,5 milliards de francs serait-il bon ou mauvais? Pour l'hebdomadaire économique, cette solution serait bénéfique. "Une gestion autonome des immeubles par les écoles, sur le modèle de ce qui se passe aux Etats-Unis, favoriserait des choix plus souples, rationnels et dynamiques", voire de nouvelles recettes. Et freinerait les "dépenses somptuaires" récentes dont se seraient rendues coupables les deux EPF en matière de parc immobilier, estime "Bilan" en visant expressément le Learning Center.

L'ère de l'or noir relativement bon marché a vécu. Avec cette donne, comment promouvoir l'efficience énergétique et le développement durable? François Meynard, collaborateur au Collège des humanités, et Yassine Allani, entrepreneur et consultant, participent au débat dans les colonnes de la "Tribune de Genève". Selon eux, seules une politique de "labellisation énergétique innovante" et une "conception de composants et systèmes énergétiques, solaires en particulier"permettront de pallier les effets négatifs attendus dans certains secteurs économiques suisses, en particulier les transports et l'agro-industrie.

14 juin 2005

Opération de charme pour Solar Impulse. L'avion solaire imaginé par Bertrand Piccard était présent au Salon du Bourget, hier dans la banlieue parisienne, pour dévoiler ses formes et l'identité de ses partenaires: Dassault, Altran et Sovay. De véritables poids lourds dans le domaine industriels, explique "24 Heures". "Ces soutiens s'ajoutent à celui, depuis l'origine, de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui agit en tant que conseillère scientifique officielle", note "l'agefi", qui reprend une dépêche de l'Agence France-Presse. Un quart du budget total de 60 millions de francs est donc désormais assuré, et le premier vol d'essai devrait donc avoir lieu en 2008. A noter que le président français Jacques Chirac en personne s'est entretenu avec Bertrand Piccard. La "Télévision suisse romande" consacre quant à elle deux sujets à l'événement: un bref sujet au "19:30" et un sujet plus étendu dans "Classe Eco". "Le Matin Dimanche", "L'Hebdo" et "Le Nouvel Observateur" ont également consacré un sujet à Solar Impulse.

On le sait depuis Kyoto: les pays industriels doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour l'heure, la Suisse a retenu la solution du "centime climatique" pour parvenir à respecter son quota, qui consisterait à taxer de 35 francs chaque tonne de dioxyde de carbone produite par les énergies fossiles. Cette voie est-elle satisfaisante en tant que telle? Pas pour Laurent Viguier. Ce chercheur au Laboratoire de recherches en économie et management de l'environnement prend la plume dans "Le Temps" pour battre en brèche les bénéfices que la Suisse pourrait retirer de l'introduction de cette mesure. Laurent Viguier souligne en particulier le fait que les sommes perçues ne serviraient pas à racheter des crédits d'émissions sur le marché international.

Il s'appelle K-Mel, porte le numéro deux et s'y entend à merveille pour monter des chameaux. Sa spécificité? Il est fait de rouages et de métal… K-Mel est en effet un robot-jockey mis au point par la société K-Team, un spin-off issu de l'ancien Laboratoire de microinformatique de l'EPFL. L'hebdomadaire "Migros Magazine" consacre un article à cette innovation qui fait un malheur dans les pays du Golfe, dans lesquels les courses de chameaux sont très populaires.

13 juin 2005

La start-up issue de l'EPFL, sise au PSE, est rachetée par le mammouth General Electric, le plus grand conglomérat industriel du monde dont le chiffre d'affaires flirte avec les 152 milliards de dollars. Une opération fructueuse dont se réjouissent Yann Guyonvarc'h , le directeur de VisioWave, petite entreprise en croissance exponentielle, et le professeur Murat Kunt, directeur du Laboratoire de traitement du signal, qui salue ici un transfert de technologie parfaitement abouti. TF1, détenteur de 80% des actions, se retire du capital. Le montant de la transaction a échappé aux caméras de surveillance et reste donc un secret.

L'EPFL entrera dans le capital-action du CSEM à hauteur de 30 %, avec la volonté d'intensifier la mission commerciale du Centre suisse d'électronique et de microtechnique, à Neuchâtel. Deux représentants de l'EPFL siègeront au Conseil d'administration et la présidence du conseil scientifique sera confiée à notre école. Le CSEM sera appelé à jouer pleinement son rôle dans le transfert des technologies, en industrialisant des projets développés à Lausanne. Perte d'indépendance ou de substance à la clé ? s'interroge la journaliste de l'Agefi : " Ce n'est pas exclu, répond le directeur du CSEM, Thomas Hinderling, mais l'EPFL n'a aucune envie de faire du CSEM un concurrent à elle-même".

On peut être pirate informatique et enseignant à l'EPFL, voire même bienheureux entrepreneur, et nul besoin pour cela de mener une triple vie. Philippe Oechslin est payé pour infiltrer les ordinateurs des grandes sociétés et tester leur niveau de résistance face à d'autres pirates, non homologués ! Il y a deux ans, c'est lui qui développe un logiciel briseur de mots de passe sous Windows. Le directeur d'Objectif Sécurité assure que la sécurité informatique n'a rien à voir avec la magie, mais qu'il s'agit bien d'une science, "que l'on peut apprendre, précise-t-il, sans forcément avoir fait deux ans de prison" ! Si les pirates légaux ne sont pas menacés par le chômage, c'est que leurs alter ego criminels ne chôment pas non plus. En 2003, on enregistrait 137'000 attaques de hackers, principalement via le Net.

Dans "24 Heures", entretien avec Bruno Strasser, maître d'enseignement et de recherche de l'UNIL qui enseigne aussi la philosophie des sciences aux étudiants de l'EPFL. Biologiste et historien de formation, Bruno Strasser revient sur les liens complexes qui unissent la société et la science, surtout dans le monde d'après Hiroshima et dans un environnement où les liens entre science et industrie sont toujours plus prégnants. "L'histoire des sciences, explique le chercheur, permet de comprendre ce qui a changé et nous aide à préciser les questions politiques et éthiques que nous nous posons aujourd'hui."

Le nu artistique qui, de "Déjeuner sur l'herbe" en "Origine du monde", en a fait frémir plus d'un, vit-il ses derniers soubresauts ? Rien n'est moins sûr. Visite, pour s'en convaincre, chez un peintre, des photographes et quelques architectes de l'EPFL qui appréhendent les mille facettes de cette forme ultime du portrait de l'intimité. Si l'Ecole supérieure des beaux arts de Genève a abandonné le nu artistique, jugé dépassé, l'ENAC, on résiste. Et chaque vendredi, une centaine d'étudiants se réunissent autour de trois modèles, qui sont rhabillés chaque fois que les dessinateurs ne trouvent pas d'endroit protégé des regards indiscrets pour les croquer sur le papier, rappelle "24 Heures". Le dessin de nu a toujours fait partie de la formation classique de l'architecte, précise-t-on à l'EPFL, et cette belle tradition est issue des Grecs qui nous rappellent, encore et toujours, que l'architecture est la seconde peau des êtres humains.

10 juin 2005

Dans le cadre du Forum des 100, qui s'est tenu hier au CERN (voir revue de presse de jeudi), plusieurs personnalités ont plaidé pour un transfert de compétences des cantons vers la Confédération en matière de formation. A l'instar du président de l'EPFL Patrick Aebischer: "C'est une obligation aujourd'hui de normaliser les systèmes cantonaux au niveau de l'école obligatoire. C'est d'autant plus nécessaire que les universités vont s'ouvrir davantage avec le processus de Bologne et que les étudiants vont profiter d'une mobilité accrue." En revanche, pour le conseiller fédéral Pascal Couchepin, cette harmonisation relève "d'une naïveté incroyable". Qui va payer un tel transfert de compétences? a demandé le chef du Département de l'Intérieur. A lire dans "Le Temps" de vendredi ou écouter l'émission "Forum" diffusée hier soir sur la RSR.

La "Basler Zeitung" de ce jour présente les résultats de travaux menés en collaboration avec l'Université de Bâle et le Laboratoire de nanophotonique et métrologie, à l'EPFL. Les chercheurs ont réalisé une antenne taillée dans des films d'or à l'aide d'un faisceau d'ions. Sa dimension est de l'ordre de quelques dizaines de nanomètres. Il s'agit donc d'une antenne bien plus petite que la longueur d'onde. A terme, ceci pourrait permettre de créer des antennes particulièrement minuscules, mais très efficaces pour les téléphones portables.

Le Conseil national ne veut pas transiger en matière de hautes écoles: il a de nouveau refusé jeudi que ce secteur économise davantage que 200 millions de francs dans le cadre du programme d'assainissement des finances. Le Conseil des Etats devra donc de nouveau se prononcer… "L'agefi" et "Le Temps" se font l'écho d'une séance mouvementée.

"24 Heures" de ce jour se penche sur la question des formations à l'étranger. Où trouver une vue d'ensemble des possibilités? Où s'informer en dehors de son réseau professionnel? Ces questions semblent encore peiner à trouver des réponses, alors que chacun est aujourd'hui encouragé à se perfectionner. Selon Antoinette Charon Wauters, responsable du bureau de relations internationsles au sein de l'UNIL, "chacun bricole un peu dans son coin. Néanmoins, la Conférence des recteurs universitaires suisses a créé un portail (www.swissuniversity.com) pour présenter toutes les formations des unis et des EPF de Suisse.

09 juin 2005

"L'Hebdo" de cette semaine revient sur le Forum des 100, qui se tient aujourd'hui au CERN. Normal, puisque le magazine participe à l'organisation de cette manifestation. Dans cette édition, il consacre tout un dossier à la présentation de ces cent personnalités qui "font" la Suisse romande. Les "nominés" sont répartis en six catégories: espoirs et éminences grises; icônes et visionnaires, aventuriers; leaders; bâtisseurs; penseurs et scientifiques; artistes et provocateurs. On découvre ainsi que l'alumni de l'EPFL Daniel Borel, et "l'homme solaire" Bertrand Piccard entrent dans la classe des icônes, de même que Patrick Aebischer dont le portrait jouxte celui de Mike Horn. Et si le président de l'EPFL n'a pas fait le tour du cercle polaire en solitaire, il est, selon le journal, "débordant d'idées, maître dans l'art de communiquer, aussi charmant que parfois exaspérant. Il a cette impalpable qualité des grands patrons: le charisme." A noter encore que l'architecte Inès Lamunière et le spécialiste en neurosciences Pierre Magistretti – tous deux enseignent à l'EPFL – sont aussi de la fête, au chapitre des penseurs et scientifiques.

Dans quelques semaines, le Conseil d'Etat choisira la nouvelle carte des districts vaudois. Il retiendra l'un des quatre modèles de découpage établis par l'EPFL. "24 heures" a recueilli les réactions des autorités concernées par ces modifications. Au programme: mécontentements et interrogations sur l'avenir de certains coins du canton… Pour les citoyens désireux de donner aussi leur avis sur la question, le site www.24heures.ch est à leur disposition.

08 juin 2005

C'est une première: des chercheurs de l'EPFL ont produit une carte de la Suisse où chaque commune occupe une surface proportionnelle à sa population. Ainsi, le oui à Schengen, qui s'exprime dans le réseau métropolitain, se détache nettement sur le fond des territoires du refus, confinés aux zones rurales et alpines. Le géographe et professeur de l'EPFL Jacques Lévy explique dans "Le Temps" de ce jour comment les cartogrammes montrent la prépondérance des facteurs urbains et sociaux dans les résultats du vote du 5 juin.

Le Conseil des Etats a aplani mardi une partie des différences dans le programme d'assainissement des finances fédérales pour la période 2006-2008. Il reste cependant encore 214 millions de divergences alors que le plan d'austérité porte sur près de 5 milliards de francs. Concernant les universités et les EPF, la majorité a imposé, par 23 voix contre 16, une baisse des moyens de 240 millions. Par rapport à sa première version, le Conseil a renoncé à une coupe de 20 millions. Cette somme doit compenser la décision de ne pas transférer la gestion du patrimoine immobilier aux EPF.

L'Institut de recherche en ophtalmologie de Sion vient de découvrir le gène responsable d'une maladie rare de la cornée, la dystrophie mouchetée de François-Neetens. "L'agefi" de mercredi donne la parole à Daniel Schorderet, directeur de l'Institut et à l'origine d'un grand projet axé sur la génétique des maladies de l'œil, intitulé Gènes et vision et mené en collaboration avec l'Hôpital ophtalmologique Jules Gonin de Lausanne et l'EPFL.

L'UNIL et l'EPFL se sont entendues pour décaler le début des cours le matin. Ils commenceront à 8h au collège propédeutique et à 8h30 dans les deux bâtiments des sciences humaines. L'EPFL en reste à 8h15. Seuls les premiers cours de la matinée seront échelonnés. Ce procédé permettra d'atténuer l'heure de pointe dans le métro et de repousser de coûteux investissements. Cette mesure entrera en vigueur le 24 octobre. L'information, diffusée par l'ATS, a été reprise notamment par "Le Temps" et "La Liberté" de ce jour.

07 juin 2005

Hydrogen Solar, une firme anglaise exploitant une technologie suisse, développe un dispositif produisant de l'hydrogène à partir de l'eau et de la lumière solaire, lit-on dans "Le Temps" de mardi. En août dernier, elle a annoncé avoir obtenu un rendement de 8% pour cette conversion, un pas de géant par rapport aux dispositifs antérieurs. Un succès qui tient à la performance d'une couche d'oxyde métallique, composée de sphères nanométriques. Mais, de son côté, le professeur Michaël Grätzel, à l'EPFL, indique avoir mis au point un matériau permettant d'atteindre un rendement de 15%. Un chiffre qui révolutionnerait les recherches dans ce domaine. Pas question toutefois d'en savoir plus avant qu'il ne soit breveté

Le site "Small Times" se penche sur une particularité de l'EPFL, qui allie formation technique et apprentissage des langues. L'Ecole est qualifiée "d'île internationale" sur laquelle l'anglais prend de plus en plus d'importance. Au-delà des capacités linguistiques, on pense aussi à Ecublens qu'à long terme, de nombreux secteurs, tels que celui des micro- et nanosystèmes, feront appel à du personnel doté d'une formation multidisciplinaire. Le professeur Philippe Renaud rappelle encore que l'un des objectifs de l'Ecole est de faire en sorte que les inventions et les innovations soient une valeur ajoutée.

Le choix d'un successeur au recteur Jean-Marc Rapp se prépare dans le plus grand secret. Ou presque. Le Conseil de l'UNIL devrait se prononcer le 16 juin. "24 Heures" de ce jour annonce cependant que l'actuel vice-recteur Dominique Arlettaz est le candidat officiel du rectorat, mais aussi l'unique postulant retenu. Selon le quotidien, le "combat des chefs" aurait donc déjà eu lieu

06 juin 2005

Pour mieux comprendre comment les réseaux de neurones parviennent à transmettre les facultés de perception, d'attention et de mémorisation, une équipe de chercheurs de l'EPFL, dirigée par le professeur Henry Markram, et d'IBM lancent le  projet "Blue Brain" pour reproduire artificiellement un microcircuit de neurones. L'accord signé ce jour entre IBM et l'EPFL – et se concrétise par l'arrivée sur le campus d'un superordinateur Blue Gene - est répercuté un peu partout dans la presse romande, ainsi que par plusieurs médias en ligne américains.

Le "Journal de Morges" présente l'exposition d'Eliette Zingre que l'on peut actuellement découvrir dans le bâtiment EL, à l'EPFL. La Bussignolaise y présente une trentaine de toiles jusqu'au 24 juin.

Hans-Ulrich Jost quitte ses fonctions académiques à l'Uni de Lausanne, où il enseigne l'histoire contemporaine depuis 1981. L'homme, qui a profondément marqué une génération d'étudiants, continuera cependant à professer dans le cadre du Collège des humanités, à l'EPFL, durant un an. "24 Heures" de ce lundi retrace le parcours de celui qui arriva à Lausanne au début des années 1980, en pleines turbulences liées à la Nouvelle Histoire de la Suisse et des Suisses.

03 juin 2005

La Fondation Leenaards honore la recherche en neurosciences. Deux équipes lémaniques vont se partager une bourse de 700'000 francs pendant trois ans afin d'étudier le fonctionnement du cerveau. "L'agefi" de ce vendredi annonce que ces chercheurs récompensés sont une équipe emmenée par le professeur Ariel Ruiz i Altaba, à l'Uni de Genève, et le docteur Alan Carleton du Brain Mind Institute, à l'EPFL. Ils se focaliseront sur les mécanismes moléculaires qui régissent les cellules souches dans la construction et le maintien des structures cérébrales. Une autre équipe, sous la houlette des docteurs Micah Murray, au CHUV, et Gregor Thut, à l'Uni de Genève, va, elle, s'intéresser aux interactions multisensorielles et à la manière dont nos cinq sens interagissent pour améliorer nos performances quotidiennes.

"Ferret", le furet en français, fouille les disques durs des suspects et contribue à créer une base de données sur les cyberpédophiles, ce qui facilitera les recherches ultérieures. Cette aide précieuse, en test au niveau vaudois, a été développée par un étudiant de l'EPFL dans le cadre d'un projet de diplôme sur la sécurité informatique. Le furet s'est glissé dans les pages de "24 Heures" du jour.

Un groupe de recherche interdisciplinaire de l'EPFL et de l'Uni de Bâle s'est fixé pour objectif de remplacer, dans le domaine du diagnostic médical, les méthodes d'évaluation actuelles, souvent subjectives et difficilement reproductibles, de l'imagerie médicale en mouvement (par exemple, l'échographie) par des méthodes objectives et quantitatives. La "Tribune médicale" du 27 mai explique comment les cardiologues devront peut-être bientôt se mesurer aux ordinateurs

Après la Suisse alémanique et le Tessin, les CFF planifient, en Suisse romande, leurs travaux de protection contre le bruit. Des parois acoustiques vont être posées sur des dizaines de kilomètres. Un marché que les pros du bois veulent disputer à ceux du béton. "24 Heures" de vendredi relate comment toute la branche du bois et de la forêt s'est lancée dans une véritable campagne de lobbying. Elle veut ainsi rappeler que le bois existe et que la Suisse est leader mondial en matière de technologie de la construction en bois, entre autres parce qu'elle dispose d'une chaire du bois, à l'EPFL.

02 juin 2005

L'édition d'été de "l'agefi magazine" est consacrée aux sciences de la vie. On y trouve les dernières tendances en matière de biotechnologie en Suisse romande, une présentation de la "Carbon Valley" ou encore le potentiel lié au marché pharmaceutique. La publication propose encore tout un dossier sur les récentes recherches et découvertes dans le domaine, ainsi qu'un guide des sociétés installées dans la région "BioAlps".

La Chambre du peuple a trouvé 90 millions d'économies de plus que le Conseil fédéral. Si le National coupe dans les biens, les services et le personnel, les Ecoles polytechniques fédérales respirent tout de même un peu mieux. En effet, le plénum a renoncé lundi, à la différence des Etats, à leur transférer la gestion de leur patrimoine immobilier. Or, c'était seulement à cette condition qu'on pouvait réduire le soutien de la Confédération aux EPF, explique un radical neuchâtelois à "l'agefi" de jeudi.

A Neuchâtel, le Centre suisse d'électronique et de microtechnique voit la remise en question de son financement le rapprocher de l'EPFL, annonce aujourd'hui "Le Temps". "Nous avons trouvé une solution, acceptée verbalement avec l'EPFL", déclare Thomas Hinderling, patron du CSEM. Mais sa loquacité s'arrête là et on n'en saura pas beaucoup plus du côté d'Ecublens. "Parce que le scénario définitif n'a pas encore été établi", explique Nicolas Henchoz, porte-parole de l'Ecole. Le CEPF confirme quant à lui que les pourparlers portent sur une prise de participation de la Confédération de 30% dans le CSEM. Ce dernier resterait une société anonyme par actions, avec un ancrage important à l'EPFL.

La mise à l'enquête publique de la transformation de l'ancienne école d'architecture de l'EPFL en logements pour étudiants se solde sur deux oppositions du Mouvement pour la défense de Lausanne et d'une société propriétaire d'un immeuble voisin. Les critiques portent sur le manque de places de parc et sur l'esthétique générale du projet. A lire dans "24 Heures" du 2 juin.

Le 9 juin, se tiendra le Forum des 100, au Cern. Cette grand-messe des décideurs romands est orchestrée par "L'Hebdo" et Rezonance. On y parlera du système de formation et de son rayonnement. Outre Daniel Borel, Alexandre Zeller, Patrick Magyar et autres Pascal Couchepin, les débats réuniront également Patrick Aebischer et Charles Kleiber.

La Commission pour la technologie et l'innovation vient d'allouer un subside à un projet d'étude commun entre l'EPFL, l'Ecole cantonale d'art de Lausanne et l'Audiorama de Montreux. Des professeurs et assistants des deux écoles devront imaginer une nouvelle muséographie dont s'inspirera l'Audiorama pour la refonte de ses expositions, lit-on dans "24 Heures" de ce jour.

Alors que les marins ont eu une longue pause après la victoire en Nouvelle-Zélande, en mars 2003, le Design Team d'Alinghi, lui, s'est rapidement remis au travail. Pour plancher sur la conception des bateaux pour 2007. Rolf Vrolijk, l'architecte d'Alinghi, explique dans "Le Temps" de jeudi l'évolution de ces futurs voiliers. Il parle notamment des nouveaux matériaux employés et testés par l'EPFL.

L'émission du 1er juin de "Territoires 21" sur la TSR1 s'est intéressée au projet de Christian Denisart mêlant comédiens et robots. Sous forme d'un reportage décliné en chroniques, les journalistes ont suivi toutes les étapes de cette aventure, qui a réuni les meilleurs talents helvétiques, de l'équipe du professeur Roland Siegwart, à l'EPFL, à celle de Luc Bergeron, de l'ECAL, en passant par François Junod, l'automatier de Sainte-Croix.

01 juin 2005

La refonte de la Haute école pédagogique crée des remous dans les milieux académiques. "D'aucuns ont sursauté à la lecture de l'exposé des motifs et projet de décret sur lequel le Grand Conseil devra se prononcer au courant du mois de juin," lit-on dans "La Liberté" et "Le Courrier" de ce jour. En effet, ce texte abroge l'actuelle loi sur la HEP et institue une phase de transition de trois ans pour la Haute école, ébranlée par la non-reconnaissance intercantonale de ses diplômes. L'Université de Lausanne et l'EPFL se voient ainsi confier la formation académique de certains enseignants, alors que la HEP garde la haute main sur la formation pédagogique à tous les degrés. Dans ce processus, explique encore le quotidien, l'Uni et l'EPFL sont déterminées à faire entendre leur voix et feront prochainement une proposition commune.

C'est dans le Jura que les premières stations proposent depuis hier un mélange d'essence et de bioéthanol. Dans "Le Temps" de ce jour, on apprend que ce carburant vert est composé de 95% d'essence sans plomb à 95 octanes et de 5% de bioéthanol, obtenu à partir de cellulose de bois. Cette première est le fruit d'une collaboration entre Alcosuisse et Agrola, qui estiment essentiel de mettre rapidement en place cette filière énergétique, sous peine d'être dépassé par les pays européens et de se retrouver dépendant d'eux. Ce n'est cependant pas encore le cas. Au contraire, les Européens viennent volontiers en Suisse pour y examiner les conditions cadres qui pourrait favoriser l'essor du mélange essence-bioéthanol, comme l'introduction d'un centime climatique ou les analyses et labellisations menées par l'EPFL.

"La Tribune de Genève" de mercredi se penche sur la problématique des fumeurs, ou plutôt sur la convoitise que ceux-ci suscitent de la part de l'industrie. De pilules en injections, aucune solution miracle n'a pourtant encore été trouvée. Le quotidien s'est intéressé aux start-up - dont certaines issues de l'EPFL - qui se sont lancées sur ce juteux marché.

La "HandelsZeitung" découvre le nouveau projet de Bertrand Piccard, Solar Impulse. Selon le pilote vaudois, l'avion solaire sera prêt à faire le tour du monde en 2010.

31 mai 2005

Pour la première fois, la société Leica Geosystems a réussi à combiner dans un même appareil deux systèmes, GPS et TPS. Cette "SmartStation" permettrait aux géomètres un gain de productivité de 10 à 20%, relève Bertrand Merminod, professeur de topométrie à l'EPFL. "Le Temps" de ce mardi explique encore que le logiciel contenu dans ce nouvel appareil assure une compatibilité totale entre les systèmes GPS et TPS pour le traitement des données.

"Le Temps" de ce jour présente une expérience que vient de réaliser l'Université de Southampton, en collaboration avec la Fondation Alfred Mann: des microsimulateurs ont été implantés chez un patient qui a perdu l'usage de son bras à la suite d'une attaque cérébrale. Puis, une équipe de physiothérapeutes a transmis, par une transmission radio-fréquence, des commandes traduites en impulsions électriques, qui ont alors stimulé certains muscles paralysés. L'objectif de cette étude serait de permettre à ce patient d'effectuer dans quelques mois, grâce à la plasticité du cerveau, les mêmes mouvements, mais sans simulateur, explique Grégoire Cosendai, un ingénieur électricien installé au PSE et qui représente la Fondation en Europe.

Record du monde à l'EPFZ: des chercheurs y ont mesuré le plus gros ion jamais observé. Sa masse atomique dépasse un million de daltons.

Pour son 60e anniversaire, l'Ecole Athenaeum d'architecture et de design de Lausanne fait parler post mortem celui qui fut son père spirituel et l'un de ses fondateurs: Alberto Sartoris. "24 Heures" de mardi revient sur le parcours de cet amoureux éperdu de la splendeur géométrique.

L'Ecole cantonale d'art de Lausanne ne cesse d'accroître sa renommée internationale et les étudiants affluent. En conséquence, elle manque de locaux et devrait se regrouper sur un seul site. Une solution est à l'étude, annonce la "Nouvelle revue et journal politique", qui consisterait à installer l'école sur le site de l'usine IRIL à Renens.

30 mai 2005

Le Président Kalam a monopolisé l'attention des médias qui reviennent encore abondamment sur la visite de ce fils de cordonnier, d'origine Tamoule, devenu "l'Homme-Fusée", taxé de poète, d'excentrique et de pragmatique, tout à la fois. Cette visite du premier citoyen de l'Inde est aussi l'occasion de faire le point sur la communauté indienne de Suisse, 7'000 personnes à l'heure actuelle.A noter que la population estudiantine est en augmentation constante et que plus de la moitié des étudiants indiens se retrouve dans les deux EPF (200 pour la seule EPFL ainsi qu'une quarantaine de chercheurs et doctorants). Le cinéma indien en pince aussi pour la Suisse, puisque l'an passé, Bollywood a tourné 25 films dans les paysages alpestres de notre pays. Cette histoire d'amour entre l'Inde et la Suisse n'est entachée que d'un regret exprimé par de nombreux Indiens qui vivent ici, la difficulté à communiquer avec une population helvétique qui leur paraît souvent assez fermée.

Dans l'édition de ce jour du "Temps", la conseillère nationale socialiste vaudoise, Géraldine Savary, membre de la commission du programme d'allégement budgétaire, s'élève contre les économies prévues dans la formation. Se faisant l'avocate des deux EPF, elle s'insurge contre des moyens alloués en croissance négative de 1% pour ces trois prochaines années. "Qu'ont fait les EPF pour mériter cette sanction financière ? Elles se trouvent régulièrement à la tête des classements internationaux des meilleures universités du monde, ont formé en 2004 19035 étudiants, alimentent en experts l'économie privée et le service public, attirent des professeurs de renom et se lancent avec ambition dans les technologies de pointe. Voilà donc comment se traite en Suisse une tâche politique prioritaire".

Promouvoir un génie génétique responsable, tel est le but visé par l'opération conduite dans toute la Suisse à l'occasion des journées de la recherche en génétique auxquelles a participé la Faculté des sciences de la vie de l'EPFL. Objectif affiché par Dietrich Reinhard, organisateur de cette journée portes ouvertes à l'EPFL, "lever des inquiétudes dans le public et permettre un débat plus fondé".

Etudes inachevées : un quart des étudiants concernés La Société des étudiants suisses tire la sonnette d'alarme : un quart des jeunes Suisses ne terminent pas leurs études universitaires. Un constat inquiétant qui remet en question une maturité dont les bases devraient rester solides et larges, car il semble que les étudiants ne soient pas assez bien préparés aux hautes écoles. La SES préconise une information plus large dès le niveau secondaire sur les méthodes de travail au sein des universités, l'amélioration de l'information aux bacheliers par des témoignages et des expériences positives dans différentes branches d'étude, mais aussi le développement d'un réseau propre à la SES en matière d'orientation et conseil pour ne plus laisser les jeunes universitaires livrés à eux-mêmes. La Société des étudiants suisses déplore par ailleurs le manque de dialogue en matière de politique de la formation.

Le Grand Prix Retro a fait le plein des visiteurs dimanche sur le campus de l'EPFL. Beaucoup d'émotion devant ces belles carrosseries qui sont souvent des "bijoux faits main", à l'instar de cette gracieuse Torpédo de 1922, achetée par son propriétaire en pièces détachées, remontée au terme de 2000 heures de travail et qui démarre aujourd'hui au quart de tour.

L'Agefi s'entretient avec Jesus-Martin Garcia, cofondateur d' "Eclosion" avec Benoît Dubuis et Markus Schriber, une structure, subventionnée par l'Etat à raison de 1 million de francs par an, née à Genève pour faire germer les graines de la recherche jusqu'à les faire éclore sur une terre d'innovation, nourricière d'emplois. Jesus-Martin Garcia explique notamment la stratégie de chasseur/cueilleur d'Eclosion qui épaule les chercheurs, analyse avec eux le potentiel de leurs découverts, met les idées à l'épreuve des faits, finançant leur preuve de concept jusqu'à attirer les industriels et les investisseurs traditionnels

Le pôle des biotechnologies que l'on veut créer sur le site chimique de Monthey a déjà ses fleurons, avant même l'ouverture de ce nouveau bâtiment, estimé à 9 millions de francs. Trois jeunes sociétés ont été d'ores et déjà présentées à la presse : la spin-off de l'EPFL, DiagnoSwiss, qui fabrique des cartouches à lire les molécules, Bioresearch and partners, spécialisé dans l'homéostasie et la nutrition thérapeutique et ExcellGene qui fabrique des bioréacteurs en forme de grosses pipettes pour moins d'un franc pièce. "Le Nouvelliste" rappelle que la Suisse est le numéro 1 mondial dans le champ du biotech si l'on compare le nombre d'entreprises réparties entre Bâle, Zurich et l'Arc lémanique, au nombre d'habitants.