Revues de presse

27 juin 2005

Quand on est microtechnicien, on se doit d'avoir des doigts en or. Quoi de plus normal? Gaëdan Hunziker a fait de cette règle un véritable art de vivre. Etudiant en quatrième année de microtechnique à l'EPFL, ce jeune Soleurois a passé la Sarine et les portes de l'EPFL pour son amour du volleyball. Il est ajourd'hui capitaine du Lausanne Université Club (LUC) et se prépare à participer aux Universiades d'Izmir, les Jeux olympiques des étudiants. Le "Matin Dimanche" dresse son portrait.

On savait que Cisco Systems a été créé par deux anciens chercheurs de Stanford,  Leonard Bosack et Sandy Lerner. On savait aussi que son nom est la contraction de San Francisco, berceau de ce géant des réseaux. Mais ce qui a peut-être échappé à la plupart, ce sont les raisons qui ont poussé Cisco à implanter son nouveau siège pour l'Europe, l'Asie et l'Afrique à Bussigny. Selon "24 Heures", c'est (entre autres) la solide implantation de Cisco sur le sol vaudois qui a joué. Le journal souligne aussi que "des contacts ont été établis avec l'EPFL", bien qu'il "n'existe pas encore de véritable partenariat".

Les vacances pointent à peine le bout de leur nez et déjà "24 Heures" nous ramène aux dures réalités de la rentrée universitaire. Le quotidien vaudois nous rappelle que les horaires des cours changeront sur le campus lausannois. En effet, l'UNIL, l'EPFL et les Transports publics lausannois se sont mis d'accord pour introduire un "horaire cadencé" afin de désengorger le TSOL.

L'Institut fédéral des matériaux fêtait vendredi son 125ème anniversaire, en présence de personnalités, dont Pascal Couchepin. La "Neue Zürcher Zeitung" dresse le profil de cette institution dont les activités se partagent entre la recherche et les prestations pour l'industrie. Le quotidien précise que le Conseil des EPF pourrait dévoiler cette semaine les plans dessinant le futur de l'Empa, dans le cadre des futurs centres de compétences que le CEPF entend générer sur le territoire helvétique.

24 juin 2005

Une collaboration entre l'EPFL et un groupe de cosmétique? Grâce au Centre d'appui scientifique et technologique (Cast), cette hypothèse est devenue réalité. Spécialisée dans la maîtrise du vieillissement cutané, la société CVL Cosmetics, du groupe Valmont, désirait mettre au point un système pouor quantifier et qualifier de façon objectif l'effet de ses produits "anti-âge". Et c'est auprès du Laboratoire d'optique biomédicale, dirigé par Théo Lasser, que le Cast a trouvé les compétences nécessaires. Cette unité a trouvé le moyen de mesurer la topologie et l'anatomie des sujets testés par l'observation de la microcirculation sanguine.

"Le Réseau" est un groupement de décideurs qui défendent, entre autres, le soutien financier aux start-up et l'assouplissement des règles régissant la création d'entreprises. Ce groupe vient de changer de tête, avec la promotion de David Rimer, associé d'Index Ventures. Le rapport avec l'EPFL? C'est que Jan-Anders Manson, le vice-président pour l'innovation et la valorisation, fait partie du Réseau. Le profil de ce groupe est à lire dans "l'agefi" du jour.

23 juin 2005

Elles ont beau être minuscules, elles s'étalent en bonne place dans les colonnes de la "Neue Zürcher Zeitung", après avoir paru dans "Nature". "Elles", ce sont les antennes nanoscopiques nées de la collaboration entre le groupe Nano-Optics dirigé par le professeur Bert Hecht à l'Institut de physique de l'Université de Bâle et le Laboratoire de nanophotonique et métrologie (NAM) de l'EPFL, dirigé par Olivier Martin.  Ces antennes pourraient être utilisées pour contrôler la fluorescence de molécules ou l'émission de boîtes quantiques.

Endoart s'est attiré les faveurs du capital-risqueur français Sofinnova Partners. Ce spin-off de l'EPFL spécialisé dans les micromoteurs implantables fait patie du portefeuille de ce groupe financier pesant près de 900 millions d'euros. "Le Temps" de ce jour présente les raisons qui poussent Soffinova à investir dans les start-up suisses.

Bonne nouvelle pour les étudiants en quête de logement: la maison des Falaises, sise à la rue du même nom de la capitale vaudoise, a fait peau neuve. Le magazine "Bâtir" consacre un long article à la rénovation de cet édifice. Désormais, ce sont 168 étudiants, de l'EPFL et de l'UNIL principalement, qui peuvent y établir leur domicile. Le média note que "grâce au passage du futur métro M2, la maison sera bientôt à un saut de puce du Flon, de la gare CFF et même du lac".

22 juin 2005

C'est "l'agefi" du jour qui l'annonce: la confiance des Suisses dans la recherche scientifique est en chute libre. Selon un sondage réalisé par l'Observatoire Science, Politique et Société de l'Université de Lausanne, 68% des Suisses soutiennent les efforts du gouvernement en faveur de la science et de la technologie, alors que la proportion se montait à 81% il y a cinq ans. Pourtant, huit sondés sur dix se déclarent conscients que la science et la technologie ont amélioré leur qualité de vie. Selon le quotidien économique, ce décalage ne fait  que prouver que "les espoirs placés dans différents domaines de développement scientifique sont contrastés". Ainsi, 43% des sondés estiment que les bienfaits de la science dépasse ses effets nuisibles, et "ce bilan recule de 14% par rapport à il y a cinq ans". Une moitié des répondants juge également que les scientifiques font trop peu d'efforts pour informer le public sur leur travail.

Les députés vaudois ont accepté hier une période de transition pour la Haute école pédagogique, au terme d'un débat qui s'est révélé particulièrement houleux, selon "Le Courrier". Préalable à une refonte complète de l'institution, cette décision aura également des conséquences sur l'UNIL et l'EPFL, partenaires de la formation des enseignants dans certaines disciplines scientifiques. A ce stade, "l'exposé des motifs distribue des tâches à l'Université de Lausanne et à l'EPFL mais ne leur concède aucun rôle dans le volet pédagogique de la formation", annonce le quotidien. Certains députés de droite ont cependant élevé la voix pour réclamer que les deux hautes écoles lausannoises se voient confier la formation pédagogique des enseignants du secondaire.

21 juin 2005

Neurochem, société québécoise et spin-off de l'Université de Queen's, s'installe au Parc scientifique d'Ecublens avec une dizaine de collaborateurs. Beaucoup d'espoirs sont liés aujourd'hui au développement de son produit-phare, Alzhemed, qui contient une molécule organique qui devrait arrêter ou freiner la progression de la terrible maladie d'Alzheimer. Des tests cliniques ont déjà eu lieu aux Etats-Unis avec des résultats encourageants et de nouveaux essais seront initiés en Europe. D'ici trente ans, les 12 millions de patients actuels devraient tripler. Cette maladie, souligne "le Temps", "représente d'ores et déjà un marché énorme qui dépasse le milliard de dollars".

Agie Charmilles collabore avec le Laboratoire de systèmes robotiques 2 de l'EPFL pour mettre au point une machine à électroérosion innovante. Ce projet a été soutenu par Top Nano 21. La machine mise au point devrait séduire les milieux des micro- et des nanotechnologies. "La demande croissante dans le microperçage ou l'usinage de petites formes de précision sub-micrométrique a incité la société à collaborer avec l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne", explique au "Temps" Cédric Joseph, ingénieur chez Agie et doctorant rattaché au laboratoire dirigé par Reymond Clavel.

20 juin 2005

"Les pirates de l'EPFL s'attaquent à votre téléphone portable". Bigre… le campus serait-il devenu un repaire de flibustiers? Les pirates d'Ouchy auraient-ils élu domicile à l'Ecole? Non. Si "24 Heures" lance cet avertissement à ses lecteurs, c'est uniquement pour présenter un des projets de recherche menés par le Laboratoire de sécurité et de cryptographie (LASEC), en prélude à la Journée de la recherche organisée par la Faculté informatique et communications, le 23 juin. Sous l'égide du professeur Serge Vaudenay, Martin Vuagnoux, doctorant de cette unité, a trouvé le moyen de pirater certains types de téléphones mobiles en s'engouffrant dans une faille du protocole Bluetooth. En quelques secondes, le chercheur est capable de consulter le contenu de votre répertoire.

Alors que la période d'examens bat son plein, "24 Heures" consacre un article à un logiciel qui traque l'abus de "copié-collé" dans les travaux d'étudiants, inventé par deux diplômés de l'Université de Savoie. Le journal mentionne que ni l'EPFL ni l'UNIL n'ont l'intention de s'équiper de telles solutions pour traquer les fraudes aux examens, la voie privilégiée restant un code de bonne conduite qui engagerait les étudiants sur l'honneur.

Enième article consacré par "Le Matin" sur une affaire d'antenne qui devrait être posée dans la périphérie lausannoise. Cette fois, le quotidien se tourne vers les scientifiques pour toucher au cœur du problème: le rayonnement de ces antennes est-il dangereux pour les êtres humains? Soumis à la question, Pierre Zweiacker, du Laboratoire de réseaux électriques, explique que ce sujet est encore soumis à la controverse mais qu'il faut relativiser: "On trouve de tout dans les études. Pour qu'il y ait une preuve scientifique, il faut que plusieurs études prouvent la même chose. A mon avis, paniquer ne résout rien", estime le chercheur.

Le référendum populaire contre le financement de l'animalerie de l'Université de Lausanne est désormais bien entamé. Si ses initiants n'avaient samedi plus qu'une semaine pour récolter les 7000 paraphes restants pour valider leur démarche, l'objectif devrait être atteint. "Comment défendre un crédit à la science en ce moment?", se demande "Le Courrier", lequel pointe sur le refus récent de hausses d'impôts dans le canton. "24 Heures" montre de son côté que les partis politiques sont profondément divisés sur la question, bien que seuls les Verts soutiennent publiquement le référendum.

Le Laboratoire des matériaux a fêté la semaine dernière ses 125 ans. Au-delà de l'événement symbolique, le présent et l'avenir de l'Empa suscite l'intérêt de "l'agefi". Le quotidien vaudois dresse le portrait de l'institution et pose une nouvelle fois la question de son rapprochement avec l'EPFL. Il a en tous les cas choisi son camp: "Si les EPF entendent vraiment être compétitives et se mesurer à armes égales avec les meilleurs du monde, il faut impérativement accroître les synergies à l'échelle nationale", avance le média. Lequel se prononce résolument "pour la règle du cluster" qui permettrait à l'Empa de bénéficier de l'expérience acquise par l'EPFL dans la recherche de pointe et le transfert de technologies.

17 juin 2005

Ce n'est peut-être qu'un ballon d'essai, mais il a le mérite de faire grand-bruit. Huit parlementaires ont déposé hier à Berne une motion pour remanier le Conseil fédéral et permettre ainsi la création d'un Département spécifiquement dédié à la recherche, la formation et l'innovation, afin de ramener dans un même dicastère la gestion de toutes les hautes écoles suisses. Evoquée il y a plusieurs années déjà, cette idée ne semble pas avoir l'heur de plaire aux milieux économiques. Mais, ainsi que le relève le quotidien genevois, "cette initiative montre l'activisme des Chambres, qui concoctent en outre un article constitutionnel sur l'éducation et une refonte des lois sur les hautes écoles." A lire dans "Le Temps" et "l'Hebdo".

La société Mecanex et le Space Center de l'EPFL viennent de réaliser un coup de maître. Leur collaboration a permis à la première de décrocher un contrat avec l'Agence spatiale européenne, pour la fourniture d'un joint électrique destiné au plus gros satellite de communication européen, Alphabus. Mecanex s'est tournée vers le Space Center pour trouver les compétences scientifiques nécessaires pour mettre au point les précieuses résines de remplissage nécessaires à ce joint, en raison de leur résistance aux très hautes températures. Le résultat concret de cette collaboration devrait être visible dans neuf mois. A lire dans "Le Temps" et "24 Heures" du jour.

Et une récompense de plus pour Sensimed! Après avoir été auréolé d'un Swiss Technology Award en 2004, ce spin-off de l'EPFL est le lauréat du prix de Vigier. Dotée de 100.000 francs, cette distinction vient couronner l'esprit d'innovation et la qualité de la recherche à la base de cette jeune entreprise, spécialisée dans la mise au point de lentilles de contact capables de mesurer la pression occulaire. Ainsi que le relève dans "Le Temps" Matteo Leonardi, le directeur de la société, "ce prix nous permettra d'effectuer les tests de la phase II, c'est-à-dire à plus grande échelle". La nouvelle est également traitée dans "l'agefi" et "24 Heures".

Les start-up sises au Parc scientifique d'Ecublens se portent bien. Huit sociétés qui y sont hébergées - dont plusieurs spin-off de l'EPFL - ont levé pour quelque 100 millions de francs de fonds au cours du premier semestre 2005. "Du jamais vu depuis la création de la Fondation du PSE, en 1991", s'extasie "l'agefi" du jour. Selon le quotidien et le directeur du PSE Jacques Laurent, ce montant record s'explique par le parcours particulièrement réussi de trois start-up: BeamExpress, AC Immune et Solar Impulse. "L'agefi" donne l'occasion à ses lecteurs de faire plus ample connaissance avec la première, via une interview avec son directeur exécutif. La nouvelles a également été traitée dans "Le Temps" et "24 Heures".

16 juin 2005

Suite et fin de la série d'articles consacrée par "L'Hebdo" au Forum des 100. Cette semaine, l'hebdomadaire nous dévoile les "bombes" lancées par les participants à cette grande manifestation réunissant les décideurs romands les plus influents, dont plusieurs membres de la communauté EPFL (Patrick Aebischer, Inès Lamunière, l'alumnus Daniel Borel…). Parmi les dix idées proposées par l'assemblée pour redynamiser la Suisse romande figure la défiscalisation des dons aux universités et aux instituts de recherche, provenant de mécènes privés ou d'entreprises, pour soutenir l'économie du savoir. L'économiste Christoph Koellreuter a en effet expliqué que les régions du Léman et du Mittelland doivent "se concentrer sur les questions de la formation, de recherche et développement, de transfert technologique". Un avis qui venait apporter de l'eau au moulin de Patrick Aebicher. Le président de l'EPFL a rappelé que l'augmentation des moyens financiers à disposition des hautes écoles obtenue pour la période 2004-2007 est bien éloignée des 10% qui étaient demandés.

Le Conseil national s'est rallié à la décision du Conseil des Etats pour les coupes dans le budget fédéral. Comme annoncé, l'enveloppe des hautes écoles ne sera réduite "que" de 210 millions, "au lieu des 290 escomptés par le gouvernement", avance une dépêche de l'ATS reprise par "l'agefi". Mais la croissance nominale de 4% des moyens financiers à disposition des universités et des hautes écoles avancée dans l'article est trompeuse, puisqu'elle ne tient pas compte du renchérissement.

Gros dossier consacré cette semaine par "L'Hebdo" sur les nouvelles thérapies utilisées pour tenter de vaincre le cancer, une maladie qui constitue la deuxième cause de mortalité dans les pays industrialisés. Le média se tourne vers les scientifiques pour tenter de cerner le problème. Interrogé, Michel Aguet, directeur de l'ISREC et professeur à l'EPFL, souligne que la finalité des thérapies employées a changé: plutôt que de tuer la seule tumeur maligne à l'origine de la maladie, on cherche à empêcher que les tissus qui l'environnent ne participent à son développement. Ce qui ouvre la voie vers davantage de médication personnalisée et sur un "profilage" plus serré des patients.

Pas facile de se placer dans le sillage d'Albert Einstein. Une journaliste de "24 Heures" s'y essaie pourtant en compagnie d'un guide particulier, Jacques Neirynck. Les deux explorateurs convient les lecteurs à la découverte de l'exposition dédiée au physicien, qui s'ouvre aujourd'hui au Musée historique de Berne. Une bonne occasion pour retracer le parcours scientifique et personnel du grand savant.

Pour son numéro estival, "L'auditoire", le journal de la Fédération des associations d'étudiants de l'UNIL, ouvre ses colonnes à l'AGEPoly. Sur huit pages, l'association des étudiants de l'EPFL présente ses structures et ses activités. Elle publie également une prise de position déjà dévoilée dans le "Flash" sur l'évaluation de la qualité de l'enseignement à l'EPFL, signée par sa responsable représentation Laetitia Henriot.

15 juin 2005

Est-ce le retour du beau temps qui a attiré un journaliste de "La Liberté" sur la terrasse du BC? Toujours est-il que le quotidien fribourgeois consacre un article au "premier édifice à double peau de Suisse", laquelle se révèle "la figure emblématique de l'entrée ouest du site". Le média invite ses lecteurs à visiter la réalisation en compagnie de son créateur, Rodolphe Luscher. Sous la plume d'un journaliste visiblement conquis par la beauté de l'ouvrage, le bâtiment des communications apparaît comme un "espace vivant" qui "unit l'environnement construit et la nature".

On le sait mais "Bilan" le répète dans son numéro de cette semaine: les Ecoles polytechniques fédérales ne sont pas propriétaires de leurs murs. Conférer à ces dernières un patrimoine immobilier estimé entre 5 et 7,5 milliards de francs serait-il bon ou mauvais? Pour l'hebdomadaire économique, cette solution serait bénéfique. "Une gestion autonome des immeubles par les écoles, sur le modèle de ce qui se passe aux Etats-Unis, favoriserait des choix plus souples, rationnels et dynamiques", voire de nouvelles recettes. Et freinerait les "dépenses somptuaires" récentes dont se seraient rendues coupables les deux EPF en matière de parc immobilier, estime "Bilan" en visant expressément le Learning Center.

L'ère de l'or noir relativement bon marché a vécu. Avec cette donne, comment promouvoir l'efficience énergétique et le développement durable? François Meynard, collaborateur au Collège des humanités, et Yassine Allani, entrepreneur et consultant, participent au débat dans les colonnes de la "Tribune de Genève". Selon eux, seules une politique de "labellisation énergétique innovante" et une "conception de composants et systèmes énergétiques, solaires en particulier"permettront de pallier les effets négatifs attendus dans certains secteurs économiques suisses, en particulier les transports et l'agro-industrie.

14 juin 2005

Opération de charme pour Solar Impulse. L'avion solaire imaginé par Bertrand Piccard était présent au Salon du Bourget, hier dans la banlieue parisienne, pour dévoiler ses formes et l'identité de ses partenaires: Dassault, Altran et Sovay. De véritables poids lourds dans le domaine industriels, explique "24 Heures". "Ces soutiens s'ajoutent à celui, depuis l'origine, de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui agit en tant que conseillère scientifique officielle", note "l'agefi", qui reprend une dépêche de l'Agence France-Presse. Un quart du budget total de 60 millions de francs est donc désormais assuré, et le premier vol d'essai devrait donc avoir lieu en 2008. A noter que le président français Jacques Chirac en personne s'est entretenu avec Bertrand Piccard. La "Télévision suisse romande" consacre quant à elle deux sujets à l'événement: un bref sujet au "19:30" et un sujet plus étendu dans "Classe Eco". "Le Matin Dimanche", "L'Hebdo" et "Le Nouvel Observateur" ont également consacré un sujet à Solar Impulse.

On le sait depuis Kyoto: les pays industriels doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour l'heure, la Suisse a retenu la solution du "centime climatique" pour parvenir à respecter son quota, qui consisterait à taxer de 35 francs chaque tonne de dioxyde de carbone produite par les énergies fossiles. Cette voie est-elle satisfaisante en tant que telle? Pas pour Laurent Viguier. Ce chercheur au Laboratoire de recherches en économie et management de l'environnement prend la plume dans "Le Temps" pour battre en brèche les bénéfices que la Suisse pourrait retirer de l'introduction de cette mesure. Laurent Viguier souligne en particulier le fait que les sommes perçues ne serviraient pas à racheter des crédits d'émissions sur le marché international.

Il s'appelle K-Mel, porte le numéro deux et s'y entend à merveille pour monter des chameaux. Sa spécificité? Il est fait de rouages et de métal… K-Mel est en effet un robot-jockey mis au point par la société K-Team, un spin-off issu de l'ancien Laboratoire de microinformatique de l'EPFL. L'hebdomadaire "Migros Magazine" consacre un article à cette innovation qui fait un malheur dans les pays du Golfe, dans lesquels les courses de chameaux sont très populaires.

13 juin 2005

La start-up issue de l'EPFL, sise au PSE, est rachetée par le mammouth General Electric, le plus grand conglomérat industriel du monde dont le chiffre d'affaires flirte avec les 152 milliards de dollars. Une opération fructueuse dont se réjouissent Yann Guyonvarc'h , le directeur de VisioWave, petite entreprise en croissance exponentielle, et le professeur Murat Kunt, directeur du Laboratoire de traitement du signal, qui salue ici un transfert de technologie parfaitement abouti. TF1, détenteur de 80% des actions, se retire du capital. Le montant de la transaction a échappé aux caméras de surveillance et reste donc un secret.

L'EPFL entrera dans le capital-action du CSEM à hauteur de 30 %, avec la volonté d'intensifier la mission commerciale du Centre suisse d'électronique et de microtechnique, à Neuchâtel. Deux représentants de l'EPFL siègeront au Conseil d'administration et la présidence du conseil scientifique sera confiée à notre école. Le CSEM sera appelé à jouer pleinement son rôle dans le transfert des technologies, en industrialisant des projets développés à Lausanne. Perte d'indépendance ou de substance à la clé ? s'interroge la journaliste de l'Agefi : " Ce n'est pas exclu, répond le directeur du CSEM, Thomas Hinderling, mais l'EPFL n'a aucune envie de faire du CSEM un concurrent à elle-même".

On peut être pirate informatique et enseignant à l'EPFL, voire même bienheureux entrepreneur, et nul besoin pour cela de mener une triple vie. Philippe Oechslin est payé pour infiltrer les ordinateurs des grandes sociétés et tester leur niveau de résistance face à d'autres pirates, non homologués ! Il y a deux ans, c'est lui qui développe un logiciel briseur de mots de passe sous Windows. Le directeur d'Objectif Sécurité assure que la sécurité informatique n'a rien à voir avec la magie, mais qu'il s'agit bien d'une science, "que l'on peut apprendre, précise-t-il, sans forcément avoir fait deux ans de prison" ! Si les pirates légaux ne sont pas menacés par le chômage, c'est que leurs alter ego criminels ne chôment pas non plus. En 2003, on enregistrait 137'000 attaques de hackers, principalement via le Net.

Dans "24 Heures", entretien avec Bruno Strasser, maître d'enseignement et de recherche de l'UNIL qui enseigne aussi la philosophie des sciences aux étudiants de l'EPFL. Biologiste et historien de formation, Bruno Strasser revient sur les liens complexes qui unissent la société et la science, surtout dans le monde d'après Hiroshima et dans un environnement où les liens entre science et industrie sont toujours plus prégnants. "L'histoire des sciences, explique le chercheur, permet de comprendre ce qui a changé et nous aide à préciser les questions politiques et éthiques que nous nous posons aujourd'hui."

Le nu artistique qui, de "Déjeuner sur l'herbe" en "Origine du monde", en a fait frémir plus d'un, vit-il ses derniers soubresauts ? Rien n'est moins sûr. Visite, pour s'en convaincre, chez un peintre, des photographes et quelques architectes de l'EPFL qui appréhendent les mille facettes de cette forme ultime du portrait de l'intimité. Si l'Ecole supérieure des beaux arts de Genève a abandonné le nu artistique, jugé dépassé, l'ENAC, on résiste. Et chaque vendredi, une centaine d'étudiants se réunissent autour de trois modèles, qui sont rhabillés chaque fois que les dessinateurs ne trouvent pas d'endroit protégé des regards indiscrets pour les croquer sur le papier, rappelle "24 Heures". Le dessin de nu a toujours fait partie de la formation classique de l'architecte, précise-t-on à l'EPFL, et cette belle tradition est issue des Grecs qui nous rappellent, encore et toujours, que l'architecture est la seconde peau des êtres humains.

10 juin 2005

Dans le cadre du Forum des 100, qui s'est tenu hier au CERN (voir revue de presse de jeudi), plusieurs personnalités ont plaidé pour un transfert de compétences des cantons vers la Confédération en matière de formation. A l'instar du président de l'EPFL Patrick Aebischer: "C'est une obligation aujourd'hui de normaliser les systèmes cantonaux au niveau de l'école obligatoire. C'est d'autant plus nécessaire que les universités vont s'ouvrir davantage avec le processus de Bologne et que les étudiants vont profiter d'une mobilité accrue." En revanche, pour le conseiller fédéral Pascal Couchepin, cette harmonisation relève "d'une naïveté incroyable". Qui va payer un tel transfert de compétences? a demandé le chef du Département de l'Intérieur. A lire dans "Le Temps" de vendredi ou écouter l'émission "Forum" diffusée hier soir sur la RSR.

La "Basler Zeitung" de ce jour présente les résultats de travaux menés en collaboration avec l'Université de Bâle et le Laboratoire de nanophotonique et métrologie, à l'EPFL. Les chercheurs ont réalisé une antenne taillée dans des films d'or à l'aide d'un faisceau d'ions. Sa dimension est de l'ordre de quelques dizaines de nanomètres. Il s'agit donc d'une antenne bien plus petite que la longueur d'onde. A terme, ceci pourrait permettre de créer des antennes particulièrement minuscules, mais très efficaces pour les téléphones portables.

Le Conseil national ne veut pas transiger en matière de hautes écoles: il a de nouveau refusé jeudi que ce secteur économise davantage que 200 millions de francs dans le cadre du programme d'assainissement des finances. Le Conseil des Etats devra donc de nouveau se prononcer… "L'agefi" et "Le Temps" se font l'écho d'une séance mouvementée.

"24 Heures" de ce jour se penche sur la question des formations à l'étranger. Où trouver une vue d'ensemble des possibilités? Où s'informer en dehors de son réseau professionnel? Ces questions semblent encore peiner à trouver des réponses, alors que chacun est aujourd'hui encouragé à se perfectionner. Selon Antoinette Charon Wauters, responsable du bureau de relations internationsles au sein de l'UNIL, "chacun bricole un peu dans son coin. Néanmoins, la Conférence des recteurs universitaires suisses a créé un portail (www.swissuniversity.com) pour présenter toutes les formations des unis et des EPF de Suisse.