Revues de presse

06 juillet 2005

"Le Temps" du 2 juillet a repris le texte rédigé par Giorgio Margaritondo pour le dernier "Polyrama" sur l'année "magique" d'Albert Einstein. On y apprend que le génial physicien survivrait difficilement dans le système académique suisse actuel. Il serait probablement envoyé en apprentissage plutôt qu'à l'université. Le vice-président de l'EPFL met en lumière le vrai visage d'Einstein, un mari trompeur, machiste et à la limite de la folie. Pourtant, cet homme bizarre fut accepté et valorisé par le milieu académique de l'époque, ce qui ne serait plus possible aujourd'hui: "Nos procédures actuelles sont conçues pour filtrer des prototypes humains proches de nous-mêmes", écrit Giorgio Margaritondo. Au contraire, "il faut retrouver le jeune Einstein de l'année magique – courageux, génial, iconoclaste et charmant – dans chacun de nos élèves".

"Quand l'une gagne la bataille de la communication et pas l'autre": c'est sous ce titre que "24 Heures" de ce jour compare l'EPFL et l'UNIL. Alors que la première "maîtrise les effets d'annonce", la deuxième "ne communique que contrainte et forcée". Le quotidien commente que l'image de l'EPFL est "suffisamment attrayante pour qu'on raconte à Dorigny qu'une faculté aussi profilée que les HEC se verrait bien rejoindre le giron d'Aebischer". Il estime qu'il faudra de l'énergie au nouveau recteur de l'Université pour "remonter le courant de la communication".

"La Nouvelle revue" donne la parole au président des Jeunes radicaux vaudois pour s'exprimer sur le projet d'animalerie à Dorigny. Pierre-Antoine Hildbrand annonce que sa formation repousse l'idée d'une telle construction pour des raisons "de cohérence, de conviction et de respect de la volonté populaire". Il s'agit aussi pour les JRV de rejeter "un mauvais accord entre les universités de Lausanne et Genève et l'EPFL. L'Uni souffre de la concurrence de l'EPFL et la collaboration n'est que façade". A noter que la publication donne aussi la parole au député Francis Thévoz, qui, lui, défend farouchement l'animalerie: "Il n'y a aucun gaspillage dans les projets d'investissements qui vont conditionner l'avenir de la recherche dans le domaine de la reproduction cellulaire, de la génétique et de l'enseignement de base des étudiants en médecine", déclare-t-il.

05 juillet 2005

"24 Heures" rapporte dans son édition du 1er juillet, l'ultime volet de trois débats qui se sont tenus à Sainte-Croix. Celui-ci s'est voulu résolument tourné vers l'avenir. Scientifiques de l'EPFL et artistes régionaux ont ainsi discuté de leurs apports réciproques, que ce soit dans le cadre de la pièce "Robots" ou des sculptures issues du tandem Krähenbühl-Gotthardt. Dans ces deux cas, les partenaires disent avoir vécu des interactions fascinantes.

04 juillet 2005

Grande interview d'Alexander Zehnder dans "24 Heures" et la "Tribune de Genève" du jour. Après l'annonce concernant l'Empa de la semaine dernière, vers quel destin s'acheminent les institutions du domaine, et plus largement l'ensemble des hautes écoles suisse? Le président du Conseil des EPF se charge de calmer le jeu, en déclarant en particulier que "les Unis n'ont rien à craindre" du renforcement des institutions des EPF. Pas d'allusion directe à l'Empa dans l'article, mais Alexander Zehnder indique que les sciences de l'ingénieur conserveront une place importante au sein du domaine des EPF car "c'est grâce aux ingénieurs que des innovations scientifiques finissent par s'imposer sur le marché".

La "Radio suisse romande" et la "TSR" reviennent sur le sujet d'ITER, le nouveau réacteur de fusion nucléaire qui va être construit en France et auquel l'EPFL est associée, par la voie de la collaboration scientifique (voir la revue de presse du 29 juillet). La fusion nucléaire a-t-elle une chance de voir le jour au cours du 21ème siècle? Ne va-t-elle pas compromettre la promotion des énergies "vertes"? L'émission "Ecoutez voir" donne la parole à Kurt Appert, adjoint scientifique rattaché au Centre de recherche en physique des plasmas de l'EPFL, pour expliquer les tenants et aboutissants de la nouvelle.

"PME Magazine" consacre un sujet à Mistral Engines, un fabricant genevois de moteurs destinés à l'aviation légère. Son ambition est de proposer un nouveau type de moteurs rotatifs qui remplaceraient les moteurs à pistons traditonnels et fonctionnant au kérosène. Elle collabore avec l'EPFL pour atteindre cet objectif.

Voilà un sujet qui fait le bonheur de la presse romande. Le cours "internet pour les filles", mis sur pied par le Bureau de l'égalité et le pôle de recherche national en système d'information et de communication mobile (MICS) - hebergé à l'EPFL - est l'objet d'un nouvel article dans "La Côte". Farnaz Moser, déléguée à l'égalité, rappelle les motivations de cette initiative, en termes de promotion des femmes et des jeunes filles dans des filières traditionnellement "réservées" aux garçons.

La Conférence universitaire suisse (CUS) était en "retraite studieuse" la semaine dernière à Lausanne pour étudier le projet de la nouvelle loi sur les hautes écoles, qui devrait entrer en vigueur en 2008. L'article constitutionnel, qui modifiera la répartition des tâches entre les cantons et la Confédération en matière de formation universitaire, devra être présenté par le Conseil fédéral puis avalisé par le peuple. Selon Charles Kleiber, secrétaire d'Etat à la recherche, cette "révolution tranquille" se présente déjà comme un "succès garanti", d'après les propos que "24 Heures" se charge de transmettre dans son édition de samedi.

Qu'est donc devenu Francis Waldvogel, l'ancien président du Conseil des EPF? L'intéressé jouit d'une retraite active et se prépare à lancer le Dialogue des savoirs, sorte de Forum de Davos de la science et de la recherche. Il s'en explique dans les colonnes du "Nouvelliste".

01 juillet 2005

L'information est dans toute la presse suisse du jour: le Conseil des EPF s'est prononcé jeudi sur la création de trois centres de compétences dans notre pays. Ainsi, l'EPFL dirigera celui pour les sciences des matériaux, l'EPFZ celui pour l'environnement et la durabilité, et enfin, l'Institut Paul Scherrer sera à la tête du centre pour l'énergie et la mobilité. La presse alémanique souligne surtout que l'EMPA, bien qu'intégré aux matériaux, restera bel et bien à Dübendorf. "Le but de ces nouveaux réseaux de recherche est de renforcer les liens entre les EPF et le secteur privé", a expliqué le président du CEPF Alexander Zehnder à l'Agence télégraphique suisse.

30 juin 2005

Les publications scientifiques sont vitales pour les chercheurs. Elles leur permettent d'obtenir un maximum de visibilité, mais aussi de suivre les progrès réalisés par leurs collègues. Cependant, le prix des abonnements à ces revues prestigieuses s'envolent et plombent les budgets des bibliothèques universitaires. C'est le constat que fait "L'Hebdo" de cette semaine. David Aymonin, directeur de la bibliothèque centrale de l'EPFL, y déplore la dépendance des institutions envers les éditeurs.

Une éventuelle réorganisation des entités de la Confédération traitant des questions de formation n'est pas enterrée, mais n'est pas non plus pour tout de suite. Le Conseil fédéral estime que les discussions doivent se poursuivre dans le cadre des réformes sur les hautes écoles. Et les propositions pour un tel regroupement devront tenir compte de l'imbrication et des liens entre la formation professionnelle, les HES et l'économie. A lire dans "l'agefi" ou "Le Temps" de jeudi.

"24 heures" de ce jour annonce que le référendum lancé contre le projet d'animalerie à Dorigny a récolté 13000 signatures, alors que 12000 sont nécessaires. Si ce nombre demeure valide, les Vaudois se rendront aux urnes le 27 novembre. Le quotidien rappelle que l'installation coûterait quelque 18,6 millions de francs et qu'elle se situerait à moins de 500 mètres de l'animalerie projetée sur le site de l'EPFL. D'où les nombreux référendaires qui crient au doublon et au gaspillage.

Un secrétaire Unia à la retraite commente dans "L'événement syndical" de mercredi le projet de learning center de l'EPFL. Pour rappel, la publication avait déjà critiqué la future réalisation au mois de mars, présentant des arguments très semblables.

29 juin 2005

Nous l'annoncions hier dans la revue de presse: la France accueillera ITER, le futur réacteur expérimental de fusion nucléaire. La nouvelle est reprise ce mercredi par la plupart des journaux suisses et elle a fait l'objet d'un sujet dans le "19:30" sur la TSR1. "C'est une grande nouvelle pour nous et pour la communauté scientifique dans son ensemble", déclare à "24 Heures" Pierre-Jean Paris, adjoint scientifique au CRPP de l'EPFL. "La proximité d'ITER renforcera le rôle de notre centre. J'espère aussi qu'il créera, auprès des jeunes, un regain d'intérêt pour la physique et les questions énergétiques", ajoute le directeur du CRPP et président de l'European Fusion Development Agreement Minh Quang Tran dans "Le Temps". Pour rappel, en tant que signataire du traité Euratom, la Suisse participe à hauteur de 8 millions par an au programme de recherche sur la fusion. Un montant qui devrait rester stable ces prochaines années, même si une contribution extraordinaire de 20 à 30 millions est envisagée pour la construction du réacteur.

Le Conseil des EPF doit présenter aujourd'hui sa décision sur l'EMPA.. Selon "24 Heures" de ce jour, "l'idée d'un transfert à L'EPFL paraît écartée" et le CEPF "s'orienterait maintenant vers une mise en réseau des diverses institutions actives dans le domaine des sciences et techniques des matériaux". Mais, relève le quotidien, le canton de Zurich craint que l'EMPA ne soit peu à peu affaibli si l'EPFL devait se voir attribuer la fonction de leading house. Une alternative consisterait alors à créer une direction tournante, qui passerait d'une institution à l'autre tous les deux ans. Le verdict dans quelques heures

"24 Heures" de mercredi propose une réflexion sur le trafic urbain et plus précisément lausannois. Le quotidien se félicite qu'avec le maire actuel, "les bretelles semblent avoir définitivement retrouvé leur affectation d'origine. Plus de bretelles donc, mais des chicanes." Car c'est plus tendance… Cela dit, il s'interroge sur la possibilité de réduire les bouchons de 20% tout en diminuant l'espace dévolu au trafic de 50%. "C'est là un mystère que seuls des experts avertis sauront éclaire." Ainsi, pour le professeur de l'EPFL Vincent Kaufmann, le simple fait de limiter l'accès des voitures au centre ville reporte la circulation dans les banlieues et modifie durablement les comportements des automobilistes, mais "24 Heures" s'effraie des conséquences écologiques de ce report.

L'EMPA a attribué pour la première fois le Prix Mirko Ro destiné à récompenser des contributions extraordinaires dans le domaine des sciences des matériaux et celles de l'ingénieur. La médaille d'or est revenue aux ingénieurs Alfred Rösli, Christian Menn et Aftab Mufti.

28 juin 2005

et par conséquence, pour les chercheurs de l'EPFL… "24 heures" a anticipé la nouvelle en annonçant ce mardi qu'ITER, le réacteur expérimental de fusion thermonucléaire, allait "sans doute" voir le jour à Cadarache, au nord de Marseille. L'accord vient en effet d'être conclu à Moscou ce matin à l'issue d'une rencontre entre les différents partenaires concernés. Le Japon renonce ainsi officiellement à accueillir l'édifice, mais va bénéficier, en échange, de plusieurs compensations, dont la nomination d'un secrétaire général japonais à la tête de l'organisation et la participation substantielle de ses chercheurs au projet.

"Le Quotidien jurassien" de ce jour annonce brièvement la venue du ministre sud-africain de la science Mosibudi Mangena en Suisse. L'homme est d'ailleurs attendu aujourd'hui à l'EPFL.

Dans "24 Heures" de ce jour, le directeur romand d'Avenir Suisse Xavier Comtesse se livre au jeu des "trois questions à".  Selon lui, de bons scientifiques ne sont pas garants d'une bonne entreprise et le talon d'Achille de la Suisse réside dans son incapacité à transformer ses innovations en gains. De ce fait, il réclame pour les PME l'accès gratuit aux centres de compétences publics que sont l'EPFL, les unis et les HES. Car, pour Xavier Comtesse, les entrepreneurs sont bel et bien à même de valoriser le bien public.

La revue australienne de design, d'art et d'architecture "Pol Oxygen" consacre une page au projet du learning center de l'EPFL. Photos à l'appui.