Revues de presse

01 septembre 2005

Et c'est reparti pour la bisbille sur les classements des hautes écoles! A l'occasion de la nouvelle mouture du ranking réalisé par l'Université de Jiao Tong à Shanghai, l'"agefi" relance le débat dans son édition du jour: que valent ces listes censées jauger la qualité scientifique des universités? L'utilisation de critères différents aboutit en effet à des résultats pour le moins contraires: l'étude chinoise classe l'EPFL à la 166ème position mondiale alors que celle du Times of Higher Education hisse l'institution à la 36ème place. Selon Xavier Comtesse, directeur romand du "think tank" Avenir Suisse, il s'agit d'une preuve de plus que l'heure est aux regroupements. "Il faut satelliser les universités autour de l'EPFL par une gouvernance unique, avec un seul centre de gravité en Suisse romande", plaide-t-il. Reste que cet imbroglio statistique pousse les autorités académiques à plancher sur leur propre solution. Un classement devrait ainsi voir le jour sous l'égide de la Conférence des recteurs des universités suisses.

La Chaîne du Bonheur a organisé hier une collecte de dons en faveur des victimes des inondations en Suisse. L'occasion pour la "Radio suisse romande" de revenir sur les circonstances du drame et de faire le point. Les conséquences de cette catastrophe auraient-elles pu être limitées? Investit-on assez de moyens dans la prévention des risques naturels? Laurent Vulliet, doyen de la Faculté ENAC et directeur du Laboratoire de mécanique des sols, répond aux questions d'Alain Maillard lors de l'émission "Recto Verso". De son côté, "L'Hebdo" pointe du doigt les lacunes dans les aménagements du paysage qui ont été réalisés ces dernières années. Il cite en outre Christophe Bonnard, adjoint scientifique rattaché à l'unité dirigée par Laurent Vulliet, selon lequel certaines régions à risque surestiment le niveau de protection que des digues ou d'autres ouvrages ont pu conférer à des zones sensibles.

Comme annoncé dans de précédentes revues de presse, les milieux académiques sont en faveur de la libre circulation des personnes, objet d'une prochaine votation populaire. Ils tenaient une conférence hier à Neuchâtel pour le clamer haut et fort. Patrick Aebischer, en particulier, a souligné les dangers liés à un rejet. Michel Declercq, doyen de la Faculté STI, a quant à lui livré un chiffre qui permet, à lui seul, de juger de l'importance de ce sujet: pour l'EPFL, plus de 110 projets de recherche sont en cours de développement grâce à l'impulsion européenne. A lire dans l'"agefi" et dans "l'Express"du jour.

"Le Nouvelliste" de mercredi consacre un long article à l'entreprise Burgener, sise à Viège, spécialisée "l'emballage high-tech". En dressant son historique depuis le milieu des années soixante, le média décrit les activités de cette entreprise familiale qui investit beaucoup dans le domaine de la recherche et du développement. Le journal précise que l'entreprise collabore étroitement avec l'EPFL et la Haute école valaisanne.

Une brève dans "L'Hebdo" mentionne les conclusions d'une étude menée par le Laboratoire d'intermodalité des transports et de planification du professeur Robert Rivier. Selon cette étude, le réseau ferroviaire de l'Hexagone serait sous-utilisé. Un élément qui pose la question, selon la journaliste, des "conséquences politiques" qui pourraient résulter auprès du ministre français des transports.

31 août 2005

Le Swiss Finance Institute débutera ses activités en janvier 2006 sous la direction de Jean-Pierre Danthine, professeur d'économie à l'Université de Lausanne. "Le Temps" de ce jour interroge ce dernier sur les ambitions de cette nouvelle entité. Le SFI aura pour tâche, avec l'appui financier du secteur bancaire, de rassembler les forces académiques pour doter la Suisse d'un centre d'excellence de formation financière. Etant donné la situation particulière du pays, il se concentrera sur deux, peut-être trois centres universitaires existants, à savoir Zurich, l'arc lémanique et le Tessin. La majorité du budget de 18 millions de francs ira dans le financement de chaires universitaires. A lire également dans "24 Heures", la "NZZ" ou encore "Finanz und Wirtschaft"

"Le Temps" de ce mercredi donne la parole à Patrick Aebischer. Le président de l'EPFL explique pourquoi un "oui" le 25 septembre est primordial pour la place scientifique nationale. D'une part, les scientifiques suisses pourront continuer à participer aux programmes de recherche européens, d'autre part, "le plus grand réservoir de talents" que représente l'Europe de l'Est sera précieux pour des institutions telles que l'EPFL. Pour Patrick Aebischer, on ne peut défendre un protectionnisme à l'extrême. "Si nous continuons dans la ligne de la fermeture, c'est la Suisse qui deviendra un pays d'émigration. Et séparer l'Europe de l'Ouest de celle de l'Est n'a aucun sens."

30 août 2005

Ce mardi, Patrick Aebischer clôt une série mise sur pied par la "NZZ". Durant l'été, plusieurs personnalités ont en effet accepté de parler de la Suisse. Rappelant que 20% des étudiants de l'EPFL proviennent de Suisse alémanique, le président estime que le Röstigraben n'est qu'une séparation "artificielle". Quant aux barrières linguistiques, ils les voient disparaître à l'avenir, notamment avec l'usage de plus en plus répandu de l'anglais. En revanche, il considère que notre système de concordance politique actuel a bientôt atteint ses limites. "Les gens ont besoin de sentir qu'il y a un capitaine à la barre", déclare-t-il. Enfin, Patrick Aebischer pense que le système politique complexe de la Suisse complique aussi le travail des hautes écoles: "Nous avons quasiment 26 ministres pour la formation et la recherche, un par canton, mais pas de Département pour la formation et la recherche. De cette façon, cet important secteur reste voué à l'invisibilité."

Dans "Le Temps" de ce jour, Eric-A. Denzler, conseiller en management, dénonce les particularismes locaux qui empêchent les universités suisses de bien se placer dans la compétition mondiale. Il constate ainsi que seules les EPF, ainsi que la Haute-Ecole de St-Gall, peuvent se comparer aux meilleures institutions mondiales, les autres universités et HES ne pouvant – contraintes budgétaires cantonales obligent – attirer les professeurs susceptibles de les amener au niveau requis d'excellence. Selon l'auteur, seule une volonté nationale permettra une approche unique de l'éducation, "favorisant la mise en place de programmes et d'enseignants capables d'assurer à tous un niveau de connaissances de qualité supérieure, dans toutes les disciplines essentielles".

"L'Express" du 29 août annonce une conférence publique ce mercredi, à Neuchâtel, par le comité suisse "Chercheurs-oui". Le président de l'EPFL Patrick Aebischer et le président du directoire de la HES-SO Marc-André Berclaz seront notamment de la partie pour dire pourquoi ils craignent un non le 25 septembre à la libre circulation.

29 août 2005

Elle coule, elle coule toujours, l'eau qui a déferlé la semaine dernière sur la Suisse, provoquant l'"innondation du siècle". Du moins dans les médias. La "NZZ" revient ainsi sur le phénomène en dressant l'historique des grandes catastrophes qui ont touché la Suisse sur près de deux siècles. Cité par le journaliste, Anton Schleiss, du Laboratoire de constructions hydrauliques, fait remarquer la disproportion des moyens financiers engagés dans les mesures de protection et le montant des dégâts générés par cette catastrophe. La Suisse ne consacrerait-elle pas assez d'attention à la prévention des fléaux naturels? Interrogé à 8h15 ce matin par la "Radio suisse romande", Laurent Vulliet, doyen de la Faculté ENAC, plaide pour une prise de conscience des autorités et pour une politique proactive en la matière.

Un autre phénomène, pas naturel celui-là, s'est imposé dans les médias ces dernières semaines: le Sudoku. Ce jeu de mathématiques fait désormais partie du quotidien des lecteurs. Pour "Le Matin", Jacques Sesiano, adjoint scientifique à l'Institut de géométrie, algèbre et topologie et grand connaisseur de l'histoire des mathématiques, tente une explication pour expliquer le succès de ce jeu: des règles simples, accessibles au plus grand nombre mais suffisamment complexes pour développer un sentiment de fierté chez le joueur lorsqu'il parvient à compléter sa grille.

Le 19:30 de la "La Télévision suisse romande" découvre Google Earth, la dernière trouvaille de la société californienne permettant de visualiser, sur un simple PC, la topographie d'une ville ou d'une région, tout autour du globe. Pour faire le point sur ce logiciel, la chaîne a fait appel à François Golay, directeur du Laboratoire de systèmes d'information géographique de l'EPFL. Même si les images montrées ne sont pas toujours de première fraîcheur, Google Earth promet des développements intéressants, estime l'intéressé. Son laboratoire planche ainsi sur une carte analytique des vignobles vaudois inspirée de ce logiciel.

"24 Heures" de samedi nous apprend une nouvelle surprenante: des politiciens ont "hanté" les laboratoires de l'EPFL. En fait, le quotidien vaudois se réfère à la visite la semaine dernière de Christiane Langenberger, présidente sortante de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats, qui a emmené ses collègues sur le campus. Quel cadre plus adapté, en effet, pour parler de l'avenir de la CTI, la Commission pour la technologie et l'innovation, dont la mission est de soutenir le transfert du savoir entre les hautes écoles et les entreprises?

A l'ère des caméras mobiles installées en milieu urbain, est-il possible de faire de la vidéosurveillance sans violer la sphère privée des individus? Oui, déclare "24 Heures" du jour, qui se fait l'écho d'une invention mise en point par une société privée et qui permet de brouiller sélectivement les traits de personnes prises sur le vif. Touradj Ebrahimi, professeur au Laboratoire de traitement des signaux et conseiller scientifique de cette société, commente les qualités de cette innovation.

26 août 2005

Après avoir reculé pendant plusieurs années, les dépenses de la Confédération pour la recherche se sont élevées à 1,4 milliard en 2004. Les hautes écoles en ont été les principales bénéficiaires. La majeure partie des ressources fournies par le Fonds national suisse sont allées à la recherche fondamentale des hautes écoles. Parallèlement, la Confédération a versé 96 millions de francs aux entreprises. Par ailleurs, annonce "Le Temps" de ce 26 août, le nombre de personnes actives dans la recherche intra-muros s'est stabilisé depuis 2000 après avoir diminué fortement à partir de 1994.

Le professeur André Musy, expert mondial en hydrologie, quitte l'EPFL pour diriger Ouranos, une organisation de recherche canadienne forte de 200 scientifiques, qui étudie les mécanismes du réchauffement climatique et les mesures nécessaires d'adaptation que les pays devront prendre. Le scientifique quitte donc Ecublens après vingt-deux ans d'enseignement. A 60 ans, l'homme est toujours aussi volontaire et l'on ne doute pas un instant qu'il soit prêt à relever un nouveau défi professionnel. "24 Heures" de vendredi dresse le portrait de ce "ponte" de l'EPFL, profitant des récentes inondations pour lui demander son avis sur la question. Selon lui, construire des digues pour contenir les fleuves n'est pas envisageable en Suisse, tant l'impact financier et paysager serait important. Autrement dit, les Helvètes devront apprendre à vivre avec le risque d'inondation.

Dès la prochaine saison de courses de dromadaires au Qatar, des robots remplaceront les enfants dans le rôle de jockey. Ces machines ont été développées par la start-up vaudoise K-Team pour le compte de la Qatar Industrial Development Bank. Elles vont mettre fin à l'existence souvent sordide de jeunes enfants, victimes de trafics et vivant dans des conditions de vie peu enviables. Mais pour prendre la mesure de cette prouesse technologique, pas besoin d'aller jusqu'au Qatar, signale "Le Temps" de ce vendredi: une course de dromadaires aura lieu à Lausanne (Chalet-à-Gobet) le 10 septembre avec la présence d'un jockey-robot.

En octobre, le postgrade executive master in management of technology (MoT), organisé conjointement par l'Ecole des HEC-Lausanne, l'EPFL et l'Université du Texas, entamera sa neuvième édition avec une nouveauté puisqu'il se nommera désormais MBA. Une dénomination qui situera mieux ce niveau d'études à l'étranger, lit-on dans "Le Temps" de ce jour.

Chaque dernier vendredi du mois, "l'agefi" consacre un article à une start-up issue de l'EPFL. Cette semaine, Numexia est à l'honneur. Spécialisée dans les transports et l'énergie, l'entreprise – elle a d'abord été constituée en fondation – innove en recourant à des technologies numériques et collaboratives. Elle désire aussi promouvoir ces technologies auprès des jeunes ingénieurs. A chaque session universitaire, elle engage ainsi deux à trois diplômés, ainsi que des stagiaires de l'EPFL avec, à la clé, la possibilité d'un engagement fixe une fois leurs études terminées. Sa croissance, explique le quotidien, Numexia la doit uniquement à son savoir-faire qu'elle vend sous forme de projets aux grands industriels.

"Le Nouvelliste" du 25 août interroge Mireille Crittin, collaboratrice scientifique au Laboratoire d'optique appliquée, à l'EPFL, à l'occasion de la visite en Valais du prix Nobel de physique Pierre Gilles de Gennes. Celui-ci est en effet le cadeau d'anniversaire qu'a réussi à s'offrir la Société valaisanne de physique, présidée justement par Mireille Crittin. La scientifique souhaite mieux faire connaître son domaine de prédilection et lutter contre l'exode des cerveaux hors du Valais.

"La Côte" de jeudi revient sur le phénomène Albert Einstein… et sur son hypothèse que la lumière est constituée de photons. Une hypothèse fondamentale qui allait valoir au scientifique le Prix Nobel en 1921. "C'était un papier de trois pages, mais il solutionnait d'un seul coup les phénomènes inexpliqués du rayonnement du corps noir, de l'effet photoélectrique et de la luminescence", commente le professeur Benoît Deveaud-Plédran, directeur du pôle national de recherche Quantum Photonics, à l'EPFL. Qui voit dans Einstein l'un des pères fondateurs de la mécanique quantique.

L'EPFZ est aussi dans les journaux de ce vendredi. Notamment pour avoir annoncé sa volonté de mieux prendre en charge les nouveaux étudiants dès cette rentrée. L'institution souhaite ainsi diminuer le nombre d'échecs dus aux mauvais choix. Seuls quelque 70% des étudiants qui commencent leur cursus à l'EPFZ le terminent avec succès.

25 août 2005

Le Groupe Kudelski a signé un contrat avec l'EPFL portant sur l'installation d'un système de cartes à puce multifonctions destiné à la gestion des accès sur le campus (ce sera Camipro 2). A l'issue d'une procédure de soumission publique, c'est la solution développée par Polyright S.A., filiale de Kudelski, qui a remporté le mandat. Ainsi, plus de 10000 étudiants et collaborateurs de l'Ecole seront munis d'une carte à puce sans contact RFID pour accéder aux bâtiments et aux parkings, payer dans les différents restaurants ou encore gérer la production de photocopies. Cette nouvelle, dévoilée en même temps que les comptes de l'entreprise de Cheseaux, est reprise par plusieurs journaux aujourd'hui dont "Le Temps", "24 Heures" et "Le Courrier".

Les dommages humains et matériels des récentes inondations en Suisse auraient-ils pu être limités? La "Tribune de Genève" de ce jour tente de répondre à la question, après qu'un responsable de l'ONU ait déclaré que l'alerte avait été donnée trop tard. Le quotidien constate qu'il reste encore un gros travail de cartographie à faire dans les cantons. Mais, souligne Christophe Bonnards, chargé de cours au Laboratoire de mécanique des sols, à l'EPFL: "Avoir des cartes des dangers naturels, c'est bien, encore faut-il en tenir compte dans le cadre de l'aménagement du territoire." Et là, cela dépend de la bonne volonté des cantons

Les inondations font aussi l'objet d'une réflexion dans "L'Hebdo" de cette semaine. Martine Rebetez, de l'Institut fédéral sur la forêt, la neige et le paysage et chargée de cours à l'ENAC, y déclare notamment "qu'on ne peut jamais dire qu'un événement particulier est lié au réchauffement climatique". Ou encore…"La situation va devenir de plus en plus difficile." La scientifique demeure cependant confiante dans la capacité de la Suisse à réagir.

24 août 2005

Le premier "Ironleman" se déroulera le 10 ou le 11 septembre (météo). Et parmi les organisateurs de ce triathlon de longue distance on trouve René Bugnion, délégué à la logistique à l'EPFL, et Antonio Lopez, du Laboratoire d'optique biomédicale. Il faut dire que cette équipe de "potes" n'en est pas à sa première expérience. Depuis trois ans, elle orchestre le très corsé Polyathlon. Pour ce nouveau rendez-vous, ce sont quatre kilomètres de natation dans la baie de Dorigny, 210 kilomètres à vélo et un marathon de 42 kilomètres qui attendent les participants. Détails sportifs à lire dans "24 Heures" de ce jour.

Si la Suisse est passée au cours des dernières décennies d'une société majoritairement industrielle à une société de type tertiaire, certaines problématiques actuelles peuvent être analysées à la lumière des évolutions du XIXe siècle. C'est en se basant sur ce principe que Cédric Humair, enseignant au Collège des humanités, à l'EPFL, a rédigé un ouvrage sur l'avènement de l'Etat fédéral. Le "Journal du Jura" du 23 août présente ce travail de recherche.

23 août 2005

La "SonntagsZeitung" du 21 août a consacré un supplément au cancer. L'un des articles s'intéresse aux virus employés pour tuer les cellules cancéreuses. Le procédé se développe de plus en plus et en est déjà au stade d'étude clinique, explique l'un des collaborateurs de l'ISREC. Malgré des résultats très probants, les thérapies virales posent encore un certain nombre de problèmes. Il s'agit notamment de savoir quelle quantité de virus peut être utilisée pour détruire une tumeur sans endommager le système immunitaire.

22 août 2005

Ils ont mis un frein à la lumière, ou l'ont au contraire donné un coup de fouet, selon les médias de samedi et de ce début de semaine. "Ils", ce sont les chercheurs de l'équipe de Luc Thévenaz, du Laboratoire de nanophotonique et de métrologie de l'EPFL. Leur exploit? Parvenir à contrôler la vitesse de la lumière dans une fibre optique. Cette découverte pourrait avoir des implications futures dans le domaine des télécommunications, en permettant de mettre au point des routeurs optiques destinés à la transmission d'informations sous forme de photons. La nouvelle est traitée par "24 Heures", "Le Temps", la "Berner Zeitung" et le St. Galler Tagblatt, ainsi que par plusieurs sites web anglo-saxons.

Dans le "Matin Dimanche", Anne Possoz, responsable de l'Espace logiciel libre de l'EPFL, se prête au jeu des questions-réponses et nous dit tout sur Linux, le troisième larron sur le marché des systèmes d'exploitation. Liberté, flexibilité, plus grande sécurité et offrant des applications analogues à celles vendues à prix d'or par Bill Gates, ce logiciel libre cumule les bons points, selon Anne Possoz. Laquelle n'hésite pas à affirmer: "Linux, c'est pour tout le monde!"

19 août 2005

La Blécherette mettra ses habits de fête les 26 et 27 août pour accueillir une nouvelle édition de son meeting aérien. Outre des démonstrations époustouflantes de machines volantes, les visiteurs pourront aussi admirer au sol divers appareils, du Blériot XI (début du XXe siècle) à des robots volants actuellement développés à l'EPFL.

La Faculté des sciences de l'Université de Fribourg lance un nouveau pôle de compétence en sciences de la vie. Sous l'appellation "Matière et vie", il bénéficiera de l'apport conjoint des sept départements de l'institution, mais aussi de la présence d'autres centres d'enseignement et de recherche. "L'agefi" de ce vendredi présente cette future plate-forme interdisciplinaire qui offrira bachelors, masters et doctorats. Enfin, le quotidien rappelle que l'Uni de Fribourg est directement confrontée à la logique économique de la "masse critique" et la disparition d'un département au sein de sa Faculté des sciences aurait de graves conséquences. Surtout "à l'heure où les EPF, déployant un marketing agressif, font preuve de boulimie et n'hésitent pas à phagocyter des pans entiers d'universités".

Si le climat continue de se réchauffer, le volume moyen des eaux des zones alpines utilisées pour produire du courant électrique diminuera de 7% entre 2020 et 2050. Des précipitations plus rares et une plus grande évaporation sont en cause. Ces conclusions, dont se fait l'écho "l'agefi" du jour, émanent d'une étude de l'EPFL. Il faudra également compter avec un net recul des glaciers dans les zones où sont implantées des centrales hydrauliques.

Une vingtaine de députés du Grand Conseil genevois viennent de déposer un projet de loi visant à endiguer "l'invasion" des termes anglo-américains dans le vocabulaire des services publics. C'est "Genève Home Information" du 17 août qui nous l'apprend. Il s'agirait donc d'éviter l'inflation des locutions d'origine étrangère dans les textes émis par les différents services de l'Etat tout en maintenant les termes "reconnus par les dictionnaires français". A noter que l'un des députés regrette notamment qu'à l'EPFL certains cours soient donnés exclusivement en anglais. But alors, restons French

Le "Bulletin des SEV" du 18 août annonce la tenue d'un symposium à l'EPFL sur le thème "Education et technique: un défi pour l'enseignement?". La manifestation, qui se tiendra le 23 novembre, accueillera notamment Jacques Neirynck, de l'EPFL, Jean-Claude Pont, de l'Uni de Genève, et le pédagogue renommé Gérard Fourez, de Namur.

18 août 2005

Des scientifiques et des chercheurs suisses ont fondé mercredi à Berne un comité en faveur de l'extension de l'accord bilatéral sur la libre circulation aux nouveaux Etats membres de l'Union européenne. Parmi eux figure notamment le président de l'EPFL Patrick Aebischer. Pour le comité, un "non" sorti de l'urne le 25 septembre mettrait en péril le sort de l'accord sur la recherche et pourrait exclure les scientifiques suisses des programmes européens. C'est alors toute la recherche helvétique qui perdrait en compétitivité et en capacité d'innovation. A lire dans "l'agefi" de jeudi.

Le virus Zotob.E a déferlé sur les Etats-Unis, mais pas encore sur la Suisse. Christian Raemy, informaticien à l'EPFL, explique dans "Le Temps" de jeudi comment ce nouveau fléau se propage d'ordinateur en ordinateur et affecte les machines utilisant Windows. "Le virus transforme l'ordinateur en zombie et transmet ses coordonnées à un serveur internet", déclare le spécialiste. La machine peut alors être pilotée à distance et utilisée pour envoyer des spams ou attaquer un serveur web en toute discrétion.

Le Gouvernement a donné hier son feu vert à un projet de loi qui prévoit d'allouer un pouvoir accru à la Confédération en matière d'harmonisation scolaire et universitaire. Pour se faire, il faudra modifier la Constitution et, après deux tentatives infructueuses – en 1973 et 1989 – cette fois, pourrait bien être la bonne. Concrètement, après une éventuelle décision populaire, les cantons se mettraient au travail pour gommer leurs différences. La Confédération n'interviendrait que s'ils ne parvenaient pas à s'entendre. Mais d'ici là, Berne "devra mettre de l'ordre dans sa maison", déclare "24 Heures" de ce jour. Sans oublier la question des EPF et des universités que certains parlementaires verraient bien regroupées sous la houlette du Département de l'intérieur, avec les HES.