Revues de presse

14 décembre 2005

Un ambassadeur de l'EPFL sur la route des Indes… Trois journaux relatent la visite de Pierre Frey, début décembre, à Delhi, Dhaka et Chandigarh pour parler de la richesse architecturale de ces villes. L'historien de l'art et responsable des Archives de la construction moderne conclut que Le Corbusier n'a été en fait qu'un produit du star système et que le culte dont il fait l'objet appartiendra bientôt au passé. "Les créations de Le Corbusier sont de belles images influencées par le cubisme de Picasso, elles ne sont pas des constructions adaptées aux utilisateurs", déclare Pierre Frey dans l'un des articles.

"L'agefi" de ce mercredi publie un éditorial signé Guy Mettan, directeur exécutif du Club suisse de la presse. Celui-ci fustige le cliché qui présente l'EPFL comme le "nec plus ultra de la recherche romande". Il estime que les universités font "aussi bien, voire mieux" que l'institution en matière de recherches fondamentales. Et de citer pour preuve l'existence "d'au moins deux nobélisables" à l'Uni de Genève ou encore le recrutement de professeurs de l'Uni par l'EPFL. Enfin, le journaliste regrette que les universités partent perdantes dans la guerre des médias "parce qu'elles doivent gérer une grande diversité de domaines et que leur gouvernance est plus complexe que la hiérarchie monolithique des EPF."

Cette année aura été fructueuse pour les start-up de Suisse romande. Les projets innovants séduisent à nouveau les investisseurs. "Bilan" de décembre note que les domaines de la biotechnologie et du medtech sont particulièrement prometteurs. En outre, les entrées en bourse attirent les investisseurs, ce qui provoque l'augmentation de placements dans les start-up. Un schéma éprouvé par le Parc scientifique d'Ecublens, où les sociétés ont récolté plus de 100 millions de francs en 2005, constate le magazine.

13 décembre 2005

L'incendie du dépôts de carburants de Buncefield, dans la banlieue de Londres, suscite toujours l'intérêt de la presse. L'immense nuage qui stagne au-dessus de la capitale britannique et qui commence à être porté par les vents en Europe continentale menace-t-il la santé publique? Michel Rossi, chargé de cours au Laboratoire de pollution atmosphérique et du sol, répond par l'affirmative à cette question de la "Radio suisse romande." Selon lui, le danger sur la santé de nos poumons est sérieux.

La télévision numérique haute définition est désormais bien présente sur les étals des magasins d'électronique. Les appareils dernier cri portent désormais la marque "HD ready" pour signifier leur capacité à afficher des images d'une qualité trois à quatre fois plus élevée que les standards actuels. Mais que se cache-t-il derrière cette nouvelle technologie? La "Radio suisse romande" a posé la question à Touradj Ebrahimi, du Laboratoire de traitement des signaux, dans le cadre de sa "Capsule multimédia".

L'émission "Déclics" de la "Radio suisse romande" consacre un portrait à Alfred Neuenschwander, un souffleur de verre qui travaille de manière artisanale. Son lien avec l'EPFL? Il est double. Il fabrique tout d'abord des éléments en verre pour certains laboratoires de l'Ecole, en particulier pour des cellules électrochimiques ou des appareils à distiller, et a monté il y a plusieurs décennies de cela un atelier de soufflage de verre à l'EPFL.

Le défi suisse de la Coupe de l'America est-il vraiment suisse? "Swissinfo" se pose la question, car seul un membre de l'équipe sur cinq dispose du passeport à croix blanche. Pourtant plusieurs liens rattachent Alinghi à la Suisse, en particulier son appartenance à la Société nautique de Genève. Le journal en ligne note également la collaboration avec l'EPFL, conseillère technologique du projet, et le fait que le bateau est constuit dans un chantier naval de Nyon, en Suisse romande.

"24 Heures" du 9 décembre annonce la démolition des trois immeubles de l'ancienne Ecole d'architecture de l'EPFL, à l'avenue de l'Eglise-Anglaise. En lieu et place, la construction de logements pour les étudiants s'étendra jusqu'à la fin de l'année prochaine.

12 décembre 2005

La radio numérique par satellite débarque en Europe, et Jast a bien l'intention de conquérir ce marché annoncé comme prometteur par "24 Heures". La start-up, dont la technologie est issue du Laboratoire d'électromagnétisme et d'acoustique, a mis au point un prototype d'antenne plate qui a attiré l'attention d'une entreprise américaine nommée Worldspace. Jast se prépare à entamer la production industrielle de ces antennes, dont la technologie a été éprouvée lors du projet Asolant.

Medipol, une start-up basée au Parc scientifique d'Ecublens spécialisée dans les nanogels, vient d'obtenir une subside de la CTI, l'agence pour la promotion de l'innovation. Cette nouvelle fait l'objet d'une brève dans "l'agefi". Ce coup de pouce financier viendra soutenir les efforts de recherche de l'entreprise pour découvrir une nouvelle thérapie contre l'arthrite rhumatoïde. Un projet que Medicol mène de concert avec le CHUV et l'EPFL.

Le professeur Michaël Grätzel, responsable du Laboratoire de photonique et interfaces, a été reconnu par le magazine Scientific American comme un des cinquante meilleurs chercheurs de l'année 2005. "24 Heures" se fait l'écho de cette distinction, due aux travaux de cet expert bien connu pour son apport dans le domaine des cellules solaires.

Une équipe d'étudiants de l'Ecole participera au World Solar Challenge. Issus des sections de microtechnique, d'électricité ou encore de mathématiques, ces étudiants planchent sur un projet de véhicule solaire qui sera dévoilé au début 2006, annonce "Le Matin" dans une brève. Cette compétition est la plus importante dans ce domaine et se déroulera en Australie en 2007.

Les automobilistes qui espéreraient voir sous leur sapin une prochaine baisse de l'impôt sur les carburants vont être déçus. Selon Philippe Thalmann, du Laboratoire de recherches en économie et management de l'environnement, cette mesure serait particulièrement malvenue. "Une baisse des taxes sur les carburants ne se justifierait que si l'on pouvait démontrer que la recette n'est plus nécessaire dans la même ampleur ou qu'il existe de meilleures sources fiscales", explique-t-il dans une chronique publiée ce jour dans "Le Temps". En cette période de disette des finances publiques, gageons que cela n'est pas près d'arriver.

09 décembre 2005

Les détenteurs d'une licence universitaire ou d'un diplôme EPF pourront demander à leur institution un certificat "d'équivalence". La Conférence universitaire suisse a adopté une position de principe sur cette question, même si les modalités pratiques restent à déterminer. "Le Temps" de ce vendredi annonce qu'une directive en la matière devrait être publiée en janvier prochain.

La société française Akka Technologies a ouvert une filiale à Lausanne. Active dans le conseil et l'ingénierie en haute technologie, elle nourrit de fortes ambitions sur le marché romand. La présence de certaines entreprises et de l'EPFL n'est pas étrangère dans le choix d'implantation de la firme. "Elle vise le fort potentiel de R&D externalisé dans des secteurs tels que la biotechnologie, la microtechnique ou encore la pharmaceutique", lit-on dans "L'agefi" de ce jour.

08 décembre 2005

La révision de la loi sur l'aide aux études initiée par le Conseil d'Etat vaudois provoque une levée de boucliers de la part des étudiants. La Fédération des associations d'étudiants de l'UNIL a pris position publiquement hier, dénonçant une réforme "obscure et injuste". "24 Heures" de ce jeudi annonce que plusieurs autres associations, dont les représentants des étudiants de l'EPFL, pourraient suivre le mouvement.

Le constat n'est pas nouveau: les PME suisses ne profitent pas pleinement des ressources offertes par les hautes écoles. "L'agefi" de ce jeudi revient sur le sujet pour confirmer que les collaborations ne sont pas assez développées. D'où la création de la plate-forme de coopération Alliance pour créer un langage commun entre les PME, qui répondent souvent un impératif d'urgence, et les hautes écoles, qui travaillent sur le plus long terme.

"IB Com" de décembre propose un guide des écoles d'informatique en Suisse romande. La Faculté informatique et communication de l'EPFL y figure en bonne place avec comme description: "La Faculté offre un environnement stimulant avec un cursus complet et varié… Les cours sont donnés par un corps enseignant internationalement reconnu…."

De nouveaux réseaux de capteurs viennent au secours de l'environnement et de l'industrie grâce aux récents développements réalisés dans le domaine des technologies sans fil. "IB Com" de ce mois se penche sur ce sujet d'avenir. Il donne notamment l'exemple d'un outil pour l'acheminement des données issues de capteurs de pollution, réalisé par l'Institut de HEIG-VD en collaboration avec le pôle de recherche national MICS, basé à l'EPFL. En outre, le type de capteur sans fil utilisé pour la réalisation de ce projet est développé par Shockfish, start-up du Parc scientifique d'Ecublens.

Du KIS au Baiser de la princesse, la métamorphose a opéré. Et une bière "libre" (open source) est née! "L'Hebdo" de cette semaine place son projecteur sur une bière lancée par les joyeux lurons du Groupe de coordination des systèmes d'information à l'EPFL. "24 Heures" du 17 décembre se joint également à la liesse générale. Santé!

A peine entré en fonction, le nouveau président de l'EPFZ Ersnt Hafen présente ses objectifs dans la "NZZ" de jeudi. Figurent à son programme: l'amélioration de la formation, l'encouragement de la relève dès le gymnase, la recherche de moyens financiers supplémentaires, le transfert de technologie et la communication.

07 décembre 2005

Instrument déterminant pour mettre en oeuvre la réforme de Bologne, l'assurance qualité déboule dans les hautes écoles. Ce label devrait protéger les étudiants en recherche d'emploi, mais aussi les employeurs qui les engagent. Il sera une marque de sérieux de la filière choisie, facilitant la reconnaissance internationale. "L'agefi" de ce jour remarque que cette norme semble aujourd'hui si essentielle qu'un grand nombre de recteurs et autres responsables de la valorisation des études des hautes écoles ont participé vendredi dernier à un colloque organisé pour la première fois par la Conférence des recteurs des universités suisses et l'Organe d'assurance qualité.

La Confédération et les cantons vont désormais œuvrer en commun pour un "espace suisse de la formation", homogène et cohérent. Le Conseil des Etats a entériné mardi le choix du National en adoptant de nouveaux articles constitutionnels sur l'éducation. "L'agefi" de ce mercredi rappelle que la votation populaire sur ce sujet devrait avoir lieu en septembre ou novembre 2006.

06 décembre 2005

Quelles sont les perspectives du nucléaire à l'heure du pétrole cher et de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre? Telle a été la question posée lors d'un récent séminaire organisé par les électriciens romands, l'Institut Paul Scherrer et l'EPFL. "L'agefi" de ce mardi présente les scénarios possibles pour le remplacement des centrales des cinq centrales actuelles: de leur non-remplacement à la mise en place d'un réacteur de la génération IV. Les décisions à prendre seront ardues et le professeur Daniel Favrat, du Laboratoire d'énergétique industrielle, à l'EPFL, souligne que, dans ce processus, il ne faudra pas omettre "l'amélioration des approches systémiques de la planification énergétique". Le débat ne devrait ainsi pas épargner les instituts de recherche toujours intéressés à la chose énergétique. L'EPFL est d'ailleurs en train de réfléchir avec l'EPFZ et l'Institut Scherrer à la création d''un master national en génie nucléaire.

"Le Temps" de ce jour fait un tour du côté du Parc scientifique d'Ecublens. Celui-ci veut "se transformer en un petit village technologique". Son taux d'occupation atteint déjà 98,5% et la construction d'un quatrième édifice est prévu pour 2006. Les projets d'expansion du PSE ne s'arrêtent pas là: deux autres bâtiments doivent sortir de terre à moyen terme.

Après le National, le Conseil des Etats doit donner aujourd'hui son feu vert aux lois constitutionnelles, qui instaurent un nouveau partage de souveraineté entre la Confédération et les cantons sur le pilotage de l'instruction, des université et des EPF. "Le Temps" de mardi a convié le secrétaire d'Etat à l'éducation Charles Kleiber, co-artisan de cette révolution douce, et François Cherix, expert des rouages politiques suisses, à s'exprimer sur le modèle envisagé.

Les commerçants de Saignelégier changent d'identité visuelle. Il s'agit là de la première action concrète tirée des conclusions d'une étude menée par le Laboratoire de sociologie urbaine, de l'EPFL. A lire dans "Le Quotidien jurassien" du 2 décembre.

Les travaux du Laboratoire de technologie des composites et polymères suscitent une fois encore l'intérêt des médias. Ce mardi, c'est "Le Temps" qui présente comment l'équipe de chercheurs a développé une forme de matière osseuse synthétique. La réalisation du nouveau biocomposite a été effectuée en synergie avec les études biomécaniques et de biocompatibilité dirigées par Dominique Pioletti, au Laboratoire de recherche en orthopédie.

05 décembre 2005

Il s'appelle Marmix, est un as des marchés financiers et arrive à prédire l'avenir sans cartes ni boule de cristal. Mais foin de medium à la petite semaine: Marmix est un logiciel on ne peut plus sophistiqué mis au point par un chercheur de l'Université de Lausanne. Et si cette plateforme informatique est d'abord dévolue au traitement de contrats à terme, elle peut également être utilisée pour prédire le résultat de certaines votations. Ainsi celui sur l'animalerie a-t-il été anticipé par Marmix, relève "24 Heures" dans son édition du jour. Le quotidien note que l'EPFL compte utiliser ce système "pour choisir les prochains thèmes de recherche d'un projet en sciences des communications".

C'est à cette épineuse question qu'est convié Matthias Finger, de la Chaire de management des industries de réseau, par "Le Matin Dimanche". L'hebdomaire pose au professeur de l'EPFL les "cinq questions pour comprendre la privatisation" de l'opérateur. Pourquoi le Conseil fédéral a-t-il commis une bourde en annonçant son intention de vendre sa participation? Qui va racheter l'entreprise? Les réponses sont dans l'article.

Après "24 Heures" et la "Tribune de Genève", c'est au tour d'"Entreprise romande" de saluer les 25 ans des Presses polytechniques et universitaires romandes. Lancée par Jacques Neirynck et Claire-Lise Delacrausaz, cette maison d'édition a contribué au rayonnement de l'EPFL et "constitue une émulation pour ses professeurs", note le magazine. Retour sur un succès qui n'est pas près de prendre fin.

02 décembre 2005

En 1910, les frères Dufaux réussissaient l'exploit de traverser le lac Léman en avion. Aujourd'hui, l'association hepta.aero lance un nouveau défi. Un aéroplane identique à celui des Dufaux effectuera le même parcours en 2010, piloté par l'astronaute Claude Nicollier. Ce vol commémoratif coïncidera avec le 90e anniversaire de l'aéroport de Genève. Pour la reconstitution de l'appareil, il sera fait appel au Laboratoire d'ingénierie numérique (LIN), à l'EPFL, en raison de sa grande expérience en matière de simulation numérique. A lire dans "24 heures" du jour.

01 décembre 2005

A l'occasion de la Journée du sida, "L'agefi" consacre une double page au virus et aux avancées thérapeutiques dans ce domaine. Ainsi, à l'EPFL, l'équipe du professeur Didier Trono, doyen de la Faculté des sciences de la vie, développe des tactiques moléculaires pour confondre le VIH. Il s'agit d'utiliser un enzyme éditeur comme outil thérapeutique. La progression de l'infection pourrait ainsi être enrayée et réduire de façon substantielle les doses de médicaments antiviraux habituels.

Les détenteurs d'une licence universitaire, ou d'un diplôme des EPF, pourront-ils l'échanger contre un nouveau master? La reconnaissance des anciens titres fait encore l'objet de vives discussions, mais une chose est sûre, les porteurs de licence ne recevront pas de master à titre de cadeau de fin d'année. Comme on peut le lire dans "Le Temps" de ce jeudi, croire à l'envoi automatique de nouveaux documents serait comme croire au Père Noël. Pourtant à l'EPFL, Dominique Bonvin, doyen de l'Ecole bachelor et master, rassure: "Les diplômes de l'Ecole sont considérés comme équivalents aux futurs masters."

Dans "Private Banking" du 1er décembre, un article est consacré à la société Fundo SA, dont l'unité de recherche est basée au Parc scientifique de l'EPFL. La société fait sensation avec un modèle qui permettrait de maîtriser la volatilité de plusieurs classes d'actifs, notamment des actions. Ainsi, grâce à d'étroites collaborations avec le Laboratoire de statistiques appliquées, cet outil d'aide à la décision offrirait un degré de certitude allant jusqu'à 99%, un argument plutôt alléchant pour les caisses de pension et autres gérants indépendants. A lire également dans "Domaine public".

La Suisse, qui ne possède pas son propre programme spatial, doit se concentrer sur le marché des "petites missions" au sein de l'Agence spatiale européenne, estime le secrétaire d'Etat à la recherche Charles Kleiber. "L'agefi" du jour rappelle que celui-ci défendra les intérêts helvétiques lors de la conférence de l'ESA début décembre. Le Conseil fédéral a déterminé trois priorités: une participation au système européen de surveillance globale pour l'environnement et la sécurité, ainsi qu'à la mission d'observation de Mars. La Suisse veut également se faire une place sur le marché des technologies sur orbite. Dans ce domaine, l'industrie et les hautes écoles doivent faire jouer leurs synergies, lit-on dans le quotidien.

30 novembre 2005

Accélérer la réforme de la médecine en instituant une école de médecine lausannoise qui réunirait enseignement, clinique et recherche: l'idée est relancée par Patrick Aebischer, à la suite du vote sur l'animalerie. Le patron de l'EPFL a expliqué au "Temps" de ce jour qu'entre les hôpitaux, les unis et l'EPFL, la répartition des pouvoirs est trop complexe s'agissant de la médecine. "Il y a trop de cuisiniers. Nous le constatons ces temps en essayant de créer un centre commun en imagerie médicale." De son côté, le recteur sortant de l'UNIL Jean-Marc Rapp veut d'abord analyser les motifs du refus de l'animalerie avant de s'engager dans d'autres réflexions. Enfin, le doyen de la Faculté de biologie et médecine Patrice Magnin se déclare "de plus en plus favorable" au scénario de l'école de médecine.

Constatant une fragilisation de son commerce local et de la dynamique de son centre-ville depuis quelques années, la ville d'Estavayer-le-Lac a mandaté le Laboratoire de sociologie urbaine, à l'ENAC, pour mener une enquête auprès des habitants et des estivants. Les résultats seront dévoilés lors d'une séance publique ce mercredi soir. "24 heures" et "La Liberté", qui rapportent l'information, n'ont pas réussi à en savoir davantage.

29 novembre 2005

Le contrecoup de la votation sur l'animalerie à peine encaissé, les médias envisagent les conséquences et les leçons de cette affaire pour l'arc lémanique. "24 Heures", tout d'abord, répercute l'appel de Charles Kleiber, secrétaire d'Etat à l'éducation et à la recherche, pour une meilleure collaboration entre l'UNIL et l'EPFL. Selon ce dernier, les deux institutions "ont la volonté de collaborer. Mais à voir le résultat de la votation, les Vaudois ne la ressentent pas". "Qu'avons-nous fait faux?", s'interrogent les chercheurs. Cette phrase figure en titre d'un article du "Temps" tentant de dessiner le futur du Centre intégratif de génomique de l'UNIL, maintenant privé de son animalerie. Pour le journal genevois, il y a fossé toujours plus important entre le public et les scientifiques. Reste que la situation se révèle difficile pour certains chercheurs de l'UNIL, dont certains rêveraient de rejoindre l'EPFL, à en croire "24 Heures".

Les journaux valaisans reviennent sur le récent "Prix Sommet" qui s'est déroulé à Monthey. Cette manifestation, destinée à récompenser des entreprises exemplaires, a couronné cette année Studer Innotech, une société qui a l'habitude de collaborer avec les ingénieurs des hautes écoles, en particulier les HES. Une très bonne occasion pour Patrick Aebischer, orateur vedette de la cérémonie, de rappeler que la recherche et la technologie peuvent devenir des moteurs pour l'économie. Le président de l'EPFL a présenté les structures et les missions de son institution. A lire dans le "Walliser Bote et "Le Nouvelliste", lequel se fend également d'un commentaire.

La neige a beau avoir tapissé de blanc le campus, cela n'a pas empêché le "Journal de Morges" de revenir sur l'inauguration du Point Vélo à l'EPFL, le 4 novembre dernier. Inutile d'espérer pour autant que les vélos électriques mis à disposition soient équipés de poignées chauffantes...

MMORPG. Derrière cet acronyme un peu barbare se cache l'univers foisonnant des jeux en ligne massivement multijoueurs, des univers virtuels permanents dans lesquels se connectent des milliers d'internautes. "Le Temps" du jour prend le prétexte du succès du jeu "World of Warcraft" pour revenir sur les ambitions de la start-up Komodo. Cette jeune entreprise hébergée au Technopôle de Sierre a été lancée par un ancien étudiant en microtechnique de l'EPFL.

Que vaut Wikipedia, l'encyclopédie en ligne et qui a la particularité d'être alimentée par les internautes? "Le Courrier" du 26 novembre reprend l'essai mené par le magazine américain "Esquire". Soumis à la question, Olivier Glassey, chercheur rattaché à la Chaire de logistique, économie et management, semble pour sa part acquis à cette édition en ligne dont le caractère "unique et fascinant [...] tient à la masse de personnes de bonne volonté qui garantit en permanence sa qualité".

28 novembre 2005

"Le non à l'animalerie remet en question le projet triangulaire". Ce constat figurant en titre d'un article paru dans "l'agefi", sort de la bouche de Jean-Marc Rapp. Le recteur de l'UNIL fait tout d'abord son mea culpa en indiquant que "nous n'avons pas su indiquer à la population à quel point cet objet est important pour le développement de l'UNIL" et tire les conséquences de cet échec. "Je pense que ce résultat peut aller jusqu'à mettre en question le projet triangulaire Sciences, vie et société entre les universités lémaniques et l'EPFL", l'UNIL étant même qualifiée de "maillon faible" dans le quotidien "24 Heures". "L'Uni paie le prix de la méfiance", analyse "Le Courrier". Le "Temps" insiste sur le fait que cette votation représente un véritable coup dur pour le Centre intégratif de génomique de l'Université. Pour "l'agefi", cette votation illustre la raison d'être de la fonction que va endosser Philippe Moreillon, futur membre du rectorat de cette institution, dans la consolidation des liens entre l'UNIL et l'EPFL.

Deuxième coup dur pour l'UNIL, avec l'acceptation par le peuple suisse du moratoire sur les OGM en agriculture, à hauteur de 55%. "L'agefi" indique que les sciences végétales de l'institution lausannoise devraient subir le contrecoup de cette votation. Pour Patrick Aebischer, le résultat des urnes n'est toutefois pas le signe d'une défiance à l'égard des chercheurs, la population restant favorable aux recherches biomédicales, explique-t-il dans "Le Temps".

Une BD pour fait découvrir l'EPFL aux préadolescentes. En s'adjugeant les services de cinq auteurs suisses, l'Ecole publie un "petit livre rouge de 56 pages" – comme le décrit "24 Heures" pour encourager les jeunes filles à se diriger vers des formations scientifiques et techniques. L'ouvrage est en vente dans les librairies spécialisées et la boutique EPFL depuis ce week-end.

"L'agefi" du jour reprend la nouvelle de la publication, dans Nature, d'un nouveau système capable de traquer des électrons dans des nanostructures. Mise au point par le Laboratoire d'optoélectronique quantique, au sein du Pôle de recherche national Photonique quantique qui est hébergé à l'EPFL, cette machine arrive à repousser un peu plus loin les limites des méthodes actuelles pour observer l'infiniment petit.

Voilà un spin-off de l'EPFL qui a de l'énergie à revendre. Issue du Laboratoire de photonique et interfaces, la start-up HPL (High Power Lithium) fait l'objet d'un portrait flatteur dans "l'agefi". Découvrez comment cette jeune entreprise, après avoir connu bien des rebondissements, arrive à se faire une place dans des batteries nouvelle génération grâce aux nanotechnologies.