Revues de presse

31 mars 2003

" La cérémonie du 150e, ça devait être du tonnerre ", me dit ma voisine après en avoir vu des extraits au téléjournal de la télévision suisse alémanique. Elle n'en revenait pas qu'un dies academicus, cérémonie réputée " un peu ennuyeuse ", puisse prendre de telles allures de fête. Il est d'ailleurs exceptionnel que les médias soient si nombreux à rendre compte de la cérémonie anniversaire d'une université. Ce lundi, les quotidiens prennent le relais des radios et télévisions des quatre régions linguistiques du pays et des journaux du dimanche pour évoquer la " magistrale " commémoration des 150 ans de l'EPFL. En lisant cette presse enthousiaste, on retrouve un peu de la fougue des élèves de l'Ecole-Atelier Rudra Béjart exprimant la passion avec une joie contagieuse à la fin de la cérémonie. " La science comme aventure ", titre la NZZ pour son troisième article en une semaine sur l'EPFL. Une école qui s'est montrée samedi " confiante en l'avenir, ludique, internationale " tout en sachant créer une " atmosphère familière ", ajoute le quotidien zurichois. Pour le reste, les journaux insistent sur la nécessité de faire de la " recherche et de la formation " une priorité, comme l'a exprimé Patrick Aebischer dans son discours. " L'EPFL célèbre ses 150 ans sur fond de débat budgétaire ", titre ainsi Le Temps (2283928). " Plus le pays va mal, plus on doit développer la science et la recherche ", précisait samedi déjà le Président de l'EPFL dans une interview publiée par le même quotidien. Pour L'Agefi " l'EPFL fête magistralement ses 150 ans " (2283936), " en grande pompe ", ajoute 24 Heures (2283991). Ce n'est qu'un début, précise le quotidien qui annonce les " portes ouvertes " les 2 et 4 mai prochain.

28 mars 2003

L'Hebdo révèle le souhait de l'EPFL : se classer parmi les 10 meilleurs instituts de technologie.

Maurice Cosandey, interviewé par l'Agefi, a brossé le portrait historique de l'EPFL.

Claude Nicollier fut l'invité du dernier Cercle de la Presse. Il a annoncé sa reconversion comme professeur à temps partiel à l'EPFL dès septembre 2004 : articles du Matin (2281990), de 24 Heures (2282240) et de La Presse du Nord Vaudois.

27 mars 2003

Les campus lausannois de l'UNIL et de l'EPFL forment l'une des plus grandes réalisations architecturales de Suisse, affirme Françoise Jaunin dans 24 Heures. La critique d'art évoque le " regard citoyen " que le photographe Claude Huber jette sur cet ensemble. A voir jusqu'au 10 août au Musée historique de Lausanne.

Les lecteurs de la NZZ et du Nouvelliste gagnent aujourd'hui une image fantastiquement positive de l'EPFL. Le quotidien zurichois souligne dans deux articles (2280962 et 2280955) le dynamisme de la nouvelle équipe dirigeante. " Un dynamisme presque un peu inquiétant ", titre le correspondant romand de la gazette zurichoise. Une vitalité qui inquiète, pense-t-il, les Universités de Genève et de Lausanne. A tel point que son appartenance à la direction de l'EPFL a plutôt défavorisé le professeur Stefan Catsicas comme candidat au poste de recteur de l'UNIGE, affirme le journaliste. A ce propos, La Tribune de Genève (2281237) rend compte de la proposition de deux membres de la commission de désignation qui souhaiteraient que les critères de désignation du recteur genevois soient précisés. Le Nouvelliste rend compte pour sa part d'une conférence donnée par Patrick Aebischer à Sierre. " Le Président de l'EPFL entend démontrer que science et technologie peuvent être associées au rêve et à l'exploit ", souligne le quotidien valaisan.

25 mars 2003

" Il n'a jamais été question de supprimer l'enseignement du bois à l'EPFL ", rappelle une fois de plus le professeur Laurent Vuillet, en réponse aux craintes exprimées par Lignum. Cette association des professionnels suisses du bois a d'ailleurs été intégrée à la commission de nomination chargée de définir le profil du successeur du professeur à l'EPFL Julius Natterer, lequel prendra sa retraite en mars 2004. " L'idée avancée par Laurent Vuillet est d'engager un praticien de très haut niveau, afin d'assurer l'enseignement de l'utilisation du bois aux étudiants en génie civil et en architecture ", explique le journaliste Frédéric Hausamman dans La Liberté. Qu'en est-il de la recherche fondamentale ? " Le problème, poursuit le journaliste, est que l'EPFL n'a pas les moyens d'investir dans tous les domaines à la fois. Le nombre de ses étudiants augmente, mais les parlementaires fédéraux n'adaptent pas les budgets de la formation et de la recherche à l'accroissement des charges de l'institution. Il s'agit en fin de compte d'une responsabilité des politiques, alors que les autorités de l'école font des choix scientifiques. Or, pour l'EPFL qui chapeaute quelque 150 laboratoires et instituts dans le seul domaine de la recherche, le bois n'est pas le plus évident de ces choix. "

24 mars 2003

La révision partielle de la loi sur les EPF introduit une nouveauté que Le Temps nomme " Lex Wüthrich ". " Cette clause prévoit que les professeurs, dans certains cas précis, puissent enseigner au-delà de l'âge de la retraite. "

Les doyens des sept facultés cantonales de sciences exactes revendiquent la " plus grande liberté de manœuvre possible ", relève la Neue Zürcher Zeitung. Les sept académiciens se montrent sceptiques face à l'idée de concentrer les sciences exactes dans les deux écoles polytechniques fédérales. Selon eux, le transfert à l'EPFL de la chimie, des mathématiques et de la physique de l'UNIL, dans le cadre du projet Science, Vie, Société, doit demeurer l'exception.

20 mars 2003

Derrière le nom quelque peu barbare d'OQIBO se cache le premier outil de décision en temps réel qui analyse différents marchés (actions, indices, devises) et donne des recommandations d'achat ou de vente.3 jeunes gens ont créé la société en mai 2000 au Parc Scientifique de l'EPFL. Voici l'histoire de leurs parcours.

La mue de l'UNI de Lausanne, déjà entamée avec le départ de la chaire de chimie à l'EPFL, va se poursuivre durant les prochains mois. Ainsi, la Faculté de médecine absorbera la biologie tandis que celle des sciences se réorientera vers les sciences de la terre et de l'environnement. Quant aux facultés de physique et de mathématiques, elles seront cédées à l'EPFL en octobre prochain.

19 mars 2003

Afin de manifester leur désaccord à une guerre contre l'Irak, plusieurs étudiants et enseignants de l'UNIL se sont rassemblés lundi en vue d'une grève générale de protestation contre la guerre en Irak. La grève est programmée pour le jour du déclenchement de la guerre et plusieurs sympathisants de l'EPFL ont déjà manifesté leur solidarité aux organisateurs

Dans un récent rapport, basé sur les résultats de la dernière décennie, l'OFS (Office fédéral des statistiques) brosse les aspects positifs et les bémols des différents facteurs influant le développement scientifique et technologique suisse. On observe notamment, au rayon des bonnes nouvelles, une augmentation de la main d'œuvre qualifiée ainsi qu'une intensification de la coopération internationale. Le rapport pointe toutefois le risque de fuite de ressources financières nationales en R&D puisque les dépenses des firmes suisses à l'étranger sont en hausse et que l'inverse n'est pas forcément appliqué. Les Etats-Unis participent particulièrement peu à ce jeu du donnant-donnant.

18 mars 2003

Le 17 mars, l'EPFL a présenté, lors d'une conférence de presse réunissant de nombreux médias, les festivités qui auront lieu à l'occasion de son cent cinquantième anniversaire. Les portes ouvertes les plus grandes de l'histoire de l'école sont agendées pour les 3 et 4 mai prochain. Elles seront l'occasion, pour le grand public, d'aller musarder dans les laboratoires ou d'assister à des spectacles dévoilant les aspects extraordinaires des sciences et des techniques (" Chimie explosive ", "Théâtre d'ondes et Lumières "…).Les journées magistrales des 28 et 29 mars rassembleront, quant à elles, de nombreuses personnalités nationales et internationales. La présentation des réjouissances à venir aura aussi été l'occasion d'effectuer un retour en-arrière sur l'histoire de la création puis de l'expansion de l'école et de présenter ses ambitions futures.

Afin de venir en aide aux aveugles et aux militaires, l'EPFL a mis au point un système de navigation, le PNM (Pedestrian Navigation Module). Celui-ci permet de déterminer le chemin qui vient d'être parcouru, la direction de la marche et, ainsi, la position actuelle de son utilisateur.

14 mars 2003

Le magazine Construire revient sur la victoire d'Alinghi et sur l'apport de ce partenariat pour l'institution fédérale. Stefan Catsicas souligne l'importance de cette aventure qui n'est qu'un embryon: "Nous allons développer une tradition: appliquer l'excellence de notre technologie dans le domaine du sport".

Bernard Koechlin, président de la Commission de désignation du recteur répond à son collègue le Prof.Beat Bürgenmeier qui, sous le titre "Le naufrage de l'Université" stigmatisait notamment les modalités de désignation du nouveau recteur et une "société du savoir" moins soucieuse de créer des esprits que des entrepreneurs. Réponse de Bernard Koechlin: "Il serait catastrophique que l'Université se replie sur elle-même et développe un complexe vis-à-vis du monde économique ou politique."

L'institut de microtechnique de Neuchâtel, l'EPFL et l'entreprise Unaxis crèent un laboratoire qui mettra au point la technologie qui permettra de fabriquer des cellules photovoltaïques dans un rapport coût-prestation optimal. Une belle victoire des scientifiques qui vient couronner 18 ans de recherche et fait avancer l'électricité solaire d'un grand pas vers la production de masse.

13 mars 2003

Pleins feux sur le Laboratoire de traitement des signaux dans les colonnes de l'Agéfi qui présente le travail du Laboratoire sur le traitement et l'interprétation des données issues des systèmes d'imagerie médicale, en particulier de l'imagerie par résonance magnétique. Une voie de recherche qui a donné naissance à un partenariat avec les hôpitaux universitaires de Genève et Lausanne.

Elle s'appelle Nathalie George, elle prépare un doctorat en chimie et elle est passionnée par le XIXe siècle. La Veveysanne, Nathalie George, a remporté le Prix de la Sorge, ouvert aux étudiants de l'UNIL et de l'EPFL. Description d'un peintre aux prises avec sa toile et finalement hapé par sa propre création. Un beau texte, très dense, que Nathalie aura laissé mûrir trois ans durant. Portrait dans la Presse Riviera Chablais.

11 mars 2003

6500 exposants se retrouvent à la CeBIT, le plus grand salon high tech, parmi eux quelque 80 entreprises suisses et l'EPFL qui présente à cette occasion le GPS Bodyguard mis au moins par deux chercheurs de la maison, Quentin Ladetto et Vincent Gabaglio. Le Pedestrian Navigation Module, système de navigation à l'usage des piétons, a été primé au Swiss Technology Award.

La récupération politique d'Alinghi bat son plein à Berne. Petit tour d'horizon sous la Coupole dans la Tribune de Genève tandis que l'Agéfi montre du doigt ceux qui critiquent la compétition ou le phénomène d'Alinghi et que le quotidien appelle gentiment les "pisse-vinaigre".

Comment diriger une entreprise biotech? En tout cas pas comme une entreprise traditionnelle. Des nouveaux cours postgrades sont organisés à l'EPFL, spécialement tournés vers les domaines du biomédical, du biotechnologique et du biopharmaceutique. Jean Micol, responsable de la formation en management de la technologie, explique les raisons de ces nouveaux modules au journaliste de 24 Heures, Jérôme Duret.

10 mars 2003

Christoph Büchi, en fin observateur de la vie des Romands, revient dans un article fouillé sur la victoire d'Alinghi et sur le sens que les "Welsch" peuvent donner à cette réalité et à ce rêve qui leur donnent l'occasion de renouer avec un sentiment de fierté identitaire. Un article qui permettra aux Romands de prendre le pouls de la Suisse alémanique au lendemain du retour d'Ernesto Bertarelli sur les rives lémaniques.

L'Hebdo a mené l'enquête: Derrière Alinghi, les entreprises suisses ont été nombreuses. A l'heure du succès, quelles retombées pour les 450 entreprises qui ont oeuvré pour le défi suisse?

Le Marché Suisse des Machines fait le point sur l'activité d'une Fondation qui a à son actif la création de quelque 20 entreprises, dont plusieurs sont devenues de solides PME, et de 130 emplois

L'équipe du professeur Anton Schleiss a développé des barrières flottantes qui devraient être capables de contenir des marées noires. "Idéalement, les bateaux ou les plateformes de forage pourraient être équipés de ces systèmes de protection". Encore de la musique d'avenir, le Prof. Schleiss envisage une production en série au minimum dans cinq ans.

Le Matin interroge Alexis Bally, collatborateur scientifique EPFL, mandaté par le bureau de préfention des accidents pour étudier des fixations de ski capables de limiter les dégâts causés aux genoux, notamment lors de la pratique du carving. Si les jambes cassées sont en nette diminution, ce sont les rotules qui en font les frais, en particulier les rotules des femmes.

Le Temps interroge Paul-Henri Steinauer qui quittera son poste le 15 mars. Ce docteur en droit passera le témoin à un spécialiste de l'histoire suisse contemporain, Urs Altermatt qui dirigera une université de 10'000 étudiants. Dans l'entretien, le recteur en partance émet le souhait de voir se rétablir une concurrence équitable entre universités et écoles polytechniques.

07 mars 2003

Sur la base d'une réflexion sceptique partant de la procédure de désignation du nouveau recteur de l'Université de Genève, le Prof. Beat Bürgenmeier se fâche dans les colonnes de la Tribune de Genève. Sous un titre sec et sonnant : " Le naufrage de l'Université ", emprunté au dernier livre du sociologue helvético-canadien Michel Freitag, l'auteur dénonce : " Au nom de son autonomie, l'université est en train d'être instrumentalisée par le pouvoir pour contribuer à ce que Michel Freitag appelle la gestion technocratique du social ". Et de s'interroger " Comment faire comprendre que la compétence, l'humanité et la compassion sont des valeurs universelles inaliénables lorsque le bruitage médiatique étouffe tout débat sur les véritables enjeux du savoir ? ". L'université, diti-il, au lieu d'occuper un espace public de réflexion critique devient le lieu de tous les opportunismes.

D'ici 2007, la Faculté des sciences de l'Université de Fribourg doit couper 2,5 millions dans ses moyens, le doyen Dionys Baeriswyl relativise les justifications données par le Conseil d'Etat qui souhaite voir un rééquilibrage entre les facultés sous-dotées et les mieux dotées. " Nous sommes une entreprise saine et normalement on ne restructure pas une telle entreprise. On sait que les Facultés des sciences sont les plus chères mais il faudrait comparer la nôtre avec celles des autres universités. ". Le doyen précise que sa Faculté est rentable pour le canton.. Les moyens tiers atteignent plus de 14 millions et correspond à la part payée par le Canton. A elle seule, la Faculté des sciences apporte à l'Université près du tiers du montant total de ses ressources extérieures. Le doyen saisit l'occasion pour tirer à boulets rouges sur les " pôles de compétence " chers à Charles Kleiber. " La grande qualité de la recherche, en Suisse, provient du fait que nous sommes en compétition et en collaboration internationale. il est aberrant de vouloir mettre les institutions suisses en compétition au risque de détruire les réseaux existants. La politique des " pôles de compétence " nous fait penser à une planification de la recherche inspirée des trop fameux plans soviétiques. " Rappelons que cette Faculté compte 1182 étudiant, soit 12,25% des effectifs totaux de l'Université.

Quel avenir pour les microtechniques en Suisse ? Interrogée par PME magazine, Fabienne Marquis Weible, ex professeur EPFL, aujourd'hui déléguée du rectorat de l'Université de Neuchâtel pour les questions liées au développement de la microtechnique, souligne l'importance pour ce secteur de se fixer des priorités pour demeurer dans le peloton de tête mondial. L'institut de microtechnique de l'université de Neuchâtel collabore activement avec le CSEM, l'Ecole d'ingénieurs du Locle (HES), l'Observatoire de Neuchâtel et l'EPFL. La collaboration entre l'IMT et l'Ecole polytechnique devrait s'intensifier. Va-t-on vers une fusion ? Fabienne Marquis Weible n'écarte pas complètement cette idée, bien qu'elle précise qu'il s'agisse d'une hypothèse parmi d'autres.. Ce qui semble sûr, c'est qu'un nouveau partage des compétences ne passera en aucun cas par une bataille rangée. " Le but, c'est de retenir les bons chercheurs et enseignants, afin qu'ils ne partent pas à l'étranger. Les compétences, la richesse et le savoir-faire microtechnique dans l'Arc jurassien doivent pouvoir se renouveler en permanence. "