(24 Heures, Le Courrier, Le Temps, Tribune de Genève, Basler Zeitung, Berner Zeitung, Neue Zürcher Zeitung) Cette fois-ci c'est décidé. D'ici 2005, les Universités suisses devront avoir transposé les règles de la déclaration de Bologne dans leurs programmes. La Conférence universitaire suisse (CUS), qui regroupait hier des conseillers d'Etat et des responsables fédéraux sous la houlette du ministre bernois Mario Annoni et du secrétaire d'Etat Charles Kleiber a voté ses "directives" sur les futurs titres de bachelor et master. Spécificité du bachelor, qui ne sera pas l'équivalent d'une demi-licence, "permettre d'entrer dans le monde du travail. Quant aux taxes universitaires, "elles doivent être les mêmes
ce qui ne veut pas dire qu'elles n'augmenteront pas", selon les propos de Nivardo Ischi, secrétaire général de la CUS. Les étudiants, qui ont manifesté dans plusieurs villes du pays, ont protesté contre les risques de perpétuer la formation d'une élite avec ce nouveau système et celui de "marchandisation de la formation", qui, à leur avis, pourrait déboucher sur des coûts d'études plus élevées, sur le modèle anglo-saxon.