Revues de presse

28 novembre 2001

La société Gollian Interactive, lancée cette année et basée au Parc scientifique de l’EPFL, veut se faire un nom et, peut-être, une fortune en offrant la possibilité de porter sur des écrans d’ordinateurs un double virtuel des jouets intelligents qui sont en train de faire un tabac. Afin que ces jouets puissent interagir. "Imaginez que votre poupée ou votre chien-robot puisse aller rencontrer sur le Net le compagnon virtuel d’un Américain ou d’un Japonais. Ils pourraient discuter entre eux, s’apprendre des chansons, des danses ou des petits tours", s’enthousiasme Olivier Michel de Gollian interrogé par Le Temps. Cet encadré fait suite à un nouvel article de la série "Les réseaux du futur" et consacré aujourd’hui au travail des chercheurs de l’Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle "qui mettent au point plusieurs techniques pour rendre les machines de demain plus humaines."

Quelque 220 participants, dont plus d’une dizaine de start-up et 40% d’industriels étaient au rendez-vous, hier, à l’occasion de l’ouverture de la cinquième édition de la conférence NanoTech à Montreux, précise L’Agefi. Preuve du saut quantique que connaît ce secteur, ajoute le quotidien en citant l’expression de Philippe Renaud, professeur à l’Institut de micro-systèmes à l’EPFL.

Philippe Roch est attaqué de toutes parts pour son refus d’accorder en tant que responsable de l’Office fédéral de l’environnement (OFEFP) le droit d’expérimenter la dissémination de blé génétique. "Une pétition lancée par Gen Suisse et soutenue par les pharmaceutiques bâlois - comportant les signatures de dizaines voire de centaines de scientifiques sera remise au conseiller fédéral Moritz Leuenberger le 3 décembre", annonce Le Temps. L’Agefi et La Liberté évoquent l’interpellation déposée hier par la conseillère aux Etats Helen Leumann-Würsch. La radicale lucernoise déplore "le moratoire de fait décrété pour l’ensemble de la recherche, dans le domaine de la génétique végétale." Et demande au Conseil fédéral ce qu’il entend faire pour que l’Office de Philippe Roch se contente à l’avenir d’être une source d’information scientifique et neutre. Philippe Roch a-t-il pris une décision arbitraire? Le patron de l’OFEFP "a mis son veto au motif que le blé génétiquement modifié de la recherche qui devrait être menée contient une bactérie résistante aux antibiotiques, écrit Le Temps. Or une loi gen lex en préparation au parlement prévoit d’interdire la dissémination dans l’environnement d’organismes génétiquement modifiés (OGM) résistants aux antibiotiques." La crainte est ici qu’une bactérie insensible aux antibiotiques attaque la santé des personnes. Les partisans de l’expérimentation interdite conviennent que celle-ci ne présentait pas des garanties de sécurité totale. Toutefois, selon le professeur Riccardo Wittek, qui présidait jusqu’à sa démission vendredi la Commission fédérale d’experts pour la sécurité biologique, "les risques étaient négligeables." Le Conseil fédéral devrait faire entendre sa voix sur le sujet dès la semaine prochaine, estime L’Agefi.

"Le prototype des appareils de contrôle du réglage des fixations de sécurité a été mis au point à l’EPFL, sur mandat du BPA", nous apprend J’achète mieux. Le magazine rappelle qu’un bon réglage dépend de six critères - poids, taille, âge, niveau du skieur, longueur du ski, sexe - dont certains varient plus que d’autres.

27 novembre 2001

A Martigny, plus précisément à l’IDIAP, une équipe internationale de chercheurs met au point de nouveaux systèmes informatiques pour permettre à l’ordinateur de reconnaître les gens et de comprendre ce qu’ils disent. "L’appareil, précise 24 Heures, ne diffère pas beaucoup d’un bancomat ordinaire, sauf qu’il est muni d’une petite caméra vidéo et d’un microphone." Le système compare le portrait et la voix, mais sans excès. Il ne refuse pas à tort l’accès à une personne autorisée parce que celle-ci aurait une nouvelle coupe de cheveux. "Il fait la différence entre les données accidentelles et changeantes et celles qui sont significatives, en se basant notamment sur le regard", explique Hervé Bourlard, directeur de l’IDIAP et professeur à l’institut d’intelligence artificielle de l’EPFL.

Le jeune laboratoire de cryptographie et de sécurité informatique de l’EPFL est en pleine croissance, affirme Le Temps. Le quotidien poursuit sa série sur les réseaux du futur par un entretien avec l’expert en sécurité informatique Philippe Oechslin et le directeur du LASEC Serge Vaudenay. "Dans un monde où les appareils, ordinateurs en tête, deviennent toujours plus interconnectés et ouverts, la question de la sécurité prend évidemment de l’ampleur", observe Le Temps.

L’EPFZ n’avale pas le refus de l’Office fédéral de l’environnement (OFEFP) et de son directeur Philippe Roch de lui accorder le droit d’expérimenter la dissémination de blé génétique. Le président de l’Ecole Olaf Kübler va adresser un recours auprès du Président de la Confédération, annonce L’Agefi. Mais l’EPFZ n’est pas seule à bouger et les manifestations de colère contre la décision de l’OFEFP se multiplient. Outre la démission déjà évoquée de cinq scientifiques de la Commission fédérale d’experts pour la sécurité biologique (CFSB), la décision de Philippe Roch a aussi irrité Pascal Couchepin, assure la Sonntagszeitung. Puisque le chef de l’OFEFP ne semble pas capable de prendre la décision qui leur convient, plusieurs autorités et personnes veulent enlever le pouvoir de Philippe Roch et de son office de rendre pareil verdict. Il en va ainsi de Gen Suisse, qui réclame même, "l’ouverture d’une enquête administrative." Même le Conseil fédéral semble réfléchir à la possibilité de désarmer le chef de l’OFEFP : A la suite d’une séance du Conseil fédéral, "le Département de Moritz Leuenberger a annoncé que la question des compétences sur un objet aussi sensible allait être rediscutée", écrit L’Agefi. Egalement en colère, le président de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSED) du Conseil national Johannes Randegger reproche notamment à l’OFEFP "de s’appuyer sur un simple préavis formulé par la seule Commission du Conseil des Etats", relève L’Agefi. Cette instance propose effectivement la mise en circulation d’organismes génétiquement modifiés, à la condition express de ne pas contenir de gènes introduits par génie génétique et résistants aux antibiotiques. "Il est évident, commente L’Agefi, que le président de la CSEC, soutenu par son parti, fera tout son possible pour abroger cette disposition restrictive, dès janvier prochain. L'Académie suisse des sciences naturelles (ASSN) partage pour sa part le point de vue de l'OFEFP, selon lequel des lacunes très importantes existent sur le plan des connaissances que présuposerait la dissémination de plantes génétiquement modifiées. Selon elle, il n'est cependant pas possible pour la Suisse de rester à l'écart des applications du génie génétique dans l'agriculture. C'est pourquoi l'unique voie réalisable consiste à mener des recherches dans le domaine du génie génétique vert. Et l’ASSN de demander la création d'un Programme national de la recherche (PNR) sur les avantages et les risques des plantes génétiquement modifiées.

26 novembre 2001

Le Temps consacre une page au Pôle de recherche national (PRN) sur les systèmes d’information et de communication mobiles piloté par les chercheurs de l’EPFL, dont Martin Vetterli en photo dans le quotidien. Dans son commentaire, le journaliste observe que l’EPFL "est la seule haute école en Suisse à disposer d’un département entièrement dédié aux systèmes de communication", département où enseigne Martin Vetterli. Tout est réseau aujourd’hui. Nous vivons et travaillons en réseau, nous surfons sur le réseau des réseaux et nous dénonçons les réseaux occultes, terroristes notamment. Nous téléphonons aussi en réseau. Mais notre téléphone mobile pourrait s’enrichir d’une nouvelle fonction, celle de terminode. "Les réseaux de télécommunications mobiles utilisés aujourd’hui sont construits selon une chaîne classique qui comprend des antennes, des centraux téléphoniques, des câbles, des bases de données", observe Le Temps. Il s’agit d’une structure centralisée, le terminal, le téléphone portable donc, devant passer par une antenne elle-même reliée à un central. Les scientifiques du PRN imaginent un maillage dans lequel le terminal servirait aussi de relais. "Par exemple, un mobile relaierait des données dans ses environs les plus proches. Ce terminal-relais s’appelle terminode." Cette avancée technique ferait entrer dans l’ère des réseaux auto-organisés.

Ingénieur EPFL, Daniel Brélaz n’a laissé aucune chance à sa concurrente radicale au poste de syndic de Lausanne. En récoltant plus de deux tiers des voix, le mathématicien devient le premier écologiste élu syndic d’une ville suisse. Selon 24 Heures, "sa popularité repose notamment sur le fait qu’il met des compétences et un engagement évidents au service d’une approche non politicienne de la politique."

Les chercheurs de la société américaine Advanced Cell Technology (ACT) annoncent avoir cloné un embryon humain. Dans la revue américaine Journal of Regenerative Medicine, ils expliquent avoir transféré le noyau (ou nucléus) d’une cellule dans des ovules préalablement énucléés de femmes. L’équipe a réussi le développement cellulaire de l’embryon jusqu’au stade de six cellules, affirment les chercheurs. "Scientifiquement, biologiquement, les entités que nous fabriquons ne sont pas des individus. Elles ne sont que vie cellulaire, pas vie humaine", a déclaré le directeur général d’ACT, Michael West à la chaîne américaine NBC. Premières réactions, le Vatican et le président Bush ont rappelé qu’ils s’opposent au clonage humain, relèvent les quotidiens Le Temps et La Liberté.

Les portes de l’EPFZ ne devraient plus s’ouvrir à n’importe quel détenteur d’une maturité fédérale, estime Konrad Osterwalder, recteur à l’EPFZ. "Les hautes écoles devraient pouvoir déterminer elles-mêmes les conditions d’entrée", a-t-il exigé samedi, rapporte la Sonntags Zeitung dans son dernier numéro. En outre, les premiers semestres passés, l’anglais devrait devenir l’unique langue d’enseignement, a-t-il ajouté.

23 novembre 2001

"Ce diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne a pour habitude de beaucoup se fier à son intuition et à son esprit visionnaire", écrit L’Agefi pour qualifier Bertrand Cardis. Le quotidien des affaires souligne la modestie et les dons créatifs de cet architecte naval, de cet ingénieur donc, qui construit les coques d’Alinghi, le Défi suisse pour la Coupe de l’America. "Sur un tel projet, la durée de la construction proprement dite est extrêmement courte. Une part d’intuition est nécessaire pour pouvoir résoudre rapidement les problèmes techniques. Mais, il est aussi indispensable que nos intuitions soient ensuite validées. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec l’EPFL", explique l’artiste.

La décision de l’Office fédéral de l’environnement de rejeter la demande des chercheurs de l’EPFZ relative à une dissémination expérimentale de blé génétiquement modifié suscite de fortes réactions. Le président, la vice-présidente et trois autres membres de la commission fédérale d’experts pour la sécurité biologique (CFSB) ont notamment annoncé leur démission de cet organe chargé de donner un préavis sur toute expérimentation, annoncent les gazettes. "Représentant des milieux scientifiques, mais comptant aussi des représentants d’organisations écologistes comme le WWF ou des chercheurs travaillant dans l’économie, la majorité de la CFSB avait donné un préavis favorable au projet présenté par l’Institut de biologie végétale de l’EPFZ", précise L’Agefi.

L’Agefi présente le symposium économique consacré au transfert de technologie entre les Hautes Ecoles et l’économie qui réunira chercheurs et chefs d’entreprise, lundi à Berne. "Ancien président de l’EPFL, Jean-Claude Badoux expliquera l’utilité du Réseau suisse d’Innovation (RSI) qu’il préside aujourd’hui", annonce notamment le quotidien. Pour plus de renseignements et tout sur le programme, cliquez l’annexe ci-dessous

22 novembre 2001

La conférence de presse organisée hier au château de Coppet par l’UNIGe, l’UNIL et l’EPFL pour annoncer le don de 10 millions de francs des Fondations Louis-Jeantet et Leenaards au Pôle de génomique fonctionnel (PGF) fait l’objet de nombreux comptes rendus dans les quotidiens romands. Le Temps y consacre 2/3 de page et évoque surtout les perspectives scientifiques qui s’ouvrent au Pôle. "Le projet démarre sous de bons auspices, estime Anton Vos. Premier atout : la bonne entente entre les trois partenaires. Le travail a été partagé équitablement…" Plusieurs journaux reprennent en titre l’impression de vitesse que voulait donner le communiqué de presse : Pour La Presse les deux Fondations ont donné "Un coup d’accélérateur de dix millions de francs" alors que selon L’Agefi, "Le Pôle de génomique passe à la vitesse supérieure." Le quotidien des affaires a aussi questionné Patrick Aebischer sur le désir de coordination nationale entre les deux PGF romand et zurichois : "Il y a une réelle volonté de coordination, a répondu le président de l’EPFL. Chaque pôle sera doté de ses spécificités. Mais la compétition est également essentielle ; elle permet de s’autostimuler". Toutefois poursuit la journaliste, Olaf Kübler, président de l’EPFZ, et Hans Weder, recteur de l’UNIZH, parlent d’un retard de un à deux ans de l’EPFL sur Zurich… : "L’arc lémanique s’en sort très bien, précise Patrick Aebischer ; l’EPFL est tout à fait compétitive. Nous désirons attirer les meilleurs cerveaux, et nous y parviendrons. Mais il est vrai qu’il nous faut investir maintenant." La Presse revient en encadré sur la volonté de fusion de l’UNIL avec l’EPFL pour préciser qu’elle n’est "pas à l’ordre du jour." 24 Heures illustre son compte rendu d’une photo réunissant les responsables du PGF ainsi que les deux présidents des fondations devant les murs du château de Coppet. La Liberté et Le Courrier reprennent la dépêche de l’ATS, de même que la Tribune de Genève, qui se contente toutefois de huit lignes.

Pour Yvette Jaggi, l’avenir de l’UNIL passe par la Suisse occidentale et non par une fusion avec l’EPFL. L’ancienne syndique de Lausanne juge "insuffisante l’échelle romande" choisie par le projet de rapport du Conseil d’Etat vaudois. "Echelle insuffisante, à mon sens, car j’ai toujours été très attachée à la notion de Suisse occidentale, une dimension existant dans le domaine universitaire par l’addition de l’Arc lémanique et de Berne – Neuchâtel -Fribourg (Benefri). Mais il y a les hommes, et l’ego de ces messieurs les recteurs n’est pas complètement inexistant ni sans effet", commente dans Le Temps la présidente du conseil académique de la Haute Ecole. Ceci-dit, le temps presse semble aussi dire Yvette Jaggi, pour qui la survie de l’Université de Lausanne se joue dans les années à venir.

21 novembre 2001

"Les acteurs importants de l’économie européenne semblent de plus en plus intéressés par une implantation en Suisse", estime la Tribune de Genève. Pour exemple, le quotidien cite le groupe français Altran qui va tripler sa présence en Suisse d’ici 2005 et y recruter 150 personnes l’an prochain. Ce qui attire cette société spécialisée dans le conseil technologique aux entreprises? "Le niveau de formation des ingénieurs est très intéressant grâce notamment aux écoles polytechniques de Lausanne et Zurich", souligne Pascal Vallet, responsable du groupe pour la Suisse.

Et sur une page dans 24 Heures, belle page illustrée de nombreuses prises de vue du quartier Nord. Mais le texte de Michel Pont fait plus qu'évoquer le déménagement des architectes à Ecublens. Il parle aussi du redéploiement en cours de l'école, des passerelles jetées entre les disciplines et observe un apaisement des tensions: "On se souvient (…) qu'à son arrivée à la présidence de l'EPFL au printemps de l'an dernier, Patrick Aebischer a d'emblée créé quelques fortes crispations parmi les architectes, en faisant part de son intention d'affecter certains locaux prévus pour leur discipline aux sciences de la vie. Dix-huit mois plus tard, les tensions semblent apaisées. L'architecture et les futurs laboratoires de sciences de la vie se sont réparti les nouveaux locaux du quartier Nord et surtout les architectes comptent sur leur intégration dans la nouvelle faculté pour intégrer la culture polytechnique." Pour sa part, la NZZ publie un article conséquent sur la réunion de toutes les disciplines polytechniques à Ecublens. Ce compte-rendu évoque sur un ton amical pour l'école sa réorganisation en cinq facultés. Les autres quotidiens (notamment La Liberté, les Schaffhauser Nachrichten, le Zürcher Oberländer, tirage de 45 260 exemplaires!, 20 Minuten, 125 000 exemplaires, Le Temps, La Presse) hésitent entre deux titres: "L'EPFL au complet" et "ETH-Campus komplett", ce qui veut dire la même chose. Les annexes particulièrement intéressantes à lire sont les No 1118837 (24 Heures) et 1118826 (Le Nord Vaudois).

20 novembre 2001

Si vous n’avez encore jamais entendu parler de la volonté du rectorat de l’UNIL de fusionner avec l’EPFL, vous êtes peut-être un homme heureux qui se passe des médias dans la vie. Si vous en avez déjà entendu parler, vous serez sûrement intéressé par l’interprétation qu’en donne le président du Sénat de l’Université de Lausanne, Denis Müller, qui signe un commentaire de deux colonnes sur la question dans 24 Heures. "Avec le recul, je comprends le rapport du rectorat sur l’avenir de l’UNIL comme un appel au secours adressé au Conseil d’Etat et à la population de ce canton: donnez-nous les moyens de ne pas nous laisser snober par l’EPFL et par Genève." S’il comprend l’intention du rectorat, Denis Müller regrette que cet appel du pied aux Vaudois ait pris la forme d’une demande d’adhésion à l’EPFL. "Cela dit, écrit plus haut le chroniqueur, il faut bien voir que le rapport du rectorat vise (…) les dix prochaines années." Et Denis Müller de définir les enjeux pour cette période: "D’une part, l’UNIL devra avoir les épaules larges pour résister à l’emprise souvent vorace de l’EPFL et à la pensée unique que cette emprise génère. D’autre part, l’UNIL devra faire face à une Université de Genève abonnée au repli sur soi et à la récupération sans contrepartie des miettes du gâteau."

19 novembre 2001

L’Arc lémanique et l'EPFL attirent les sociétés actives dans l’industrie de la santé. Dernière en date à venir sur les bords du Léman, CardiacAssist, entreprise américaine a décidé d’implanter son siège européen à Morges, annonce L’Agefi. Cette société fabrique des appareils qui décharge le muscle cardiaque de sa fonction de pompage. Pourquoi Morges ? "Les avantages fiscaux, la position de la Suisse au cœur de l’Europe, un personnel qualifié et la proximité d’hôpitaux universitaires et de l’EPFL nous ont encouragés à venir nous installer dans la région", constate Zafiris Zafirelis, président et directeur général de CardiacAssist.

13 novembre 2001

"Dans le cadre de la collaboration avec l’UNI, l’EPFL étudie une liaison par capsules entre les deux écoles", annonce 24 Heures. Ensemble avec un groupe de réflexion, précise le quotidien, Marcel Jufer, spécialiste en électromécanique et vice-président de l’EPFL "planche sur un système de transport entre les sites d’Ecublens et Dorigny." Le financement pourrait être défini d’ici à fin 2001 et un premier tronçon pourrait relier l’esplanade de l’EPFL au bâtiment du rectorat à Dorigny, dès 2003, à l’occasion du 150e anniversaire de l’Ecole.

"L’histoire du circuit intégré au silicium est une marche technologique triomphale", écrit Le Temps. Ces mots introduisent un dossier sur les nouvelles voies explorées par les chercheurs pour améliorer les performances des circuits intégrés. Comment l’électronique s’apprête-t-elle à effectuer un saut de puce, géant? Le quotidien répond à cette question en se référant à trois chercheurs de l’EPFL: Marc Ilegems, Pierre Fazan, Mihai Adrian Jonescu.

09 novembre 2001

Plusieurs quotidiens évoquent aujourd’hui la décision du Conseil fédéral prise la semaine passée de demander un crédit d’engagement de 869 millions de francs comme participation de la Suisse aux programmes de recherche, de développement technologique et de démonstration de l’Union européenne (PCRD) pour les années 20003 à 2006. La proposition du Conseil fédéral sera discutée l’an prochain par le Parlement. En attendant, elle a donné l’occasion à l’Office fédéral de l’éducation et de la science de rendre publique une évaluation sur la participation à ces programmes, "qui indique, précise L’Agefi, une explosion de la participation suisse par une progression de 250% entre le troisième (1990-94) et le quatrième PCRD (1994-1998.)" Tout n’est pas rose pourtant. Le Bund et Le Temps soulignent les difficultés liées au retard pris dans la ratification des bilatérales : "les chercheurs suisses en font les frais", observe le quotidien romand en titre. "Le report de l’entrée en vigueur des accords quelque part au premier semestre 2002 est une véritable catastrophe pour les chercheurs", ajoute Le Temps. Une catastrophe, parce qu’il réduit à néant tout espoir pour la Suisse de participer au 5e programme-cadre de recherche de l’Union européenne qui couvre les années 1998-2002. Et parce que, toujours selon Le Temps, la renégociations de l’accord sur la recherche pour permettre la participation de la Suisse au 6e programme-cadre – les 869 millions devraient être débloqués à cette fin – risque pourtant de ne pas être une mince affaire.

A l’heure des start-up, jeunes pousses et autres jeunes sociétés dynamiques, les entreprises ont tendance à se faire aussi rapidement qu’elles se défont parfois. Comment la formation en gestion et en entreprenariat s’est-elle adaptée à la situation? 24 Heures a posé la question à Raphaël Cohen, responsable du cours d’entrepreneurship à l’EPFL et à l’Université de Genève. "On conçoit aujourd’hui un nouveau cours comme on monte une entreprise. La démarche est la même: satisfaire dans les meilleurs délais les besoins de nos clients."

Campus virtuel, programme suisse visant à mettre en place des cours universitaires sur le web, profite à l’Université de Lausanne. Une première phase lancée au printemps 2000 avait abouti à la sélection de 27 cours, dont 3 à Lausanne. Dans la deuxième phase, 50 projets ont été choisis, dont huit seront pilotés depuis Lausanne, précise 24 Heures. www.centef.ch et www.virtualcampus.ch

08 novembre 2001

Le gouvernement vaudois veut augmenter de 4 millions en trois ans le budget de la formation professionnelle. Il entend aussi privilégier les filières en informatique et sciences de la vie. Il s’agit notamment de redresser l’image de la formation professionnelle, observe 24 Heures. "Dans un canton où la présence de l’Université, du CHUV et de l’EPFL est sans cesse mise en évidence, le rôle central des écoles professionnelles est à l’inverse mal reconnu."

La presse rend surtout ce que les revendications du Manifeste pour la place scientifique suisse ont d’alarmiste et de plaintif. Ce qu’il y a de positif dans les revendications du Manifeste – "Il s’agit de favoriser l’éclosion des forces qui ont fait la prospérité et le rayonnement de notre pays : la passion du savoir, l’exigence de perfection, la créativité et l’esprit d’entreprise." - est absent des gazettes ou peu mis en avant. Au premier plan, on retrouve le "cri d’alarme" lancé par Gottfried Schatz. Le président du Conseil suisse de la science et de la technologie relève dans le Tages-Anzeiger : "Notre procédé est inhabituel, et peut-être que nous n’avons pas le droit d’agir ainsi." Pour lui, ajoute le quotidien zurichois, les questions de forme sont toutefois devenues secondaires face à la crise qui s’étend toujours plus sur la place de la recherche suisse. Et Gottfried Schatz de préciser : "Nous sonnons l’alarme." "Cri d’alarme des milieux de la science", annonce également L’Agefi en première page. Le quotidien des affaires publie l’entier du texte du Manifeste, que son éditorialiste qualifie de "manifeste de raison et d’urgence civique." Une urgence peu comprise, regrette-t-il plus bas : "Au pays des petits nains et des compagnies aériennes que l’on renfloue à coups de centaines de millions en extorquant le contribuable pour une cause non stratégique (sans doute perdue), le savoir n’est tout simplement pas une priorité." L’Agefi met également en avant les bémols des milieux économiques, affirmant notamment que "les patrons d’entreprise ne semblent pas prêts à s’engager aveuglément et à n’importe quel prix dans une course à l’investissement scientifique." Rudolf Waltz d’Economie suisse précise ainsi les limites de son soutien au Manifeste affirmant "qu’on ne peut pas traiter ces revendications en dehors de la bataille récurrente dans la distribution des moyens de l’Etat qui restent limités." L’article d’Edgar Bloch qui rend compte de la conférence de presse des auteurs du Manifeste est aussi publié dans La Liberté et L’Express. Il fait par de la "croissance de budgets de 5% en 2002 et 2003 dans le domaine des universités, des EPF, des HES et de la recherche publique", croissance jugée trop modeste par le journaliste. Plus loin, il reprend l’avertissement de Gottfried Schatz : "Sans investissements massifs dans ces secteurs, la Suisse deviendra une province de seconde zone sur le plan scientifique." Le Temps observe que si le nombre d’étudiants dans les hautes écoles a augmenté de 50% depuis 1980, les crédits à la recherche ont stagné dans les années 90. "Selon le président du Conseil des écoles polytechniques fédérales (EPF), Francis Waldvogel, le dérapage remonte à 1995." La Basler Zeitung commence son article en citant le journal allemand Die Zeit pour qui la Suisse serait très en avance sur l’Allemagne en matière de politique scientifique. Et cela parce que le Fonds national "a béni le premier projet de recherche suisse avec des cellules souches embryonnaires" alors que le pendant allemand du Fonds national attend les prises de position des milieux politiques et éthiques.

07 novembre 2001

"L’EPFL œuvre pour notre environnement", annonce 24 Heures en titre de la première page de son supplément Immobilier. Le quotidien y présente le cycle d’études postgrades en architecture et développement durable proposée par Jean-Bernard Gay, privat-docent au Laboratoire d’énergie solaire de l’EPFL et son assistante de cours Catherine Merz. "Destinée avant tout aux architectes et urbanistes praticiens, la formation s’adresse également aux cadres d’administrations publiques ou de grandes entreprises", précise le journal lausannois.

Les Transports publics genevois offriront aux usagers la possibilité d’emprunter une voiture électrique individuelle le temps d’un trajet, annonce Le Temps. Un parc de soixante véhicules sera disponible dans une année. Martigny avait joué les fers de lance avec son CityCar en 1988, rappelle le quotidien. L’occasion de citer "le récent rapport d’experts de l’EPFL" selon lequel "l’expérience octodurienne, qualifiée de succès du point de vue technique, s’est en revanche révélée un échec commercial en raison d’un trop faible taux d’utilisation."

Thierry Schneider, un physicien en électronique âgé de 28 ans diplômé de l’Université de Neuchâtel vient d’écrire le premier ouvrage spécialisé sur le VHDL, Very High Speed Integrated Circuit. Son livre, explique-t-il dans L’Express, s’adresse à des étudiants de l’EPFL ou à des ingénieurs travaillant dans le domaine de l’électronique et qui fabriquent des circuits intégrés pour des objets de basse consommation, comme des téléphones portables, des agendas de poche ou des montres.

06 novembre 2001

Et elles le lui rendent bien : "En Suisse, l’année passée, 1637 jeunes hommes ont choisi de suivre un apprentissage d’informaticien contre 196 jeunes filles", précise Le Temps. Il faut se garder des conclusions rapides car les choses ne sont pas simples à interpréter, observe notamment Martine Buser, sociologue à l’EPFL. Selon elle, le manque d’informaticiennes correspond de manière plus générale au nombre trop restreint de femmes ayant suivi une formation qualifiée : "Il existe plus de femmes non formées que d’hommes sur le marché de l’emploi. Il faut absolument donner aux femmes la possibilité de se former pour accéder à des postes intéressants."

02 novembre 2001

Le Temps consacre la première page de son supplément Emploi au Forum de l’EPFL. Le quotidien précise que 15 000 étudiants sont attendus à cette manifestation, la plus importante du genre en Suisse. Pour sa 18e édition, la plate-forme de rencontre entre étudiants et employeurs attire près de 200 entreprises, dont un grand nombre d’institutions bancaires.

Au tour des quotidiens de reprendre le classement des universités suisses publié par SwissUp sur son portail Internet. D’abord quelques mots sur SwissUp, "entreprise due, explique Le Temps, au souci de Daniel Borel d’apporter sa contribution au pays." Encadré notamment par Jacques Pilet, le patron de Logitech visait au début avec SwissUp les créateurs de start-up. Il s’est ensuite tourné vers les universités et c’est pourquoi SwissUp ouvre ces jours son site (www.swissup.com) en offrant une comparaison des filières d’études. Première précision donnée par les responsables, ce ranking ne constitue pas "un classement des meilleures universités". Le Temps donne aussi la parole à Patrick Aebischer pour qui le ranking souffre de "maladies de jeunesse." Le Président de l’EPFL regrette surtout l’absence de la recherche dans cette évaluation: "C’est très grave, car il s’agit d’une dimension capitale pour juger la qualité d’une école." Si vous visitez le site de swissup.com vous n’apprendrez pas seulement comment faire une offre de travail spontanée ou nouer votre cravate, animation didactique à l’appui, mais vous aurez également la possibilité de participer à un forum sur l’utilité des rankigns. Car SwissUp a pour mission importante de susciter le débat, a annoncé hier la société lors de sa conférence de presse, précise la dépêche de l’ATS reprise par plusieurs journaux. SwissUp comme Forum, mais aussi comme moyen pour renforcer la place économique suisse, a précisé la directrice de la société Madeleine von Holzen, dont les propos ont été repris par le Tages-Anzeiger. Le quotidien alémanique, qui cite trois des bailleurs de fonds de la société (Novartis, Credit Suisse et Nestlé) remarque que le ranking tient surtout compte des filières intéressantes pour l’industrie, les sciences humaines étant absentes du classement publié.