Revues de presse

11 juillet 2002

" La souris de la discorde ". Sous ce titre, L'Hebdo fait paraître un article faisant part de la colère de professeurs et d'étudiants de l'Université de Lausanne qui dénoncent les priorités définies pour le Pôle de génomique fonctionnelle et, surtout, la manière dont les décisions ont été prises. Les responsables de l'UNIL, de l'UNIGE et de l'EPFL ont retenu deux thématiques le 5 avril dernier : l'imagerie biomédicale et les mammifères, particulièrement la génétique de la souris, explique l'hebdomadaire. Concernant le premier thème, Nicolas Perrin, président de la section de biologie, s'interroge : " En quoi est-ce de la génomique ? " Ces techniques, répond Stefan Catsicas, " devraient permettre de visualiser l'activité de certains gènes chez l'animal vivant. " Le choix de privilégier la génétique des souris " suscite des protestations plus vives encore ", écrit L'Hebdo. Selon l'hebdomadaire, une lettre envoyée le 8 mai au recteur de l'UNIL par la section de biologie et signée par " la quasi-totalité des enseignants de cette discipline " fustige le manque de clarté du processus de décision qui a amené à sélectionner ce dernier thème. Toujours selon L'Hebdo, des doigts accusateurs se pointent vers le vice-recteur de l'UNIL Walter Wahli, lequel en tant que spécialiste du génome de la souris et de membre du comité de pilotage du Pôle de génomique serait à la fois " juge et partie ". Un point de vue que conteste vivement le recteur de l'UNIL Jean-Marc Rapp. Dans une interview, accompagnée d'un portrait de lui qui le rajeunit presque d'une génération, il prend énergiquement la défense de son vice-recteur et déclare, concernant le processus de décision, qu'il " n'y a aucun manque de transparence. " Le vice-président Recherche de l'EPFL Stefan Catsicas souligne pour sa part : " Il y a des tensions, comme chaque fois qu'une instance universitaire prend des décisions. Notre choix permet de concentrer les investissements plutôt que de les disperser. "

" Rien ne garantit que les Suisses pourront participer de plein droit au 6e programme cadre de recherche (PCR) " de l'Union européenne qui couvrira la période 2003-2006, relève L'Agefi. Berne et Bruxelles ont certes activé " une procédure accélérée afin d'intégrer dès le printemps de 2003 les Suisses au 6e PCR ", mais l'ombre d'un veto du Parlement européen plane toujours reconnaît Charles Kleiber. Le secrétaire d'Etat à la science et à la recherche s'est entretenu mardi de la situation avec le commissaire européen Philippe Busquin. Bilan de la rencontre : Bruxelles (l'exécutif européen) a une " volonté politique forte " de faire participer les Suisses au 6e PCR. Mais en novembre 2001, Strasbourg (le législatif européen) s'était plaint du manque de coopération de Berne dans le secteur de la lutte contre la fraude et avait affirmé que " le Parlement européen ne peut approuver d'autres accords avec la Suisse tant qu'il n'y a pas d'amélioration de la coopération dans le domaine de la criminalité organisée. "

10 juillet 2002

Huit personnes ont été licenciées à "dimanche.ch", relèvent les gazettes. Cela représente 6,3 postes (dont 3,7 de journalistes) et environ le quart des employés du titre dominical. Cette mesure s'explique par le contexte morose que traverse actuellement la presse écrite, avec un tassement des recettes publicitaires, a affirmé Gérard Geiger, directeur général de Ringier Romandie. "dimanche.ch", paru pour la première fois le 28 novembre 1999, employait quelque 35 personnes. Son tirage est resté stable en 2001 à 45 000 exemplaires environ.

Interpharma, le lobby des grands groupes pharmaceutiques, a réuni la presse hier à Lausanne pour sonner l'alarme face aux effets négatifs de GenLex et des projets de révision de la loi sur les cartels et de celle sur les brevets. GenLex, parce qu'elle prône un moratoire sur les disséminations expérimentales d'organismes génétiquement modifiés. Cartels et brevets, parce que selon la proposition de la Commission de l'économie du National, la loi sur les cartels devrait être modifiée de telle manière qu'un " fournisseur ne devrait plus pouvoir vendre un bien à prix excessif en Suisse en empêchant les importations parallèles au nom du droit du brevet ", explique Laurent Aubert dans 24 Heures (2045866). " Concrètement, précise le quotidien, le titulaire d'un droit de brevet continuerait d'avoir le contrôle de la mise sur le marché suisse du produit protégé. Mais, en cas d'abus en matière de concurrence, il ne pourrait pas s'opposer à son importation par d'autres fournisseurs. " Mais Interpharma s'inquiète aussi du manque d'argent public investi pour la recherche. Pour commenter cette revendication, les journaux citent Benoît Dubuis. Le coordinateur de la Faculté des sciences de la vie de l'EPFL " craint, dans 24 Heures, que la Suisse ne prenne du retard sur les Scandinaves et les Américains qui augmentent leur budget de recherche de 7 à 10%. " Dans Le Temps (2045572), il estime nécessaire une hausse des crédits publics afin de " préserver l'avantage que la Suisse possède encore " dans le domaine biotechnologique. Dans L'Agefi (2045903), il relève de manière générale que " la part du PIB consacrée à la recherche et à la formation stagne depuis de s années en Suisse alors qu'elle croît aux Etats-Unis et dans certains pays d'Europe. "

09 juillet 2002

La presse nationale s'est penchée sur les travaux de la commission scientifique du Conseil national relatifs au projet de loi sur le génie génétique qui sera traité en plénum cet automne. Il ressort des travaux de la commission que les décisions ont été prises avec des très courtes majorités. La commission distingue l'utilisation expérimentale en plein air d'organismes génétiquement modifiés (OGM) (pour laquelle des conditions sévères sont imposées) de leur mise en circulation commerciale soumise à un moratoire de cinq ans. L'Impartial explique que ce " moratoire concerne la commercialisation de semences, d'engrais, de pesticides et de plantes contenant des OGM, mais pas la recherche. Celle-ci est toutefois soumise à de telles conditions qu'on peut l'assimiler à un moratoire de fait. D'où l'opposition d'une minorité de députés, qui y voient une fausse solution et un signal négatif pour la recherche. Enfin, la commission a rejeté (13 contre 12) une initiative parlementaire de Rosemarie Dormann (pdc/LU) qui demandait un moratoire sur la production de cellules-souches à partir d'embryons surnuméraires.

La NZZ (2044782) publie un article de Peter Gomez, recteur de l'Université de Saint-Gall et de Jean-Marc Rapp, recteur de l'Université de Lausanne et président de la Conférence des Recteurs des Universités suisses. Les auteurs soulèvent les problèmes des universités suisses, confrontées à de profonds changements en raison notamment de la globalisation de la formation, des nouveaux moyens technologiques d'apprentissage et d'enseignement, de l'introduction du système Bachelor-Master, ainsi que de la mobilité croissante des étudiants. La forte augmentation du nombre d'étudiants accompagnée d'une baisse réelle du financement étatique fait que la Suisse se laisse distancier sur le plan international, s'inquiètent les auteurs. " De 1990 à 2000 le nombres des étudiants dans les universités suisses (y compris ETH) est passé de 86 000 à 97 000, signifiant une hausse de 12 %. Dans un même temps, la somme réelle du financement public est passée de 4,0 à 3,3 milliards de francs, soit une baisse de 17 % ".

Le Temps publie une interview du professeur Giovanni Busino, sociologue de l'Université de Lausanne, qui dénonce les travers du système universitaire. Virulent, il déclare : " Nous nous retrouvons dans une situation incroyable car l'université ne comporte pas de véritable hiérarchie. Chacun de nous fait ce qui lui passe par la tête. Le seul contrôle, c'est la collégialité : ne fais pas davantage que ton collègue sinon il te tirera dans les pattes. Ne sois pas plus connu que lui, parce qu'il t'en voudra. Toutes les énergies de l'institution sont dégagées pour maintenir cet équilibre instable ". Quant au rapprochement entre les universités de Genève et de Lausanne, il les qualifie de " fumisterie ", estimant que " les cultures d'entreprises sont tellement différentes que tout rapprochement est impossible ".

Le Régional (2044532) s'intéresse au Centre lémanique d'Ethique (CLE) inauguré le 21 juin dernier dans le cadre des échanges triangulaires entre les Universités de Lausanne, de Genève et l'EPFL. " L'idée est d'instituer un enseignement cohérent dans le domaine de l'éthique du vivant.(…) Dès la rentrée d'octobre, cette année, des filières d'enseignement de l'éthique générale et spéciale seront développées ", relève le quotidien. Le CLE souhaite également avoir un rôle de consultation pour tout l'arc lémanique avec les comités d'éthique fédéraux et cantonaux.

L'Académie suisse des sciences techniques (SATW) est favorable à une utilisation contrôlée des embryons surnuméraires pour l'obtention de cellules-souches, relève le Tages-Anzeiger. " La SATW se situe dans la ligne du contenu du projet de loi sur la recherche sur l'embryon envoyé en consultation fin mai, explique Hans Hänni, secrétaire général de la SATW ". L'organisation s'oppose clairement à une utilisation d'embryon à des fins de clonage.

L'Agefi (2044925) s'inquiète de la disparition de certaines start-up de l'EPFL. " La conjoncture économique négative rend l'acquisition de contrats et la recherche de financements difficiles pour un grand nombre de start-up de l'EPFL ", relève l'Agefi. Et d'ajouter qu'" il est devenu beaucoup plus difficile de lever des fonds, notamment du capital de démarrage ". Comme l'explique Jordi Montserrat, responsable du coaching des start-up au sein du Parc scientifique d'Ecublens (PSE) : " Il n'y a parfois tout simplement pas de demande pour les produits développés ou ceux-ci arrivent trop tôt sur le marché ".

08 juillet 2002

Le 24 Heures (2042898) reprend les communiqués de presse de l'EPFL qui annoncent les nominations des professeurs Alexey Terskikh et Albin Wrülich par le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales (CEPF).

05 juillet 2002

Le supplément Emploi du Temps dit sur une page comment les étudiants, en quête de nouvelles connaissances, passent leur temps en été. " Les cours d'été attirent plus de 2000 personnes sur les bancs des universités romandes ", précise en titre le quotidien romand (2041179). Parmi elles, des dizaines d'étudiants indiens des très réputées écoles polytechniques indiennes prennent chaque année le chemin de l'EPFL. Ils sont invités à faire un stage de deux à trois mois dans les laboratoires de l'EPFL. " Notre objectif est double, argumente Pramod Rastogi, responsable des échanges avec l'Inde. Faire connaître l'EPFL là-bas et présélectionner de futurs doctorants. Il y a encore quelques années, tous ces étudiants filaient aux Etats-Unis une fois leur diplôme en proche. Une bonne partie de la Silicon Valley s'est d'ailleurs montée grâce à eux. Nous espérons leur donner l'envie de venir ici pour faire leur thèse. "

Reprenant le communiqué distribué hier à la presse par le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales (CEPF), la NZZ (2040992) cite les professeurs ordinaires nommés, dont Albin Wrülich, nouveau professeur ordinaire en sciences des accélérateurs dans la Faculté des sciences de base de l'EPFL. Le quotidien ne dit en revanche rien de la nomination le même jour comme professeur assistant " tenure track " à l'EPFL d'Alexey Terskikh, chercheur d'origine russe spécialisé dans le domaine des cellules souches.

04 juillet 2002

Xavier Winterhalter, élève surdoué qui vient de passer son bac à 15 ans, viendra étudier la microtechnique à l'EPFL dès la rentrée. Il espère ne pas devoir subir la même incompréhension dont il a souffert au gymnase de Morges. Des maîtres avaient de la peine à " accepter que Xavier puisse aller plus vite ", déplore sa maman dans 24 Heures (2039529). Finalement, le seul domaine où Xavier avoue devoir travailler pour progresser, c'est la danse : " Parce que je réfléchis trop, je ne suis pas assez spontané. " Son but : améliorer le sort de l'humanité en développant du matériel médical de haute technologie.

03 juillet 2002

Conséquence du projet triangulaire de collaboration avec l'Université de Genève et l'EPFL, l'Université de Lausanne changera de visage à la rentrée 2003. Première étape, la création d'une Faculté de biologie-médecine, dont le projet vient d'être approuvé par le sénat de l'UNIL. " Cette faculté réunira la Faculté de médecine et ce qui restera des sciences (la biologie), une fois le transfert achevé des mathématiques et de la physique à l'EPFL ", précise 24 Heures. L'UNIL créera ensuite une nouvelle " Faculté des géosciences et de l'environnement, qui réunira les sciences de la terre et la géographie qui sera détachée de la Faculté des lettres. "

02 juillet 2002

Après les articles parus dans L'Agefi et L'Hebdo, le " Turing Day ", séminaire qui s'est déroulé vendredi pour rendre hommage au mathématicien et penseur britannique Alan Turing, continue à faire parler de lui. Mais, vous pouvez en être certain, il ne s'agit que d'un début. La journée fut en effet organisée par Christof Teuscher, habitué avec le professeur Daniel Mange, toute l'équipe du LSL et leur star, le BioWall, aux succès médiatiques. http://www.swissinfo.org/sfr/Swissinfo.html?siteSect=111&sid=1212642

01 juillet 2002

" Sans lui, les ordinateurs ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui ". Ainsi débute l'article de l'Hebdo (2034402) consacré au mathématicien britannique Alain Turing et au " Turing Day " organisé par l'EPFL le 28 juin. " Négligé par l'Histoire, ce logicien a peut-être changé le cours de la Seconde Guerre mondiale en décryptant le code de la machine Enigma de l'armée allemande ", reprend l'hebdomadaire. Après l'informatique, Alan Turing a conçu les principes de base des réseaux de neurones artificiels. " Il n'avait alors que du papier et des crayons mais il a tout calculé comme il le fallait. Christoph Teuscher, du Laboratoire Systèmes Logiques de l'EPFL, en est convaincu, lui qui a construit un réseau - le " Bio Wall " - sur le modèle de celui qu'avait imaginé le Maître, et qui constate que " cela marche ".

28 juin 2002

Le Conseil fédéral veut autoriser la recherche sur les cellules souches de l'embryon humain. Il a mis son avant-projet de loi en consultation jusqu'à fin août. Les opposants dénoncent une instrumentalisation de la vie humaine. Les partisans insistent sur la perspective de nouvelles thérapies pour de nombreuses maladies graves. Le Temps oppose dans un dossier de deux pages, l'opinion du professeur de bioéthique Alexandre Mauron (partisan) à celle de la directrice de l'Institut interdisciplinaire pour l'éthique dans le domaine de la santé Ruth Baumann-Hölzle (opposante). En encadré, le quotidien publie également une interview de Patrick Aebischer (2033372), le citant en titre : " Fermer la porte à la recherche représente toujours un danger. " Le Président de l'EPFL précise cependant au journaliste qui lui demande s'il va faire du lobbying : " Je n'aime guère le terme. Nous sommes disposés à répondre aux questions, à informer. Mais nous ne sommes pas " pro-actifs ". Ce n'est pas le devoir d'une institution comme la nôtre. Ce n'est pas à nous en tant qu'institution de prendre position sur un problème éthique. "

25 juin 2002

L'Agefi rend compte des critiques émises par des cercles parlementaires et des branches des arts et métiers à l'égard de la gestion du secteur de la formation professionnelle à l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT - 2029843). Le quotidien économique saisit également cette occasion pour réclamer dans un éditorial (2029715) une réorganisation gouvernementale dans le sens des appels lancés par le parti radical qui demande : " la mise en place d'un département fédéral spécifique pour la formation et la recherche. "

24 juin 2002

Après les articles du 20 juin, le Courrier (2028586) et la Tribune de Genève (2028333) consacrent chacun une pleine page au " Musée Bolo " qui expose des anciens ordinateurs à la Faculté informatique et communications de l'EPFL. Le Courrier montre l'intérêt de retracer l'histoire de l'informatique et reprend quelques anecdotes et innovations détonantes. " Dépaysement garanti pour le néophyte évoluant entre les vitrines de l'expo, où trônent des machines qui semblent parfois sorties tout droit d'un épisode de Star Trek ", relate le quotidien. " Informaticien, Yves Bolognini a accompli ses études à l'EPFL. C'est là qu'est née sa passion pour les vieux calculateurs ", reprend la Tribune de Genève. " J'ai bâti ma collection sur mon temps libre. Elle est constituée à 90% de dons de particuliers, de sociétés ou d'institutions. Je relance régulièrement les constructeurs pour qu'ils me cèdent les modèles anciens ou sortis du catalogue ", explique Yves Bolognini, qui a monté l'exposition avec Edouard Forler, assistant au laboratoire de systèmes périphériques de l'EPFL.

L'Agefi (2028158) s'intéresse à l'enseignement universitaire via Internet. A l'instar d'Universités telles que Oxford, Yale, Princeton ou Stanford, qui offrent déjà à leurs étudiants la possibilité de suivre des cours par Internet, le réseau universitaire suisse s'achemine petit à petit dans l'offre de cours virtuels. Plusieurs Facultés suisses ont déjà fait des propositions pour mettre des cours online. " Il y a également le programme Interstructures réunissant les départements de génie civil de l'EPFL et de l'EPFZ, les facultés d'architecture et de sciences de la communication de l'Université de la Suisse italienne ainsi que le département d'informatique de la HES du Tessin ", explique le quotidien.