Revues de presse

09 août 2002

" La célèbre revue Science publie aujourd'hui un article du professeur Thomas Rizzo, directeur du Laboratoire de chimie physique moléculaire de l'EPFL ", reprennent l'Agefi (2071270) et Le Temps (2071375) de ce jour. La recherche du professeur et de son équipe questionne la modélisation du phénomène d'absorption de l'énergie solaire par l'eau. Les nouvelles mesures qu'ils ont effectuées montrent que le phénomène d'absorption n'a pas été jusqu'ici bien modélisé. Ce constat est particulièrement important pour les modèles de climatologie dans lesquels l'eau joue un rôle essentiel. Voir le communiqué de presse sous : http://www.epfl.ch/pressinfo

08 août 2002

Le nombre de femmes choisissant d'étudier les sciences augmente chaque année. Pourtant, on retrouve toujours une écrasante majorité d'hommes aux postes à responsabilité. 7% seulement des chaires de professeurs sont par exemple occupées par des femmes. Selon une étude du Fonds national de la recherche, le plus grand frein aux carrières féminines est que les femmes ont de la peine à accéder aux cercles académiques et réseaux de contacts dominés par les hommes, observe le Tages-Anzeiger (2087501).

Près de 4000 professeurs et chercheurs en Suisse ont pu donner leur avis sur le fonctionnement du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNRS). Ils ont répondu à une enquête réalisée par le Sidos, un service indépendant. On apprend par l'Agefi que l'action du FNRS est jugée globalement bonne ; il en va de même pour le processus d'évaluation. En comparaison internationale, le FNRS est même plus apprécié que les autres organisations comparables. Toutefois, le processus d'évaluation est parfois perçu comme conservateur et la communication est jugée plus faible. " Il est conseillé au Fonds national d'intensifier la communication des résultats auprès du grand public et des politiques, pour mieux valoriser la recherche et augmenter la visibilité de la science ". Les personnes interrogées demandent également que le FNRS soit plus actif dans les sciences humaines et sociales en premier lieu, puis dans les sciences de l'ingénieur. Concernant les instruments à développer, les bourses de doctorants et de chercheurs sont le premier élément mentionné pour assurer la relève et les plans de carrière. Enfin, la plupart des chercheurs et professeurs sont d'avis que la place scientifique suisse est en déclin et que des réformes structurelles sont indispensables. Trois reproches sont avancés : le manque de plans de carrière académique clairs, le manque de moyens et le fait que les instruments d'encouragement à la recherche sont trop dirigés vers les subventions aux chercheurs établis. Le vœu de la majorité : " un rééquilibrage en faveur de la relève, un changement de cap pour aider une recherche innovatrice, plus risquée qui s'éloigne d'un courant dominant trop conservateur. "

07 août 2002

Faut-il breveter les gènes ? Toute la presse nationale s'intéresse à la question car une entreprise américaine, Myriad Genetics, a déposé en Europe un brevet sur un gène déterminant pour certains cancers du sein, le gène BRCA 1. Fin 2001, l'Office européen des brevets (OEB) a octroyé à cette entreprise un nouveau brevet pour ce gène. Le Parti socialiste suisse a annoncé qu'il allait déposer un recours, le délai d'opposition aboutissant fin août. " Le cas du BRCA 1 est jugé particulièrement exemplaire des dérives potentielles que recèle le développement incontrôlé des brevets sur la matière vivante ", relève Le Temps. Le brevet demandé par Myriad lui offre de facto une protection sur pratiquement toutes les applications diagnostiques et thérapeutiques potentielles liées au gène. " La problématique est passionnante ", reprend l'Agefi. Car " le brevet apporte à son inventeur le droit exclusif de disposer de sa trouvaille sur le plan commercial. Mais voilà, les gènes ne peuvent pas être inventés, ils peuvent seulement être découverts. Deux écoles s'affrontent. Pour les uns, le " brevetage " des gènes fait avancer la recherche. Pour les autres, il l'entrave plutôt qu'il ne la favorise ". Pour Suzanne Braga, coprésidente de la Société suisse de génétique médicale, une distinction claire doit exister entre découverte et invention : " Les gènes sont constitués de molécules existant dans l'ensemble du monde vivant. On peut les découvrir grâce à diverses méthodes. Ce sont les procédés techniques permettant cette découverte, ainsi que les procédures développées au niveau génético-moléculaire qui peuvent éventuellement être qualifiés d'invention ". " En France, l'Institut Marie Curie, soutenu par le gouvernement, a fait opposition au brevet sur le gène BRCA 1, alors que l'Assemblée nationale rejette l'idée même de brevets sur les gènes humains, tout comme le Parlement européen. Les commissions d'éthique de plusieurs pays (Suisse comprise) s'y opposent aussi ", souligne La Liberté. En Suisse, l'avant-projet de révision de la loi sur les brevets, en consultation, propose de rendre plus restrictive la protection par brevet. Il ne suffira pas de découvrir un gène, la demande devra contenir la manière d'isoler ce gène, mais aussi la description concrète des applications industrielles prévues. La révision devrait ancrer le principe du " privilège de la recherche ".

06 août 2002

" Alors que la biotechnologie est le seul moteur de croissance actuel et qu'elle génère des salaires plus élevés, notre pays a tendance à se reposer sur ses lauriers ", relève le Nouvelliste. Le quotidien valaisan se fait l'écho d'une conférence de presse organisée par Interpharma, organe de coordination du lobbying de Novartis, de Roche et de Serono. Et d'ajouter qu'en biotechnologie, le nombre des entreprises a pratiquement doublé entre 1998 et 2000, passant de septante à cent trente. Citant Benoît Dubuis, de la Faculté des sciences de la vie de l'EPFL, le quotidien rappelle que les montants investis en Suisse dans la recherche fondamentale ont stagné ces dernières années. Alors que les Etats-Unis ont augmenté massivement leurs investissements et que l'UE a entrepris de rendre attractifs ses sites de recherches. Les industriels de la branche ont également insisté sur l'importance de la protection des brevets afin que les entreprises continuent d'investir dans la recherche de nouvelles molécules.

05 août 2002

Un article de l'Agefi rappelle que le Conseil fédéral a lancé la procédure de consultation relative au projet de loi concernant la recherche sur l'embryon. Un texte définitif est attendu pour la fin de l'année. " Mais le Parti radical soulève un problème de taille. Ce projet est en contradiction avec la loi sur la procréation médicalement assistée, entrée en vigueur en l'an 2000 ", précise le quotidien qui interviewe Sébastien Leprat, spécialiste de la question au Parti radical. " Comment en effet justifier le fait que le prélèvement de cellules soit autorisé dans le cadre de l'actuel projet, alors qu'il demeure interdit dans la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA) ? Comment autoriser de tels prélèvements sans réviser la LPMA qui prévoit une destruction des embryons surnuméraires antérieurs à cette loi pour la fin de l'année 2003 ? ", s'interroge Sébastien Leprat. Il rappelle également l'avis " très favorable de la commission nationale d'éthique concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires, laquelle encourage le Conseil fédéral à transformer l'essai en révisant la LPMA ". Enfin, il propose qu'un seul département fédéral, celui de l'Intérieur, s'occupe de tous les domaines traitant de la recherche sur l'être humain.

La Liberté (2067023) s'intéresse à la conférence " Le Big Bang, Sephen Hawking et Dieu " du professeur Henry F. Schaefer, invité récemment à l'EPFL. Le professeur a présenté la façon dont les savants ont appréhendé la question du commencement du monde dans leur approche de l'univers, proposant un tour d'horizon des attitudes et parades de scientifiques renommés face au concept d'un Dieu qui serait à l'origine du monde. " Henry Schaefer estime que le monde est trop compliqué pour être dû au hasard seulement. Hugh Ross va dans le même sens et démontre que notre système solaire, en particulier notre planète Terre possède des particularités dont l'arrangement relève quasiment du miracle ", relève le quotidien.

Vous découvrirez les goûts culinaires et les lieux préférés de Jane Royston, Professeur d'entrepreneurship à l'EPFL, dans une interview très " people " de PME Magazine (2066089).

30 juillet 2002

Le 24 Heures (2063641) s'intéresse une fois de plus aux animaleries du canton. Cette fois, c'est celle de l'Institut suisse de recherche sur le cancer (ISREC) qui est en question. Inaugurée il y a trois semaines, les travaux ont duré un an et coûté près de huit millions et demi de francs. Le quotidien se questionne sur la nécessité d'un tel investissement alors que l'ISREC va fusionner avec l'EPFL et déménager à Ecublens. Michel Aguet, directeur de l'ISREC, explique que plus de la moitié de la somme provient de dons privés et que l'animalerie pourrait être utilisée après le départ de l'institut, par des petites unités de recherches ou le CHUV. Au sujet du transfert de l'IREC à l'EPFL, des collaborateurs de l'ISREC auraient appris la nouvelle par la presse. L'Agefi (2063566) consacre une interview à Michel Aguet qui s'exprime sur le projet de fusion de l'ISREC avec l'EPFL. " La raison principale de cette incorporation, outre les aspects purement scientifiques, est d'accroître nos ressources financières ", déclare le directeur de l'Institut. La future prise en charge des ses chercheurs par l'EPFL permettra d'offrir de nouvelles opportunités scientifiques et de créer des réseaux de coopération difficiles à établir dans de petites structures, ajoute-t-il. Il insiste sur la participation de l'ISREC à la formation postgrade, notamment par le biais de la nouvelle Ecole doctorale de l'EPFL, et sur les projets communs exploitant l'interdisciplinarité entre l'ISREC et les différents domaines de l'EPFL, notamment l'informatique (bio-informatique), l'imagerie, la chimie, etc.

Le Fonds national suisse pour la recherche scientifique (FNRS) réclame une hausse d'environ 1,25 milliard de francs sur quatre ans au Conseil fédéral et au parlement pour " éviter le déclin de la place scientifique suisse ". La presse nationale dans son ensemble se penche sur le sujet. Le FNRS fêtera son 50e anniversaire le 1er août ; il attribue chaque année environ 377 millions de francs pour la recherche fondamentale et la relève académique. Il juge qu'une hausse de son budget de 80% est indispensable, qui passerait de 430 millions en 2003 pour atteindre 761 millions en 2007. Le Fonds national insiste sur l'exigence d'axer les programmes nationaux de recherche sur les besoins immédiats de la société, de l'économie et de la politique. Il entend notamment mieux rémunérer les jeunes scientifiques, augmenter les bourses pour les séjours à l'étranger, mettre des moyens plus importants dans des secteurs comme le cancer, les hépatites, les maladies cardiovasculaires, la médecine de transplantation ou le diabète. Il plaide aussi pour la promotion des femmes dans la recherche.

29 juillet 2002

Le second voilier de course du Team Alinghi a été mis à l'eau pour la première fois dans le golfe de Hauraki, au large d'Auckland, relèvent le Matin (2061856) et le 24 Heures (2061854). Les entraînements ont commencé en vue de la coupe de l'America qui débute dans deux mois. Les quotidiens soulignent une fois de plus le rôle de l'EPFL dans la mise au point du voilier Alinghi.

Une brève du Temps (2061874) pour annoncer le nouveau diplôme d'études approfondies (DEA) en cybercriminalité des Universités de Lausanne et de Genève, en collaboration avec l'EPFL et HEC.

Le Temps (2061861) s'inquiète du projet du Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF), issu de la planification stratégique 2004-2007, visant à transférer la recherche et l'enseignement du domaine du bois aux Hautes écoles spécialisées (HES). " Toute la recherche fondamentale de haut niveau sur l'une des seules ressources renouvelables de notre pays risque de disparaître ", s'inquiète Jean-Luc Sandoz, professeur assistant à la Faculté Environnement naturel, architectural et construit (ENAC) de l'EPFL. Le président du CEPF, Francis Waldvogel relève que la proposition peut subir des modifications durant la phase de consultation. " Ce n'est pas parce que l'on possède vingt-cinq ans d'efforts dans un domaine d'activité, que l'on a l'obligation absolue de le maintenir et de risquer la sclérose de la mutation de l'EPFL ", rappelle-t-il. Laurent Vulliet, doyen de l'ENAC, explique que les programmes de recherche et d'enseignement de haut niveau sur le bois en architecture et en génie civil ne seront aucunement abandonnés. Mais, explique-t-il, " afin de garantir l'existence d'une chaire, il faut impérativement avoir un projet de recherche fondamentale de haut niveau, qui ne soit pas déjà pris en charge par d'autres institutions ". Les cantons de Fribourg, de Vaud, du Jura et de Neuchâtel se sont prononcés en faveur du renforcement de la recherche de pointe dans le domaine du bois. Le professeur Jan Hamm, responsable de la construction bois de la HES de Bienne estime que " si l'on ferme la chaire, c'est l'ensemble de la construction en bois de Suisse, en plein émergence, qui subirait un arrêt brutal, faute d'ingénieurs avec une formation de haut niveau ".

26 juillet 2002

La Liberté consacre une page à parler de sa visite à l'équipe du Défi suisse pour la Coupe de l'America sur sa base d'Auckland. On apprend notamment que la journée des marins commence à 5h45 et se termine à 19 heures. Et puis le quotidien fribourgeois donne trois adresses Internet pour suivre le Défi sur le web : www.hauraki-news.com " sans doute le meilleur site indépendant " www.americascup " le site officiel de la compétition " www.lvcup.com: " le site officiel de la Luis Vuitton cup " www.alinghi.com

Dans une interview publiée par L'Agefi, La Liberté et L'Express à l'occasion des 50 ans du Fonds national de la recherche scientifique (FNS), la présidente de cette Institution, Heidi Diggelmann, estime qu'il est urgent d'augmenter fortement les investissements pour la recherche fondamentale en Suisse. " Pour rester compétitif au niveau international, nous devons hausser les budgets (…) de plus de 10% par an ", précise-t-elle. Au journaliste qui lui demande comment elle voit la place scientifique suisse dans quelques années, Heidi Diggelmann répond qu'il est urgent d'agir : " C'est le dernier moment de procéder à un rattrapage plus nécessaire que jamais. "

Sous ce titre, le Generalanzeiger Brugg (2060937) consacre un article de trois colonnes à la nomination, le 4 juillet dernier, d'Albin Wrülich en tant que professeur ordinaire en sciences des accélérateurs dans la Faculté des sciences de base de l'EPFL. Albin Wrülich " est le premier professeur ordinaire " dans ce domaine, précise le journal alémanique. Leader mondial dans son domaine, Albin Wrülich établit une liaison directe entre l'EPFL et l'Institut Paul Scherrer (PSI), à Villigen, où il continue à diriger le projet SLS (Source de Lumière Suisse).

La NZZ (2060719) consacre une page au Turing Day, qui a réuni le 23 juin, jour du 90ème anniversaire de la naissance d'Alan Turing, les meilleurs connaisseurs mondiaux de l'intelligence artificielle et de la pensée d'Alan Turing. " Les machines peuvent-elles penser ? Une machine pourrait-elle s'émouvoir, tomber amoureuse, souffrir de frustration ou même en arriver à se détruire elle-même ? Telles furent les questions qui occupèrent le mathématicien britannique ", rappelle la gazette zurichoise.

25 juillet 2002

Malgré la tourmente des marchés financiers (ceci-dit, après des jours de chute, le SMI progressait de près de 5% ce jeudi vers 14 heures) et la crise post-11-septembre, le marché de l'emploi semble préservé pour les jeunes diplômés. " Les étudiants diplômés des grandes écoles de commerce (HEC) et de polytechnique (EPFL) à l'automne 2001 ne semblent pas avoir trop souffert des événements de l'après-11 septembre dans leur recherche d'un premier emploi sur le marché romand ", observe L'Agefi (2059655). L'Unéed'ip (Unité d'évaluation de l'enseignement et d'insertion professionnelle de l'EPFL) se contente toutefois d'estimer que la situation est loin d'être aussi mauvaise qu'en 1992. Et de préciser que l'étude concernant l'insertion professionnelle des étudiants de polytechnique licenciés en 2001 est toujours en cours. Les résultats ne seront pas connus avant deux mois.

22 juillet 2002

L'Association pour le logement des jeunes en formation (ALJF) réclame des possibilités de logement pour les étudiants, et manifeste depuis une semaine en campant sur la pelouse de Montbenon. Le collectif a manifesté dimanche pour pointer du doigt des logements vides. " Une trentaine de jeunes ont assiégé des bâtiments de l'EPFL, situés sous gare ", relève le Matin (2056873). L'ALJF souhaiterait permettre aux étudiants d'occuper ces locaux en attendant qu'ils soient transformés. Les bâtiments de l'EPFL seraient actuellement vides mais en projet de transformation, explique le quotidien. L'association a envoyé jeudi une lettre dans ce sens à l'EPFL.

L'annonce de l'intégration de l'Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC) par l'EPFL a été reprise par tous les quotidiens romands, avec trois articles de taille dans Le Temps (2056096, 2056057), l'Agefi (2056690) et le24 Heures (2056360, 2056323). " La médecine entre au Poly " titre ce dernier qui considère le rattachement comme un " Joli coup pour l'EPFL ! ". Pour l'éditorialiste Michel Pont, " C'est surtout son rôle de leader pour assurer un avenir industriel et économique de tout le bassin lémanique que l'EPFL se doit d'assumer ". Il pose la question d'une coordination encore plus étroite avec la future Faculté de biologie médecine de l'UNIL. " La place scientifique romande poursuit sa concentration (…), les promesses d'une telle réunion sont grandes ", souligne Nicolas Dufour dans son édito au Temps. Et d'ajouter qu'en " absorbant l'ISREC, dont la réputation n'est plus à faire, y compris outre-Sarine, le pôle formé par l'EPFL et les deux Universités de Lausanne et Genève accroît sa cohérence et son crédit ". Toutefois, estime le journaliste, avec cette intégration la réforme du domaine des EPF devient encore plus nécessaire. Les deux institutions s'estiment gagnantes dans l'opération. Le patron de l'ISREC, Michel Aguet, parle d'un rapprochement tout naturel : " D'un côté, il y a un appétit croissant des sciences exactes pour les sciences de la vie. De l'autre côté, la recherche sur le cancer, basée sur la biologie moléculaire et cellulaire classique, a besoin de nouvelles approches transdisciplinaires ".

19 juillet 2002

Françoise Piron, " déléguée pour la parité femmes, science et technologie ", montre, dans une interview donnée à 24 Heures (2055313) comment l'égalité homme-femme fait son chemin à l'EPFL. Interrogée sur les problèmes qui demeurent, elle observe que " la fracture se joue aujourd'hui davantage entre les facultés. Les filles se dirigent volontiers dans les sciences de base, en architecture ou encore dans tout ce qui concerne l'environnement. " En revanche, regrette Françoise Piron, les femmes sont moins présentes dans le secteur des nouvelles technologies. " Ces filières, observe-t-elle, ont pourtant tout pour plaire : salaires avantageux, possibilité de travailler à la maison, etc… " Pour la déléguée à l'Equité, il faut dorénavant veiller à ce que les femmes " ne se dirigent pas dans les sections les moins porteuses. " Des filières que les hommes auraient abandonnées.

Derrière ce titre étonnant se cache un article ventant les mérites de CryptoGlyph, un logiciel qui " apporte une précieuse contribution à la lutte anticontrefaçons " précise 24 Heures (2055377). Ce logiciel a été mis au point par deux étudiants ayant préparé leur thèse dans le laboratoire de traitement des signaux des professeurs Kunt et Ebrahimi, à l'EPFL.

17 juillet 2002

24 Heures consacre une demi-page à la Coupe de l'America 2002-2003 en ne citant Alinghi, dont une partie de l'équipage profite de l'hiver austral pour prendre quelques jours de vacances, que sur quelques lignes. L'on découvre ainsi que l'équipage suisse a des concurrents assez sérieux et l'on apprend que les Français d'Aleva devraient récupérer à Auckland la base abandonnée par les Allemands d'Illbrück, que l'équipe de Stars and Stripes de Dennis Conner vient de débarquer en Nouvelle-Zélande et, surtout, que le Team New Zealand est " à la recherche de fonds perdus ", comme le titre joliment 24 Heures. Les quelque 7,5 millions de francs qui lui manque devraient lui être assurés par une banque du pays et par la Ville d'Auckland. La capitale néo-zélandaise peut se montrer généreuse : la victoire des Néo-zélandais en 2000 avaient eu des retombées économiques directes évaluées à 460 millions de francs pour l'ensemble du pays, dont 340 millions pour la seule région d'Auckland.

16 juillet 2002

La pénurie de logements pour étudiants est générale, en raison de l'augmentation du nombre d'étudiants et d'un marché immobilier tendu à l'extrême, souligne le 24 Heures. " Pour couvrir les besoins, il nous faudrait 500 chambres supplémentaires ", relève Gilberte Isler, responsable des affaires socioculturelles de l'UNIL. " Le service du logement de l'UNIL et de l'EPFL ne se contente pourtant pas d'offrir que des chambres en foyers d'étudiants. Il cherche d'autres possibilités d'hébergement, comme celle de loger chez l'habitant ou en appartements à partager ", relève le quotidien. Christian Pilloud, chef du Service vaudois des affaires universitaires et président de la Fondation Maisons pour étudiants déclare : " Notre objectif est de construire entre 200 et 250 logements supplémentaires, d'ici à la rentrée 2004 ".

La Liberté interviewe Urs Altermatt, nouveau recteur de l'Université de Fribourg, nommé le 9 juillet dernier. Soleurois, professeur d'histoire contemporaine, il souhaite développer avec détermination la dimension internationale de l'Uni de Fribourg ; il insiste sur sa spécificité comme seule université totalement bilingue de Suisse. Le quotidien rappelle ensuite que les Facultés de droit et de sciences économiques de l'Université de Fribourg ont déjà adopté le cursus d'études prévu par la Déclaration de Bologne. Enfin, le recteur s'inquiète du financement des universités et rappelle que " les Etats européens ont augmenté leurs investissements dans la formation, et que la Suisse doit rattraper son retard dans ce domaine, faute de quoi sa position pourrait être menacée. "

12 juillet 2002

L'une des reines des start-up nées à l'EPFL est sans conteste Dartfisch. Les gazettes commentent abondamment aujourd'hui le succès de son troisième round financier clôturé le 3 juillet dernier. La société fribourgeoise a réussi à lever 3 millions de francs ; " ce qui n'est pas mince par ces temps ", observe dans L'Agefi le nouveau président du conseil d'administration et ancien directeur à l'UBS, Anton Affentranger. 24 Heures (2048794) précise que la société créée en 1997 prévoit de devenir bénéficiaire dès cette année grâce à une hausse des ventes de logiciels. Les Jeux olympiques de Salt Lake City avaient rendu célèbre le système de caméra simultanée SimulCam développé à l'EPFL. Aujourd'hui, Dartfisch compte sur un autre logiciel, qui permet de décomposer le mouvement, pour devenir le leader sur le marché de l'apprentissage sportif par les moyens audiovisuels. Pour en savoir plus lire aussi Le Temps (2048318), le Bund (2048476), la Mittelland Zeitung (2048654) et, évidemment, la Zürichsee-Zeitung Gesamtausgabe (2048826).

La nomination, le 16 mai, de Matthias Grossglauser comme professeur assistant " tenure track " à la Faculté Informatique et Communications de l'EPFL est aujourd'hui saluée par le Oltner Tagblatt (2048792). " Matthias Grossglauser, Jahrgang 1969, in Balsthal aufgewachsen, ist trotz seines jugendlichen Alters bereits ein weltweit bekannter Fachmann im Forschungsbereich Mobilnetze ", précise le journal.