Revues de presse

02 septembre 2002

La réforme universitaire genevoise est quasiment sous toit, relève la Tribune de Genève (2091908). Elle devrait figurer à l'ordre du jour de la session d'octobre du Grand Conseil genevois. Selon la dernière mouture, l'Université devrait échapper à la tutelle du Grand Conseil, la commission parlementaire de l'enseignement supérieur revendiquait un droit d'ingérence. Finalement, le rectorat devrait garder son autonomie en matière de gestion et une indépendance en matière de nomination des professeurs. La Tribune de Genève accorde une interview du recteur Maurice Bourquin qui explique les grandes lignes de la réforme et les priorités de l'Université.

La start-up Dartfish, née à l'EPFL est spécialisée dans les logiciels vidéo permettant de comparer et de décomposer les mouvements (par exemple de deux skieurs sur un écran). Un article de Bilan (2090648) révèle que la société vient d'augmenter son capital de 3 millions de francs supplémentaires. L'entreprise a convaincu Anton Affentranger, qui fut CEO chez Lombard et Odier puis directeur des finances chez Roche, de prendre la présidence de son conseil d'administration. La société devrait afficher un chiffre d'affaires de 5,5 millions de francs cette année.

Le cri d'alarme lancé contre le projet législatif Gen-Lex par les présidents des Ecoles polytechniques fédérales, les représentants de la recherche pharmaceutique, biotechnologique, agro-alimentaire et par les assurances a été repris par toute la presse nationale le vendredi 30 août. " Ce projet devait être une loi sur la recherche, il devient une loi d'entrave à la biotechnologie ", se sont indignés les représentants des milieux de la recherche. " Les modifications apportées en commission à la loi sur le génie génétique vont limiter fortement la recherche biologique et médicale, a déclaré le président de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich Olaf Kübler devant la presse ", selon l'ATS (2091441). " Le président de l'EPFL Patrick Aebischer a pour sa part rappelé que l'expérimentation animale demeure indispensable pour la recherche biomédicale ", souligne l'AP (2090833).

Le magazine Bilan (2090642) critique l'absence d'une approche commune lors de la construction des animaleries lausannoises. Concernant le fait que l'ISREC va prochainement rejoindre le site de l'EPFL, Bilan reproche le manque d'économies d'échelles ou de partage des installations. Et d'ajouter que " l'EPFL pourra ainsi fêter l'arrivée d'une troisième animalerie sur son site et trouvera, cela ne fait aucun doute, les meilleurs arguments pour se justifier ".

Le Bund (2091878) s'interroge une nouvelle fois sur la place de la recherche suisse. Il souligne que la Suisse est encore à la pointe en comparaison internationale, mais qu'elle pourrait bien se retrouver en deuxième ligue si elle n'investit pas plus d'argent ou si elle ne met pas rapidement en place une réforme de ses Universités.

29 août 2002

La NZZ (2088272) rend compte sur deux colonnes des conclusions des experts internationaux qui ont évalué le domaine des EPF sur demande du Secrétariat d'Etat à la science et à la recherche. Le comité d'experts a notamment encouragé le renforcement des sciences de la vie et salué les efforts effectués par l'EPFL dans ce domaine, observe la gazette zurichoise. Le prochain Flash, qui sortira le 3 septembre, consacre également une page aux recommandations des experts, qui ont rendu leur rapport en juin.

28 août 2002

Le nombre de femmes choisissant d'étudier les sciences augmente chaque année. Pourtant, on retrouve toujours une écrasante majorité d'hommes aux postes à responsabilité. 7% seulement des chaires de professeurs sont par exemple occupées par des femmes. Selon une étude du Fonds national de la recherche, le plus grand frein aux carrières féminines est que les femmes ont de la peine à accéder aux cercles académiques et réseaux de contacts dominés par les hommes, observe le Tages-Anzeiger (2087501).

27 août 2002

De nombreuses start-up et spin-off issus des universités rencontrent des difficultés à trouver un financement de démarrage car l'industrie du capital-risque est devenue beaucoup plus frileuse, souligne l'Agefi (2086674). Cette situation résulte en grande partie des facteurs conjoncturels, et notamment du contexte boursier morose. L'industrie du capital-risque finance en priorité des start-up rentables, qui ont déjà une clientèle. Interviewé par l'Agefi, Jacques Laurent, directeur du Parc scientifique de l'EPFL relève la difficulté croissante à lever des fonds chez les start-up. Il explique que " plusieurs d'entre elles mettent en attente leurs projets de développement et prennent prioritairement des mandats de conseil ou se dirigent vers des activités de bureau d'ingénieurs. (…) Il y a tout de même plusieurs sociétés en cours de création, mais il s'agit pour la plupart de bureaux d'ingénieurs ou de projets comportant un minimum de risques, avec déjà quelques mandats ou commandes ", souligne-t-il.

26 août 2002

D'une enquête d'opinion, réalisée par le Matin (2085040) auprès de septante personnalités romandes de la politique, de l'économie et de la culture, le Conseiller fédéral Pascal Couchepin est sorti premier de classe, suivi d'autres personnalités dont Patrick Aebischer à la 6e place. Pour réaliser ce palmarès, les septante personnalités interrogées se sont désignées entre elles selon 5 classements (économique, politique, écoute en Suisse alémanique, stature intellectuelle et enfin la personnalité la plus puissante en général). La représentativité d'un tel sondage est il est vrai discutable. Toutefois, soulignons que le président de l'EPFL est sorti premier du classement relatif à la stature intellectuelle.

Techno Forum (2083872) reprend le communiqué de presse de l'EPFL du mois de mars et titre : un vieux rêve scientifique réalisé àl'EPFL. L'article rappelle que les chercheurs de l'EPFL sont parvenus à intégrer sur la même puce en silicium des circuits optiques et électroniques. " On peut réellement parler d'un grand progrès scientifique dans ce sens que c'est le substrat en silicium qui intègre aussi bien le circuit électronique qu'optique. Le silicium qui est utilisé dans la technique CMOS est transparent à la longueur d'onde des fréquences utilisées dans les télécommunications ", explique Luc Thévenaz, professeur au Laboratoire de métrologie et photonique de l'EPFL.

19 août 2002

A la Une du 24 Heures (2078617), 4 étudiants de l'EPFL passionnés de technologie spatiale ont développé un système inédit pour déployer les panneaux solaires d'un satellite lancé par l'Agence spatiale européenne (ESA) et participeront aux vols paraboliques de l'ESA, début septembre. Les étudiants testeront ainsi les panneaux solaires au cours d'un vol parabolique, permettant de simuler l'apesanteur, à bord de l'Airbus A300 ZERO-G. Ils font partie du programme interuniversitaire SSETI (Student Space Exploration & Technology Initiative) de l'ESA, qui offre à des étudiants de plusieurs hautes écoles européennes la possibilité de concevoir, réaliser et lancer un microsatellite à l'aide d'une fusée Ariane 5.

12 août 2002

Une brève du 24 Heures (2072874) révèle qu'une fuite d'ammoniaque s'est déclarée ce week-end dans la salle de chauffe de l'EPFL. Personne n'a été blessé, ni même incommodé par les émanations toxiques, nous apprend le quotidien. L'incident a mobilisé 8 hommes et deux officiers du Service de secours incendie (SSI), la police cantonale et des hommes de la police de l'Ouest.

La Liberté et l'Agefi rapportent qu'un consensus se dégagerait au sein du Conseil fédéral pour une hausse de 6% des crédits pour la formation, la recherche et la technologie. La réunion du gouvernement le 21 août prochain pourrait déboucher sur une décision finale. Le budget doit être bouclé le 30 septembre. Les quotidiens rappellent que les Universités réclamaient une hausse de 10%, qu'economiesuisse voulait limiter la hausse à 2,6%. Quant aux conseillers fédéraux : Ruth Dreiffuss et pascal Couchepin proposaient 6,5% entre 2004 à 2007, Kaspar Villiger 4%. Ce dernier serait prêt aujourd'hui à lâcher du lest sur la formation et la recherche, mais des coupes budgétaires devraient êtres faites dans d'autres secteurs, frein à l'endettement oblige.

" On le savait, mais cette fois-ci, c'est elle qui l'a dit… " : ainsi débute l'article du 24 Heures qui reprend, comme toute la presse nationale, la confirmation du départ de la ministre de l'Intérieur, Ruth Dreifuss, d'ici la fin de l'année ou de la législature. La conseillère fédérale l'a déclaré dans une interview à Dimanche.ch. Elle précise également qu'elle envisage un départ conjoint avec Kaspar Villiger, notamment afin de " ne pas multiplier ces moments de fièvre qui se passent chaque élection ". Le jeu de la succession est donc lancé !

La NZZ publie 3 articles en relation avec la recherche sur les cellules-souches embryonnaires. Le premier s'intéresse à la possibilité de breveter ces cellules-souches, à l'instar du gène BRCA 1 breveté par une entreprise américaine (voir revue de presse du 7.08.02) qui a relancé un débat important sur les brevets de matière vivante. Une disposition sur la possibilité de breveter des cellules-souches embryonnaires devrait figurer dans la loi relative à la recherche sur les embryons, encore en consultation. La loi sur les brevets, actuellement en révision, devrait interdire l'utilisation d'embryons humains à des fins industrielles ou commerciales. Les deux autres articles de fond sont écrits par un professeur d'éthique et par un professeur de philosophie du droit. Ils s'interrogent sur le statut moral de l'embryon et sur les droits des enfants à naître. (A lire sur le sujet : http://www.nzz.ch/biomedizin )