Revues de presse

11 décembre 2002

Le patron du Défi suisse pour la coupe de l'America tient également le rôle de navigateur durant les régates. " Quand j'ai exprimé mon vœu à Russel de faire partie de l'équipage, il m'a tout de suite dit : Le poste de navigateur serait parfait ", explique Ernesto Bertarelli dans une interview d'une page accordée à 24 Heures. Durant la course, Ernesto Bertarelli se tient juste derrière le barreur Russell Coutts et lui communique les chiffres importants pour la tactique, récoltés sur l'ordinateur de bord. Le patron de Serono s'occupe aussi des bastaques : " Dans les virements, je lâche la bastaque au vent pour permettre à la grand-voile de passer d'un bord à l'autre. "

Le Conseil fédéral subit une grande rocade, comme l'indique le communiqué de presse de la Chancellerie fédérale reproduit ci-dessous. Le radical Pascal Couchepin reprendra dès janvier le Département de l'intérieur de Ruth Dreifuss. Il devient ainsi le grand chef de la recherche et de la formation en Suisse. Le PDC Joseph Deiss déménagera pour sa part au département de l'économie et la nouvelle venue, Micheline Calmy-Rey, se retrouvera aux affaires étrangères. Les quatre autres conseillers fédéraux ne changent pas, a annoncé mercredi le président de la Confédération Kaspar Villiger à l'issue de la séance du Conseil fédéral. Celui-ci s'est réuni dans sa nouvelle composition dans le Salon du président dès 07h00, précise l'ATS dans ses dépêches du jour. Pascal Couchepin a déjà pu se faire la main dans le domaine de la recherche et de la formation. Son département de l'Economie partage en effet des responsabilités avec le DFI. Le Valaisan a notamment présenté avec Ruth Dreifuss le programme d'investissements pour 2004 à 2007, devisé à 17 milliards de francs. COMMUNIQUE DE PRESSE Le Conseil fédéral répartit les départements Le Conseil fédéral, dans sa nouvelle composition, a procédé mercredi 11 décembre 2002, dans le Salon du Président, à la répartition des départements. Il a décidé que le conseiller fédéral Pascal Couchepin prendra la succession de la conseillère fédérale Ruth Dreifuss à la tête du Département fédéral de l'intérieur (DFI). Le conseiller fédéral Joseph Deiss cède le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à la conseillère fédérale récemment élue, Micheline Calmy-Rey, et reprend quant à lui le Département fédéral de l'économie (DFE), actuellement dirigé par Pascal Couchepin. Les quatre autres conseillers fédéraux conservent leur département. Le Conseil fédéral devra encore confirmer formellement la répartition des départements lors de sa première séance de la nouvelle année, le mercredi 15 janvier 2003. Il réglera aussi à cette date la question des suppléances des chefs de département. Berne, 11 décembre 2002 CHANCELLERIE FÉDÉRALE SUISSE Information et communication

Rien de ce qui se passe à l'EPFL n'échappe à L'Agefi. Le quotidien économique consacre aujourd'hui quelques lignes (2188567) à la mise sous toit de la nouvelle Ecole doctorale. Principal changement, selon le journal : " La gestion des candidatures sera fortement centralisée au niveau de l'Ecole. Pour en savoir plus : http://www2.epfl.ch/VPFormation/EcoleDoctorale

10 décembre 2002

"Dans les Hautes écoles, les sciences humaines et sociales sont en péril", estime Le Courrier qui précise que "six étudiants sur dix sont immatriculés dans une faculté de sciences humaines et sociales en 2001, mais que ces dernières ne perçoivent que 23% des dépenses". Il rappelle que le Conseil fédéral tire également la sonnette d'alarme dans son message relatif à l'encouragement de la formation, de la recherche et de la technologie pendant les années 2004-2007. "Pour retrouver le taux souhaité d'un prof pour quarante étudiants, le nombre de chaires nouvelles dans les sciences humaines et sociales devrait atteindre 483 d'ici les quatre prochaines années pour l'ensemble du pays", indique le message du gouvernement. Enfin, les prochains nouveaux pôles de recherche nationaux (PRN), en 2004, s'adresseront en priorité aux sciences humaines et sociales. "65 millions leur seront consacrés par le FNRS, alors que la reconduite des pôles déjà installés coûtera 216 millions".

Plusieurs dizaines d'étudiants de l'EPFL (section sciences et ingénierie de l'environnement) ont analysé le val d'Anniviers d'un point de vue environnemental, politique, social et économique, nous apprend le Nouvelliste (21870761).

"L'As de Pique", c'est le nom du secteur qui fera l'objet d'un concours d'architecture pour l'aménagement d'un tronçon de la route de Saint-Cergue, situé derrière la gare, côté Jura, nous apprend le 24 heures (21875841). La Municipalité de Nyon propose de financer pour 82 000 francs un concours d'architecture adressé aux assistants de l'école d'architecture de l'EPFL sous le patronage de Vincent Mangeat.

Jacques Neirynck, professeur à l'EPFL, revient dans le Temps sur le message du Conseil fédéral relatif à l'encouragement de la formation, de la recherche et de la technologie qui prévoit un montant de 17,3 milliards de francs pour le domaine. Il rappelle que si "le blocage des crédits (plus que probable) amène une coupe linéaire de 1% sur tous les budgets, le pactole se réduirait à 16,8 milliards. Premier écart entre le discours affiché et la réalité prévisible". "Depuis dix ans la Suisse a désinvesti en formation et en recherche", estime-t-il. Et de rappeler que les universités cantonales crient famine et que les EPF devront se satisfaire d'une croissance annuelle d'environ 3%, "ce qui ne permet ni de rattraper le retard, ni de compenser le renchérissement et l'augmentation prévisible des étudiants".

06 décembre 2002

" La Suisse a moins de croissance que les autres pays européens ", constate Eric Fumeaux dans L'Hebdo (2184851). Le directeur de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFPT) précise la raison qu'il donne à ce déficit : " En fait, nous n'avons pas assez de créations de sociétés, il faut stimuler l'esprit d'entreprise dans ce pays. " C'est ainsi qu'il a pensé à faire appel à Jane Royston, professeure d'entrepreneurship à l'EPFL et à l'Université de Genève. " Pourquoi ne pas étendre à toute la Suisse l'expérience réussie à Lausanne et Genève, résume L'Hebdo. L'idée, lancée par Eric Fumeaux, s'est très vite incarnée en projet : celui de la création de la Fondation CREATE Switzerland. " Cette nouvelle structure, dont l'existence a déjà été annoncée par les médias, fait également l'objet d'un article publié aujourd'hui dans Le Temps (2184702). " Des cours dans toute la Suisse pour les jeunes entrepreneurs high-tech ", résume le quotidien en titre. Eric Fumeaux prendra la vice-présidence de CREATE Switzerland. Dans une autre interview publiée par Le Temps (2184700), le directeur de l'OFFPT détaille la stratégie de son office après la présentation du message du Conseil fédéral pour la recherche et la formation entre 2004 et 2007. Concernant les HES, il précise : " On s'attellera aussi à la réalisation de la déclaration de Bologne. "

Le captage des nappes de mazout en mer reste une opération très laborieuse, comme le montre le récent naufrage du pétrolier Prestige au large des côtes espagnoles. Une solution efficace est pourtant développée à l'EPFL, " où des chercheurs ont mis au point un astucieux système ", relate Terre & Nature (2184183). L'objectif est simple, poursuit le magazine, il s'agit de " circonscrire rapidement et complètement une nappe de pétrole, puis de l'épaissir pour en faciliter le captage. " " Tout est parti de l'idée d'Ugo Cavalli, un ingénieur tessinois, qui nous a soumis un concept de réservoir flottant ", précise Jean-Louis Boillat, chargé du projet au Laboratoire de constructions hydrauliques de l'EPFL.

05 décembre 2002

L'ancêtre commun de la souris et de l'homme, qui courrait la prairie il y a une centaine de millions d'années, ne pouvait évidemment pas deviner que parmi ses descendants, l'un deviendrait le cobaye de l'autre. Pourtant c'est bien cet ancêtre commun qui fait tout l'intérêt des souris pour les chercheurs. Presque tous les gènes des premières ont leur pendant chez l'homme. Dans une longue interview accordée au Temps, Stefan Catsicas explique toute l'importance du séquençage du génome de la souris, opération qui touche à son terme après trois ans d'efforts menés par vingt-six instituts de recherche dans sept pays. Les scientifiques " reçoivent un outil qui va leur permettre de faire des expériences avec de grands raccourcis ", précise le Vice-Président Recherche de l'EPFL. Mais pourquoi la souris plutôt qu'un autre parent proche, comme le porc, questionne le journaliste. Il n'est pas possible de faire des procs transgéniques, répond Stefan Catsicas. Avec la souris, la recherche transgénique est possible. " La souris, précise le Vice-Président de l'EPFL, est maintenant utilisée de manière systématique pour essayer de produire des modèles plus proches de la situation cellulaire et moléculaire humaine. " Aujourd'hui, le prestigieux magazine scientifique Nature publie dans un numéro spécial le séquençage du génome de la souris. Parmi les 223 auteurs impliqués dans le dossier principal, 4 chercheurs sont issus du Laboratoire de génétique médicale du prof. Stylianos E. Antonarakis, collaborateur de l'Université de Genève et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). En marge de ce dossier, la même équipe scientifique publie deux articles importants, illustrant les premières applications liées au séquençage. Pour en savoir plus : http://www.unige.ch/presse/communique/02-03/1205souris.html

" Le deuxième congrès de la Société suisse de protéomique (SPS), organisé à l'Université de Lausanne et à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), s'achève aujourd'hui, au terme de trois jours riches en échanges ", relève L'Agefi (2183525). Outre les cours destinés aux chercheurs intéressés par la protéomique, la manifestation a également été marquée par les discussions entre scientifiques et industriels. Le Proteomics Partnering Event, coordonné par le Cast (EPFL) a notamment permis aux jeunes pousses et aux géants pharmaceutiques de faire part de leurs expériences respectives.

L'Illustré (2183094) a envoyé par la poste une belle rose à la professeure d'entrepreneurship à l'EPFL Jane Royston. L'hebdomadaire félicie la " Jane d'Arc des nouveaux entrepreneurs " pour la " nationalisation " de son programme de cours.

L'utilisation de téléphones mobiles ne reste pas sans effet sur le cerveau. Une étude menée par l'Institut de pharmacologie et de toxicologie de l'Université de Zurich montre que l'activité du cerveau est modifiée " pendant et après l'exposition aux ondes électromagnétiques ", relate 24 Heures. Est-ce mauvais pour la santé ? La réponse demeure incertaine, affirme le Tages-Anzeiger. Pour en savoir plus : www.unizh.ch/phar/sleep/handy

04 décembre 2002

Le Temps (2182269) rend compte de l'inauguration hier à l'EPFL du nouveau siège de l'Association Internationale des Travaux En Souterrain (AITES). " Réunissant 50 pays et 290 affiliés, l'AITES vise avant tout à mettre en réseau les institutions et entreprises désireuses de réaliser des projets souterrains, et le savoir-faire de spécialistes compétents, dans tous les pays du monde ", précise le quotidien. L'association plaide pour la prise en compte des espaces souterrains lors de l'établissement des plans directeurs d'aménagement urbain. " Nous ne sommes pas un lobby, mais nous essayons d'abord d'être sérieux et professionnels ", explique Claude Bérenguier, secrétaire général de l'AITES.

Après le Conseil des Etats, le Conseil national a donné sans opposition son aval au programme de constructions 2003 pour les Ecoles polytechniques fédérales (EPF). " Celui-ci prévoit des crédits de 78,2 millions qui iront principalement à la conservation et à l'amélioration du patrimoine immobilier ", précise une dépêche de l'ATS publiée dans 24 Heures et Le Temps (2182086).

" Les Suisses n'ont besoin de personne. " Ce ne sont pas les premiers mots d'un Johnny Hallyday converti à l'helvétisme, mais la première phrase d'une longue réflexion de Charles Kleiber publiée par Le Temps. Si l'on se réfère aux habituels indicateurs de performance, la Suisse, première ou presque pour le PIB par habitant, l'espérance de vie, la créativité scientifique, n'a, semble-t-il, besoin de personne, observe le secrétaire d'Etat à la science et à la recherche. " Et pourtant, quelque chose nous tenaille, ajoute-t-il. Pas une exigence immédiate, pas nécessairement une urgence mais quelque chose qui, dans la durée, semble se renforcer. N'est-ce pas un désir d'Europe ? " Car pour Charles Kleiber, le seul ancrage possible pour la Suisse, c'est l'Europe, comme force politique, comme culture et peut-être un jour comme conscience et comme projet civilisateur.

L'Institut allemand Max Planck a délivré son prix de chimie cette année à un chercheur de l'EPFZ. Wilfred Frederik van Gusteren a été récompensé " pour ses travaux sur de nouvelles méthodes de simulation biomoléculaire ", précise Le Temps.

Micheline Calmy-Rey succèdera à Ruth Dreifuss au Conseil fédéral, annonce l'ATS. La Genevoise a été élue mercredi par 131 sur 199 bulletins valables. Le Parlement l'a préférée à l'autre candidate socialiste, le conseillère d'Etat fribourgeoise Ruth Lüthi. Il aura fallu cinq tours de scrutin à l'Assemblée fédérale pour départager la ministre genevoise des finances, âgée de 57 ans, de l'autre candidate socialiste, qui n'a finalement obtenu que 68 voix. Le candidat " sauvage " de l'UDC, le conseiller national zurichois Toni Bortoluzzi, éliminé au 4e tour, a réussi à faire plus que le plein des 52 voix de son groupe La Genevoise d'adoption a vu le jour à Chermignon, en Valais. Mariée à André Calmy et mère de deux enfants, elle a décroché une licence de l'Institut universitaire de hautes études internationales, avant de diriger pendant plus de vingt ans une petite entreprise familiale. Avant les élections, elle avait émis le souhait de reprendre le Département fédéral de l'intérieur. Et de devenir ainsi la cheffe de la recherche et de la formation en Suisse.

03 décembre 2002

La plateforme technologique lausannoise dédiée à cette nouvelle discipline scientifique sera inaugurée lors du deuxième congrès de la Société suisse de protéomique (SPS), organisé à l'Université de Lausanne et à l'EPFL, du 3 au 5 décembre 2002, relève l'Agefi (2181134). "Cette unité technologique est destinée en priorité à la recherche universitaire des trois institutions lémaniques (Universités de Lausanne, Genève et EPFL) associées dans le programme Sciences, Vie et Société (…) Par ailleurs, elle est ouverte à des partenaires industriels, notamment aux entreprises biomédicales de la région".

"Daniel Mange, professeur à l'EPFL, directeur du Laboratoire de systèmes logiques et spécialiste des systèmes "bio-inspirés", est l'une des 18 personnalités interrogées par le sociologue Réda Benkirane dans un recueil d'entretiens sur le thème de la complexité", relève Le Temps (2181004). "Daniel Mange relève le caractère flou de la limite qui sépare les organismes vivants des créations technologiques". Le titre de l'ouvrage : "La complexité, vertiges et promesses", par Réda Benkirane, éd. du Pommier, 2002, 417 p.

02 décembre 2002

L'UNIL a accepté jeudi soir la création de deux nouvelles Facultés, lors d'une séance de son Parlement interne, le Sénat, nous apprend le 24 heures (2179092). "Les deux entités seraient celles de Médecine biologie d'un côté, des Géosciences et des sciences de l'environnement de l'autre. La Faculté des sciences disparaîtrait, puisque celles de ses branches qui n'entrent pas dans l'une des deux nouvelles devraient se voir rattachées à l'EPFL". Enfin, la Faculté Médecine biologie intégrera le nouveau pôle d'excellence en sciences de la vie qui devrait voir le jour en 2004.

L'Agefi (2179804) de ce jour revient sur le message du Conseil fédéral qui entend engager 17,346 milliards de francs à la formation à la recherche et à la technologie, pour la période allant de 2004 à 2007. Il s'agit d'une hausse de 6%. Le gouvernement a décidé de bloquer les taux de croissance de 1% en 2004, de 1,5% en 2005 et de 1% en 2006 et 2007. Pour l'éditorialiste Edgar Bloch, le taux de 6% "représente un minimum pour maintenir et consolider la place de la Suisse en tant que place scientifique innovante dans le monde". Toute la presse nationale du samedi s'est penchée sur le sujet. L'article très détaillé du Temps du samedi 30 novembre (2178943) analyse le programme d'intentions du Conseil fédéral pour la formation professionnelle, les hautes écoles et la recherche. Le quotidien explique que les écoles polytechniques demandaient une hausse de crédits de 5% au moins, elles en obtiendront 4 % au mieux. Les subventions des EPF au budget 2003 s'élèvent à 1,7 milliard. Le Conseil fédéral entend soutenir la relève scientifique en aidant notamment les écoles doctorales, en créant de nouvelles bourses pour les doctorants ou les "post-doc".Par ailleurs, les EPF généraliseront leur système de nomination conditionnelle de jeunes professeurs. Le Président de l'EPFL, Patrick Aebischer réagit : "Une réaction ambivalente. Je salue le courage de proposer cet effort dans les conditions actuelles, et notamment la hausse très nette des soutiens à la recherche, mais je constate que la part bloquée réduit cet élan (…)". Pour l'éditorialiste du Temps (2178938), la nécessité de consacrer 17 milliards de francs sur quatre ans aux écoles polytechniques aux universités et aux écoles professionnelles est avérée. "Depuis le début des années 90, la Suisse ne cesse de perdre du terrain dans le domaine scientifique", estime-t-il. Et d'ajouter : "Les emplois de demain naîtront, entre autres, d'une vraie mobilisation pour la recherche, l'innovation et les savoirs".

L'ATS, repris par le 24 heures (2179053) et le Courrier, s'intéresse au communiqué commun de l'EPFL et de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) qui annonce la création d'une nouvelle entité CREATE Switzerland issue des cours de l'EPFL de Jane Royston. La nouvelle entité "assurera tous les services de formation et de conseil qui ont fait le succès de la chaire lausannoise". Deux unités régionales, Lausanne et Zurich, seront inaugurées le 1er mars. Suivront les bureaux de Bâle et Saint-Gall. "La Suisse et le premier pays européen à se doter d'un centre national de promotion et de support à la création d'entreprises high-tech", souligne le quotidien.

Le Laboratoire d'hydrologie et aménagements de l'EPFL (Hydram) est le concepteur d'une cartographie des risques liés aux dangers naturels sur le territoire du canton de Vaud. Le 24 heures (2179808) se penche sur cette question et demande l'avis d'un spécialiste, André Musy, directeur de l'Hydram.

"Vers un regroupement des tutelles de la formation ?" titre le Temps dans un encart (2179421) d'un article sur la formation professionnelle. Le quotidien imagine la création d'un nouveau département fédéral, à l'arrivée du successeur de Ruth Dreifuss, comprenant l'aide aux universités, la recherche et les EPF (aujourd'hui à l'Intérieur) et la formation professionnelle (actuellement à l'Economie). "L'idée de créer un ministère consacré à la formation a trouvé une oreille attentive aux Chambres, saisies par une motion libérale", souligne le quotidien.

29 novembre 2002

L'Agefi publie une petite brève intitulée " L'abandon de Swissmetro est un désastre ". Extrait significatif de cette note : " Il y a abandon d'un formidable défi, sans réflexion sur les chances réelles ni volonté de vaincre les obstacles. " Cette réflexion est signée " AL ". Deux initiales pour désigner probablement le président de Bisange et de Genilem Armand Lombard qui signe juste à côté une colonne intitulée " les grippes d'automne ".

Le Temps (2177326) d'aujourd'hui a vu juste. Pour la période 2004-2007, le Conseil fédéral proposera une hausse des crédits de 6% pour la formation supérieure et la recherche, annonce le quotidien. Cette augmentation ne sera pas épargnée par le frein à l'endettement, précise le journal romand. En effet, selon une dépêche de l'ATS publiée peu avant midi, le Conseil fédéral vient de demander au Parlement d'insuffler 17,3 milliards de francs entre 2004 et 2007. Ce qui correspond à une hausse annuelle de 6% des crédits. " Précarité des finances fédérales oblige, une partie de la hausse annuelle - 1 % et 1,5 % en 2005 - reste bloquée pour l´instant ", ajoute l'agence de presse. En avril, Ruth Dreifuss et Pascal Couchepin avaient encore plaidé pour une hausse annuelle des crédits de 6,5 %. Cette progression correspond à celle demandée par les recteurs des universités, précise Le Temps. Les représentants des étudiants exigent 8% et le Conseil suisse de la science, 10%. 4% aux EPF Le Temps ne se contente pas de dévoiler la mise un jour à l'avance, il donne également la possible répartition des cartes. Selon un document du Département fédéral de l'intérieur, la hausse budgétaire prévue de 6% ne sera pas uniformément appliquée. " La répartition privilégierait le soutien à la recherche fondamentale - donc, surtout, le Fonds national de la recherche scientifique, qui fiannce ensuite les universités et les EPF en fonction de projets qu'il sélectionne -, avec un bond de 12% ; puis viendraient les subventions aux universités, qui grimperaient de 5,5% ; enfin les EPF, gratifiées d'un bonus de 4%. " Avec une croissance de 4% annuelle, le domaine des EPF doit pouvoir disposer de forces vives pour atteindre les buts fixés par le nouveau message ", estime justement Francis Waldvogel dans une interview publiée par L'Agefi (2177532). De fait, cet entretien constitue la réponse promise du président du Conseil des EPF aux attaques de Jacques Neirynck publiée par L'Agefi contre le Conseil des EPF et la politique du Conseil fédéral par rapport aux EPF (se rapporter à la revue de presse des 13 et 14 novembre : www.epfl.ch/pressinfo ) Dans son éditorial, le journaliste de L'Agefi emprunte à Jacques Neirynck " l'image de l'usine à gaz pour illustrer des structures administratives et stratégiques compliquant à l'extrême un pilotage harmonieux du domaine " des EPF. Et il plaide en conclusion pour une simplification de cette usine. Pour " des gouvernances de qualité mais soft, intégrant les responsables des Hautes Ecoles, délivrant des mandats de prestation, avec des indicateurs précis qui laissent au management de chaque centre scientifique et aux chercheurs la plus grande autonomie créatrice… " Forte progression des étudiants à l'EPFL Selon les chiffres donnés à la fin de l'interview de L'Agefi et valables pour 2001, l'EPFL compte 5038 étudiants et 162 professeurs, l'EPFZ, 11927 étudiants et 343 professeurs. Le nombre de professeurs est donc à peu près double à l'EPFZ. Celui des étudiants plus du double. Il est vrai que le nombre des étudiants de l'EPFL a fortement progressé ces dernières années, " de plus de 37% de 1992 à 2002 ", relève Francis Waldvogel. Le président du Conseil des EPF salue cette " progression remarquable ", même si, ajoute-t-il, " ce nombre n'est qu'un des facteurs qui détermine le financement. L'excellence et le positionnement international en matière de recherche et d'enseignement sont certainement des critères tout aussi importants. " En 2001, les dépenses de l'EPFZ ont été à peu près triples de celles de l'EPFL, soit 916 342 902 francs contre 395 326 137 francs.

La chaire d'entrepreneurship de l'EPFL sera étendue aux Universités de Genève, Bâle, Saint-Gall et Zurich, annonce Le Temps. Cette extension se traduira par une nouvelle fondation désormais indépendante de l'EPFL, Create Switzerland, précise le quotidien (2177362). Cette fondation " recevra des moyens conséquents, par ces temps de disette budgétaire : 27 millions pour cinq ans… " Jane Royston se concentrera sur la stratégie. La direction des cours au niveau suisse sera assurée par Rémi Walbaum, " aujourd'hui programme manager au sein de l'équipe de l'EPFL. "

" La Commission européenne veut faire avancer l'accord bilatéral sur la recherche avec la Suisse ", annonce Le Temps (2177333). L'accord doit être renégocié pour le programme-cadre 2003 à 2006.

28 novembre 2002

La NZZ (2176439) rappelle dans son programme TV que la première partie du magazine " Menschen Technik Wissenschaft " sera consacré ce soir à Alinghi et à sa collaboration avec l'EPFL. A voir à 21 heures sur SF1 !

" L'EPF de Zurich vient ainsi d'arracher au prestigieux Massachusetts of Technology l'un de ses chimistes les plus prometteurs, Peter Seebeger ", annonce L'Agefi. Et ce, précise le quotidien, au nez et à la barbe de l'Université de Munich qui, elle aussi, courtisait le chercheur. Cette " étoile montante de la glycomique, qui n'est autre que " le séquençage et l'étude des fonctions biologiques des carbohydrates (les sucres) dans et surtout à la surface des cellules ", est parvenu avec un groupe de chercheurs australiens à mettre en évidence les sucres impliqués dans le processus d'infection de la malaria. Les scientifiques sont surtout parvenus à bloquer ce processus avec un vaccin. Pour plus de détails voir le site : http://web.mit.edu/newsoffice/nr/2002/malaria.html " La connaissance chimique des sucres semble ainsi destiné à un grand avenir dans les processus de découverte de médicaments ", comment L'Agefi.

" Tous les acteurs du marché postal doivent être mis au même niveau ", estime le professeur à l'EPFL Matthias Finger. L'actuelle législation sur la Poste est insuffisante, car le géant jaune n'est plus le seul acteur du marché, affirme-t-il dans une interview publiée par L'Agefi (2176401). Le droit doit changer afin, poursuit-il, que La Poste suisse puisse " évoluer selon les mêmes conditions que des sociétés comme DHL, Fedex ou encore Deutsche Post, c'est-à-dire sans privilèges pour l'un ou pour l'autre. " L'Agefi précise que Matthias Finger " a des mandats aussi bien auprès de l'UPU (Union postale universelle) que de nombreux opérateurs postaux internationaux " et que la chaire de Management des industries de réseau qu'il dirige " est en partie financée par La Poste suisse. "

27 novembre 2002

L'Université de Genève a remercié dans la Tribune de Genève la population genevoise qui a répondu a son appel de louer des chambres aux étudiants, relève la Tribune de Genève (2175278). "Il manquait 200 logements à la rentrée, mais cette carence est résorbée", estime Françoise Demierre, responsable du Bureau des logements et restaurants universitaires". "Elle estime toutefois que le problème va à nouveau se poser à la rentrée prochaine pour quelque 300 universitaires". "Pour les syndicats d'étudiants, les chiffres que donne le rectorat sont en deçà de la réalité. Ils estiment que des centaines de personnes en formation continuent à se loger de manière précaire", rapporte le quotidien.

Il ne s'agit pas du classement de la Coupe de l'America, mais de celui des plus grosses fortunes de Suisse établit par le magazine Bilan du mois de décembre. Ernesto Bertarelli n'est plus l'homme le plus riche de Suisse avec une fortune estimée entre 7 et 8 milliards, nous apprend le mensuel. "Sa fortune a presque fondu de moitié ces douze derniers mois, à la suite du fort recul du titre Serono, l'entreprise biotech genevoise qu'il dirige et dont il est l'actionnaire majoritaire. Sur le plan sportif par contre tout va bien Le Défi suisse tient ses promesses. Mais rien n'est encore joué et l'on ne saura que fin janvier si Alinghi va effectivement remporter la Coupe Louis-Vuitton, sésame pour participer à la Coupe de l'America et affronter l'ancien vainqueur, fin février".

Le Réseau universitaire international de Genève (RUIG), né en 1999, acquiert peu à peu sa véritable identité, estime Le Temps (2175308). Cette structure a pour objectif de promouvoir des projets de recherche en utilisant les synergies de trois institutions : l'Université de Genève et les Instituts universitaires de hautes études internationales et d'études du développement et des organisations internationales implantées à Genève. Après deux ans d'existence, 16 projets de recherche ont été approuvés. Le RUIG est financé pour moitié entre la Confédération et le canton de Genève, pour un total de 2,6 millions de francs. Mais le RUIG n'entend pas financer intégralement le travail des chercheurs. Le secrétaire d'Etat à la science et à la recherche, Charles Kleiber, donne son avis sur cette structure. Il espère "que le RUIG pourra être un moteur pour renforcer la coopération entre les trois institutions universitaires de Genève".

26 novembre 2002

"Les universités suisses ne sont pas assez préparées pour faire face à la globalisation de la formation académique", écrit Jean-Marc Rapp, recteur de l'Université de Lausanne et président de la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS), dans Le Temps (2174074). Il cosigne cet article avec Peter Gomez, recteur de l'Université de Saint-Gall. Selon eux, "les universités traverseraient une crise catastrophique si elles n'obtenaient pas les moyens financiers que va proposer le message du Conseil fédéral sur l'encouragement de la formation, de la recherche et de la technologie pour 2004-2007". La présentation de ce message est prévue pour vendredi. Ils rappellent la hausse du nombre d'étudiants alors que les ressources diminuent et que les défis à relever des universités suisses sont importants (concurrence internationale, nouvelles technologies éducatives, Déclaration de Bologne, mobilité, carrière universitaire).

L'Agefi consacre un article à l'enseignement privé en Suisse écrit par John Niser, directeur de l'Institut des hautes études de Glion. Pour lui, l'économie suisse a des raisons de se féliciter du développement d'instituts et autres universités privées, "mais à des conditions très claires : le respect de règles précises qui permettent d'assurer la qualité de l'enseignement prodigué, c'est-à-dire de former dans de bonnes conditions des étudiants, généralement étrangers, qui font confiance à la qualité et au label suisses, donc aux autorités garantes de la réputation du pays". Et d'ajouter plus loin, "En Suisse, il est facile d'ouvrir une école qui offre des diplômes supérieurs, puisque les titres ne sont pas protégés et qu'il n'existe pas de réglementation." John Niser propose que "les écoles privées se fassent accréditer par un organe réputé et reconnu par la Confédération" et estime "qu'il ne faut donner de visa qu'aux étudiants disposant des aptitudes nécessaires pour entrer dans un établissement accrédité".

Pour le professeur de l'EPFL, Jacques Neyrinck, qui s'exprime dans une rubrique du Temps (2174301), "la loi sur le génie génétique a été votée par le Conseil national dans la confusion des esprits et l'opposition des extrêmes". Il estime que les membres de la commission "n'ont que des connaissances très superficielles en biologie ou en agronomie" et ne peuvent que "se fier à des préjugés personnels, des consignes partisanes ou des positions idéologiques fossilisées". Pour le professeur : "Le texte, tel qu'il sort des délibérations, ressemble maintenant à un de ces manuscrits de Proust, composé de ratures sur des ratures, avec des ajouts sous forme de feuilles volantes".

Le 24 heures fait un portrait de Bernard Tschumi qui donnera une conférence "Manières de penser" le vendredi 29 novembre à 16 h à l'auditoire SG1 de l'Ecole d'architecture de l'EPFL. "Entre son bureau de New York et son chantier de l'Acropole, l'architecte fait un crochet par Ecublens. "Ground Zero" et gare du LEB en points de mire", explique le quotidien. Il parlera notamment "de sa conception de l'architecture comme matérialisation du déplacement des corps dans l'espace, de l'importance qu'il attache aux espaces "in-between", de sa théorie de l'enseignement de l'architecture, (…)".

Selon une étude du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), reprise dans toute la presse nationale par un article de l'ATS, "la Confédération arrive au 19e rang sur 24 pays. La situation des inégalités entre enfants de 15 ans est plus mauvaise qu'en Suisse seulement en Grèce, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande et en Belgique", explique l'ATS. "La Finlande arrive en tête du classement avec les différences les moins importantes entre élèves du même âge". "L'UNICEF note qu'il n'y a pas de relation simple de cause à effet entre les dépenses nationales par élève et le succès dans le classement des résultats scolaires". L'UNICEF conclut que les handicaps scolaires s'installent très tôt dans la vie et que les inégalités doivent être combattues par des soins et une éducation de qualité dès la petite enfance.

Deux architectes issus de l'Ecole d'architecture de l'EPFL, les Lausannois Jean-Gilles Décosterd (39 ans) et Philippe Rahm (35 ans) font parler d'eux dans Le Temps (2174342), pour leur succès à Venise où ils représentaient la Suisse à la Biennale d'architecture. "Nous nous demandons simplement comment intégrer dans l'architecture la dimension physiologique, y compris dans ses éléments immatériels", expliquent-ils. Leur pavillon, à Venise, "l'Hormonorium" est un milieu dont ils ont "retravaillé les paramètres chimiques et lumineux : taux d'oxygène baissé de 21 % à 14% et éclairage d'une intensité comparable à celle d'un glacier. Avec des effets spectaculaires sur la rétine et le système hormonal des occupants".

La société Acolt SA, start-up installée à Yverdon, travaille dans le domaine des lasers à monoxyde de carbone (CO). "La nouvelle génération promise par Acolt, le laser CO (un mélange gazeux constitué d'azote, d'hélium ou d'argon et de monoxyde de carbone), surpasserait les performances de son homologue en puissance, en efficacité et en rapport poids/taille", reprend l'Agefi (2174230). Selon le quotidien : "Intéressée tant sur le plan de la R&D des lasers CO que sur celui de disposer de ces fameux nanotubes de carbone, l'EPFL pourrait venir ainsi renforcer la position d'Acolt en matière de propriété intellectuelle et de développement". La start-up cherche à lever quelque 12 millions de dollars auprès d'investisseurs privés pour lancer la production.