Revues de presse

19 février 2003

Programme Science, Vie, Société (SVS) : " le projet est bloqué, dans l'attente du financement de la Confédération ", affirme 24 Heures (2246948). Plus précisément, " le financement supplémentaire qui doit permettre à l'EPFL de reprendre les mathématiques et la physique de l'UNIL n'est pas acquis. " L'autorité de tutelle de l'EPFL, le Conseil des EPF, a reporté sa décision à la fin du mois. En attendant, son président déclare : " Pour l'EPFL, l'essentiel du financement est assuré. " " Des garanties que Patrick Aebischer juge insuffisantes ", affirme 24 Heures. Quel est le coût de la reprise par l'EPFL des mathématiques, de la physique et de la chimie (réalisé l'automne passé) ? Le Président de l'Ecole " explique que l'estimation faite par ATAG quand Ruth Dreifuss a signé sa déclaration d'intention (49,4 millions) a été confirmée récemment par KPMG qui aboutit au chiffre de 51 millions. " Pour 24 Heures, la question est dorénavant de " savoir si les pressions suffiront. Pascal Couchepin, nouveau ministre de la recherche, peut certes taper sur la table et exiger de Francis Waldvogel qu'il mette l'argent promis à disposition de l'EPFL, mais le Conseil des EPF dispose d'une marge d'autonomie. "

Recherche sur les cellules souches : la commission de la science du Conseil des Etats a renforcé le projet de loi du Conseil fédéral. " La recherche sur les embryons surnuméraires devrait rester interdite jusqu'à ce que la future loi concernant la recherche sur l'être humain entre en vigueur ", a indiqué mardi à la presse le président de la commission Peter Bieri (PDC/ZG). " Par 7 voix contre 1, la Commission a refusé de prolonger d'une année le délai pour utiliser les embryons surnuméraires, comme le proposait le Conseil fédéral, précise une dépêche de l'ATS reprise par de nombreuses gazettes.

18 février 2003

3 à 0 : Alinghi va remporter la Coupe de l'America! Si cette fanfaronnade vous donne envie de toucher du bois, arrêtez, malheureux ! vous risquez d'alourdir le navire ; saisissez-vous plutôt d'un " nid d'abeille en aluminium, pris en sandwich entre deux peaux en fibres de carbone ". Voici l'une des contributions EPFL au Défi suisse que Le Temps (2245732) dévoile dans une page consacrée au partenariat scientifique entre l'Ecole et Alinghi. Le quotidien explique qu'Ernesto Bertarelli a tenu à ce que la technologie mise en œuvre soit la plus sophistiquée possible. " L'EPFL à Lausanne lui a donné des outils d'une précision et d'une qualité inespérée ", résume le journal romand. Dans une petite interview, Stefan Catsicas relève que l'unique condition posée par l'EPFL pour sa participation au partenariat est de pouvoir publier les résultats des recherches. Ces derniers paraîtront dans un article scientifique en avril prochain dans le journal de la Society for the Advancement of Material and Process Engineering.

17 février 2003

Les deux victoires d'Alinghi dans la Coupe de l'America font la Une de tous les journaux. Il faut dire que le sujet est populaire comme l'a montré le succès rencontré par la " Nuit Alinghi " citée par 24 Heures (2243152) qui a réuni plus de 250 personnes à l'EPFL. A noter également que la correspondante de l'EPFL à Auckland a déjà livré deux articles. Grâce à elle, vous retrouvez tous les jours les dernières nouvelles de la compétition sur le site de l'EPFL. Quant au St. Galler Tagblatt, il profite du début de la compétition pour publier un immense article sur les résultats du partenariat scientifique entre l'EPFL et le Défi suisse (2244253).

" Au moins une classe enfantine sera ouverte pour l'Uni et l'EPFL ", nous apprend 24 Heures (2244130). C'est une école privée dirigée par des chanoines catholiques qui a reçu le mandat de l'EPFL et de l'UNIL pour tout le côté scolaire. Lors d'une réunion mercredi passé, les parents ont relevé un petit bémol : " cette nouvelle structure scolaire et d'accueil sera payante, sur la base d'un forfait annuel d'un peu plus de 13000 francs tout compris par enfant. " De fait, il ne s'agit pas seulement d'une école, mais aussi d'une garderie. " Les cours auront lieu tous les jours matin et soir (sauf un après-midi), il y a aura aussi le repas de midi et des activités encadrées par des éducatrices jusqu'à 18h30. "

Le Temps (2244640 + 2244594) aujourd'hui et La Tribune de Genève (2244125) samedi publient des interviews de Stefan Catsicas, candidat au poste de recteur de l'Université de Genève. Le Vice-Président Recherche de l'EPFL précise ses vues et son programme dans ses deux articles. " J'incarne une vision différente de ce qui est suggéré à Genève pour son Université ", affirme-t-il dans Le Temps. Le scientifique dit se représenter " l'université en deux niveaux : les missions de base, essentiellement la formation, sur lesquelles se greffent des collèges, des oasis de liberté absolue combinant recherche de pointe, cours finaux de mastère et école doctorale, et qui mêlent sciences et humanités. "

14 février 2003

La Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national estime que la recherche et la formation doivent être exclues des mesures d'allégement budgétaire. Par conséquent, il faudrait renoncer à bloquer " une partie des 17,3 milliards qu'il est prévu d'investir dans ce domaine entre 2004 et 2007 ", précise Le Temps (2242796). La partie n'est toutefois pas gagnée d'avance. La CSEC a pris sa décision par seulement une voix de majorité. Le vote sur la question, prévu en mars au Conseil national, s'annonce donc serré. Interrogé sur le sujet par L'Agefi (2243092), Stefan Catsicas observe que " la plupart des hautes Ecoles en Suisse jouent dans la catégorie de la championsleague. A titre de comparaison, poursuit-il, aux Etats-Unis sur 2000 universités, seules 50 sont de très haut niveau. " Conclusion : " Il ne faut en aucun cas appliquer ici le mécanisme de frein aux dépenses, sinon chaque scientifique devra en payer les conséquences. "

De quel sommeil dorment en ce moment les marins d'Alinghi, à quelques heures de la première régate de la Coupe de l'America ? Les gazettes évoquent abondamment l'événement sportif qui commencera cette nuit. Le Temps (2242804) cite également rapidement l'EPFL. Pour les nocturnes et amateurs de voile, n'oubliez pas ce vendredi 14 février, la Nuit Alinghi qui se déroule à la Salle polyvalente de l'EPFL. Pour patienter avant le départ, les organisateurs vous proposent le programme suivant: 21h00 Musique live 23h30 Rétrospective Louis Vuitton Cup 00h30 : présentation des règles de "match racing" 01h15 America's Cup 1ère manche en sur grand écran.

Plus qu'aux autres candidats au poste de recteur de l'Université de Genève, c'est à Stefan Catsicas que les gazettes accordent leur attention. Sollicité par les journalistes, le vice-président Recherche de l'EPFL commence par montrer que son arrivée à Genève ne serait pas celle du loup dans la bergerie, comme le craignent certains collaborateurs de l'UNIGE. " C'est la panique ", écrit ainsi Le Temps (2243019) se faisant l'écho du sentiment " d'assistants et de professeurs " genevois. " Certains semblent déjà s'épouvanter à l'idée éventuelle d'une mainmise de l'EPFL sur l'Université de Genève ", affirme L'Agefi (2243043). Stefan Catsicas explique dans La Tribune de Genève (2243064) et dans 24 Heures (2243014) : " L'inquiétude qui semble se manifester me pousse à sortir de ma réserve et à indiquer les grandes lignes de mon projet, sans entrer dans une logique de campagne électorale. En préambule, je précise que ma candidature n'est pas une OPA de l'EPFL sur l'Université de Genève, et je rappelle que c'est la commission de désignation du recteur qui est venue me chercher. Mon espoir est de lever la compétition que se livrent les Universités suisses. " Le Vice-Président Recherche de l'EPFL présente trois grandes idées : " Courir le risque d'une spécialisation à outrance me semble dommageable. L'Université de Genève doit pouvoir continuer à présenter une offre de cours globale et très complète. Mais il faudrait aussi développer des instituts de recherche dans des domaines pointus. " Dans son commentaire, Jérôme Ducret estime d'ailleurs dans 24 Heures que Stefan Catsicas " représenterait par ses idées et son parcours l'assurance pour Genève de conserver une haute école complète, qui allie aussi bien sciences humaines que naturelles, physiques, et surtout que médicales. " Dans Le Temps, Stefan Catsicas dit également regretter d'avoir " ignoré, au moment où il a donné sa réponse (à la commission de désignation), que l'actuel recteur briguerait un second mandat ". Pour sa part, Maurice Bourquin, candidat à sa propre succession, ne souhaite pas commenter " les rumeurs de vent de fronde " qu'aurait suscité la candidature de Stefan Catsicas, affirme 24 Heures. La commission de désignation proposera son choix à la cheffe du Département de l'instruction publique Martin Brunschwig Graf. Un choix ensuite avalisé par le Conseil d'Etat genevois " ces tout prochains jours ", croit savoir L'Agefi.

13 février 2003

Le réservoir flottant développé à l'EPFL dans le but d'emprisonner les nappes d'hydrocarbures continue à intéresser la presse. L'Express (2241272) et La Côte (2241247) publient la dépêche de l'ATS sur le sujet. Le Nouvelliste ajoute un commentaire où le journaliste se félicite de " la participation de l'Union pétrolière à ce projet ".

Surprise ce matin parmi les collaborateurs de l'EPFL, après l'annonce à la Radio suisse romande et dans un long article de la Tribune de Genève (2242010) du souhait de Stefan Catsicas de quitter l'Ecole pour devenir recteur de l'Université de Genève. " La commission de désignation m'a approché ; je lui ai répondu favorablement ", confirme l'actuel Vice-Président Recherche de l'EPFL. Deux autres personnalités se disent intéressées. La première est l'actuel recteur Maurice Bourquin, la seconde, le doyen de la Faculté de droit de l'Université genevoise Andreas Auer. " Sur ces différents noms comme sur les autres (il y a en tout sept candidats), la commission de désignation du recteur n'a pas voulu se prononcer ", précise la journaliste de la TdG. La désignation du nouveau recteur de l'UNIGE est prévue pour le mois de juillet.

12 février 2003

Michael Crichton, ce nom ne vous dit peut-être rien. Les créatures de ce romancier américain et ancien médecin de 60 ans ont pourtant percé l'écran. N'est-il pas l'auteur de " Jurassic Park " et de la série TV " Urgences ". Son dernier polar " Prey ", dont la traduction française est prévue en octobre chez Robert Laffont, explore les possibilités les plus noires qu'offrent les nanotechnologies. Point de départ de " Prey " : " des microrobots de taille moléculaire capables de s'auto-assembler, de s'auto-organiser, de co-évoluer, de s'autosuffire et surtout de s'auto-reproduire ", énumère Le Temps (2240782) dans un long article fort documenté. L'idée de ces êtres artificiels se déplaçant en essaims et menaçant l'humanité s'inspirent des travaux du professeur à l'EPFL Dario Floreano. Ce dernier se dit grand amateur des romands de Michael Crichton. Et juge " Prey " très bien fait.

" Aebischer nous a pris les beaux nouveaux bâtiments pour les sciences de la vie ", se plaint une étudiante en architecture interrogée par la Basler Zeitung dans la cafétéria des SG. Elle renchérit : " Il entend faire de l'EPFL un second MIT, en tant qu'architectes, nous n'y bénéficions pas de la première place. " Le Président de l'Ecole répond à l'étudiante : " Je viens d'une famille d'artistes, j'accorde beaucoup de valeur aux architectes. Observez la générosité de ces bâtiments. Ils offrent suffisamment de place pour accueillir les sciences de la vie et l'architecture. " C'est ainsi que la Basler Zeitung commence un long portrait de l'EPFL intitulé : " Une haute école se réinvente ". Pourquoi avoir ajouter les sciences de la vie aux autres compétences de l'Ecole ? " Les sciences de la vie constituent la base des technologies de l'ingénieur de ces prochaines décennies, répond Patrick Aebischer. Sans elles, une école d'ingénieur ne resterait pas longtemps compétitive. " Le quotidien bâlois explique ensuite comment le développement, encore modeste des sciences de la vie à l'EPFL, s'intègre dans le projet plus vaste Science, Vie, Société. L'article aborde aussi le défi financier auquel doit faire face l'Ecole : le nombre d'étudiants a progressé de 47% depuis 1990 alors que les crédits fédéraux ont légèrement baissé. Le journal bâlois fait également part de critiques émanant du corps enseignant à l'égard du redéploiement de l'Ecole en cinq facultés. " Les gens ne s'identifient pas avec les facultés, mais avec les Instituts dans lesquels ils oeuvrent ", relève ainsi le professeur Reymond Clavel, rebaptisé Fernand par la Basler Zeitung.

11 février 2003

Voici une affirmation à même de déclencher une belle polémique : " Les succès d'Alinghi ont beaucoup plus de valeur pour la Suisse que tout l'Expo.02. " Elle vient de Hans-Willy Brockes, chef de la bourse européenne du sponsoring cité par le Bund. De quoi nourrir vos réflexions jusqu'à vendredi, date de la première régate de la Coupe de l'America.

Junior Entreprise (JE) a vingt ans. L'association gérée par des étudiants propose aux entreprises et administrations de faire appel aux compétences des étudiants de l'EPFL en leur confiant des mandats. Il ne s'agit pas de placement, précise dans 24 Heures (2239859) le président de JE Ricardo Soares : " Il faut qu'il s'agisse d'un projet précis, limité dans le temps. "

Plusieurs gazettes évoquent à nouveau les travaux menés par des chercheurs de l'EPFL au sein du Laboratoire des constructions hydrauliques (LCH) pour lutter contre les marées noires. L'idée consiste à créer un réservoir flottant pour faciliter " le regroupement des nappes de pétrole et leur récupération avant qu'elles n'atteignent les côtes ", explique 24 Heures (2239860). Ces réservoirs pourraient " bientôt équiper les pétroliers et les plates-formes de forage ", estime l'ATS dans une dépêche citée par Le Quotidien Jurassien (2239951).

07 février 2003

Kaspar Villiger entend doubler les taxes d'études des EPF, rappelle Le Temps (2237081). L'écolage passerait ainsi à 1224 francs par semestre. Pareille démarche placerait les EPF dans une catégorie de prix supérieure à celle des universités. Ces dernières exigent actuellement 600 francs en moyenne. Pour le conseiller fédéral, " il n'y a pas de raison que les étudiants soient épargnés par les mesures d'économies fédérales ". Le gain annoncé pour les finances fédéral n'est toutefois pas énorme : 10 millions de francs par an.

Vous avez aimé la synthèse des huit pages de dossier parues dans Coopération. Mais vous en voulez davantage et admirer par vous-même. Cliquez sur l'annexe !

06 février 2003

Le campus de l'UNIL compte beaucoup moins de places de parkings que celui de l'EPFL. C'est pourquoi les autorisations de parquer se " donnent au compte-gouttes sur le site de l'UNIL ", remarque 24 Heures (2235999). " Pour attribuer des vignettes de stationnement, précise le quotidien, l'institution compare le temps de trajet des étudiants en voiture avec celui des transports publics. " A l'EPFL, pas de problème, tous les acteurs du campus, étudiants, chercheurs, administratifs, peuvent acheter un macaron donnant le droit de garer en " zone verte ". 2118 emplacements sont à disposition. " C'est presque le double de l'offre de l'Uni, alors que l'EPFL compte un bon tiers d'étudiants en moins ", ajoute 24 Heures. Revers de la médaille : " selon une étude récente, la voiture pollue beaucoup sur le site epfélien, en tout cas suffisamment pour susciter des mesures. " Le journaliste précise : " A l'interne, on envisage sérieusement de regrouper les parkings à l'extérieur du campus, voire carrément à contingenter les macarons, comme à l'Uni. "

Coopération consacre un large dossier au Défi suisse pour la Coupe de l'America et souligne le rôle joué par l'EPFL dans les succès d'Alinghi. L'hebdomadaire a pris une photo des principaux acteurs, côté EPFL, du partenariat scientifique avec Alinghi. Il publie également une interview du coordinateur du partenariat à l'EPFL, le professeur Jan-Anders Manson. Ce dernier précise que " c'est Ernesto Bertarelli lui-même qui souhaitait le concours de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne à son projet ". Le patron de Serono " aurait mis quelque 50 millions de francs de sa fortune personnelle dans le projet Coupe de l'America sur un budget total de 100 millions ", précise le journal publié par la Coop.

05 février 2003

Le Grand Prix Rétro n'aura pas lieu l'année du 150ème anniversaire de l'EPFL. " Nous n'avons trouvé personne cette année pour mettre sur pied la manifestation ", précise dans 24 Heures le président de l'AGEPoly Jacques Boppe. Il existe déjà un comité d'organisation pour 2004, ajoute-t-il.

Certaines bactéries se nourrissent des poisons organiques contenus dans l'eau ou sur d'autres surfaces. La Neue Zürcher Zeitung (2234707) publie un long article qui décrit les " nouvelles méthodes pour activer des bactéries utiles sur des surfaces sales ", afin d'utiliser ce pouvoir de la nature de s'auto-régénérer. Les auteurs de l'article sont deux employés de l'EPFL, le professeur Hauke Harms et le chimiste Lukas Wick.

Les Hôpitaux universitaires de Genève et l'EPFL élaborent un système capable de stimuler la rétine. Une recherche qui peut donner de l'espoir aux personnes souffrant de cécité. " Les formidables progrès réalisés dans le domaine de la microtechnique au cours de ces dix dernières années laissent caresser l'espoir de voir naître un implant rétinien capable de rendre partiellement à l'œil ses capacités visuelles ", précise L'Agefi (2234842). Le quotidien économique cite la participation à ce travail interdisciplinaire des " professeurs Philippe Renaud, du Centre de microtechnologie de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), et Adrian Ionescu, de l'Institut de microélectronique et de microsystèmes de l'EPFL… "

04 février 2003

Une nouvelle publiée dans la NZZ am Sonntag stupéfie le monde académique : selon une idée du grand argentier Kaspar Villiger, la Confédération envisage de doubler le montant des taxes pour les étudiants des EPF. L'idée prend tout le monde par surprise, relève dans 24 Heures (2233608) Nicolas Henchoz, adjoint du Président de l'EPFL pour les affaires de communication. Elle ne provient en effet ni de la Présidence de l'Ecole, ni du Conseil des EPF, ni même du Département du conseiller fédéral en charge de l'éducation et de la science. En outre, elle n'aurait pas un impact très important en termes d'économie : " Avec environ 5000 personnes en train d'étudier à Lausanne pour obtenir leur diplôme d'ingénieur, on arrive à un revenu supplémentaire de quelque trois millions ", calcule Nicolas Henchoz. En revanche, souligne la doyenne des ressources académiques de l'EPFL Nathalie Pichard, le nombre des étudiants " qui n'ont pas les moyens de payer ", pourrait augmenter fortement.

Le réacteur expérimental ITER devrait entrer en service d'ici 2014. Selon Le Temps (2233579), ce projet " colossal " est " un passage obligé avant d'éventuels prototypes industriels ". Y participent la Russie, la Communauté européenne, le Japon, la Suisse et le Canada. Le 30 janvier, les Etats-Unis ont annoncé " qu'ils allaient réintégrer ce projet qu'ils avaient laissé tomber en 1998, et participer à son financement à hauteur de 10%. " " C'est très encourageant, se réjouit Minh Quang Tran, professeur à l'EPFL et directeur du Centre de recherches en physique des plasmas (CRPP). " Le Temps précise également le rôle de l'EPFL : l'Institution " s'est fait une réputation dans le domaine des sources de micro-ondes, les gyrotrons, ce qui vaut à la Suisse de diriger le consortium chargé de développer un système de chauffage pour ITER.

03 février 2003

L'ACIS - l'Association colombienne des chercheurs en Suisse -a soufflé ses 10 bougies. vendredi dernier, sur le lieu même qui l'a vue naître : l'EPFL. Dans 24 Heures, Jérôme Ducret revient sur cette aventure de coopération qui ne correspond ni à de l'aide humanitaire ni à une recherche scientifique ordinaire. 60 membres actifs, répartis dans différentes universités et centres de recherche en Suisse, jettent des ponts entre les deux pays afin de promouvoir le développement et la technologie en Colombie sur la base de critères scientifiques de haut niveau mais aussi des besoins d'une population qui vit depuis de nombreuses années une situation de guerre. Un engagement qui fait progresser l'enseignement et la recherche dans les deux pays partenaires, c'est ce qu'ont démontré avec conviction et enthousiasme plusieurs chercheurs, à commencer, à l'EPFL, par le Prof.Eduardo Sanchez,et les Dr Cesar Pulgarin et Carlos Pena. Alors rendez-vous dans dix ans, même jour, même lieu!

Kaspar Villiger n'a pas beaucoup de bonnes nouvelles à annoncer ces temps-ci. Les étudiants EPF ne devraient pas passer entre les gouttes. Le grand Argentier ne voit en effet aucune nécessité de leur faire des cadeaux particuliers, c'est pourquoi il souhaite doubler les taxes d'études dans les deux écoles polytechniques. 1224 francs par semestre et par étudiant rapporteraient 10 millions de francs par année. A signaler que les étudiants de l'université de Zurich ont manifesté contre un projet similaire envisagé par le Conseil d'Etat.

Le débat rebondit encore une fois dans les couloirs académiques sur les critères d'évaluation de la recherche, résultat notamment de la publication, par le Centre d'Etudes pour la Science et la technologie (CEST), d'une analyse portant sur les hautes écoles suisses et intégrant notamment dans son processus d'évaluation le nombre de citations et d'articles publiés. Ce qui agace les universitaires zurichois, c'est que la manière dont CEST utilise les instruments faisant des décomptes et qui n'est, à leurs yeux, pas forcément pertinente pour la qualité d'une recherche, ait gagné une entière légitimité au niveau fédéral. C'est la raison pour laquelle l'Université de Zurich, pas très bien placée en comparaison des EPF et en particulier de l'EPFZ, a mené sa propre étude sur la base de données de l'Insititute of Scientific Information, par ailleurs aussi utilisées par CEST, mais selon une approche différente. Un débat touffu autour des méthodes d'évaluation et des appréciations qui varient aussi en fonction de la satisfaction des évalués. Pour les personnes intéressées, signalons l'étude du CEST : " Entre effet de masse et spécialisation : état des lieux de la recherche scientifique en Suisse." Cest 2002/10 et sur Internet : http://www.cest.ch

31 janvier 2003

" D'une seule voix, tout le monde s'extasie sur la participation de l'EPFL, en qualité de conseiller scientifique, au Défi suisse ", remarque Lausanne Cités (2229903). Oui, chacun s'enthousiasme pour la belle aventure scientifique et sportive. " Mais comment une institution publique, financée par les deniers des contribuables, peut-elle décider de participer à un projet privé ? " s'interroge le journal gratuit lausannois. " En l'occurrence, c'est moi qui est décidé que nous participerions à ce projet ", répond Stefan Catsicas. Le Vice-Président Recherche de l'EPFL précise qu'il n'y a pas eu de cash investi par Alinghi. " Parce qu'ils nous ont proposé une série de problématiques qui tombaient dans les priorités académiques de trois de nos laboratoires ", explique-t-il. Le partenariat a permis de définir " une série de travaux de diplômes et de thèses de doctorat qui ont occupé les étudiants de l'EPFL ". En termes chiffrés, " on peut quantifier notre apport à ce projet à une somme de moins de 500 000 francs par année ", ajoute Stefan Catsicas. Il y a donc effectivement des ressources publiques investies dans cette aventure. " Mais, poursuit M. Catsicas, le retour que nous recevons est extraordinaire et difficilement quantifiable. En tout premier lieu, les professionnels du milieu savent que nous sommes les conseillers scientifiques du projet. Et, par contrat, ce qui a été investi est rendu à l'EPFL en nature. Par exemple, nos étudiants ont pu se rendre à Auckland. De plus, nous avons le droit de placer des liens internet avec Alinghi gratuitement sur notre site. "

Le Matin (2230320) revient sur la nomination annoncée hier de Marc Badoux comme chef de projet du futur métro lausannois M2. Le professeur assistant à l'EPFL précise se réjouir " de conduire l'équipe qui va piloter un projet très intéressant " et auquel il dit croire.

" Depuis la rentrée 2002, les futurs ingénieurs sont tenus de fréquenter quatre cours en sciences humaines et sociales ", rappelle 24 Heures. " Malgré le large éventail de cours, les choix des ingénieurs restent orientés technique ", précise le quotidien (2230422). Sur 20 disciplines proposées, l'une a la préférence de la grande majorité des étudiants : " le cours de management de la technologie et entrepreneuriat ". Commentaire du directeur scientifique du programme SHS, le professeur Jean Kaempfer : " Les ingénieurs sont soumis à une double pression. Celle de faire avancer la science à tout prix et de faire de l'argent. La tendance actuelle est de former des ingénieurs enthousiastes qui créent et construisent, sans réfléchir aux conséquences. Nous aimerions montrer à ces étudiants qu'une recherche ne prend sens qu'au sein d'un collectif, d'une société. D'où l'importance qu'ils se posent des questions sur la finalité de leur travail, sur son éthique. "

La plupart des gazettes évoquent aujourd'hui " la potion amère du docteur Villiger ", pour reprendre la jolie formule du Temps. Le quotidien fait référence au plan d'assainissement des finances publiques qu'entend mettre en place le Conseil fédéral. Si les journaux commentent beaucoup l'événement, ils sont peu nombreux à donner des chiffres. Le Bund fait ainsi un peu figure d'exception en précisant dans un encadré " Où le Conseil fédéral aimerait épargner ". Pour la formation, la recherche et la technologie, il s'agirait de réduire de 6 à 5% la hausse des crédits, pour une économie de 113 millions.

L'équipe de Genilem, l'incubateur romand de sociétés en démarrage, a dressé le portrait-robot de l'entrepreneur à succès, en collaboration avec l'équipe du professeur Alberto Munari de la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université de Genève. Résultat étonnant : le gagneur " est empathique et émotionnellement surdoué ", explique Le Temps (2230299). Le quotidien a cherché confirmation auprès des " observateurs de la scène entrepreneuriale ". Auprès notamment de Jane Royston. La titulaire de la chaire d'entrepreneurship de l'EPFL déclare : " L'entrepreneur est avant tout ouvert d'esprit. Il tient compte des avis et des informations qu'il reçoit continuellement. Son esprit est comme un radar qui tourne et capte en permanence. D'autre part, il possède un don de communication et de persuasion immense. C'est un passionné doublé d'un surdoué au niveau émotionnel. " Un entrepreneur à succès sait également faire face au changement. Bilan (2230351) s'intéresse à trois formations continues qui ont pour but " d'apprendre à gérer le changement ". Parmi elles, le " programme de formation continue en psychologie du management " de l'EPFL.