Les députés socialistes Anita Fetz et Gian-Reto Plattner, le radical Johannes Randegger et le directeur de la recherche de Novartis Paul Herrling ont lancé hier un cri d'alarme médiatisé par les gazettes. Réduire les crédits prévus initialement pour la formation, la recherche et la technologie, c'est handicaper le développement de l'une des seules matières premières de la Suisse : la recherche et le savoir. " Economiser, c'est priver d'eau un arbre fruitier ", résume Le Temps (2307890). Or les dépenses publiques dans les secteurs de la formation et de la recherche diminuent en valeur réelle depuis dix ans en Suisse. Paul Herrling qualifie cette politique de " criminelle ". " Des départements de recherche de haut niveau tombent aujourd'hui dans la médiocrité, explique Le Temps : faute de moyens, ils n'attirent plus les élites. "
Les finances forment également la préoccupation principale du recteur de l'Université de Bâle Ulrich Gäbler, qui s'explique dans une longue interview accordée à la Basler Zeitung (2307717) sur la politique de la Haute Ecole. Dans une lettre de lecteur (2307852), Romain Felli, de la Fédération des associations d'étudiants de l'Université de Lausanne s'en prend pour sa part " aux projets de Charles Kleiber ". Il s'oppose notamment à l'augmentation des taxes d'études et aux priorités financières du Secrétaire d'Etat : " M. Kleiber propose de surcroît un financement des universités lié à la recherche alors que c'est dans l'enseignement que les besoins se font pressants. "