Revues de presse

30 juin 2003

(L'AGEFI, Le Quotidien Jurassien, Die Südostschweiz, Walliser Boote, l'Eypresse, 24 Heures,Le Temps) Plusieurs articles ont fait suite, ce weekend et ce lundi, aux articles de vendredi dernier sur la résurrection du projet Swissmetro. Ainsi, le prix du trajet Lausanne-Genève s'élèverait à 18 francs tandis que le taux de rentabilité atteindrait 2,5%. " Selon les calculs de l'EPFL, le tronçon équilibrerait ses comptes au bout de cinq ans et les premiers bénéficiaires seraient engrangés au bout de huit ans ".

(L'AGEFI, Tages Anzeiger) L'ETH de Zurich rêve toute éveillée et se verrait bien comme " Cité de la science du XXIème siècle ". L'Institution prévoit de s'agrandir et de devenir " un lieu où les hommes et les femmes de Suisse et de l'étranger s'adonnent à l'enseignement et à la recherche au plus haut niveau ", selon Gerhard Schmitt, vice-président pour le planning et la logistique. Les dépenses destinées à l'environnement d'étude et de travail, aux habitations des étudiants et des infrastructures informatiques par exemple devront être assurées par le sponsoring. En outre, afin de mieux s'ancrer dans l'environnement sociopolitique, scientifique et culturel, le poly de Zurich recherche " des contacts avec les autre facettes de cité qui caractérisent Zurich - comme la cité culturelle et les cités commerciale et financière… " entre autres.

La séance annuelle de la conférence universitaire suisse (CUS) a permis de prendre la température de l'analyse des unis. suisses menée par l'OCDE. Les premiers résultats ne sont pas exactement à la mesure des centigrades positifs enregistrés ces dernières semaines en Suisse. Parmi les critiques adressées à notre système, le Temps met le doigt, notamment, sur la faible participation des étudiants aux décisions par rapport aux pays européens ainsi que sur les maigres aides financières octroyées sous forme de bourse : " les plus pingres ", paraît-il. Le président de la CUS et le secrétaire d'état à la formation et à la recherche " assurent que le remodelage en cours du paysage académique répondra à la plupart de ces observations ".

(L'AGEFI, Le Nouvelliste, l'Express, La Liberté) Vendredi, une association du nom de BioAlps s'est créée à Lausanne dans le but de favoriser les sciences de la vie et du domaine biomédical en Suisse romande. Celle-ci regroupe les cantons de Genève, Vaud, Friboourg, Neuchâtel, et Valais. Elle inclut également six institutions académiques des cantons membres, dont l'EPFLL, l'UNIL et le CHUV par exemple. L'un de leurs buts : " aller " pêcher " des entreprises biotech à l'étranger pour les fixer en Suisse.

27 juin 2003

On n'y croyait plus…mort et enterré, Swissmetro ? Pas du tout. ! 24 Heures consacre son point fort du jour à la résurrection de ce projet. Un conseil d'administration tout neuf, un dirigé par un poids lourd de la politique fédérale, Pierre Triponez, conseiller national radiacal bernois et directeur de l ?union suisse des arts et métiers. Au programme un banc d'essai, Histar, dont on parle depuis longtemps mais qui a enfin trouvé son financement. Une autre idée prend tournure, la construction d'un tronçon entre les aéroports de Bâle et Zurich. L'étude de faisabilité technique et économique sera rendue publique aujourd'hui. Alors Swissmetro a-t-il un avenir en Suisse ? Le dessinateur de presse Burki y croit. En quelques traits, il nous esquisse notre mode de transport de demain. Un avion Swiss à qui on a coupé les ailes, que l'on a glissé dans un tunnel et sur la carlingue duquel on a simplement rajouté " metro " !

" Le Brand Excellence Swiss Trophy " (B.E.S.T.) décerné par le magazine économique suisse allemand CASH, ainsi que les entreprises de consultance, Accenture et Interbrand Zintzmeyer & Lux, est revenu aux deux EPF pour leur extraordinaire rayonnement tant au niveau national qu'international. Les autres vainqueurs de B.E.S.T. sont les entreprises, DT Swiss et Kambly, ainsi que deux architectes de renommée mondiale, les Bâlois Herzog et de Meuron. " Il est temps, a dit un des membres du jury au nombre desquels figurait aussi l'ancien Conseiller fédéral, Adolf Ogi, de montrer que la Suisse est meilleure que l'image qu'elle donne et qu'elle a beaucoup de valeurs positives à mettre en avant ".. Dans son allocution, Olaf Kübler, le Président de l'EPF de Zurich n'y est pas allé avec le dos de la cuillère : " L'EPFL et l'EPFZ peuvent se targuer d'être les seules universités technologiques en Europe capables de rivaliser avec les plus grandes universités américaines, dont en premier lieu, le M.I :T "

26 juin 2003

(Basler Zeitung) L'éventuel départ de la biologie des systèmes de l'ETH de Zurich en direction de Bâle est abordé dans l'article, qui traite également des locaux futurs et des dates éventuelles de ce déménagement, qui n'aurait en tous cas pas lieu avant 2008, voire 2012, si Zurich accepte de se prêter à ce transfert .

(L'AGEFI) Les First Tuesday, dont l'EPFL est l'un des partenaires, et dont l'objectif est de mettre en relation les entreprises high.tech, les capital-risqueurs et les pionniers académiques, présentent un bilan positif malgré la crise économique.

(L'Hebdo) Jean-Christophe Schwaab, fils du conseiller nationale vaudois et membre de la commission des affaires sociales de l'Union des étudiants de Suisse (UNES), annonce, au nom de l'UNES, s'opposer à la réforme de Bologne.Selon lui cette réforme entraînerait des augmentations sensibles des taxes d'inscription pour un master et, de ce fait instaurerait un écrémage des étudiants par l'argent. "Nous n'y sommes pas encore. Mais quelqu'un comme le président de l'EPFL, Patrick Aebischer, veut nous y conduire". Ce dernier affirme que les Suisses munis d'un master pourront entamer un doctorat aux Etats-Unis. Selon J-Ch Schwaab seuls les étudiants riches pourront se permettre la mobilité prônée par ce système. L'UNES préconisent un système de points, acquis au mérite, l'ECTS (European Credit Transfer System), qui, selon l'Union des étudiants, suffirait.§

(Tribune de Genève) Selon une étude (l'enquête "Etudiants 2001") menée par le département de sociologie sur plus de 2700 jeunes à Genève, 56% des étudiants passent leur première année d'Uni. Seuls 16% abandonnent leurs études avant la fin de la première année. "Nos travaux montrent que le taux de promotion est plus faible chez les jeunes ayant suivi leur scolarité à Genève que dans d'autres cantons". 56% des Genevois sont admis en seconde, contre 65% à 76% des ressortissants d'autres cantons. De plus, les femmes réussissent mieux que les homme, sauf en médecine.

25 juin 2003

(La Liberté)L'exemple de la métropole lémanique est cité dans le livre Stdtland Schweiz, rédigé par Michel Bassand, directeur du Laboratoire de sociologie urbaine de l'Ecole, et par son équipe. La perception de cette métropole, qui englobe les agglomérations de Genève et France voisine, Lausanne, Vevey-Montreux et Yverdon, est possible depuis les années 90 grâce à des vues aériennes. Selon Michel Bassand et ses collaborateurs, " pour affronter la compétition helvétique et européenne, il serait hautement pertinent que la Métropole lémanique réduise ce clivage et se dote d'un cadre socio-économique et politique unifiée ".

(24 Heures) A Jet Service, organisme vaudois destiné aux jeunes en formation, on note les point suivants concernant l'octroi des bourses d'études dans le canton de Vaud : montants distribués insuffisants, critères d'octroi trop restrictifs et inadéquation par rapport à la situation réelle du jeune. Les défauts de ce système sont dénoncés depuis longtemps et plusieurs objectifs sont visés actuellement, dont une pratique plus conforme à la loi et à la jurisprudence et une meilleure prise en compte de la mobilité des étudiants.

(L'Express, Le Courrier, La liberté, Le Matin, 24 Heures) Le conseil de l'Université de Neuchâtel a rejeté mardi, par 15 voix contre 3 et une abstention, le transfert de la division des sciences économiques à Lausanne. Le vote, consultatif, risque de compliquer la tâche du conseil d'Etat. Le secrétaire d'Etat à la recherche, Charles Kleiber, s'est permis, à cette occasion, des propos quelque peu fantaisistes en prétendant que " il y aurait une EPFN " puisque l'EPFL accepterait de localiser une partie de la microtechnique à Neuchâtel.

23 juin 2003

Le Laboratoire d'architecture de mobilité urbaine, dirigé par Inès Lamunière, a monté une petite exposition dans le Foyer du bâtiment SG afin de montrer, souligne Dimanch.ch dans son dernier numéro (2354169), " que l'enseignement distillé à l'EPFL trouve une vraie résonance (et une reconnaissance) dans ses nombreuses concrétisations ". En clair, ajoute l'hebdomadaire, " il n'y a pas qu'Alinghi ". Il y a aussi le projet réalisé pour le pavillon suisse de l'Exposition internationale ARCO ou le stade de Pékin 2008, dont Jean-Paul Jaccaud, assistant à l'EPFL, sera le chef de projet.

L'Institut Dalle Molle d'intelligence artificielle perceptive (IDIAP) vient d'engager deux chercheurs de renommée mondiale, Hynek Hermansky et Mike Flynn. Le premier est célèbre pour ses recherches dans le domaine du traitement de la parole. Le Britannique Mike Flynn travaillera sur " l'intégration d'interfaces multimodales destinées à faciliter l'accès aux contenus multimédias. " L'IDIAP, installé à Martigny, emploie une septantaine de personnes, précise le Nouvelliste (2354164).

19 juin 2003

(L'Hebdo) Aujourd'hui, le Conseil des Etats doit voter le financement des hautes écoles pour les quatre ans à venir. Toutefois, le débat s'étend au-delà des finances. Ainsi, Jacques Neirynck, doyen du parlement, appelle à un " désenchevêtrement du financement entre les cantons et la Confédération ". Sa proposition : le pilotage des EPF, des universités et du Fonds National de la recherche par la Confédération , alors que les hautes écoles spécialisées et la formation professionnelle seraient dirigées par les cantons. Toutefois, les universités cantonales " s'estiment actuellement suffisamment adultes pour enclencher elles-mêmes des réformes ". Pour Johannes Randegger, conseiller national radical, il s'agit de créer " un grand espace national mettant en réseau toutes les hautes écoles suisses. Celui-ci pourrait être dirigé par Charles Kleiber et par la Conférence Universitaire Suisse ".

(Blick) Deux chercheurs de l'EPFZ ont reçu hier le prix de la fondation de Vigier pour leur découverte sur les bactéries. Ceux-ci ont constaté que les bactéries sont dotées d' " espèces d'yeux " leur permettant de dépister de nouveaux types d'antibiotiques. Grâce à leur découverte, les deux chercheurs peuvent découvrir, plus rapidement que d'autres personnes, de nouveaux types d'antibiotiques contre lesquels les bactéries ne sont pas immunisées.

(NZZ) Marie-Christine Sawley, actuellement à la direction de la valorisation de l'EPFL, deviendra, dès le 1er juillet, la nouvelle directrice générale du centre de calculs scientifiques de Manno. Elle a joué un rôle actif dans le projet Alinghi.

Dans 24 Heures, Romain Felli, coprésident de la commission politique, Union des étudiants de Suisse, expose ses craintes concernant l'avenir des études dans les universités suisses. Selon lui, un mouvement, emmené par Charles Kleiber, secrétaire d'état à la recherche, Patrick Aebischer et le think tank patronal Avenirsuisse favoriserait " le passage d'une Université démocratique et gratuite à une institution élitaire et marchande ". Le risque, souligne-t-il, est que les étudiants des milieux défavorisés doivent renoncer à leurs études. Il termine sa réflexion en se demandant quelle université nous voulons demain, et pour qui.

18 juin 2003

(24 Heures) Les 16000 étudiants de l'UNIL et de l'EPFL vont à nouveau manquer de logement à la prochaine rentrée scolaire. Le projet d'un nouveau foyer d'étudiants en face de la Bourdonnette souffre d'un retard de plusieurs mois car " une entreprise a fait recours contre l'attribution des travaux, et ce recours a un effet suspensif tant que la justice n'a pas donné son verdict ". A Ecublens, ce sont 110 logements pour étudiants ayant les moyens qui verront le jour à l'automne. Qui a de la place à la maison ?

(Tages Anzeiger) L'équipe des professeurs Dario Floraeno et Roland Siegwart travaille à l'amélioration de minuscules dirigeables et hélicoptères destinés à voler à l'intérieur des bâtiments. Leur équipe fait partie des plus grands spécialistes en la matière. L'une des applications possibles de ces mini-robots : la reconnaissance dans des bâtiments ou des installations industrielles endommagés, par exemple, par un tremblement de terre.