Revues de presse

18 août 2003

" Avoir 26 cantons et 26 ministres de l'Education n'est pas la meilleure façons de promouvoir le domaine de la recherche ", a relevé Patrick Aebischer, interrogé samedi sur les ondes de la Radio suisse romande. Si certains domaines méritent de rester dans leur terroir, notamment les sciences humaines et sociales, les sciences exactes doivent collaborer, écrit le Temps qui résumant la pensée du Président de l'EPFL. " Il ne faut pas, par exemple, séparer la médecine ou la biologie de l'informatique, car ces domaines travaillent ensemble ", ajoute le quotidien.

" Le nombre d'étudiants de l'EPFL a augmenté de 50% en dix ans, alors que le chiffre est resté stable à Zurich ", observe Le Matin Dimanche qui en profite pour interroger les experts sur les raisons du succès de l'EPFL face à l'EPFZ. " C'est la victoire d'Alinghi contre les Prix Nobel ", lance Xavier Comtesse, directeur romand du think tank Avenir Suisse. " Lausanne se démarque notamment par une politique de recrutement extrêmement efficace des professeurs ", estime Francis Waldvogel, président du CEPF.

14 août 2003

L'Hebdo publie une interview de Martine Rebetez, climatologue à l'EPFL qui s'intéresse aussi bien aux changements climatiques qu'à l'effet de ces derniers sur les populations. Interrogée sur sa manière de se protéger de la chaleur cet été, la scientifique précise : " Je vais en montagne dès que je peux. A 2000 mètres, le climat est bon ". Elle constate ne pas être la seule à l'avoir remarqué : " … j'ai entendu que le sud de la France enregistrait une baisse de 30% de fréquentation. Le réflexe montagne face aux grandes chaleurs est déjà là. "

Dans un article consacrés aux conditions de la reprise économique en Suisse, L'Hebdo donne la parole à Jean Micol. Le codirecteur du programme MoT de l'EPFL estime " qu'il existe encore trop de confort en Suisse " et pas assez de culture du risque.

24 Heures évoque le dernier prototype d'une jeune société lausannoise, JAST, dirigées par deux docteurs de l'EPFL Stefano Vaccaro et Ferdinando Tiezzi. Les deux scientifiques hommes d'affaires ont développé un nouveau support de communication par satellite sous la forme d'une antenne petite et plate que l'on pourrait retrouver un jour sur le toit des voitures.

13 août 2003

Des chercheurs de l'EPFL ont développé une puce électronique destinée à jouer le rôle de rétine artificielle. " Mené en collaboration avec les Hôpitaux universitaires de Genève, ce projet vise à redonner un semblant de vision à des personnes souffrant de dégénérescence de la rétine ", explique 24 Heures. Le journaliste a notamment interrogé le professeur au Centre de microtechnologie de l'EPFL Philippe Renaud.

24 Heures poursuit sa série " Architecture " en s'intéressant particulièrement au chantier de l'EPFL, qui s'est étalé sur près de dix ans.

12 août 2003

Pour la première fois, la Suisse compte une majorité d'étudiantes. 10751 femmes sont inscrites dans les universités et hautes écoles helévtiques, contre 10558 hommes. Les femmes demeurent minoritaires dans les EPF (32%), observe Femina. Elles sont également encore moins nombreuses à faire un doctorat.

11 août 2003

Le quartier des hautes écoles à Zurich fait l'objet d'une étude urbanistique approfondie. Les autorités entendent donner les moyens aux hautes écoles de s'agrandir au centre-ville. La priorité n'est plus aux extensions en périphérie, comme celle de l'EPFZ sur le Hönggerberg. Les autorités cantonales et citadines visent en effet " à rendre la place universitaire zurichoise la plus attractive possible afin d'attirer les cerveaux de l'étranger ", explique 24 Heures. Pour Sébastien Oesch, chargé de mission au domaine immobilier et infrastructure de l'EPFL, la priorité, à Lausanne comme à Zurich, est plutôt " de développer les logements pour étudiants et hôtes académiques. " La pénurie actuelle devient " un véritable frein au développement de l'UNIL et de l'EPFL ", ajoute-t-il. Faut-il ramener les hautes écoles lausannoises au centre-ville, trente ans après avoir créé le site de Dorigny dans le but notamment de chasser les étudiants, perçus alors comme contestataires, de la Ville ? Si Zurich redécouvre les " vertus du centre-ville ", Laurent Aubert estime dans son éditorial que " les cinq kilomètres qui séparent le site universitaire de Saint-François ne pèseront jamais très lourd pour un cerveau américain, canadien ou même allemand, habitué à parcourir de toutes autres distances. Autres sujets urbanistiques traités dans 24 Heures, un rappel historique en plusieurs épisodes des développements architecturaux à Lausanne avec les enjeux qui ont entouré la construction de la tour Bel-Air et de Bellerive-Plage (2404418) ainsi que le Stade Olympique ou les projets liés à l'Exposition nationale (2405405).

07 août 2003

Le professeur à l'EPFL Heinrich Hofmann cosigne avec la coordinatrice scientifique du projet européen " Magnanomed " Margarethe Hofmann un long article sur les nano-technologies dans la NZZ. Les auteurs proposent un intéressant tour d'horizon du domaine détaillant quelques applications possibles. Leur article se veut également une contribution scientifique au débat sur les effets des nanoparticules sur les êtres humains et les animaux.

06 août 2003

Une dépêche de l'ATS publiée par L'Agefi revient sur le projet de maison scientifique suisse à San Francisco décrit hier dans Le Temps. La participation de l'EPFL est évoquée dans un article qui met surtout en avant les initiatives alémaniques à la base du projet.

La célèbre chaîne de télévision italienne RAI a diffusé hier soir, dans le cadre de son émission "Superquark" un exposé sur le travail scientifique à la base du succès d'Alinghi. Avec la mise en avant des travaux effectués au sein de l'EPFL, notamment par le professeur Quarteroni.

05 août 2003

Les cigales commencent à chanter dès 28 degrés, dit-on en Provence. Celle qui ont émigré dans le Jura vaudois devraient donc donner de la voix, ou plutôt de l'aile, ces jours. Quoi? Des cigales dans le canton de Vaud? C'est l'un des effets du réchauffement climatique mis en évidence par une mathématicienne de l'EPFL qui se promenait près de La Rippe en quête de mantes religieuses. "Un insecte a voleté est s'est posé sur une herbe juste devant moi, raconte Isabelle Pillevuit à la journaliste du Temps. Je le voyais de très près. En l'observant attentivement, j'ai vu qu'il s'agissait d'une cigale, plus petite que celle que l'on observe dans le sud de la France, elle mesurait 2 à 3 cm. J'ai essayé de la toucher, elle est partie sur un arbre. C'est là que j'ai pu la photographier."

Après Boston, c'est à San Francisco que s'ouvrira bientôt la deuxième maison suisse consacrée à la science et à la technologie. Baptisée " Swissnex ", elle a été conçue par Christian Simm, attaché scientifique suisse à San Francisco et ancien responsable du transfert de technologies à l'EPFL. Outre les représentants du " Grand Zurich ", cette plate-forme comptera une " représentation de l'Ecole polytechnique de Lausanne et du Centre suisse d'électronique et de microtechnique ", annonce Le Temps. Le quotidien, qui fait de cet événement le sujet principal de son édition du jour, salue les ambitions affichées par la Suisse scientifique : " En plantant leur drapeau à Boston et à San Francisco, les petits Helvètes s'affichent au cœur de deux des plus prestigieux centres de recherche mondiaux ", observe Nicolas Dufour dans son éditorial intitulé " Science suisse sans complexe ".

30 juillet 2003

"Le paramètre humain en matière d'incendie est capital", souligne la climatologue Martine Rebetez dans le Temps. Le réchauffement climatique entraîne des sécheresses de plus en plus fréquentes, et par-là le risque d'incendie de forêts, en Suisse notamment. C'est ce que révèle une étude menée en Suisse par l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). L'EPFL, l'Université de Genève et d'autres institutions suisses apportent leur soutien à cette étude par deux thèses prévues pour 2005. Les recherches " visent à améliorer la prévision et la prévention des incendies en mettant en évidence les paramètres naturels et humains qui déterminent le risque d'incendie ".

(Le Temps, 24 Heures) La réduction du nombre de facultés de médecine de 5 à 3 d'ici 2005 déclenche beaucoup de scepticisme quand à sa réalisation. Pour le pôle romand Genève-Lausanne, de nombreux obstacles sont à prévoir, notamment humains et administratifs. Jean-Marc Rapp, recteur de l'Université de Lausanne, analyse "Je suis surtout sceptique quant à la faisabilité financière du projet. J'ai les plus grands doutes quand je vois la lutte qu'il faut déjà mener aujourd'hui pour convaincre les milieux politiques d'augmenter les crédits pour la formation et la recherche ". Les " demi-facultés " de Neuchâtel et de Fribourg pourraient d'ailleurs offrir une résistance et ne pas accepter le sacrifice dû à la centralisation. Les hôpitaux cantonaux non universitaires de Fribourg, Neuchâtel, Sion et Lugano, seraient, quant à eux, aussi amenés à participer à la recherche et à la formation en concluant un contrat d'affiliation avec le centre hospitalo-universitaire de Genève-Lausanne.

29 juillet 2003

Le rapport final de Charles Kleiber n'a pas fait plaisir aux Facultés de médecine. Il préconise un remède de cheval à prendre de manière volontaire d'ici 2005 ou de manière contraignante d'ici 2008. Il s'agit principalement de concentrer sur trois sites au lieu des cinq actuels les centres hospitalo-universitaires. Pour chaque centre un seul doyen. Les trois pôles seraient Bâle-Berne, Genève-Lausanne et Zurich. La posologie indique une forte présence fédérale, suggestion qui insupporte particulièrement les Bâlois. Objectif: rationaliser notamment les équipements coûteux destinés à la médecine de pointe à l'échelle nationale. De plus, il faut savoir que les 12% d'étudiants médecins monopolisent 25% des ressources des Alma Mater qui doivent sacrifier des branches au profit de l'art d'Hippocrate. Reste que la potion que le Dr Kleiber prescrit aux blouses blanches promet d'être difficile à avaler.

28 juillet 2003

Deuxième de Suisse en nombre d'étudiants, Genève comptait 14 138 inscrits pour la période de 2002-2003, don 58% de filles ! La proportion de femmes professeurs y est aussi la plus élevée de Suisse : 12,72 % et 46,6% des docteurs appartiennent au genre féminin contre 35% pour la moyenne suisse. Sciences économiques et sociales, psychologie, sciences de l'éducation et lettres sont les domaines qui attirent le plus d'étudiants.

Le magazine Entreprendre revient sur BioAlps et la volonté romande - de Valais à Fribourg et Neuchâtel en passant par l'ensemble de l'Arc lémanique - de faire de cette plateforme de développement des sciences de la vie et du biomédical un exemple de renommée mondiale.

7 étudiants de l'EPFL ont développé un produit novateur pour filtrer Internet et permettre une navigation sans risques aux enfants. Les produits actuellement sur le marché ne donnent pas pleine satisfaction, loin de là. Les étudiants ont développé un logiciel efficace et réellement novateur sur plusieurs points qui fera son entrée sur le marché cet automne. Coup de chapeau à Sylvain Paillard et à ses amis qui viennent de créer un navigateur pour enfants équipé de filtres d'une nouvelle génération.

La " Peer Review " 2003 vient de délivrer son rapport sur les performances de leurs formations. Après le coup de semonce de l'an dernier, 24 filières se retrouvent du bon côté de la barrière. Mais la question délicate du financement demeure et les discussions entre Confédération et cantons promettent de délicates négociations.

Autre communiqué de presse repris, dans 24 Heures, cette fois-ci, sur le CRAFT - centre de recherche et d'appui à la formation et la technologie, notamment touchant au suivi informatisé de quelque 400 étudiants sur le cours " Management of technology " et la mise au point d'un cours en ligne sur le thème des dangers et des risques naturels.

La NZZ am Sonntag est allée enquêter au Laboratoire de Traitement du signal où sont actuellement menées, sous la conduite du Professeur Touradj Ebrahimi, des recherches qui visent à traduire des ondes cérébrales en actes concrets. Par le jeu, les scientifiques souhaitent notamment sortir de leur isolement des personnes souffrant de handicap. Construire une tour virtuelle sur un écran d'ordinateur avec sa seule force de concentration, la tête couverte d'un curieux couvre-chef, relié à l'ordinateur, et dont les petites plaquettes métalliques agissent comme des électrodes, enregistrant les courants du cerveau et dégageant les paisibles ondes alpha, ce n'est plus de la science fiction, mais du quotidien pour les chercheurs de l'EPFL. Un nouveau moyen de communication, en particulier pour des personnes atteintes dans leurs capacités d'interagir avec autrui. Si l'allemand vous rebute, attendez l'enquête que nous réserve Sylvie Egloff pour la rentrée sur ce beau sujet. Elle est en effet partie tester au LTS ses ondes alpha pour les lecteurs de Flash !

La Presse Riviera Chablais reprend la dépêche ATS inspirée du communiqué de presse de l'UNIL et l'EPFL, sur la communication des neurones entre eux à partir d'un microscope électronique à pointe ultra fine.

24 juillet 2003

(24 Heures, Le Temps, L'AGEFI, La Côte, Blick) Un groupe de chercheurs de l'EPFL et de l'UNIL a collaboré à une expérience menée sur les protéines nécessaires à la communication dans le cerveau. Pour la première fois, le microscope à force atomique était utilisé pour éclairer d'une lumière nouvelle le fonctionnement du cerveau. Biologistes, physiciens et physiciens théoriciens ont interagi pour la réussite de cette recherche.

(La Tribune de Genève) L'Université de Genève vient de révéler les noms des deux vice-recteur et rectrice qui viendront épauler André Hurst, recteur et Louisette Zaninetti, vice-rectrice. Nadia Magnenat-Thalmann dirigera l'informatique, la communication et la logistique tandis que Peter Suter sera chargé des questions afférentes au personnel universitaire. Louisette Zaninetti s'occupera de la planification et de tout ce qui concerne la vie des étudiants.

23 juillet 2003

(Le Temps) Le Conseil d'Etat genevois prend les devants suite au refus, par 23 cantons, du projet de révision de la loi sur les HES (édition d'hier). " En septembre, l'exécutif cantonal déposera un projet de loi pour instituer son propre conseil de l'enseignement supérieur ". La mission de ce nouvel organe consisterait en une défense globale des intérêts de Genève dans une dynamique régionale. Le gouvernement genevois est conscient des échéances majeures pour le devenir de ses hautes écoles. Pour le patron du Département genevois de l'instruction publique, Charles Beer, " Aujourd'hui, on construit quelque chose à mi-chemin entre une Suisse des régions et une Suisse centralisée. On prend le risque de dissoudre les responsabilités démocratiques ". En ce qui concerne l'IUHEI (Institut universitaire de hautes écoles internationales), le Département fédéral de l'intérieur étudie comment l'aider à faire face à la concurrence internationale. La fédéralisation de l'Institut, voire son rattachement aux Ecoles Polytechniques représentent des scénarios possibles.

22 juillet 2003

(Le Temps) Entre la Confédération et les cantons, les rapports se tendent de plus en plus au sujet du financement des hautes écoles spécialisées et de la manière de les gérer. Alors que la Confédération s'est engagée à financer le tiers des frais d'investissement et d'exploitation de ces Ecoles, elle risque de réduire cette manne à 10% seulement. En cause : le mécanisme fédéral de frein à l'endettement, qui pourrait engendrer un surcroît de dépenses important dans les budgets cantonaux. Or, " Berne entend centraliser certaines compétences dans le domaine HES ", autrement dit : dicter sa loi sans passer à la caisse. Les cantons n'aiment pas ! Dans le rapport clôturant la procédure de consultation de la révision de la loi fédérale sur les hautes écoles spécialisées, 23 cantons se rebellent contre ce qu'ils nomment " un transfert de charges inacceptable et subreptice de la Confédération aux cantons ".