Revues de presse

26 janvier 2004

La presse romande juge favorablement la nomination d’Alfred Strohmeier à la tête de l’Université de Neuchâtel. L’actuel directeur du Laboratoire de génie logiciel de l’EPFL prendra ses fonctions de recteur le quinze octobre prochain. « Depuis longtemps, commente L’Express, c’est la première nouvelle vraiment constructive provenant de l’Alma mater ». Les journaux soulignent l’intention du professeur Strohmeier de « valoriser » les atouts de l’Université neuchâteloise, en développant « la microtechnique, le pôle national de biologie végétale, ainsi que l’institut d’ethnologie. » La presse alémanique s’intéresse peu à la nomination de M. Strohmeier. La NZZ se contente de cinq lignes pour annoncer la nouvelle.

« Je suis contre la sélection par l’argent » : Thierry Béguin exprime ainsi son opposition à la hausse de la taxe annuelle pour les étudiants. Cette prise de position du conseiller d’Etat neuchâtelois, publiée dans Le Matin Dimanche, s’oppose à celle d’un chroniqueur de la NZZ am Sonntag : « Des taxes universitaires plus élevées pourraient également être une chance », écrit Kathrin Meier-Rust. A condition, ajoute cette dernière, qu’elle ne s’accompagne pas d’un désengagement financier de l’Etat.

Des chercheurs de l’EPFL ont mis au point un système informatique novateur qui diminue la consommation de chaleur et d’électricité, tout en restant sensible aux préférences des usagers. Ce système, précise 24 Heures (pas d’annexe) « gère automatiquement le chauffage, l’éclairage électrique et l’ouverture des stores. » « Il réduit le plus possible la consommation d’énergie, mais cherche en même temps à maximiser la satisfaction des personnes », résume Jean-Louis Scartezzini, directeur du Laboratoire d’énergie solaire et physique du bâtiment.

23 janvier 2004

En 2002, 4,6 milliards de francs ont été dépensés par les Universités et EPF de Suisse, ce qui correspond à une augmentation de 4,4 % par rapport à l’année précédente. Les établissements les plus coûteux sont ceux de Zurich puisque 936 et 855 millions ont été, respectivement, dépensés pour l’EPF et l’Uni. A Lausanne, 473 millions ont été consacrés à l’EPFL, tandis que l’UNIL bénéficiait de 349 millions de francs. La Confédération a financé 45% de ces dépenses, les cantons, 40%. La même année, 104 687 étudiants étaient inscrits à l’Université et à l’EPF, soit 5000 de plus de plus qu’en 2001.

En réponse à la polémique, lancée il y a deux jours, sur une possible hausse des taxes universitaires annuelles, le secrétaire d’Etat à la science et à la recherche se dit favorable à des taxes de 4000 francs. « L’argent perçu serait réinvesti pour des bourses plus performantes ou un système de prêts ». L’objectif de cette nouvelle loi, actuellement en discussion et qui devrait entrer en vigueur en 2007, consisterait à démocratiser les études puisque «Les chiffres le prouvent, la plupart des étudiants sont issus de familles aisées. Avec un système de bourses plus performant et un système de prêt, tout un chacun pourra accéder aux études ».

Permettre de visualiser, en 3D, le parcours d’un atome qui se déplace par électromagnétisme, voici le défi relevé haut la main par deux étudiants de l’EPFL, François Sahy, en informatique et Marc Vuffray, en physique. Malheureusement, après avoir rencontré un grand succès auprès du corps professoral et des gymnases, les deux étudiants n’ont reçu, à ce jour, aucun soutien financier pour commercialiser leur nouveau logiciel d’enseignement. Bel encouragement toutefois puisque, en novembre dernier, le CERN a sélectionné leur travail pour participer à Physics on Stage, Festival européen de l’enseignement scientifique.

22 janvier 2004

Suite à la proposition d’une hausse générale des taxes universitaires annuelles, émanant des milieux économiques, le débat se poursuit. En voici un aperçu. Dans la Liberté (pas de fichier), Urs Altermatt, recteur de l’Université de Fribourg, reconnaît que « le financement, élément indissociable du maintien d’une formation de qualité, est un problème actuel et la proposition du patronat arrive à point nommé » tout en rappelant qu’«il existe, en Europe continentale, une tradition d’accès démocratique à la formation universitaire ». Le Tages Anzeiger, quant à lui, transmet l’opinion d’Ulla Blume, présidente du Conseil des étudiants de l’Université de Zurich (StuRa), qui juge la proposition des milieux économiques comme étant « une catastrophe absolue ». Le quotidien donne également la parole à plusieurs étudiants sur le sujet.

« Lake Geneva Innovation Society », voici le nom de la nouvelle plate-forme, dont la mission est de favoriser des liens plus étroits entre chercheurs genevois et entrepreneurs suisses et étrangers. Son objectif : créer davantage de start-up dans la région lémanique. La LGIS entend se développer par la suite à l’ensemble des hautes écoles lémaniques et englober l’UNIL et l’EPFL. Elle a été inaugurée par l’Université de Genève en marge de BioData 2004.

21 janvier 2004

Toute la presse suisse en parle ce matin. Une analyse émanant des milieux économiques propose une hausse générale des taxes d’inscription universitaires annuelles et un développement des prêts pour compléter les bourses. L’Union des Etudiants de Suisse (UNES) s’oppose à cette hausse des taxes depuis longtemps. Charles Kleiber, secrétaire d’Etat à la science et à la recherche, stipule, quant à lui, un financement des bourses, des prêts et d’une partie de l’encadrement supplémentaire par les taxes universitaires...Le débat ne fait que commencer

20 janvier 2004

L’ingénieur suisse Stéphane Fiorucci réalise son rêve : travailler pour la F1, au sein de l’écurie Jaguar. « L’histoire du jour » du Matin fait le portrait de ce jeune aventurier tenace, qui est passé par l’EPFL avant de travailler également pour CFS Engineering, l’une des entreprises du Parc scientifique d’Ecublens.

19 janvier 2004

Etonnante chronologie ! Samedi, Le Temps évoque le projet d’opéra expérimental de l’EPFL, décrit quelques jours plus tôt dans Le Matin Dimanche. Cet hebdomadaire annonce le lendemain que François-Xavier Hauville ne sera pas reconduit à la tête de l’Institution lausannoise. L’actuel directeur, ajoute le journal, « ne verra pas se concrétiser le projet révolutionnaire de bâtiment high-tech projeté avec le concours de l’EPFL ». Ce matin, Le Temps analyse à son tour la non-reconduction du contrat de Monsieur Hauville.

« La Suisse entre dans l’espace européen de la recherche », se félicite en titre La Tribune de Genève. Avec la NZZ et Le Temps, le quotidien genevois relève l’importance de l’accord de coopération que la Suisse vient de signer avec l’Union européenne. Dorénavant, les chercheurs pourront souffler, précise Le Temps. Depuis 1999, la Suisse participait aux programmes-cadres européens à titre de pays tiers, mais ses « chercheurs ne pouvaient pas diriger un projet et les demandes de crédits devaient être faites à double : à Bruxelles, qui les sélectionnait, et à Berne, qui finançait. » Autant de soucis et de travail administratif dont les scientifiques se voient libérer.

16 janvier 2004

L’AGEFI, le Temps, La Neue Zürcher Zeitung et 24 Heures (pas de fichier joint) font le point sur la conférence de presse organisée hier à l’Ecole dans le cadre du financement, par la Fondation de famille Sandoz, d’un poste de professeur assistant tenure track en photonique sur une durée de quatre ans à l’EPFL. Le financement de ce poste constitue un volet du programme de soutien à la relève universitaire suisse, lancé par la Fondation en 1999. L’heureux élu, Nicolas Grandjean, mettra sur pied, en parallèle de son poste d’enseignement, un laboratoire dans lequel il sera chargé de développer, entre autres, de nouveaux éclairages domestiques ayant une durée de vie plus longue. Un cinquième projet EPFL-Fondation de famille Sandoz, devrait être lancé en septembre 2004 en neurosciences cognitives.

Plusieurs hautes écoles romandes lancent des études postgrades en conception et lancement d’un nouveau produit. A l’EPFL et à HEC Lausanne, le programme, de niveau international, est particulièrement axé sur la création d’entreprises basées sur des innovations technologiques, ainsi que sur la création d’activités nouvelles au sein des entreprises existantes, tel que l’explique Jean Micol, codirecteur du MoT à l’Ecole.

La Conférence des recteurs des Universités suisses (CRUS) se réunit aujourd’hui à Berne pour aborder, notamment, le thème des « Universités d’élite » en Suisse. Les Universités de Stanford et Harvard sont citées comme modèles d’« Université d’élite ».

15 janvier 2004

Dans moins de trois ans, l’Opéra de Lausanne subira une restauration. Première mondiale, il pourrait être remplacé par un bâtiment transportable et respectant tous les critères du développement durable…élaboré sur les conseils des scientifiques de l’EPFL. Un nouveau projet interdisciplinaire, qui permettrait la mise en commun, entre autres, de compétences en architecture, matériaux, acoustique et informatique.

Tradition annuelle, la journée des filles aura lieu demain à l’EFPL. A cette occasion, les 240 inscrites de Suisse romande rencontreront des ingénieures, assistantes et étudiantes afin de découvrir les filières et métiers de l’Ecole.

Le quotidien annonce, en bref, que le dernier numéro du Polyrama, consacré au progrès, donne la parole à cinq chercheurs qui expliquent le sens qu’ils donnent à ce concept.

A l’occasion de la leçon inaugurale d’Eva Bayer-Flückiger, Femina accorde une interview à la chercheuse en mathématiques et professeure de l’EPFL, très intéressée par la vulgarisation scientifique, aussi bien auprès des étudiants que du grand public.

14 janvier 2004

Basés à l’EPFL, à l’Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle et perceptive de Martigny (IDIAP) et aux Hôpitaux Universitaires de Genève, trois groupes de chercheurs travaillent afin qu’un jour, par la seule force de la pensée, il soit possible de déplacer une chaise roulante ou d’ouvrir un dossier sur ordinateur. Ces scientifiques effectuent actuellement des recherches à partir d’un dispositif de guidage par la pensée qui, connecté à un ordinateur ou à une machine, enregistre l'activité électrique du cortex cérébral. A telle type d’onde émise est associée telle commande par la machine ou l’ordinateur.

13 janvier 2004

Avant de s’envoler dans son avion solaire pour faire le tour du monde, Bertrand Piccard doit obtenir une licence de pilote privé. L’aventurier vient de commencer son instruction à l’aéroport de la Blécherette, annonce 24 Heures. « Obtenir le droit de piloter sera la partie la plus facile de cette nouvelle aventure », précise Bertrand Piccard, qui a choisi l’EPFL comme partenaire scientifique pour relever son défi.

12 janvier 2004

L’EPFL, c’est un projet révolutionnaire par mois, résume Le Matin Dimanche. Dans sa dernière édition, l’hebdomadaire évoque le projet, en discussion, d’un « opéra high-tech 100% recyclable… ». L’Opéra de Lausanne fermera ses portes pour restauration d’ici trois ans. « Il pourrait être remplacé – première mondiale – par un bâtiment transportable (donc rentable) et respectant tous les critères du développement durable », ajoute Le Matin.

09 janvier 2004

Le classement 2003 des universités du monde, le « Academic Ranking of World Universities 2003 », est sorti hier. Il a été effectué par la Shanghai Jiao Tong University. L’EPFZ y est classée au 5ème rang européen derrière quatre écoles anglaises, dont Cambrige et Oxford. L’EFPL, ainsi que les Universités de Genève et de Berne occupent, ex-aequo avec d’autres instituts, la 53ème position sur 100. Sur le plan mondial, le Poly. de Zurich arrive en 25ème position. Le nombre de prix Nobel et le nombre de chercheurs fréquemment cités dans des domaines tels que les sciences de la vie, l’ingénierie ou les sciences physiques de 1981 à 1999 figurent parmi les critères de sélection.

Le Journal de Morges jette un « coup d’œil rétrospectif » sur l’évolution de L’EPFL au cours de ses 150 premières années de vie.

08 janvier 2004

De 2004 à 2007, le budget à la formation et à la recherche augmentera de 4,75% chaque année. Toutefois, dans les hautes écoles, « on relève que ces hausses coquettes constituent surtout un rattrapage : de 1992 à 2002, les dépenses fédérales dans ces domaines ont baissé de 10% en termes réels, alors que les cantons s’imposaient aux aussi des cures d’austérité ». Actuellement, les instances fédérales négocient la clé de répartition des budgets avec les gouvernements des cantons.