Revues de presse

01 mars 2004

24 Heures nous invite à suivre le parcours futur du M2 depuis le Flon. Cette découverte des difficultés techniques du premier métro au monde à franchir 375 mètres de dénivellation vous intéressera-t-elle? Pas sûr! "J'ai l'impression que ce que l'on célébrait autrefois comme de "grands travaux" s'est aujourd'hui banalisé", observe Sylvain Malfroy, professeur d'histoire de la ville à l'EPFL.

Les personnes qui souhaitent commencer des études de médecine dans les Universités de Bâle, Berne, Fribourg ou Zurich seront à nouveau soumis à un test d'aptitude. La Conférence universitaire suisse entend ainsi limiter l'accès en fonction du nombre de places disponibles, explique 24 Heures.

27 février 2004

CT Sciences, sur le point de s’installer au Parc scientifique (24 Heures) et Medipol, née des entrailles de l’EPFL en 2003 (L’Agefi) démontrent que l’histoire d’amour entre le canton de Vaud et les biotechnologies ne cesse de grandir. CT Sciences développe des médicaments anticancéraux qui devraient être révolutionnaires, Medipol des polymères pour l’encapsulation de principes actifs comme de cellules entières.

Suspense pour les étudiants genevois. Inaugureront-ils la réforme de Bologne à la rentrée d’octobre. ? Deux projets de loi ont été déposés, la législation cantonale devant être modifiée. Au cœur du débat, plusieurs éléments d’organisation mais aussi un thème d’ordre formel qui souligne une vraie bataille de fond : la guerre des titres « bachelor » et «master » et la crainte de former un système à deux vitesses. Du pain sur la planche pour les députés genevois.

26 février 2004

Uni-Bâle : : des critiques acides contre des mesures d’économie en chimie Beaucoup de crispation à Bâle autour de la proposition formulée par le Conseil de l’université de fermer le domaine d’analytique du département de chimie. En 2002 déjà, la haute école avait imposé 30% d’économie sur les chaires de chimie. Pour la deuxième fois, donc, en peu de temps, ce département-phare se voit sévèrement touché. Rolf Soiron, président du Conseil de l’université explique qu’au terme d’une évaluation qui a duré deux ans, il est ressorti de l’étude que la chimie analytique avait peu à faire, formellement et pratiquement, avec le reste du département ». Une approche sévèrement contestée par de nombreux professeurs qui soulignent la perte inestimable que représenterait la disparition d’une branche dont le professeur-phare, Michael Oehme, est reconnu mondialement et qui est considéré comme un « véritable coryphée à l’intersection de l’université, des autorités politques, du monde industriel et des organisations de protection de l’environnement. »

25 février 2004

La secousse sismique d’avant-hier soir a pris les Suisses par surprise. Les réactions, diverses, oscillaient entre le manque de ressenti et la peur. Pierino Lestuzzi, spécialiste en construction parasismique et chargé de cours à l’EFPL, relativise le risque de destruction de bâiments en raison de la relative faiblesse du séisme. Pour le scientifique, toutefois, le tremblement de terre a valeur d’avertissement , « Avant 1970, les normes de construction n’incluaient pas les séismes. Et ce n’est que depuis 2003 que la sécurité est optimale ».

24 février 2004

L’évêque de Sion Norbert Brunner et l’abbé de Saint-Maurice d’Agaune Joseph Roduit citent le Polyrama dans leur prise de position contre l’utilisation des cellules souches embryonnaires comme objets de recherche. Ils se fondent sur les propos du professeur Barrandon pour observer dans Le Nouvelliste « qu’il n’est pas nécessaire de manipuler des cellules embryonnaires et que des cellules souches adultes sont encore plus sûres.

Edelweiss, l’élégant magazine féminin, présente le dernier roman très horrifique de Michael Crichton, inspiré notamment des recherches en nanotechnologie effectuées à l’EPFL. « Avec ce thriller scientifique (« La Proie » en français) à hérisser les cheveux, le néophyte a même l’impression d’y comprendre quelque chose », s’émerveille Edelweiss.

« Les cellules Graetzel de l’EPFL partent à la conquête de l’Ouest » : L’Agefi résume ainsi tous les espoirs que la société Konarka fondent sur les cellules développées par le professeur à l’EPFL Michael Graetzel. « La technologie est suffisamment mûre pour entrer en phase industrielle », précise le quotidien économique.

La commission de la science du National demande au gouvernement d’augmenter de 40 millions les crédits destinés à assurer la participation suisse aux programmes de recherche de l’Union européenne jusqu’en 2006. Cette rallonge doit permettre de résoudre les problèmes de financement apparus en raison des retards pris dans la ratification de l’accord bilatéral sur la recherche avec l’UE, précise L’Agefi.

23 février 2004

Le Temps raconte les mésaventures informatiques du professeur à l’EPFL Touradj Ebrahimi. L’éditeur de « l’Optical Engineering Journal » ne recevait pas les articles qu’il attendait. L’antispam de l’EPFL censurait en effet les messages de sa collaboratrice aux Etats-Unis. L’adresse e-mail de cette dernière – pam.andersen@… rappelait trop la « sulfureuse actrice américaine Pamela Anderson » dont le nom est souvent usurpé par les vendeurs de sites pornographiques.

Le premier cours de Claude Nicollier à l’EPFL fait salle comble, annonce l’ats, confirmant l’article publié la semaine passée dans 24 Heures. 141 étudiants se sont inscrits à son cours.

L’inauguration, le 11 mars prochain à Genève, de la plateforme de génomique donne l’occasion à La Tribune de Genève de tracer un panorama de toutes les initiatives liées au programme Sciences Vie Société.

20 février 2004

Un cours-atelier spécialement dédié aux jeunes filles sur le thème d‘Internet s’est déroulé à l’Ecole de novembre 2003 à mars 2004. Il a été financé par une petite partie du budget du programme de recherche suisse en système d’information et de communication mobile. Samedi dernier, le professeur Martin Vetterli, directeur du programme de recherche, a remis les attestations aux quarante participantes Au vu du succès, l’atelier, qui reprendra dès le mois de mars, sera dédoublé.

19 février 2004

(pas de fichier) Dès le 12 mars, Claude Nicollier donnera une série de cours à l’EPFL. Répartis sur 5 semaines, ils présenteront « l’utilisation et l’exploitation de l’espace comme des domaines d’application du savoir et du talent des futurs ingénieurs formés à l’Ecole ». 141 étudiants sont inscrits. Après 2006, l’astronaute vaudois envisage de s’établir à nouveau en Suisse tout en gardant un statut de consultant envers l’Agence spatiale européenne. En marge du cours se tiendra, du 14 au 16 avril, une grande conférence internationale coorganisée par l’EPFL, les étudiants, le Bureau suisse de l’espace et l’Agence spatiale européenne.

(pas de fichier) Grâce au système d’assistance électroacoustique novateur mis au point par l’EPFL, tous les auditeurs pourront désormais jouir de la même qualité d’écoute dans toute la cathédrale de Lausanne. Cette première mondiale a été mise au point par le Laboratoire d’électromagnétisme et d’acoustique. Dès la mi-mai, le son, pris par des micros placés au-dessus des chanteurs, sera relayé à faible puissance dans les hauts-parleurs déjà existants, placés sur les colonnes.

En parallèle de la présentation officielle, le 11 février, du canceropôle de Lausanne, soutenu par l’EPFL, l’UNIL, l’ISREC et l’Institut Ludwig de recherches sur le cancer, Elisabeth Gordon dresse, dans l’Hebdo, le tableau des avancées actuelles de la recherche lausannoise dans ce domaine.

18 février 2004

Beat Schillig, voici le nom du futur directeur du programme national d’entrepreneurship, nommé par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT). Ce projet, souhaité par le Conseil fédéral et le Parlement dans le message d’encouragement à la formation, la recherche et la technologie, est destiné à inciter les étudiants à devenir entrepreneurs. Doté de 16 millions de francs pour quatre ans, il comprend, selon les termes de son futur directeur, des objectifs « très ambitieux » puisque, « au terme des quatre ans, 400 jeunes entreprises et 1500 étudiants au moins devront manifester une folle envie de voler de leurs propres ailes pour créer leur entreprise ». Ce programme national sera créé en étroite collaboration avec l’EPFL et Create, réalisatrice du projet pilote.

Le cycle d’études postgrades en énergie de l’Ecole est unique en Suisse. Son objectif : « former des généralistes de haut niveau universitaire, capables d’aborder l’énergie sous tous ses aspects, d’un point de vue global, et non plus seulement sectoriel ». « Energie extra » s’entretient avec Pierre-André Haldi et Lise von Gross, respectivement directeur et administratrice du cycle d’études.

Utiliser un jet d’eau pour guider un rayon laser, l’idée a été lancée par des chercheurs de l’EPFL en 1993 et a débouché, en 1996, sur la création d’une start-up au PSE : Synova S.A. Depuis 1998, de nombreuses entreprises d’Europe, d’Amérique du nord et d’Extrême-Orient se sont équipées du système mis au point, Laser-Microjet. Volant désormais de ses propres ailes, l’entreprise vient d’emménager à Ecublens.

17 février 2004

Comment inviter les femmes à entreprendre des études techniques pour devenir ingénieures en bâtiment ? La Haute Ecole technique de Rapperswil répond en modifiant le contenu des cours afin de mettre l’accent sur « la gestion de l’environnement et du projet de construction ». Des études réalisées notamment à l’EPFL montrent en effet, relève la NZZ, qu’il est essentiel de modifier le contenu des études, si l’on souhaite augmenter le nombre de femmes dans les filières d’études techniques.

L’idée de Pascal Couchepin de discriminer les étudiants étrangers en matière de taxes d’étude soulève inquiétudes et mécontentements. 24 Heures (pas d'annexe) prend la température à l’Université de Lausanne et à l’EPFL. Le rectorat de l’UNIL est opposé à toute augmentation des taxes. « Cela s’applique évidemment aussi aux étudiants étrangers », précise Jacques Besson, vice-recteur. Pour l’EPFL, Patrick Aebischer observe que « le basin de recrutement suisse ne suffit pas ». « Il faudrait, ajoute le Président de l’EPFL, éviter, en augmentant les taxes de manière sélective, de faire s’écrouler l’équilibre qui s’est instauré entre Suisses et étrangers. »

16 février 2004

24 Heures annonce un événement rare : un privé, ancien officier de l’armée hollandaise, une fortune de treize millions de francs à l’EPFL ainsi qu’une propriété au bord du lac Léman. En accord avec les vœux du donateur, Patrick Aebischer précise que « l’idée est d’utiliser le montant à disposition pour développer une chaire qui travaillerait sur cette thématique » du développement durable.

Longuement interviewé par Le Matin Dimanche, Pierre Keller cite l’EPFL au titre des mandats industriels de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne qu’il dirige. Interrogé sur « l’alliance EPFL-ECAL, Aebischer-Keller » qui, selon Le Matin, « indispose beaucoup de monde », Pierre Keller répond : « J’ai découvert un homme qui bouge tout comme moi. Qui a réussi un truc génial : ouvrir le monde clos des ingénieurs aux sciences humaines. A travers notre introduction au design, ce sont quelque 450 élèves de l’EPFL qui vont se confronter aux créateurs de pointe, revoir en profondeur leurs conceptions de l’image et de l’objet. On peut imaginer – et on le fait – beaucoup de chemins communs. »

A l’occasion du centième anniversaire de la naissance de l’architecte genevois, la NZZ publie un hommage à Jean Tschumi. Le quotidien rappelle notamment ses débuts à l’EPFL, en 1943.

13 février 2004

Les scientifiques du Laboratoire d’Energie Solaire et de Physique du Bâtiment ont testé, durant neuf mois, un nouveau système de régulation d’énergie, adaptable aux habitudes de l’occupant d’une pièce et basé sur un algorithme génétique. Utilisation d’un minimum d’énergie et maximisation de la satisfaction de la personne constituaient les objectifs visés par ce nouvel outil qui a été mis au point dans ce laboratoire.

Professeur de sociologie urbaine à l’EPFL, Vincent Kaufmann espère pouvoir étudier les habitudes des usagers de la route avant et après les travaux du tunnel de Glion. Il souhaite, avec ses collègues du Laboratoire de sociologie urbaine, « mesurer le report modal, de la route au train ; d’horaire ; de destination, ainsi que les comportements inchangés ».

La proposition d’augmenter les taxes universitaires, émise par les milieux économiques suisses, continue à faire des vagues, ou à drainer des adeptes. Dans la Neue Zurcher Zeitung, la parole est donnée aux partisans des deux camps, notamment à Hans-Ulrich Doerig, qui fut le président du groupe de travail chargé de mener l’étude en question. Caroline Gisiger, qui s’exprime également, est la co-présidente de l’union des étudiants de Suisse. Dans 24 Heures, Jean-Marie Vodoz, ancien rédacteur en chef du quotidien, exprime, de manière plus générale et en faisant également référence aux Accords de Bolognes, son inquiétude quant à « l’obsession de l’efficacité marchande et, par conséquent, l’oubli de la vocation première de l’université : la recherche du savoir en lui-même » qui, à son avis, transparaissent avec une constante régularité.

12 février 2004

(Le Temps, 24 Heures, L’AGEFI, La Liberté, la NZZ) Les partenaires lausannois du programme SVS (l'Université de Lausanne avec sa Faculté de biologie et de médecine et l'EPFL) ont présenté, hier lors d’une conférence de presse à l’UNIL, les principes d'une collaboration élargie en sciences du vivant sur le site lausannois avec le CHUV, l'ISREC et l'Institut Ludwig. Le Centre du cancer et le Centre de génie biomédical qui en résulteront feront de l'arc lémanique une place unique en Suisse dans ces deux domaines. Pour le directeur de l’Institut Ludwig, Jean-Charles Cerottini, « un tel «canceropôle» devrait frayer avec les meilleurs sites d’Europe ». Pour Patrick Aebischer, qui veut voir au-dela, « Ce genre de pôles, prometteur, permettrait d’éviter que Novartis investisse massivement à Boston ». Ce développement constitue une nouvelle étape dans la réorganisation du paysage lémanique en sciences du vivant, entreprise dans le cadre du programme SVS.

11 février 2004

Un projet de recherche conjoint de l’Ecole polytechnique fédérale et de l’Université lausannoises met en évidence la sensibilité d’organismes vivants modèles aux champs électromagnétiques. Le laboratoire de réseaux électriques de l’EPFL a été sollicité pour la partie physique tandis que l’UNIL assurait la partie biologique de la recherche.