Revues de presse

07 juin 2004

Le bien-être et l'épanouissement des collaborateurs ne concernent pas uniquement les entreprises. A l'EPFL aussi, la gestion des équipes de chercheurs et du personnel enseignant et estudiantin est devenue une priorité. "L'Ecole est passée du statut d'école d'ingénierie à celui de centre scientifique et technologique, c'est-à-dire à une plus grande diversité des compétences et des savoirs, donc à une plus grande interdisciplinarité", explique dans les colonnes de "l'agefi" Francis-Luc Perret, vice-président pour la planification et la logistique. Le journal économique, qui consacre un article à une conférence européenne de la Jeune chambre internationale, souligne que la très forte augmentation des étudiants en quelque 15 ans a imprimé un nouvel état d'esprit au sein de l'école. De 3600 en 1990, les étudiants sont aujourd'hui plus de 6000, avec une proportion de nationalités étrangères de plus de 30%.

A l'occasion du cinquantième anniversaire de Bonnard & Gardel, "Le Temps" de samedi revient sur la success story du plus important bureau d'ingénieurs conseils de Suisse romande. Fondée en 1954 par deux étudiants de l'EPUL, la vénérable ancêtre de l'EPFL, cette entreprise emploie aujourd'hui plus de 200 personnes. Flash-back sur une réussite qui n'a pas été sans heurts et malheurs, entre crise du pétrole du début des années septante et catastrophes, à l'image de l'accident du Tunnel du Mont-Blanc, en 1999.

Le sondage publié la semaine dernière par l'Association des étudiants des hautes écoles suisses (AES) n'a pas fini de faire du bruit dans la presse. Plusieurs journaux reviennent aujourd'hui sur les résultats de cette étude montrant que les étudiants sont en majorité favorables à un relèvement des taxes universitaires jusqu'à 2000 francs par an en moyenne. "L'AES a brisé un tabou", relève la "Berner Zeitung". De leur côté, "24 Heures" et le "Corriere del Ticino" mettent en exergue que la prochaine introduction des Accords de Bologne, censée favoriser les échanges interuniversitaires, butera sur les difficultés rencontrées par les étudiants. Un tiers des sondés estiment que des raisons financières freineront leur mobilité académique future.

Le laboratoire de recherche en orthopédie (LRO) de l'EPFL a les honneurs du magazine "Entreprise romande". Cette publication consacre un article à la déferlante de "systèmes intelligents" qui viennent soutenir et révolutionner la médecine réparatrice. Et en particulier à la voie de recherche suivie par le LRO, consistant à la mise au point d'un micro-implant permettant de diffuser une substance active capable de lutter contre la déperdition osseuse lors d'implantation de prothèses.

04 juin 2004

Rencontre avec Marcel Jufer, Vice-président de l'EPFL. Dans une longue interview, il explique les changements intervenus ces dernières années à l'école, les domaines phares et les projets de l'institution.

Le journaliste Bernard Debétaz rend un vibrant hommage à Julius Natterer, qui vient de mettre un terme à vingt-six ans d'enseignement. Selon lui, l'Institut du bois de l'EPFL a atteint grâce à ce Bavarois un niveau incomparable.

Après quatre ans de retard, le Conseil des Etats a mis sous toit la participation au programme cadre de l'Union européenne sur la coopération scientifique. Mais il a refusé par 19 voix contre 16 de dégager 40 millions de francs supplémentaires, enterrant ainsi une motion du National. Les sénateurs ont préféré l'option proposée par le Conseil fédéral d'un crédit de 22 millions. En outre, des problèmes de financement étant apparus avec le report de l'entrée en vigueur de l'accord de coopération, le crédit-cadre de 835 millions pour la participation suisse au 6e programme européen a été revu à la baisse et ne porte plus que sur 773 millions. (Le Temps du 4 juin 2004)

03 juin 2004

Une enquête effectuée par l'Association des étudiants des hautes écoles suisses sur les taxes universitaires et la mobilité révèle que la majorité des étudiants seraient prêts à payer des taxes universitaires allant en moyenne jusqu'à 2000 francs par an. A condition que cette hausse soit justifiée, qu'elle permette d'améliorer les conditions d'encadrement actuelles et que des bourses supplémentaires soient créées. L'enquête se base sur les résultats de questionnaires adressés aux 24000 étudiants des deux EPF et de l'Université de St-Gall. Autre constat : en ce qui concerne la mobilité, le pourcentage d'étudiants partant à l'étranger reste globalement élevé. L'attractivité de la mobilité actuelle reste inchangée malgré l'introduction de la réforme de Bologne.

Vivapoly, la grande fête interne de l'école se déroule ce jour. Cette année, la manifestation s'organise en thèmes, des espaces autour desquels on peut apprécier des ambiances très diverses. A découvrir : les stands des trente-six associations et services de l'EPFL.

Les porteurs d'une maturité professionnelle pourront entrer à l'université ou dans une EPF sous réserve de réussir un examen d'entrée. La Conférence des directeurs de l'Instruction publique vient de publier les règles de cette "nouvelle passerelle". (Le Temps du jeudi 3 juin)

Un "implant orthopédique actif" est en cours d'élaboration à l'EPFL. L'objectif est de mettre au point une prothèse de la hanche qui serait bien plus qu'un simple support. Car, par la même occasion, cet implant permettrait de se passer d'un médicament permettant de réduire la perte osseuse, souvent à l'origine de l'échec de l'implant. (L'Hebdo du jeudi 3 juin)

Baptisée "Ouvrez la fenêtre", une nouvelle compilation de logiciels libres, destinée à Windows, est née. Dans l'air du temps, ce genre de programmes alternatifs fait son nid. A noter que l'une des plus anciennes compilations de ce type (2001) est l'œuvre d'un collectif d'étudiants de l'EPFL et se nomme GnuWin.

Claude Nicollier enseigne ce semestre à l'EPFL. Une nouvelle activité qui lui vaut de fréquents allers retours Houston-Lausanne. Rencontre avec l'astronaute.

La technique, avec le soutien du consommateur et du citoyen, pourrait éliminer progressivement les problèmes de pollution engendrés par la voiture. Un symposium à l'EPFL à réuni le 31 mars plusieurs chercheurs pour faire le point sur la situation. Les perspectives d'améliorations sont nombreuses et prometteuses.

Dès le 1er octobre, fumer sera aussi interdit à l'Université de Fribourg. Des zones fumeurs seront cependant conservées dans les cafétérias. La tendance aux études saines dans un corps sain fait donc de plus en plus d'émules.

02 juin 2004

Les étudiants sortant d'universités ou de hautes écoles spécialisées se montrent moins gourmands en matière de salaire qu'auparavant et privilégient les emplois sûrs. De leur côté, les entreprises recherchent des battants capables de se surpasser dans leur activité professionnelle. A travers les témoignages de plusieurs d'entre elles, on constate encore que les jeunes ne sont plus particulièrement intéressés à aller à l'étranger pour un emploi, notamment en raison de la situation internationale instable.

L'Office fédéral de la statistique révèle que quatre ans après la fin de leur cursus, 92% des jeunes issus d'universités et 94% de ceux sortants de hautes écoles spécialisées ont trouvé un emploi. La même étude montre que la carrière des étudiants des hautes écoles décolle plus vite que celle des universitaires. Ainsi, quatre ans après l'obtention de leur diplôme, 36% des premiers ont une position élevée avec des responsabilités, contre 23% pour les seconds. En revanche, les hommes et les femmes ne sont toujours pas égaux devant la grille des salaires : les ex-étudiants gagnent en moyenne 96000 francs annuels, alors que leurs collègues féminines touchent 90000 francs.

Sans calcul, sans combinaison de 0 et de 1, les ordinateurs n'existeraient pas. Christian Piguet, chef de secteur au CSEM et professeur à l'EPFL, et Heinz Hügli, directeur de recherche et professeur à l'institut de microtechnique de l'Université de Neuchâtel, ont voulu le rappeler dans un livre. Car ce qui semble être une évidence ne l'est pas tant que cela : les deux scientifiques ont constaté chez leurs élèves de sérieuses lacunes en histoire des sciences. "Du zéro à l'ordinateur" est édité par les Presses polytechniques et universitaires romandes.

Le professeur à l'EPFL André-Gilles Dumont est un des experts qui vient d'être sollicité par la Confédération pour aider à choisir les priorités en matière de sécurité. Car plus de 500 personnes meurent encore chaque année sur les routes suisses. Et on peut faire beaucoup mieux, notamment par des mesures qui réduiraient les problèmes de l'alcool au volant, de l'inattention ou de la vitesse. Pas mal de préjugés et d'idées fausses circulent d'ailleurs encore sur cette dernière.

En deux générations, notre environnement est devenu un ensemble complexe de champs électromagnétiques, à tel point que l'on se préoccupe de plus en plus des éventuels dangers de cette pollution invisible. Jacques Neirynck, conseiller national et ancien professeur d'électricité à l'EPFL, explique que ces champs peuvent notamment perturber la production de mélatonine, d'où des insomnies, ou encore avoir des conséquences sur le système immunitaire. Pire, à Lyon, le centre international de recherche sur le cancer vient de publier un rapport sur les risques de leucémie liés aux champs magnétiques générés par le réseau électrique.

01 juin 2004

Alors qu'il quittera la présidence du Conseil des EPF à la fin juin, Francis Waldvogel, imagine ce que sera le paysage universitaire dans dix ans : selon lui, le pilotage de l'enseignement supérieur devra être centralisé, mais sous la forme de deux instances nationales, une politique et une stratégique. En outre, les sciences naturelles seront progressivement absorbées et transférées. L'accent mis par l'EPFL sur les sciences de la vie sera également un atout, surtout si elle crée des plates-formes en lien avec la nouvelle biologie. Enfin, Francis Waldvogel estime que la prochaine étape du rapprochement Lausanne-Genève sera la médecine.

Le 13e Grand Prix Rétro a réuni ce week-end quelque 200 voitures anciennes sur le site de l'EPFL. De toutes marques confondues, ces bijoux de 1922 à 1978 ont paradé sur un circuit de deux kilomètres. Des milliers de curieux sont venus admirer les élégantes machines.

L'équipe Team-ID, de l'EPFL, est parvenue en finale de la Coupe européenne de robotique Eurobot, qui s'est tenue la semaine dernière à La Ferté-Bernard, en France. Le concours a attiré une cinquantaine d'équipes, sur lesquelles 33 ont été homologuées pour participer aux marches. Il s'agissait pour des robots d'une quinzaine de kilos, de s'affronter dans une version réduite du rugby, sur de grandes tables. Un festival similaire à celui organisé en France aura lieu à Yverdon-les-Bains en 2005.

En matière de progrès scientifique, le transfert technologique est un argument de poids. En Suisse, où la recherche est meilleure que ne l'est sa réputation, il peut permettre à des institutions telles que les EPF de rivaliser avec les grandes écoles américaines. A titre de comparaison le nombre de spin-offs en 2002 a été de 10 à l'EPFZ et l'EPFL, de 23 au MIT de Cambridge, de trois à l'Université John Hopkins et de 13 à celle de Stanford.

Le parc automobile devrait atteindre le chiffre de 1,2 milliard en 2020. Ce qui sera écologiquement insoutenable. Pourtant, selon l'ingénieur Thomas Maillard, de l'EPFL, les technologies existent pour pallier les effets nocifs des carburants traditionnels sur notre écosystème. Encore faut-il les connaître et les utiliser. Mais cela demande de briser des tabous et de faire changer les mentalités. C'est dans ce sens que les étudiants de l'école ont organisé jeudi dernier une journée de conférences sur la voiture de demain, rassemblant industriels, financiers et public. Ce High Tech Cars Day a permis de sensibiliser les acteurs concernés sur le savoir-faire technologique de l'Arc lémanique en matière de technologies innovantes respectant l'environnement.

Le quotidien 24 Heures a inauguré le 28 mai le bureau de son correspondant Jérôme Ducret. Installé depuis le mois de février à l'école, le journaliste est un ancien étudiant de l'UNIL et rédacteur d'Uniscope et de l'Auditoire.

28 mai 2004

Le Temps propose un état des lieux de la mise en place du processus de Bologne dans les Universités romandes, EPFL comprise, à la rentrée 2004. L'EPFL et l'Université de Fribourg sont presque arrivés au terme de leur reconversion, tandis que Genève en est à ses débuts en introduisant la réforme à la rentrée dans les branches de sciences et de théologie. Rappelons que son principal objectif est de favoriser la mobilité des étudiants en assurant une uniformisation des titres. Il s'agit donc d'un remaniement coordonné de l'organisation des études, et non de leur contenu, tel que le précise André Hurst, recteur de l'Université de Genève. Les coûts induits par ce passage d'un système à l'autre sont assumés par la Confédération aux Universités suisses ; l'augmentation de la taxe universitaire à 5000 francs par an, proposée par economiesuisse, n'est, par conséquent, liée en rien à la réforme de Bologne.

Pierre Magistretti, codirecteur du département de physiologie de l'UNIL a largement participé à la mise sur pied, il y a deux ans, du Centre de neurosciences psychiatriques à l'Hôpital de Cery, qu'il dirige. Ayant, depuis, déjà enfourché un nouveau cheval de bataille, le professeur met toute son énergie pour soutenir un nouveau projet de création d'un centre d'excellence en neurosciences lémanique. A la manière des centres d'oncologie et de génie biomédical récemment créés, ce centre associerait les chercheurs de l'UNIL, de l'EPFL, du CHUV ainsi que, vraisemblablement, ceux de l'Université de Genève. L'objectif visé consisterait à rapprocher biologie, technologie et clinique.

Le prix de l'invention 2003 a été remis mercredi par l'Association pour la promotion des liaisons EFPL-Economie au professeur Kai Johnsson. Le chercheur a été récompensé pour sa mise au point d'un nouveau procédé permettant d'étudier des protéines à l'intérieur des cellules vivantes. La solution est désormais disponible sous forme de kits pour l'industrie pharmaceutique via la société Covalys, start-up issue de l'EPFL.

Face à la science, les Suisses se situent à mi-chemin entre la moyenne des pays européens, plus sceptiques, et les Américains, plus confiants. Ce domaine d'intérêt arrive en deuxième position parmi les thèmes proposés, après la culture et avant la politique, le sport ou l'économie. Voici quelques uns des résultats du sondage publié dans les Cahiers de l'Observatoire science, politique, société de l'EPFL. Dans ces données, on peut également lire qu'une importante majorité des sondés considère une découverte "ni bonne ni mauvaise en soi"…mais, attentifs aux règles éthiques, ils sont neuf sur dix à considérer que les autorités devraient "formellement obliger" les scientifiques à respecter les normes éthiques, et 80% à juger que les scientifiques ont une part de responsabilité dans l'usage de leurs travaux.

27 mai 2004

"Le jour d'après, premier film hollywodien consacré au réchauffement de la planète, vient de sortir. Le scénario expose l'hypothèse selon laquelle la fonte des glaces au pôle pourrait modifier les courants marins comme le Gulf Stream, qui tempère l'hémisphère Nord, et qu'à long terme, une nouvelle glaciation est possible. La Maison Blanche ne croit pas ces avertissements et c'est ce qui se produit en quelques jours dans le filme de Roland Emmerich.. Martine Rebetez, climatologue à l'antenne romande du WSL (Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage) basé à l'EPFL, est allée voir le film pour se forger une opinion. Son verdict, "Le film, avec ses catastrophes en accéléré, est une fiction totale, mais l'hypothèse du réchauffement, présentée avec les précautions s'usage, pourrait bien se produire, toutefois pas avant des décennies et des décennies". La scientifique est d'avis qu' "il vaut mieux exposer les faits avérés aux gens et les encourager à agir pendant qu'on peut encore faire quelque chose".

Chef de groupe au Laboratoire de recherche en orthopédie, Thomas Quinn fait l'objet d'une interview dans l'hebdomadaire "Lausanne Cités". Spécialisé en biomécanique du cartilage, le scientifique est le lauréat 2003 de la Fondation Naef pour ses travaux n'utilisant pas d'animaux vivants pour ses travaux. Sans plaider pour une recherche se passant d'expérimentation animale in vivo, Thomas Quinn soutient qu'il est possible de limiter le nombre de cas. Mais souligne que la simulation par ordinateur a ses limites, car "on n'est pas encore à même de simuler le corps humain à cent pour cent".

Ce weekend, l'EPFL accueillera, lors du Grand Prix Retro, deux cents voitures anciennes pour une course, doublée d'un concours d'élégance et d'une fête ; une manifestation organisée par une équipe d'étudiants de l'Ecole. Aujourd'hui-, les mêmes étudiants se tournent également vers le futur avec la mise sur pied du "High Tech Cars'Day", durant lequel des voitures de haute technologie seront présentées au public. Plus de 200 personnes, dont des invités du monde de l'industrie ou de la finance, assisteront à l'événement. Unipoly, l'association de l'EPFL et de l'UNIL qui promeut le développement durable, collabore en tant que partenaire de cette journée. Le thème sera omniprésentpar le biais de certains travaux de recherche accomplis à l'EPFL et aussi par les stands présents.

(pas de fichier) Une brève, dans la revue "elektronik journal", présente la venue du couple Henzinger, deux informaticiens renommées de la Silicon Valley, sur le campus de l'Ecole. Rappelons que Thomas Henzinger, qui travaillait en tant que professeur à Berkeley, est un pionnier de la vérification en informatique. Quant à Madame Henzinger, une spécialiste des algorithmes, elle a oeuvré comme directrice de la recherche chez Google et a été reconnue en 2001 comme l'une des 25 meilleurs spécialistes femmes du Web.

(pas de fichier) Cette même revue reprend une recherche effectuée par le professeur Touradj Ebrahimi, du Laboratoire de traitement des signaux. Les recherches portent la communication cerveau-ordinateur. Grâce à l'émission d'ondes alpha, émises par une personne et transmises via un bonnet à électrodes relié à un ordinateur, une image peut être mue sur son écran. Ces travaux sont notamment destinés à permettre, un jour, d'ouvrir un dossier informatique par la seule force de la pensée.

L'affaire "Venturelab" n'en finit plus de faire couler de l'encre dans les médias. "24 Heures" revient sur les raisons qui ont disqualifié l'institut Create auprès des autorités fédérales concernant le mandat du programme national d'entrepreneuriat destiné aux hautes écoles. Et souligne que Create a encore la possibilité de sauver quelques meubles en participant à la mise en place des différents cours, même si la plupart de ses collaborateurs voient leur place mises en danger. De son côté, "Swissinfo" choisit un angle différent en dévoilant le dessous des cartes sur les circonstances qui ont précédé le drame.

Hier, les gouvernements des cantons d'Argovie, Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Soleure ont présenté le modèle de la HES du nord-ouest suisse (FHNW), la future "Fachhoschule Nordwestschweiz", qui résulte de la fusion des Ecoles de ces cantons. Celui-ci est actuellement envoyé en consultation et devrait, idéalement, être soumis aux parlements cantonaux durant la première moitié de l'année 2005. Si le projet passe la rampe, le début de sa mise sur pied est prévu pour le 1er janvier 2006. Le budget de cette Haute école s'élèverait à 2 millions de francs par année.

26 mai 2004

Le professeur de chimie organique à l'Institut des sciences et ingénierie chimiques, lauréat du Prix APLE de l'invention EPFL 2003, fait l'objet d'un long article dans "l'agefi" du jour. Mi-portrait, mi-résumé scientifique, l'article souligne les mérites du professeur et de son équipe pour la découverte de nouveaux outils d'analyse permettant de mieux caractériser les fonctions des protéines. Il relève également que cette prouesse scientifique se double d'une réussite entrepreneuriale, puisque l'innovation de Kai Johnsson est commercialisée sous forme de kits destinés à l'industrie pharmaceutique via Covalys, une start-up basée dans la région bâloise. "Je me suis retrouvé au bon endroit au bon moment, avec une orientation de l'école vers les sciences de la vie qui se trouvait parfaitement en ligne avec mes recherches", explique le professeur en toute modestie.

Une nouvelle insolite parue dans "Bilanz": des robots-jockeys ont participé à une course de chameaux au Qatar, en avril dernier. Pour cette épreuve longue de cinq kilomètres, traditionnelle dans cette monarchie du Golfe, ce sont en effet des machines qui ont endossé le rôle détenu jusque-là par des enfants. Et c'est une jeune entreprise fondée par des anciens étudiants de l'EPFL, K-Team, qui les a conçues et réalisées. "La pression sur les pays arabes pour interdire les enfants-jockeys va s'accentuer toujours davantage. Nos robots représentent une bonne alternative qui sera implémentée dans d'autres pays", note Alexandre Colot, le chef du projet chez K-Team. Le cheikh Hamad ben Jassem ben Fayçal Al-Thani avait déclaré à l'Agence France Presse que "cette expérience sera répétée au cours de la prochaine saison et de manière plus élargie".

L'avenir compromis de l'institut Create continue à alimenter les colonnes des quotidiens romands. Dans une interview parue dans "Le Temps", Jane Royston tire les leçons de son échec et relève avoir sous-estimé, avec ses collègues, les aspects politiques de la création du programme national d'entrepreneurship. Elle indique clairement qu'elle poursuivra son enseignement à l'EPFL dès la rentrée. De leur côté, les autorités fédérales "déplorent la fin de Create mais justifient leur choix" par le besoin d'économies, titre "l'agefi". A noter que Create n'est pas la seule victime de la semaine, étant donné que le projet de plate-forme internet Technovation, porté à bout de bras par la Confédération, a été avorté par les milieux scientifiques et politiques.

25 mai 2004

Fraîchement nommé professeur ordinaire en modélisation environnementale à l'EPFL, Marc Parlange ne tarit pas d'éloge sur sa nouvelle terre d'accueil académique. "J'ai la conviction que l'EPFL est une très bonne école. Sa stratégie est d'attirer des chercheurs et de créer un genre de culture qui me plaît. Elle adopte de plus en plus le style des universités américaines tout en étant située dans un pays qui montre un grand respect pour la formation et l'environnement", confie-t-il à "Swissinfo". Plus qu'une simple transition, son arrivée en Suisse semble une aventure partie pour durer. "L'avenir est difficile à prédire, mais l'idée est de rester à Lausanne jusqu'au terme de ma carrière", avance le chercheur.

La presse du jour, romande surtout, traite du coup dur qui affecte Create et sa responsable, Jane Royston. La décision de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) d'attribuer "Venturelab", un programme national d'entrepreneurship, à l'institut saint-galois IFJ (Institut für Jungunternehmen), pousse Create à mettre la clé sous la porte, à l'exception de quelques mandats en cours. L'objectif premier de "Venturelab" de sensibiliser les étudiants à l'entrepreneuriat est vivement critiqué par Jane Royston: "L'accent devrait plutôt être mis sur la fourniture d'outils et de moyens pour créer des entreprises", souligne-t-elle dans les colonnes du "Temps". L'entrepreneurship ne meurt pas pour autant à l'EPFL, puisque les cours destinés aux étudiants dans ce domaine sont maintenus.

Lorsqu'un architecte, assistant au Laboratoire de construction en bois de l'EPFL, donne un coup de main à la concrétisation d'un rêve d'un propriétaire féru d'Asie, cela donne de beaux résultats: un pavillon de thé japonais de 17m2 environ, construit entièrement en mélèze et sans aucune pièce de renforcement métallique. L'édifice, constitué par des éléments en bois fabriqués avec une précision extrême, trône désormais dans le jardin d'une propriété de la Tour-de-Peilz grâce au savoir-faire de Yoshiaki Amino. "La beauté du pavillon est la conséquence du travail de conception et de réalisation", déclare sobrement l'intéressé dans "24 Heures".

24 mai 2004

Le président de l'EPFL ouvre les feux du magazine Biotech édité par "l'agefi" avec une longue interview consacrée au développement des sciences de la vie sur l'Arc lémanique. Prenant comme point de départ la création de l'institut "Brain and Mind", l'unité transfacultaire chargée de dévoiler les mystères de la conscience et le fonctionnement du cerveau, l'article éclaire les liens qui unissent l'Ecole polytechnique et les autres grandes institutions de recherche romandes. "Nous avons créé une matrice au niveau lémanique entre les plates-formes technologiques et les axes biologiques comme les neurosciences, la biologie du développement et le cancer", explique Patrick Aebischer. Lequel souligne que le fait de parvenir à recruter des chercheurs de haut vol est un impératif.

"Qu'importe la destinée, pourvu qu'il y ait du voyage"… La conclusion de "Vocation Créateurs", un recueil fraîchement sorti de l'imprimerie dressant le portrait d'une quinzaine de jeunes entrepreneurs romands, se prête particulièrement bien à son auteur, Pascal Perez. Cet étudiant en informatique à l'EPFL tout juste âgé de 19 ans a signé, en collaboration avec la truculente cheffe d'entreprise et politicienne Barbara Polla, cet ouvrage "qui part à la rencontre d'entrepreneurs, jeunes et moins jeunes, issus de tous les domaines", explique le quotidien "24 Heures". Une démarche qui sied particulièrement bien à Pascal Perez, jeune créateur d'entreprise lui-même, puisqu'il a fondé LHA, sa start-up de consulting Internet.

Au début dans années quatre-vingt, alors que la Chine entamait sa politique d'ouverture et de modernisation économique, l'EPFL s'ouvrait aussi à l'Empire du Milieu en accueillant des professeurs et des étudiants de deuxième cycle chinois, avec à la clé une convention d'échange et de coopération scientifique avec l'Université de Jiaotong, à Xi'an. Vingt ans plus tard, ce rapprochement débouche sur des articles parus dans "l'agefi" et dans "24 Heures" de ce jour sur le modèle économique et scientifique de la province du Shaanxi, qui devient la terre d'accueils de PME vaudoise.

Avant même sa tenue sur le campus, le 30 mai prochain, la treizième édition du grand raout des amateurs de vénérables voitures fait l'objet d'un article paru dans la "Revue Automobile". Et à tous ceux qui s'interrogeraient encore sur le bien-fondé de la tenue de cette manifestation au sein de l'EPFL, l'auteur assène un argument de poids: "Les oldtimers et autres raretés automobiles rassemblés ont un point commun avec l'EPFL: ils ont tous reflétés à l'époque de leur naissance des technologies novatrices, voire d'avant-garde". Rendez-vous dimanche pour s'en convaincre.