Revues de presse

27 juillet 2004

Peut-être avez-vous déjà croisé, en vous promenant sur le campus, une ministation météo fixée sur un trépied? Ces engins, qui communiquent entre eux sans fil effectuent de nombreuses mesures météorologiques. Ils sont à la base d'un projet lancé par l'EPFL et le LUCE (Landuse Urban CAnopy Experiment) et dont parle le Nouvelliste dans son édition d'aujourd'hui. Le but de ce projet est d'identifier et de comprendre des microclimats allant d'une zone urbaine à une échelle locale.

Les médias romands de ce jour – la Radio Suisse romande, "Le Temps", "24 Heures" et "Le Matin" - ne manquent pas d'annoncer le divorce entre le Team Alinghi et Russell Coutts. Le skipper néo-zélandais a été licencié avec effet immédiat pour cause de "violations répétées de ses obligations contractuelles" a communiqué Alinghi Holdings. Pour rappel, le triple vainqueur de la Coupe de l'America avait notamment refusé de barrer Alinghi à Newport en juin lors de l'UBS Trophy. Autre élément de discorde : les déclarations de Coutts dans la presse début juillet, affirmant qu'il considérait ne plus faire partie du Team. Pour l'heure, aucun engagement n'est prévu pour remplacer le skipper.

Le pôle de recherche national (PRN) Finrisk, lequel a pour but de relier la recherche financière des universités suisses, esquisse ses premiers contours. "L'agefi" du 26 juillet décrit les objectifs premiers de ce programme visant à créer un centre d'excellence en finance par le biais d'une fondation financée par les autorités fédérales et cantonales, ainsi que par l'industrie des services financiers. Entretien avec Rajna Gibson, coordinatrice du PRN.

Le portrait que la NZZ a consacré à Claude Nicollier (lire la revue de presse d'hier) n'est pas resté lettre morte auprès des autres médias. Ainsi "La Liberté" et "Le Courrier" du jour reviennent sur le prochain départ à la retraite de l'astronaute et professeur à l'EPFL de l'Agence spatiale européenne (ESA). Si Claude Nicollier ne se reposera pas sur ses lauriers – l'augmentation de sa présence à l'EPFL et dans d'autres institutions de recherche en Europe et en Inde aura en effet de quoi l'occuper – son départ de l'ESA privera la Suisse d'une présence dans cette organisation. A moins qu'un ressortissant helvétique n'arrive à briguer un poste lors du recrutement qui aura lieu en 2006.

Le tabac a beau calmer les nerfs des adeptes de l'herbe à Nicot, il n'a aucun effet sur Chilka et Cytos, deux sociétés spécialisées dans le développement de médicaments. Au cœur de leur différent: un vaccin antitabac conçu dans les labos de l'institut de biochimie de l'Université de Lausanne est qui est actuellement en cours de phase préclinique, grâce à l'aide de chercheurs de l'ISREC et de l'EPFL. Les deux sociétés se disputent la haute main sur les droits de propriétés intellectuelles associés au produit, raconte "l'agefi".

26 juillet 2004

Pas besoin de se forcer pour se convaincre que Claude Nicollier est "un homme très occupé". C'est bien simple, l'astronaute et professeur à l'EPFL ne semble pas avoir une minute à lui, à lire le portrait qui lui est consacré dans la "NZZ" du jour. Pris sur le vif entre un cours d'instruction militaire au Tessin et son retour familial dans le canton de Vaud, Claude Nicollier est présenté par le journal alémanique comme un homme qui ne connaît décidément pas de frontières. A l'aube de ses 60 ans, en septembre prochain, l'astronaute continuera à œuvrer aux Etats-Unis auprès de la NASA tout en assurant ses cours à l'EPFL. Avant de passer un mois en Inde dans un institut de recherche à Bengalore, en 2005, et de rejoindre l'Allemagne et le Centre astronautique européen de Cologne, en 2006. Un parcours logique pour ce globe-trotter spatial qui se dit "suisse, européen et citoyen de cette planète".

L'utopie ultime de l'architecte? "Concilier les compétences architecturales et la demande des habitants". Tel est le mot d'ordre d'Adriana Rabinovich, chargée de cours au Laboratoire de sociologie urbaine de la Faculté ENAC. Coordinatrice de projets de réhabilitation urbaine en Amérique centrale dans le cadre du "Pôle de recherche Nord-Sud" mis sur pied par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, Adriana Rabinovich livre au "Courrier" ses réflexions sur le développement durable et la réhabilitation de quartiers privilégiant "l'autoconstruction", c'est-à-dire l'implication de la population et des autorités locales. L'architecte suit d'ailleurs ses préceptes à la lettre en collaborant avec l'Université de Las Villas, à Cuba, pour des projets concernant la province de Santa Clara.

Un vent d'air pur et de "politiquement correct" souffle sur les entreprises et les universités. "Le Matin Dimanche" revient sur le bannissement de la cigarette dans les grandes institutions, à l'image de La Poste, l'UBS, des CFF et de l'EPFL. Selon le journal, être fumeur se révèle de plus en plus un critère handicapant lors de la postulation pour un nouvel emploi. Quant aux modalités suivies par les employeurs pour lutter contre le tabagisme passif, les stratégies diffèrent. Alors que La Poste, par exemple, choisit de séparer le plus possible fumeurs et non-fumeurs, d'autres, comme l'EPFL et Kudelski, préfèrent compter sur la civilité des collaborateurs et l'aménagement de quelques zones spécialement dédiées aux adeptes de l'herbe à Nicot.

23 juillet 2004

L'atmosphère n'est pas la seule à perturber notre vision, l'univers crée aussi ses mirages. Dus à la gravitation, ils portent le nom de "lentilles gravitationnelles. L'étude et la connaissance de ces phénomènes sont à ce point avancées qu'elles font partie aujourd'hui des outils permettant de repousser les limites de l'observation de l'univers. Georges Meylan, professeur en astrophysique à la Faculté des sciences de base de l'EPFL, va d'ailleurs développer une antenne de recherche sur ces phénomènes à l'Observatoire de Genève. Et, en marge du symposium de l'Union astronomique internationale qui s'est tenu ces jours à l'Ecole, il donne ce vendredi soir une conférence grand public à Lausanne. "L'agefi" profite de cette manifestation pour se pencher sur cet aspect cosmologique. Le quotidien rappelle que si les astronomes du XVIIe et XVIIIe siècles recouraient aux transits de planètes et à la gravitation pour mesurer la taille de l'univers, les astrophysiciens utilisent maintenant les lentilles gravitationnelles. Ils peuvent ainsi déterminer notamment la masse totale de la galaxie lentille et les paramètres cosmologiques tels que l'âge de l'univers.

Bernard Decrauzat, directeur général des Hospices/CHUV, estime que notre société ne pourra pas échapper au vrai problème : l'augmentation constante des coûts de la santé. Et ce à cause des progrès des technologies médicales, du vieillissement démographique et des attentes croissantes de la population. Mais pas seulement, déclare le responsable dans "24 Heures". Il rappelle aussi que les législatifs – fédéral et cantonal – ont voté des dispositions en matière de personnel et de produits thérapeutiques qui ont représenté ces dernières années une charge de l'ordre de 47 millions de francs, pour les seuls hôpitaux universitaires lausannois. Enfin, le canton de Vaud n'a-t-il pas fait du biomédical un de ses atouts, avec un fort potentiel de développement lié aux efforts conjoints de l'Uni, de l'EPFL et du CHUV ? La solution qui permettra de freiner la hausse des coûts est donc encore loin d'être trouvée.

22 juillet 2004

Professeur assistant à la Faculté informatique et communications de l'EPFL, Matthias Grossglauser a développé un système anti-spam basé sur l'analyse des liens de confiance existant entre les correspondants. Il a mis en ligne et fait breveter "trustmymail.com", un service gratuit ouvert au public depuis le mois de février. "L'Hebdo" de ce jeudi en explique le principe, simple : quand une personne veut communiquer par courrier électronique avec un membre de trustmymail, elle doit répondre à une question-test. Seule une bonne réponse permet au message d'être acheminé à son destinataire. Et dès ce moment, l'expéditeur entre à son tour dans le réseau protégé. Ainsi se crée tout un petit monde d'échanges de courriels seulement entre amis et amis des amis des amis. ("L'Hebdo" du 22 juillet).

"Der Bund" et "Facts" profitent de l'été pour parler du coût des études en Suisse. Le premier rappelle que le nombre d'étudiants dans les hautes écoles a considérablement augmenté depuis vingt ans, alors que le financement étatique n'a pas suivi la même courbe ascendante. "Toujours plus de diplômes, de titres et d'études", lit-on dans "Facts" du 22 juillet. D'où l'explosion des coûts. Parallèlement, la concurrence européenne et internationale se fait toujours plus pressante. Pour relever les défis qui se posent à elles, les hautes écoles doivent passer par des réformes. Des réformes qui, en premier lieu, harmoniseront le système helvétique, comme le prévoient les accords de Bologne.

Réduire la pollution causée par les véhicules. Les constructeurs automobiles planchent depuis pas mal de temps sur des solutions qui permettraient d'atteindre cet objectif. Actuellement, c'est le véhicule hybride (essence-électricité) qui est à l'honneur. Honda, Nissan et autres Volkswagen se lancent dans l'aventure, chacun à leur manière. Mais les véhicules à pile à combustible font aussi office de porte-drapeaux de la voiture écologique. Sans oublier les autos propulsées au gaz naturel. Le point sur la situation dans ce domaine moteur dans "L'agefi" de jeudi.

21 juillet 2004

Acheter une maison, c'est se trouver confronté à toute une série de questions juridiques, pratiques et financières. D'où l'utilité de bien se renseigner avant de se lancer dans une telle entreprise. Mais où trouver les bonnes informations ? "24 Heures" de mardi suggère la Chambre immobilière cantonale, par exemple, ou encore, depuis peu, l'Ecole-Club Migros de Lausanne. Celle-ci propose un cours intitulé "Acheter, construire, rénover sans se tromper". A l'origine de cette formation, on trouve Pierre Salvat, ingénieur en agronomie, diplômé postgrade en énergétique du bâtiment et collaborateur scientifique à l'EPFL. Et sa proposition a fait mouche, puisque les participants viennent nombreux.

On découvre dans la "HandelsZeitung" de ce jour que les étudiants des hautes écoles suisses ont un bon esprit d'entreprise : deux tiers d'entre eux peuvent s'imaginer un jour créer leur propre société. C'est ce que révèle l'étude "Swiss survey on collegiate entrepreneurship 2004" réalisée par l'Institut suisse pour les petites et moyennes entreprises de l'Université de St-Gall. En revanche, les chiffres révèlent aussi qu'un quart des étudiants n'ont pas encore de plan concret pour une telle réalisation. Près de 70% d'entre eux disent vouloir y songer seulement après quelques années d'expérience professionnelle.

20 juillet 2004

Le nouvel espéranto sera peut-être le Globish, pour "global English". Cette langue de 1500 mots, aussi utile qu'utilitaire, pourrait être l'avenir de la Suisse, de l'Europe, du monde. A moins que ce ne soit une sérieuse régression. Alors que certains craignent que l'anglais mette notre culture en danger, d'autres y voient la possibilité de mieux se comprendre sur tout le territoire. La Radio suisse romande est allée du côté du laboratoire d'informatique à l'EPFL pour voir comment se côtoient 14 nationalités différentes. Là, tout se fait en anglais et sans que cela suscite de grands débats.

Purifier l'eau sans agents chimiques, c'est ce que permet Diacell, des électrodes de diamant sur silicium mis au point par le Centre suisse d'électronique et de microélectronique à Neuchâtel. Ce projet, auquel collabore aussi l'EPFL, ouvre des perspectives industrielles révolutionnaires et la commercialisation de ces électrodes est en passe de démarrer. Pour l'heure, lit-on dans "L'agefi" de lundi, un des premiers marchés prospectés est celui des piscines. La Diacell permet en effet de se passer du chlore et elle élimine aussi des substances comme les crèmes solaires. En attendant, la recherche sur ces électrodes diamantés se poursuit à l'EPFL, sous la direction du professeur Christos Comninellis.

"L'agefi" de mardi donne la parole à Charles Kleiber, secrétaire d'Etat à la science. Pour lui, la récente proposition de Pascal Couchepin – le rachat des universités par la Confédération – est une bonne idée, mais financièrement peu réalisable. Quant aux axes centraux du système revu pour 2008, Charles Kleiber annonce la restructuration de la Conférence universitaire suisse, qui sera présidée par un conseiller fédéral. La CUS définira alors les conditions cadres et approuvera un plan stratégique pour tous les développements communs des hautes écoles. Enfin, en ce qui concerne la médecine, la Confédération et les cantons discuteront dès la fin août de sa réorganisation.

Le professeur Jean-Louis Scartezzini et son équipe développent depuis 1986 dans le laboratoire d'énergie solaire, à l'EPFL, un système de commandes des bâtiments. Le but étant d'aboutir à un procédé qui réponde non seulement aux besoins des personnes, mais qui permette aussi des économies d'énergie. La revue "tec 21" du 16 juillet explique ce projet.

19 juillet 2004

La très pénible affaire touchant l'ancien responsable de l'Institut de chimie minérale et analytique de l'Université de Lausanne va déboucher prochainement sur un procès qui ne manquera pas de secouer le monde académique. Emplois fictifs, facturations bidon, mais aussi un mobbing érigé en système, le Professeur F. aura à répondre devant la justice de faits graves. Et une énigme demeure pour l'instant entière. Que sont devenus les deux millions de francs détournés, évaporés dans les comptes de l'institut ? C'est la question à laquelle tentent de répondre les enquêteurs du Contrôle cantonal des finances, de la Brigade financière et le service financier de l'Université. Le procès de ce Professeur reconnu comme une sommité mondiale dans son domaine devrait s'ouvrir début 2005 au Tribunal de la Côte.

L'Agefi dresse le portrait de Christof Holliger, professeur associé en biotechnologie environnementale. "Nous sommes loin d'exploiter tout le potentiel qu'offre ce domaine", explique le professeur. A titre d'exemple, l'azote et le phosphore présents dans les eaux usées sont aujourd'hui simplement éliminés. Or ces "déchets" constituent des ressources extrêmement précieuses. Je suis pour ma part convaincu que la sauvegarde et la restauration des ressources naturelles résident dans la mise au point de procédés biologiques intégrés, qui ne visent pas seulement à éliminer la pollution des effluents, mais également à les traiter de manière à récupérer toutes les ressources qu'ils renferment. Bref, l'avenir de notre planète réside sans conteste dans le recyclage de nos ressources naturelles et non dans leur élimination systématique".

Le Sonntags Blick s'entretient avec le nouveau professeur EPFL, Thomas Henzinger, un des meilleurs spécialistes de la sécurité des programmes informatiques. Il compare son travail à celui d'un ingénieur civil qui, avant de construire un pont, doit calculer la statique et établir un modèle mathématique. "Pour tester la sécurité d'un ascenseur, par exemple, avant qu'il soit construit, on doit vérifier les bases mathématiques de sa construction. Ainsi, nous simulons sur nos ordinateurs toute sa construction mécanique, incluant le logiciel de pilotage sous forme d'un modèle mathématique. La simulation nous permet de tester sans aucun danger si l'ascenseur fonctionnera sans défaillance. Et nous pensons déjà plus loin. Nos procédés permettront dans l'avenir de vérifier le programme en cours d'écriture dans l'ordinateur même du développeur". Les nouveaux langages de programmation sur lesquels travaille le Professeur Henzinger devraient rendre les ascenseurs et les avions plus sûrs, même si le professeur précise que le risque zéro n'existe pas et que la vie demeure toujours dangereuse, mais on a aujourd'hui les moyens intellectuels et techniques d'atteindre la plus haute qualité possible pour limiter les risques.

16 juillet 2004

Vingt étudiants suisses sur 120 jeunes Européens ont participé à la septième campagne de vols paraboliques de l'Agence spatiale européenne. Cette mission a permis de réaliser 30 expériences scientifiques en microgravité, donc en apesanteur, dans un Airbus A300. Elle s'est achevée jeudi a annoncé la Radio suisse romande. Les étudiants ont été sélectionnés par l'ESA et cette année, la Suisse a été représentée avec cinq équipes, trois de l'EPFL et deux de l'Université de Zurich.

"La Suisse est un des seuls pays industrialisés dans lequel les fonds pour la formation et la recherche diminuent", constate le nouveau président des EPF Alexander Zehnder, dans une interview accordée à "L'APC – votre journal". En revanche, il se félicite des processus de décision qui y sont transparents, de la qualité des infrastructures et de l'efficacité des voies de communication. Ses priorités en tant que tout nouveau président ? "Veiller à la compétitivité de la Suisse au plan international et créer un environnement offrant des perspectives d'avenir aux jeunes."

Un laboratoire de haute sécurité, destiné à des recherches sur des virus et des maladies bactériologiques touchant les végétaux, devrait bientôt voir le jour à Nyon. Le projet a été mis à l'enquête. Il est prévu que ce laboratoire soit hébergé par la Station fédérale de Changins, une première suisse pour un centre de recherche agronomique relevant de l'autorité fédérale. Il existe aujourd'hui deux sites de ce genre dans le canton de Vaud, un à l'EPFL et l'autre chez Nestlé.

André Merbach, professeur de chimie à l'EPFL, ne croit pas que les formations "dans lesquelles l'on apprend un peu de tout" puissent conduire à des succès. Selon lui, la recherche interdisciplinaire requiert des chercheurs qui sont des spécialistes bien formés, ayant appris à communiquer et à s'intéresser aux problèmes de collègues d'autres disciplines. "La clé du succès est donc le maintien de formations solides et approfondies. C'est là que je vois l'avenir des sciences de base", conclut-il dans une interview publiée dans la revue de l'Académie suisse des sciences naturelles.

"24 heures" présente les atouts du master en management of technogy. Ce programme de formation postgrade permet aux spécialistes des hautes écoles de commercialiser leurs découvertes scientifiques. Il est organisé conjointement par l'Ecole des HEC de l'Uni de Lausanne et l'EPFL.

Le Dr Christophe Ballif, collaborateur de l'EMPA, a été nommé à la tête de la chaire d'électronique physique de l'Institut de microélectronique de l'Université de Neuchâtel.

15 juillet 2004

Est-ce à cause du manque d'actualité ? "Le Matin" de ce jeudi découvre enfin Robota, la poupée-robot développée à l'EPFL. Le quotidien explique les bienfaits de ce petit humanoïde utilisé pour apprendre à des enfants autistes à jouer. Robota est actuellement exposée à la Cité de l'espace, à Toulouse.

"Les ingénieurs spécialisés en microélectronique sont concentrés entre l'arc neuchâtelois, l'Ecole d'ingénieurs à Yverdon et l'EPFL." Les propos sont de Lionel Portmann, lui-même ingénieur EPFL en microélectronique. Il n'est donc pas étonnant que la société taiwanaise Elan Microelectronics Corp. ait choisi Yverdon pour y implanter son centre de conception. "La presse du Nord vaudois" de mardi présente cette entreprise qui oeuvre entre Taiwan, Zurich et Yverdon, où un très important projet de circuits de télécommunication est en voie d'achèvement.

Histoire d'élargir l'horizon estival, la revue de presse du jour intègre une interview de Qidi Wu, Chinoise diplômée de l'EPFZ. La jeune femme y parle de son expérience en Suisse, mais aussi de la situation de la formation supérieure dans son pays. Elle estime qu'une école d'un niveau aussi élevé que celui d'Harvard ne verra pas le jour en Chine avant une vingtaine d'années, même si une douzaine d'établissements de qualité existent déjà. Qidi Wu explique encore que plus de 700 millions de ses compatriotes vivent de l'agriculture et n'ont pas été, ou peu, scolarisés.

14 juillet 2004

"24 heures" suit avec assiduité la manifestation maritime Brest 2004. Dans son édition de mercredi, le quotidien rapporte les commentaires faits à ce sujet par plusieurs personnalités. A noter les propos de François Nordmann, ambassadeur de Suisse en France : "Avec la présence de La Vaudoise, du folklore, du Musée du Léman et de l'EPFL, cela montre au public une Suisse sympathique, moderne, ouverte sur le monde et performante."

La collection d'ordinateurs exposée de manière permanente à l'EPFL fait l'objet d'un bref article dans le "Bulletin des SEV" du 8 juillet. Ce Musée Bolo compte plus de 450 machines, de la perforatrice à carte au Commodore 64, en passant par des productions plus locales comme les Smakys.

Le "Marché suisse des machines" du 8 juillet dresse le portrait de la firme tessinoise Agie, à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Ce fabricant de machines à électro-érosion réalise l'ensemble du hardware, câblage et circuits en SMD. Il est de fait fortement impliqué dans la recherche électronique et il collabore intensément avec l'EPFL, notamment dans le cadre d'un projet de nanotechnologie.

13 juillet 2004

Une étude conduite par l'Obervatoire science, politique et société de l'EPFL le constate : les stéréotypes sexuels façonnent l'image du savoir et l'accès au monde de la recherche. Ainsi, les hommes sont davantage "scientifiques" que les femmes. Dans "Domaine public" du 9 juillet, on apprend que les femmes se montrent donc moins enthousiastes que les hommes à reconnaître l'utilité sociale de l'activité scientifique. De ce fait, un travail sur les représentations de la science pourrait donner aux femmes la possibilité d'envisager des formations moins conformes aux attentes sociales, conclut l'article.

"24 Heures" de lundi rapporte que la fête maritime Brest 2004 bat son plein. Des centaines de milliers de personnes y étaient présentes, le week-end dernier, et le village suisse, à l'honneur cette année, remporte un très vif succès auprès des Bretons qui découvrent tout à la fois les charmes discrets du féra et du "Rêve d'océan" cultivé sur les eaux lémaniques. Cette exposition multimédia mise sur pied par le Musée du Léman de Nyon, vante les mérites du génie maritime suisse. L'EPFL est elle aussi présente avec un espace dédié à la victoire d'Alinghi. Pour Pascal Vuilliomenet, ingénieur au Laboratoire de technologie des composites et polymères, il est important de montrer que la Suisse n'a pas seulement d'excellents grands navigateurs, mais aussi les compétences techniques pour les faire gagner.

"La nouvelle revue et journal politique" du 9 juillet annonce que le PRDV va s'engager non seulement à faire des économies ces prochains mois, mais aussi à donner les moyens à l'Etat de conduire une politique adéquate. Il propose, notamment en matière de formation, la reconnaissance d'un pôle fort en médecine et en sciences de la vie à l'Uni de Lausanne, ainsi que le renforcement des liens entre l'Uni et l'EPFL. "Le pôle Hautes écoles de Lausanne doit être analysé et défini en commun, même si les deux autorités, l'une cantonale, l'autre fédérale, en sont responsables. Il convient, à ce propos, de créer un conseil stratégique conjoint…"

"Domaine public" du 9 juillet revient sur l'enjeu national, voire européen, qu'est devenue la formation supérieure. L'auteur de l'article constate que le système suisse est un imbroglio de compétences cantonales, fédérales et intercantonales. Et qu'il serait temps de remettre sur la table leur répartition. La préparation d'un nouvel article constitutionnel offrirait ainsi "une excellente occasion de définir ce que l'on veut, non seulement en terme de performance, mais aussi d'institution, de diversité scientifique, de répartition territoriale, de démocratisation et d'éthique".

- Robopoly: "Market Magazine" du 5 juillet présente Robopoly, association qui réunit les passionnés de robotique à l'EPFL. Le journal rappelle que celle-ci s'est attaquée aux championnats européens en mai dernier et qu'elle ne s'est pas déplacée pour rien, puisque la Team ID a été sacrée vice-championne. - Le réseau Linkedln: Il perce en Suisse romande. Nous avions déjà parlé de lui dans l'une des récentes revues de presse. Cette fois, "PME Magazine" du 1er juillet se fait l'écho de divers avis sur l'utilité de ce site de networking professionnel. Parmi eux, celui de Jacques Laurent, directeur du Parc scientifique de l'EPFL, qui dit ne pas être du tout convaincu. Selon lui, un réseau efficace est avant tout physique et entretenu par des contacts réguliers en tête-à-tête. - Microtechnique: Pierre-André Grandchamp remplace Antonio Taormina à la présidence du comité de direction de la Fondation suisse pour la recherche en microtechnique. Ce docteur en physique de l'EPFL a assumé la direction générale et opérationnelle de diverses sociétés biomédicales scientifiques et du domaine de la santé, annonce "PME Magazine" du 1er juillet. - Commentaire: Jacques Neirynck se fend d'un commentaire en deux épisodes dans "L'agefi" de lundi et mardi. Le professeur honoraire à l'EPFL s'interroge sur la querelle perpétuelle du pouvoir et du savoir. "Le pouvoir se comporte à l'égard de la science comme un amant distrait, plus soucieux de son plaisir égoïste que d'établir une relation véritable", écrit-il. - Mecanex: Dans le cadre d'une série d'été, "Le Temps" de lundi dresse le portrait de Mecanex. Cette société nyonnaise connectée à l'EPFL s'est taillée une place de leader dans certains domaines de l'industrie spatiale en fabriquant des mécanismes de précision emportés par les satellites européens et américains.

09 juillet 2004

Rendre les équipements de communication mobile autonomes en transmettant l'information directement de l'un à l'autre sans passer par une infrastructure fixe : c'est une des préoccupations essentielles de la Faculté informatique et communications de l'EPFL. A l'occasion de sa Journée annuelle de la recherche, jeudi, celle-ci a réuni, tant au niveau des orateurs que des participants, des pointures du monde entier en matière de technologies sans fil. "L'agefi" de vendredi rappelle que les chercheurs de l'EPFL planchent sur ce concept d'auto-organisation depuis 2001, dans le cadre d'un des pôles de recherche nationale.

Les fichiers audio compressés étaient jusqu'ici condamnés à la stéréo. Un nouveau format, un MP3 "survitaminé", élargit leur horizon. Son concepteur Christof Faller a profité de la Journée de la recherche, jeudi, à l'EPFL, pour présenter son bébé baptisé MP3 Surround. Ce doctorant sur le site lausannois a confié à "24 Heures" qu'il espérait intéresser des sociétés telles qu'Apple pour en faire un nouveau standard.

Un nouveau logiciel rend les liaisons nerveuses du cerveau visibles. Il est le résultat d'un projet interdisciplinaire du CHUV et de l'EPFL, avec le soutien du Fonds national. Utilisé en parallèle avec un appareil de résonance magnétique, il permet par exemple d'identifier les modifications qu'une tumeur peut engendrer sur les nerfs. Présentation dans la "Schweizerische Gewerbezeitung".

Pascal Vallotton, chercheur à l'EPF de Zurich, a développé de nouveaux algorithmes qui permettent de suivre simultanément des milliers d'objets dans des séquences d'images numériques. Plusieurs scientifiques ont déjà pu tester le nouvel outil, lit-on dans la "Revue polytechnique" du 28 juin. Et pour le biologiste moléculaire Alexander Verkhovsky, du Laboratoire de mobilité cellulaire de l'EPFL, ce procédé vient combler une lacune car il permet de suivre des milliers de particules même avec des signaux faibles. Le logiciel, appelé DiaTrack, peut être téléchargé gratuitement sur www.semasopht.com.

- Georg Frater devient le nouveau président de la Société suisse de chimie. Il succède à André Merbach, professeur de chimie minérale à l'EPFL. - Le Conseil d'Etat vaudois a nommé Pierre Magistretti directeur du Centre de neurosciences psychiatriques, à Cery. Le CNP va développer des programmes de recherche translationnelle, en collaboration avec l'Université de Genève et l'EPFL. - Un concours d'architectes a été lancé en vue de la réalisation du complexe thermal qui verra le jour à Charmey (FR) en 2006. Les projets devront être remis avant la fin de l'année. Le jury, présidé par le syndic de Charmey, comprend cinq experts dont deux professeurs de l'EPFL et de l'Ecole d'ingénieurs de Fribourg.

08 juillet 2004

Christian Denisart, ex-chanteur du groupe Sakaryn, a changé de registre. "L'Hebdo" de cette semaine dévoile que le Lausannois a imaginé une pièce pour comédiens et robots qui représentera la Suisse à l'Exposition universelle du Japon. Et il ne s'agit pas de n'importe quels robots, puisque ce sont ceux de l'EPFL. Le patron du Laboratoire des systèmes autonomes, le professeur Roland Siegwart, s'est d'ailleurs engagé sans hésitation dans le projet, lui prédisant un important succès. Dans la foulée, "Robots" a décroché la collaboration de l'ECAL, de François Junod, le célèbre automatier, et de Cisco Aznar, le chorégraphe catalan issu de Rudra Béjart. Pour couronner le tout, Présence Suisse s'engage à produire le spectacle au Japon. L'aventure est plutôt bien partie, si le financement parvient à jouer le même jeu.

Diplômé en physique de l'EPFL, le Valaisan Jacques Bonvin s'est lancé en 1996 dans l'aventure très prometteuse du solaire. Il a fondé avec un associé la société Solstis, spécialisée dans le développement durable et la production d'énergie solaire. Puis, l'activité de distribution d'énergie, apparemment très rentable, a donné l'idée aux fondateurs de créer SunSeed SA, qui exploite les installations solaires et prend également en charge leur financement et leur construction. Aujourd'hui, rapporte "L'agefi" de jeudi, les deux sociétés se portent bien, mais sont toujours à la recherche de fonds pour financer de grandes installations.

Pour la première fois cette année, la Société vaudoise des sciences naturelles a récompensé deux travaux de maturité. "24 Heures" de jeudi explique que le jury n'ayant pas pu départager deux des dossiers en lice, il a décerné un prix à Grégoire Michielin, du Gymnase du Bugnon à Lausanne, et un à Julien Reymond, du Gymnase d'Yverdon. A noter que le premier, qui a réalisé son travail de maturité sur "la solidité des nœuds", va commencer des études de chimie en octobre à l'EPFL. Un nouveau talent va ainsi faire son entrée à l'Ecole polytechnique.

Près de 380 projets de recherche appliquée et une soixantaine de coaching de jeunes entreprises, représentant un financement de plus de 220 millions de francs… tel est le bilan 2003 de la CTI, l'agence de la promotion de l'innovation, présenté dans l'édition du jour du "Temps". Cette instance, qui soutient de nombreux domaines de pointe (biotech, robotique, télécoms…), a enregistré l'année dernière un pic des demandes de financement, avec plus de 700 postulations. Près d'une demande sur deux a donc dû être écartée. Et le soutien de la CTI n'a pu être garanti que grâce à une large participation des entreprises (129 millions, contre 98 versés par la Confédération). Stefan Catsicas, cité dans l'article, estime que "si nous figurons depuis longtemps parmi les meilleures nations en matière de recherche, nous restons dans les derniers en ce qui concerne le transfert de technologies dans le monde industriel". Le vice-président pour la recherche et la valorisation souligne à ce titre que le rôle de la CTI se révèle "déterminant", surtout à "l'heure où les budgets fédéraux sont revus à la baisse".

Le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche - l'EMPA - à Thoune souffle ses dix bougies. Depuis son ouverture, l'institution s'est développée pour devenir un centre de renommée internationale de technologie des matériaux possédant un équipement de pointe. En 2003, un deuxième laboratoire, nanotech@surfaces., a été ouvert dans l'Oberland bernois. A lire dans "L'agefi" de jeudi.

Dans la "Schweizer Revue" du 21 juin, une interview de Jean-Marc Rapp, recteur de l'Université de Lausanne et président de la CRUS, qui s'exprime sur les conséquences des Accords de Bologne. Un deuxième article fait le point sur la situation des universités suisses dans le contexte européen futur.

07 juillet 2004

Tout juste inaugurée, la Swisshouse de Singapour suscite l'intérêt des médias depuis plusieurs jours. "Le Temps" rappelle cependant que cette troisième maison scientifique suisse a encore tout à prouver. Un premier projet d'envergure est cependant déjà bien avancé : il s'agit de la création d'un master en biologie des maladies tropicales, mis au point par les Universités de Bâle et Singapour, auxquelles se sont associés le centre de recherche Novartis à Singapour et l'Institut suisse des maladies tropicales à Bâle. Mais les Romands restent pour l'instant très discrets, note le quotidien. Seule l'EPFL a manifesté un intérêt encore prudent pour la Swisshouse. En matière de représentation, il semblerait que les Etats-Unis soient nettement plus prestigieux que la petite île du Sud-Est asiatique.

Le magazine on line de Microsoft présente la méthode de craquage dont Philippe Oechslin, du Laboratoire de sécurité et de cryptographie, à l'EPFL, a récemment fait la démonstration de la rapidité. Basée sur les travaux de Martin Hellman, ce processus utilise des tableaux précalculés avec chaque combinaison possible d'un mot de passe Windows et un algorithme de recherche sophistiqué. Le résultat est un craquage de mots de passe jusqu'à 12 fois plus rapide que d'autres outils semblables.

Le chanteur genevois Sarclo migre à Lausanne. Avec la maigreur estivale des journaux, l'information devient suffisamment digne d'intérêt. Surtout lorsque l'on sait que Sarclo, en bon architecte diplômé de l'EPFL, n'a pas hésité à mettre la main au plâtre pour rénover son nouveau logis, sis dans une ancienne imprimerie à la rue du Liseron.

06 juillet 2004

L'EPFL sera de la Fête internationale de la mer et des marins, à Brest, du 10 au 16 juillet. Pour ce faire, elle va profiter de la participation – sur 400 m² - du Musée du Léman de Nyon pour y installer un stand qui présente ses efforts de recherche dans le projet Alinghi. Selon Carinne Bertola, conservateur Navigation et Arts du musée, "la victoire d'Alinghi a été le déclencheur de notre exposition et a permis d'attirer un public plus large". A noter que la Suisse est l'un des quatre pays invités d'honneur du festival maritime breton, avec l'Ethiopie, le Brésil et la Norvège.

Est-ce le fait que la météo soit moins caniculaire ces derniers jours? Toujours est-il que les occupants du bâtiment de chimie ont senti l'atmosphère se réchauffer de quelques degrés hier soir. Occupé à détruire des lots de sodium, un collaborateur a commis la faute classique: oublier que cet élément brûle à l'air et réagit très violemment au contact de l'eau. Résultat: une épaisse fumée noire a rapidement envahi les locaux, nécessitant l'évacuation immédiate du bâtiment et intervention expresse des pompiers lausannois. Plus de peur que de mal, cependant, car personne n'a été blessé.

Dans le règne animal, la vie en communauté est la règle. Et bien que l'homme tente de jouer les exceptions, il a tout intérêt à se rapprocher de ses congénères. Telle est la conclusion principale du cours de sociologie et d'économie du logement, suivi par les architectes en formation à l'EPFL, sur lequel se penche "La Presse Nord Vaudois". Vivre dans une villa individuelle coûte plus cher en termes d'utilisation de l'espace et de l'énergie que d'habiter dans des logements collectifs. Mais les quartiers "villas" n'ont pas que des avantages. Julie Barbey, assistante au Laboratoire de sociologie urbaine, plaide ainsi pour une reconversion des "friches urbaines" en zones d'habitation à densité moyenne, proches des centres.

Après ExcellGene, société de biotechnologie créée depuis l'EPFL, c'est au tour de la start-up Bioresearch de s'installer à Monthey. "Le Nouvelliste" indique que les deux entités seront désormais domiciliées dans le bâtiment BioArk, situé en face du site chimique bas-valaisan. Ce complexe a pour vocation de favoriser l'essor des entreprises par le développement de collaborations entre les centres et instituts de recherche et les sociétés elles-mêmes. La création de BioArk devrait développer le site industriel de la région montheysanne et augmenter son impact vers l'extérieur.