Les premières assises de la science européenne, qui viennent de se tenir à Stockholm, ont mis "des visages sur la division gauche droite qui empêche, depuis trois ans, qu'émerge une science de dimension européenne, au-delà des exceptions maintenant anciennes que sont le CERN, l'EMBL ou l'ESA", lit-on dans "l'agefi" de ce jour. Le quotidien constate cependant que les mentalités sont en train d'évoluer. Il n'empêche. La science est internationale alors que la technologie a des conséquences plus régionales avec les débouchés industriels. "Mais en Europe, nous nous sommes organisés à l'envers", estime le président de la fondation Euroscience Jean-Patrick Connerade. La création d'un Conseil européen de la science aurait alors pour but d'orienter plus de fonds (2 milliards d'euros par an) vers la recherche fondamentale et de résoudre ce problème structurel.