Revues de presse

28 août 2007

Les incendies en Grèce font la une de l'actualité. Mais quelle chaleur peut bien dégager les foyers encore non maîtrisés? "Le Temps" a posé la question à Daniel Favrat, du Laboratoire d'énergétique industrielle. Selon ce dernier, "la puissance thermique [...] équivaut à celle de plusieurs centaines de centrales nucléaires". Bref, cela chauffe dur et les chiffres font froid dans le dos: à raison de 5 mégawatts thermiques par mètre et pour un front de 200 kilomètres, ce sont donc 3000 mégawatts thermiques qui sont dégagés en permanence, soit "un peu moins de 100 kilos de bois brûlant par seconde".

Quelques jours après le "Blick", "24 Heures" s'intéresse au symposium consacré aux insectes et robots volants, qui s'est tenu récemment au Tessin. Le quotidien revient sur l'événement en mettant - gentiment - sur la sellette Antoine Beyeler, doctorant au Laboratoire des systèmes intelligents. Le chercheur explique sa participation au projet "flying robots": développer des technologies légères, performantes et bon marché qui permettront à des robots volants - ou d'autres machines, comme des voitures et des avions - de "voir" leur environnement et éviter les obstacles lors des déplacements.

L'EPFL se prépare à accueillir, le 29 septembre, le premier BarCamp romand, annonce "Le Matin Bleu" dans son édition du jour. Cet événement, sponsorisé sur le campus par l'Ecole, l'A3 et Satellite, a pour ambition de permettre aux entreprises de chasser les talents dans le domaine du logiciel libre, et aux étudiants de se frotter à d'éventuels futurs employeurs. La manifestation a lieu le week-end avant Forum, le grand rendez-vous du marché de l'emploi.

Anastassia Ailamaki, professeure invitée, Matthias Lütolf et Karl Gademann, professeurs assistants tenure-track, ont un point commun, en plus d'être à l'EPFL. Lequel? "Le Temps" les annonce tous les trois lauréats des European Young Investigator Awards. Ce programme décerne chaque année 20 distinctions d'environ un million de francs à des chercheurs venus du monde entier, en leur permettant de poursuivre leurs recherches dans une institution européenne.

Les projets du Centre de recherche et d'appui pour la formation et ses technologies (Craft) font régulièrement parler d'eux dans les médias. Cette fois, c'est au tour du magazine "Entreprise romande" de s'intéresser aux meubles interactifs, lampes rétroprojecteurs et autres tables lumineuses signalant les bavards d'entrer dans la dance. Toutes ces trouvailles seront-elles un jour commercialisées? "Notre but est d'abord de faire des expériences", répond Pierre Dillenbourg, responsable de l'unité. Mais le Craft semble réfléchir à une possibilité de mettre ses tables interactives sur le maché.

27 août 2007

Depuis juin dernier, grâce à la collaboration entre les universités de Lausanne et de Genève, le Centre d'imagerie biomédicale de l'EPFL possède en ses murs le scanner le plus puissant du monde. D'après le directeur du Laboratoire Rolf Gruetter, les recherches menées en étroite coopération avec les deux hôpitaux universitaires de l'arc lémanique se concentreront sur trois domaines, que sont les neurosciences, les maladies métaboliques et l'oncologie. Les spécialistes espèrent qu'avec ce nouveau matériel puissant, de nouveaux phénomènes pourront être observés. A lire dans "Le Matin Dimanche"

"NZZ" annonce que le CSEM devrait bientôt ouvrir un quatrième centre à Landquart, après ceux de Neuchâtel, Zürich et Alpnach, qui abriterait une usine de puces électroniques. Peter Seitz, chargé de cours à l'EPFL et chercheur au CSEM, espère que ce lieu deviendra, à l'image de la Silicon Valley, une petite Nano-Valley regroupant un réseau d'entreprises ainsi qu'un centre de formation et de recherche dans la haute technologie.

24 août 2007

La presse nationale et internationale relaye l'étude publiée aujourd'hui dans "Science" et menée par l'équipe du professeur Olaf Blanke du Laboratoire de neurosciences cognitives de l'EPFL. A l'aide de technologies virtuelles, la sensation connue de sortir hors de son corps a été en partie reproduite en laboratoire. Ces travaux contribuent à expliquer un phénomène longtemps attribué à l'imagination ou au paranormal, mais aussi à éclairer le concept de conscience de soi. Des recherches qui ont de quoi ébranler un certain nombre de croyances.

Permettre à la société de bénéficier de produits ou de services innovants provenant de la recherche scientifique, c'est le but du Service des relations industrielles de l'EPFL. Ce service accompagne et aide les chercheurs dès le moment où ils ont des résultats prometteurs jusqu'à celui où leur nouveau produit est parvenu sur le marché. Un travail qui profite autant pour le monde académique que pour l'industrie. "L'agefi" s'y est intéressé.

Avec la rentrée universitaire qui approche, la lutte contre le plagiat est à l'ordre du jour. "Le Temps" apprend que l'Université de Genève prépare un plan d'action pour mettre fin à ce "fléau" en combinant formation, prévention et sanction. L'EPFL n'est pas en reste à ce sujet et fait de la prévention la "clé de voûte" de sa lutte contre la fraude. Nathalie Pichard, déléguée à la formation, annonce que, pour la première fois, à la rentrée, une charte sera distribuée, et les étudiants devront s'engager à la respecter.

Nicolas Hayek, président de Swatch Group, ne renonce pas facilement à ses projets. Il ambitionne toujours de développer une voiture propre, mais en visant cette fois le développement d'un moteur utilisant une pile à combustible. Dans ce but, il devrait bientôt créer une société avec le groupe E, acteur majeur de l'électricité en Suisse occidentale, et les Ecoles Polytechniques Fédérales, via l'Institut Paul Scherrer. "Le Temps" et "L'Express" en parlent.

Le Groupe E n'est pas seulement dans l'actualité du jour pour sa collaboration à une voiture propre. "La Liberté" et "La Gruyère" rapportent la demande d'améliorer la gestion des crues de la Sarine, faite par le Conseil d'Etat au groupe. Les possibilités d'amélioration avaient fait l'objet d'une analyse demandée par le Service des ponts et chaussées du canton de Fribourg au Laboratoire de constructions hydrauliques de l'EPFL.

23 août 2007

Le président du Conseil des EPF Alexander Zehnder est interviewé par "L'Hebdo" sur la question, très actuelle à l'approche des élections fédérales, des taxes écologiques. Il revient sur l'enquête lancée par les deux écoles et l'Institut Paul Scherrer, sur les effets des mesures fiscales sur l'énergie. Il s'exprime également sur l'objectif à long terme de la "société à 2000 watts" qu'il promeut et qui implique notamment une division par trois de la consommation en énergie des suisses. Mais pour arriver jusque là, il faut du temps.

22 août 2007

"Idea Intérieur Design" annonce la première édition du Salon de facility management de Suisse romande, qui aura lieu les 11 et 12 septembre à l'EPFL. La manifestation accueillera des exposants actifs dans les secteurs de l'informatique, de l'ingénierie, du consulting, du nettoyage, de l'administration, de la restauration et des facility services.

La "NZZ" consacre un article à l'utilisation de modèles mathématiques dans la compréhension du cerveau. Le journal y cite l'exemple du projet Blue Brain, à l'EPFL, qui, en cherchant à simuler le mode de fonctionnement du cerveau, montre les limites de certains modèles. Il parle également de l'initiative SystemX.ch, un réseau de recherche créé pour répondre aux exigences de la recherche biologique systémique en Suisse. Plusieurs hautes écoles et universités suisses, dont l'EPFL, sont partenaires de ce projet, auquel le Conseil fédéral a accordé en janvier dernier 100 millions de francs.

21 août 2007

Une étude menée par Nicolas Mermod, directeur de l'Institut de biotechnologie de l'UNIL et chargé de cours en Sciences de la vie à l'EPFL, a de quoi amener les chercheurs spécialisés dans la génétique à réviser leur jugement. Des séquences répétitives de nucléotides, réputées inutiles et nommées "ADN-poubelle", se sont avérées essentielles pour aider les gênes à s'exprimer. Une avancée riche d'enjeux médicaux et économiques. Selexis SA, start-up créée par des chercheurs de l'UNIL et de l'EPFL, utilise ces résultats pour améliorer la production de protéines thérapeutiques. A lire dans "24 Heures" et "l'agefi".

20 août 2007

Du 12 au 17 août s'est tenu à Ascona le symposium "Flying Insects and Robots". Un journaliste du "Blick" s'est glissé parmi les participants. Le résultat? Un article paru ce jour avec le titre racoleur "L'EPFL laisse des sauterelles jouer aux espions". Le média fait référence à une invention du Laboratoire de systèmes intelligents, un microplaneur robotisé. Si ce dernier est utilisé dans les cas de catastrophes naturelles, par exemple pour établir un système de communication dans les zones sinistrées, il pourrait très bien être équipé de mini-caméras et servir à l'espionnage industriel, prétend le média. Pas de bol pour la crédibilité de ce dernier: le journaliste n'a même pas été capable d'écrire correctement le nom d'une doctorante travaillant dans le labo de l'EPFL, Sabine Hauert. Une preuve qu'il ne faut pas prendre les affirmations du "Blick" pour argent comptant.

Les enjeux qui entourent la recherche et les progrès scientifiques ne sont pas toujours connus et compris du grand public, mais touchent pourtant souvent les gens dans leur vie quotidienne. En ce sens, le "Nouvelliste" s'est intéressé au magazine "Reflex", publié par l'EPFL et Largeur.com. Paru pour la première fois en décembre 2006, et existant en versions française et anglaise, le magazine se penche particulièrement sur "la recherche en Suisse romande et sur le bassin lémanique, tout en ayant une vision bien plus large que le campus et s'étendant sur un plan international".

17 août 2007

Stéphane Joost et ses collègues du Laboratoire de systèmes d'information géographique de l'EPFL ont développé une méthode permettant de relier les adaptations génétiques observées au sein d'une espèce à des paramètres environnementaux . Le chercheur envisage de valoriser son travail en le mettant à disposition de la communauté scientifique, et en commercialisant des applications dérivées auprès d'organisations comme celle des Nations Unies  pour l'alimentation et l'agriculture, ou d'autres associations d'éleveurs. A lire dans "Le Temps".

16 août 2007

L'EPFZ et les Universités de Bâle et Zürich se classent parmi les 100 meilleurs établissements du monde dans le domaine de la recherche, annonce "24 Heures". C'est ce qui ressort du dernier ranking de Shangaï. Une occasion pour la "RSR1" de parler sciences dans son émission du matin "Le grand huit". Avec d'autres invités, Nicolaz Henchoz, porte-parole de l'EPFL, donne plus de précisions sur ce ranking et rappelle qu'en prenant les domaines de l'ingénierie et de l'informatique, l'EPFL est à la 27e place. Il s'exprime également sur la nouvelle de la rentrée: les gymnasiens vaudois auront une heure de sciences en plus par semaine. Vaud anticipe ainsi la décision prise cet été par la Conférence des directeurs cantonaux de l'Instruction publique et le Conseil fédéral d'augmenter la part des sciences exactes au collège et au gymnase dès 2008.

Edwards Lifesciences, leader mondial des technologies vasculaires, changera de locaux dès 2009. Partant de Saint-Prex, où les équipes sont à l'étroit, l'entreprise s'installera à Nyon. Dans les domaines de la recherche et du développement, le président enropéen d'Edwards Lifesciences n'exclut pas une collaboration future avec l'EPFL.

La "NZZ" consacre un article à Barbara Haering, conseillère nationale pour le parti socialiste, qui ne se représentera pas aux élections cet automne. En tant que politicienne, cette entrepreneuse s'est notamment consacrée à la promotion des sciences naturelles dans les EPF.

15 août 2007

"L'agefi" de ce jour consacre une pleine page à Maxwell Technologies, dont la filiale helvétique est située à Rossens, dans le canton de Fribourg. Ce fabricant de supercondensateurs a tissé au fil des années des liens très étroits avec l'EPFL, en particulier avec le Laboratoire d'électronique industrielle dirigé par le professeur Alfred Rufer. Ce dernier explique les avantages que cette technologie représente vis-à-vis des accumulateurs classiques. Alain Riedo, patron de l'entreprise, imagine que ses supercondensateurs équiperont bientôt les réseaux de transports électriques, voire... les futurs bolide de Forumule 1.

La crise du logement est plus dure à Genève qu'à Lausanne. Du coup, des étudiants de la Cité de Calvin tentent de chercher un toit dans la capitale vaudoise. Le phénomène, annoncé par "Le Matin Bleu", inquiète d'autant plus le service du logement de l'UNIL et de l'EPFL que ce dernier ne peut pas entrer en matière. "Nous ne pouvons les aider. Nous ne nous occupons pas des étudiants des autres villes", explique Gilberte Isler, responsable des affaires socioculturelles de l'UNIL. Les étudiants genevois doivent donc se rabattre sur une bourse au logement en ligne qui leur est réservée.

Tremblements de terre, glissements de terrain, crues, avalanches... les risques naturels ne manquent pas, en Suisse comme ailleurs. Dans le canton de Vaud, l'Etablissement cantonal d'assurance (ECA) a mandaté deux unités de l'EPFL, le Laboratoire de géologie de l'ingénieur et de l'environnement (GEOLEP) et le Laboratoire de systèmes d'information géographique (LASIG) pour mettre sur pied une carte géologique de la Suisse, afin de déterminer quelles sont les zones à risque. Une étude pilote a été menée dans la région morgienne et la première carte des "géotypes" au 1/25000e a vu le jour. A lire dans le dernier numéro de la revue "Tracés"

14 août 2007

La façade du nouveau bâtiment de l’Ecole cantonale d’art (ECAL) à Renens portera le logo de l’ancienne usine Iril, fermée en 2002. Pierre Keller, professeur à l’ENAC et directeur de l’ECAL, militait pour que ce soit plutôt le nom de son institution qui soit affichée, mais n’a pas obtenu gain de cause auprès de la conseillère d’Etat en charge de l’enseignement supérieur Anne-Catherine Lyon.

A compter du 1er septembre 2007 le professeur Peter Chen assumera à l'EPFZ la fonction de vice-président chargé de la recherche et des relations avec l'économie. C'est ce qu'a décidé le Conseil des EPF. Il succède au professeur Dimos Poulikakos qui souhaite retourner à la recherche.

13 août 2007

La semaine dernière sont parus dans la presse des articles traitant de l'augmentation inexplicable des cancers du sein à Genève, dont le nombre a triplé dans la dernière décennie. La "Tribune de Genève" relevait vendredi les inquiétudes du PDC quant à la possible responsabilité de l'usine des Cheneviers dans ce problème. Responsabilité démentie le lendemain par le même journal. En effet, une étude de l'EPFL, commandée par les Services industriels au professeur Joseph Tarradellas, montre sans équivoque que cette hypothèse "tient de la science-fiction". Le mystère de cette explosion des cancers du sein, unique en Europe, reste entier.

On avait peut-être enterré la voiture électrique un peu trop vite. Le magazine "American Scientist" se charge d'exhumer ce sujet et de nous rassurer sur le potentiel de ces automobiles propres. Selon le média, les batteries sont en bonne voie de fournir l'énergie et l'autonomie nécessaires pour les véhicules de tourisme, grâce aux prouesses scientifiques. Le magazine évoque en particulier les recherches menées par le professeur Michaël Grätzel, du Laboratoire de phononique et interfaces, dans ce domaine.

L'Inde, future nation phare de la microtechnique et de la recherche biomédicale? L'Indian Institute of Technology (IIT) de Delhi a annoncé au média électronique "Express India" qu'il allait lancer de nouvelles filières de formation dans ce domaine. En ce qui concerne la microtechnique, c'est avec l'EPFL que l'institution entend fournir son offre, avant de se lancer dans les nanotechnologies.

10 août 2007

Matisa est une entreprise basée à Crissier et spécialisée dans la production de machines de construction et d'entretien de voies ferrées. Sa renommée internationale, elle l'a bâtie sur sa disponibilité à faire des produits sur mesure. Interrogé par "L'agefi", le directeur de Matisa dit faire beaucoup d'efforts en matière de réduction du bruit, et collabore en ce sens avec le groupe d’Acoustique du Laboratoire d’Electromagnétisme et d’Acoustique (LEMA) de l'EPFL.

09 août 2007

"20 minutes" se penche sur le problème de la pollution dans les nappes phréatiques. Le journal s'est intéressé, dans ce contexte, aux recherches menées dans le Laboratoire de biotechnologie environnementale de l'EPFL, dirigé par le professeur Christof Holliger. Les chercheurs y étudient une bactérie qui serait capable de détruire ce type de pollution. Selon Julien Maillard, assistant dans ce laboratoire, l'impact à long terme de ces bactéries sur l'environnement n'est pas encore assez bien compris pour qu'elles soient appliquées directement dans les sites pollués.