L'Agefi (2179804) de ce jour revient sur le message du Conseil fédéral qui entend engager 17,346 milliards de francs à la formation à la recherche et à la technologie, pour la période allant de 2004 à 2007. Il s'agit d'une hausse de 6%. Le gouvernement a décidé de bloquer les taux de croissance de 1% en 2004, de 1,5% en 2005 et de 1% en 2006 et 2007. Pour l'éditorialiste Edgar Bloch, le taux de 6% "représente un minimum pour maintenir et consolider la place de la Suisse en tant que place scientifique innovante dans le monde". Toute la presse nationale du samedi s'est penchée sur le sujet. L'article très détaillé du Temps du samedi 30 novembre (2178943) analyse le programme d'intentions du Conseil fédéral pour la formation professionnelle, les hautes écoles et la recherche. Le quotidien explique que les écoles polytechniques demandaient une hausse de crédits de 5% au moins, elles en obtiendront 4 % au mieux. Les subventions des EPF au budget 2003 s'élèvent à 1,7 milliard. Le Conseil fédéral entend soutenir la relève scientifique en aidant notamment les écoles doctorales, en créant de nouvelles bourses pour les doctorants ou les "post-doc".Par ailleurs, les EPF généraliseront leur système de nomination conditionnelle de jeunes professeurs.
Le Président de l'EPFL, Patrick Aebischer réagit : "Une réaction ambivalente. Je salue le courage de proposer cet effort dans les conditions actuelles, et notamment la hausse très nette des soutiens à la recherche, mais je constate que la part bloquée réduit cet élan (
)". Pour l'éditorialiste du Temps (2178938), la nécessité de consacrer 17 milliards de francs sur quatre ans aux écoles polytechniques aux universités et aux écoles professionnelles est avérée. "Depuis le début des années 90, la Suisse ne cesse de perdre du terrain dans le domaine scientifique", estime-t-il. Et d'ajouter : "Les emplois de demain naîtront, entre autres, d'une vraie mobilisation pour la recherche, l'innovation et les savoirs".